Dopage – Détection urinaire – Combien de temps reste-t-on positif après une injection intramusculaire de Kenacort retard 40 ?

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[publié le 30 mars 2017]

Courrier des lecteurs

« Agé de 55 ans, je suis licencié en FFCT et je souhaite m’inscrire à des épreuves cyclosportives. Depuis de nombreuses années, je reçois une injection de Kenacort® retard 40 pour une rhinite (rhume des foins) sauf que cette année je dois participer à des cyclos. J’ai demandé à mon médecin combien de temps après mon injection je dois m’abstenir de concourir pour risque de contrôle positif. Il m’annonce une semaine !  Je préfère avoir l’avis d’un spécialiste afin de ne pas me retrouver confronté à une situation que je ne souhaite pas.  Merci de votre réponse. »

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Kenacort® retard 40 pour injection en prévention d’une rhinite allergique

En prévention d’une rhinite allergique (rhume des foins), l’injection de Kenacort® 40 (triamcinolone) se fait par une intramusculaire. Cette voie nécessite une AUT (Autorisation d’usage thérapeutique). On peut s’en passer si la piqûre est effectuée en dehors des compétitions et suffisamment à l’avance. Pour connaître ce délai de sécurité, il faut consulter le dictionnaire Vidal :

images7KQM11EB« Administrée par voie générale (IM), cette spécialité est résorbée lentement et progressivement (15 à 20 jours). Elle diffuse bien dans les tissus est s’élimine ensuite essentiellement par voie urinaire. La résorption et la diffusion du produit administré par voie locale sont beaucoup plus lentes. »  [NDLA : notamment les infiltrations articulaire et péritendineuse…)

En conséquence, la triamcinolone acétonide par injection intramusculaire impose un intervalle de sécurité de 3 à 4 semaines. Par ailleurs, je vous conseille de vous munir de l’ordonnance médicale le jour de la première cyclo afin de, si vous êtes convoqué, pouvoir présenter la prescription au médecin contrôleur mais aussi de signaler par écrit le traitement médical administré sur le procès verbal du contrôle.

A titre d’éclairage, rappelons le test positif de Lance Armstrong au début du Tour 1999 : « Contrôlé positif à un glucocorticoïde de synthèse (triamcinolone), un stimulant-euphorisant, le 4 juillet lors de la 1re étape Montaigu-Challans, il évite la sanction et le déclassement pour dopage en fournissant aux instances de l’UCI une justification thérapeutique a posteriori en argumentant qu’en raison d’une irritation périnéale, il s’est soigné avec une pommade (Cemalyt®) contenant ledit corticoïde.

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Lance Armstrong et Emma O’Reilly, la masseuse de l’équipe US Postal de 1996 à 2004

En réalité, selon le témoignage de sa masseuse Emma O’Reilly, il s’était injecté quelques semaines avant la course un corticoïde par voie systémique, lequel contenait la même molécule que la pommade, donc impossible à différencier par les toxicologues. Le tour de passe-passe a bien fonctionné grâce à l’UCI. »

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