Les entraîneurs russes suspendus par l’IAAF sont toujours à la manette pour doper tous azimuts

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[publié le 23 janvier 2017]

C’est la chaîne de télévision publique allemande ARD qui, sur la base du témoignage d’un lanceur d’alerte, révèle que des entraîneurs russes suspendus par l’IAAF (Fédération internationale d’athlétisme) continuent à exercer leurs talents d’experts-dopage.

Une fois de plus, il se vérifie qu’en Russie le dopage fait partie de l’éthique sportive et que pour le combattre efficacement, il faut virer toutes les Instances : IAAF, CIO, AMA qui ont pour premiers objectifs les performances et les records et non l’éthique et le respect des règles.

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C’est sûr que sans aide ergogène, les exploits vont se raréfier et les spectateurs rester chez eux. Pour le changement, il n’y a rien à attendre du monde du sport

Il est urgentissime de définir et mettre en place une structure antidopage indépendante et privée avec des experts jugés sur leur rendement mais aussi remerciés en fonction de leurs carences. Il n’y a rien à attendre de ‘’fonctionnaires’’ incompétents nommés uniquement pour leur seule appartenance à un corps d’Etat.

Le dopage concerne des pros du sport, cela implique que la lutte antidopage soit impérativement entre les mains de spécialistes aguerris.

Depuis cinquante ans, rien n’a jamais changé ; c’est toujours le monde du sport qui dirige la manœuvre antidopage. Les faits sont bigrement têtus.

Au final, alors que les affaires s’accumulent, on nous annonce régulièrement le CHANGEMENT, alors qu’en réalité c’est toujours la même chose.

 

 

Langue de bois…

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[publié le 19 janvier 2017]

Depuis quelque temps, la presse, afin de nous appâter, nous sert à qui mieux mieux des interviews sans langue de bois. Par exemple, Le Parisien du 13 janvier avec son magazine TV où l’on nous raconte les 25 ans de petit-écran de Marc-Olivier Fogiel avec à la clé les confidences ‘sans langue de bois’’ de l’un des anchormen du PAF.

Sans vouloir faire preuve de mauvais esprit, on peut en conclure que tout le reste du journal ‘’nous la raconte’’ en mode langue de bois !

De même, les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme du quotidien Le Monde ont lancé récemment sur Radio Nova une émission d’interviews ‘‘sans langue de bois’’. Ce titre m’interpelle car cela laisse supposer que tout le reste est bidonné ! De même comment être sûr que les interviews en question sont réellement sans langue de bois lorsqu’on sait que même devant un tribunal correctionnel la majorité des intervenants mentent (défense, accusation, avocats, juges) ? Rappelons que le mensonge est consubstantiel à l’homme et qu’en interrogeant ce dernier, on aura forcément des réponses éloignées de la vérité.

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Comme les trois singes, l’homme ne veut rien entendre qui le dérange, ne rien voir qui le confonde et ne rien avouer qui le déprécie

Au final, des réponses ‘’sans langue de bois’’ c’est hors de porté de la nature humaine et la presse ne fait que nous vendre des histoires le plus souvent AVEC LANGUE DE BOIS.

A gla-gla, ça caille ! Mais je me bouge toujours à fond car c’est le meilleur truc contre le froid.

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[publié le 19 janvier 2017]

Vivement que je me mette au sport pour me réchauffer.

Comment faire pour que cela se fasse sans contrainte.

 (2e partie : le sport et le froid)

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 Le choc des photos, le poids des mots

 .  Froid, moi… jamais

.   Froid : portrait robot du coureur à risque

la suite…

Même si l’hiver est bien là, il ne doit pas nous imposer le canapé car le sport – course à pied, vélo – sous basse température a des bienfaits corporels très supérieurs au farniente.

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[publié le 18 janvier 2017]

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 Mieux on connaît son corps, mieux on sait s’en servir. La confrontation avec le froid ne peut que nous aider à progresser dans la maîtrise de ce partenaire exigeant.

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Des trucs pour mieux cohabiter avec le froid.

 Le choc des photos, le poids des mots

 Antigel : l’hiver la course à pied réchauffe

  • Points froids : la preuve par 9
  • Phoque : un morphotype idéal
  • Stature, forme du visage et climat
  • Froid : 12 facteurs augmentant le ressenti
  • Rendement : Effets des basses températures sur les performances
  • Onglée ou ‘’débattue’’ un spasme réactionnel
  • Longévité – Le froid pénalise plus que le chaud

la suite…

Le running protège t-il de la grippe ?

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[publié le 17 janvier 2017]

L’important c’est la dose

On nous annonce que l’épidémie de grippe s’est installée sur l’hexagone. La question qui se pose : le running et l’activité sportive en générale protègent-ils de cette affection virale ?

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Le Parisien, vendredi 13 janvier 2017

La pratique assidue du running entraîne de nombreux bénéfices au plan santé. Les plus classiques concernent l’appareil cardiovasculaire, la fonction pulmonaire, le retour veineux mais aussi intervient comme thérapeutique du diabète et de l’ostéoporose. Est-il possible aussi que la course à pied, et plus généralement l’exercice physique, protègent contre la grippe ou le rhume ? De même, l’intensité et la durée de l’entraînement limitent-ils le risque de contracter la grippe ou le rhume ?

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Points de repère

Définition

Maladie infectieuse de l’appareil respiratoire, produite par un virus et caractérisée par l’inflammation des voies respiratoires, par de la toux, de la fièvre, des maux de tête et un état de malaise général.

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Causes

Le virus responsable de la grippe appartient au groupe des myxovirus, particulièrement actif au cours des mois d’hiver; il se transmet par l’inhalation de gouttelettes microscopiques, en suspension dans l’air, provenant du tractus respiratoire des personnes infectées.

La grippe est très contagieuse et provoque de fréquentes épidémies et, parfois même, de vastes pandémies (épidémies qui s’étendent sur plusieurs pays). Les centres urbains ainsi que les établissements qui abritent de nombreux individus – écoles, casernes, prisons – favorisent la contamination.

Symptômes et évolution

La période d’incubation de cette maladie est de un à trois jours. La grippe se déclare souvent brutalement. Elle débute par un mal de tête prononcé, des douleurs musculaires diffuses, une température située entre 38 et 39° C, de la toux, des éternuements, des sécrétions nasales abondantes, une inflammation des paupières accompagnée de picotements et de larmoiements, un mal de gorge, un manque d’appétit et un état de faiblesse intense. Les symptômes durent de trois à cinq jours, parfois une semaine, puis disparaissent. Mais l’état de fatigue et de faiblesse peut se poursuivre pendant encore quelques jours ou même quelques semaines.

Prophylaxie

Elle consiste en l’administration d’un vaccin, constitué de virus grippaux inactivés.

Traitement

Il n’y a pas de traitement spécifique, car il n’existe pas de médicaments pouvant agir contre ce virus. Il faut rester alité tant que persiste la fièvre. On utilise des antipyrétiques (contre la fièvre) et des analgésiques pour atténuer les malaises, lors de la phase aiguë.

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La courbe en forme de « J »

Plusieurs travaux ont démontré que le running a une influence sur les risques de contracter un rhume ou une grippe. Cette action spécifique dépend cependant du niveau de la pratique. La durée et l’intensité  de la course ont aussi une influence. La courbe illustrée dans ce texte nous permet de constater que la relation entre les risques d’infections des voies respiratoires et la pratique du running adopte une courbe ayant la forme d’un « J ». Lorsqu’un sujet est sédentaire, il court des risques modérés de contracter un rhume ou une grippe. Et lorsque la durée et l’intensité de son running sont moyennes, le risque d’infection virale est faible. On juge l’intensité d’une activité physique comme moyenne lorsqu’elle n’entraîne pas un état d’épuisement. Une activité physique de durée moyenne est d’environ 20 à 60 minutes. Lorsque l’intensité et la durée de l’activité sont élevées, le risque d’infection des voies respiratoires est également élevé. On juge l’intensité d’une activité physique comme élevée lorsqu’elle occasionne un état d’épuisement chez le pratiquant. On juge qu’une activité physique est longue si elle se prolonge pendant plus de 60 minutes. Par exemple, un marathon – pour la majorité des concurrents – dure en moyenne de 3 h 30 à 5 h ; ce type d’épreuve augmente les risques de développer un rhume ou une grippe.

sch[D’après Martin Lussier et Pierre-Mary Toussaint. – Mythes et réalités sur l’entraînement physique. – Montréal, éd. de L’Homme, 2012. – 236 p (p 216)]

Deux fois plus d’épisodes infectieux

Prenons comme exemple concret de cette forme en « J » une étude ayant examiné les risques d’infection des voies respiratoires chez des coureurs de fond sur une période d’un an. Ceux qui couraient plus de 1 386 km durant l’année risquaient davantage de contracter une infection des voies respiratoires que ceux qui avaient couru moins de 778 km. Une autre étude concernent toujours les adeptes des longues distances réalisée auprès de 2 311 participants au marathon de Los Angeles révèle que les athlètes qui avaient couru 97 km ou plus par semaine durant les semaines précédant le marathon avaient eu deux fois plus d’épisodes infectieux que ceux qui avaient couru 32 km par semaine. Un autre résultat de cette étude indique qu’après leur participation au marathon, 13% des coureurs avaient attrapé un rhume ou une grippe durant la semaine ayant suivi la course. En revanche, chez les coureurs ayant eu la même préparation physique mais qui n’avaient pas participé au marathon, le taux d’apparition de ce type d’infection n’avait été que de 2%. Plusieurs travaux ont confirmé par la suite ces différents résultats.

Défend la muqueuse nasale

L’équipe du Dr Stanford, de l’hôpital Victoria de Belfast, a montré que la rhinorrhée observée chez certains sportifs est physiologique. Elle est liée à une augmentation de la sécrétion nasale pendant l’effort et à une baisse de la résistance nasale au même moment. Ces modifications qui contribuent à l’humidification de l’air inspiré, ont, par voie de conséquence, un effet protecteur sur la muqueuse nasale généralement très sensible à l’air sec.

Réduction de l’inflammation

L’exercice physique de durée et d’intensité moyenne réduit l’inflammation et améliore la réponse du système immunitaire face aux rhumes et aux grippes.

On croit que ce mode d’exercice provoque la production d’hormones de stress qui diminue l’inflammation excessive à l’intérieur des voies respiratoires et qui augmente la protection immunitaire contre les virus. Toutefois, lors de la pratique d’activités physiques intenses et de longue durée, on observe une diminution temporaire de l’efficacité du système immunitaire. Cette baisse d’efficacité qui durerait de un  à trois jours, rend l’organisme plus sensible aux virus respiratoires.

Dès 1925, on sait que le surmenage sportif expose aux infections microbiennes

C’est le Dr Siméon Fuchs qui dans sa thèse de médecine consacrée aux « Abus du sport » et soutenue en 1925, va signaler cet effet secondaire de la suractivité musculaire : « On sait que le surmenage subaigu diminue la résistance vitale de l’homme comme celle des animaux aux maladies infectieuses, microbiennes ; le fait a été démontré par Roger et Charrin en des expériences classiques : ils surmenaient des rats en les mettant dans un cylindre animé de rotation puis leur inoculaient des virus. De plus, les surmenés sont facilement envahis par les microbes extérieurs et par ceux qui colonisent le tube digestif. Les moindres blessures permettent alors aux microbes de pénétrer dans l’économie. Et les toxines engendrées par le surmenage amènent la pullulation des bactéries. Chez l’homme, il existe une fièvre de surmenage qui rappelle les affections typhiques. Le Dr Fernand Lagrange a fait l’observation suivante qui est typique. Une caserne est ancienne, ses murs et ses plafonds recèlent sans doute des microbes car une épidémie se déclare. : la fièvre typhoïde décime les hommes. On blanchit les murs, on désinfecte, l’épidémie augmente et fait rage. On change de colonel : la maladie disparaît comme par enchantement. C’est qu’un chef moins remuant a pris le commandement, les hommes ne sont plus soumis à un surcroît de manœuvres. Plus de promenades de 50 kilomètres, plus de prouesses de gymnastique et de voltige destinées à faire l’admiration de la population civile. Le soldat, ramené au travail strictement réglementaire n’est plus sous le coup de surmenage ; une diminution de fatigue a suffi pour éteindre l’épidémie. » [Fuchs S. .- Les abus du sport. pp 22-23. – Thèse Méd. Paris, N° 488, 1925 (Pr Charles Achard)]

Au final, les études épidémiologiques le prouvent : les essais chez l’animal et chez l’homme semblent montrer deux stades dans les effets du sport sur l’immunité. Un entraînement adapté aux possibilités de l’individu, excite dans un premier temps l’activité du système immunitaire : augmentation des gardes du corps (anticorps) en réponse à une stimulation antigénique (agresseur), avec intensification de la réponse cellulaire.

Mais en revanche, un entraînement excessif déprime les réponses. Ainsi, l’après-effort apparaît notamment comme une période de plus grande susceptibilité aux infections pour celui qui est toujours à fond. Comme toujours, l’important c’est la dose. Il faut donc s’entraîner sans se défoncer.

POST-IT :  Cet article a été écrit en septembre 2014 pour le compte de la revue Running Attitude

Punchlines Dr de Mondenard

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[publié le 16 janvier 2017]

N° 81 

D’abord le physique …

 Aujourd’hui, c’est sur le physique que la hiérarchie et la sélection des sportifs s’opèrent. Dans le tennis, le foot et le rugby, les musculairement denses, les bien taillés, les gabarits prennent le pouvoir. Or, le dopage agit en priorité sur la force, la puissance, la vitesse, la détente verticale, le démarrage, les accélérations, l’endurance et la résistance. Donc, il n’y a aucune raison valable pour que dopage, tennis, foot et rugby ne s’entendent pas comme larrons en foire.

 N° 82

Pas même une aspirine …

Souvent, devant toute suspicion de dopage, le sportif – pour sa défense – affirme que lorsqu’il est patraque il ne prend même pas un comprimé d’aspirine. Mis à part le trio, idiot – imbécile – débile – qui va croire une telle fable ?

N° 83

C’est tout le temps l’AUTRE !

Alors que le dopage sévit plein pot en Union Soviétique depuis des lustres, que dit Serguei Bubka – perchiste exceptionnel mais aussi candidat malheureux à la présidence du Comité international olympique en septembre 2013 – « A l’Ouest les athlètes se dopent. PAS NOUS. C’est la propagande occidentale qui répand ce bruit contre nous ». Cette perle a été publiée dans L’Equipe du 05 mars 1985.

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                                       Serguei Bubka, 6,15 m (indoor le 21 mars 1993)             

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Membre du Comité exécutif du CIO depuis 2013

 

Histoire du sport – Les causes de la mort de l’hémérodrome Pheidippidès, le 1er coureur de marathon

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[publié le 5 janvier 2017]

d1b89468b02fa81a67ef1f71cb1d58eaUn hémérodrome avec son armure (sans son bouclier)

La « preuve » par neuf

Sacré Pheidippidès ! Voilà un personnage de légende qui a fait couler plus d’encre que le plus princier des mariages. Sa course dans la plaine de Marathon qui provoqua sa mort, passionne et, surtout, elle divise.

Pas moins de neuf auteurs déclarent dire « la vérité vraie » concernant son décès. Pour certains, il a succombé à une overdose de produits dopants ; pour d’autres, il est mort justement faute de ne pas avoir pris quelques potions magiques. Certains vont même jusqu’à citer des propos qu’il n’a pu tenir. Ce fait divers légendaire datant de 2 493 ans et impliqué dans l’histoire olympique moderne, est riche d’une leçon : en l’absence d’éléments tangibles (témoins et autopsie) est-il très sérieux de discuter de la mort de Pheidippidès tout comme certains s’interrogent sur le sexe des anges ?

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Un coureur au Ve siècle avant notre ère (musée national d’archéologie d’Athènes)

Du réel au symbole

 12 septembre 490 avant Jésus-Christ – 40 kilomètres au nord-est d’Athènes.

 Un soleil de plomb en fusion embrase le vaste cirque de marathon. Quelques 20 000 envahisseurs perses, soldats de Darius 1er, alignés derrière leurs boucliers, attendent le signal de la charge. En face, sur l’autre versant, l’armée athénienne, forte seulement de dix mille guerriers hoplites conduits par Miltiade, se déploie astucieusement en arc de cercle. Dans les deux camps, écrasés de chaleur et d’angoisse, l’attente est lourde, interminable. Et soudain, déchirant le silence, une double clameur monte de la plaine. Les deux troupes, enfin libérées, telles deux vagues d’acier, déferlent l’une contre l’autre sur deux mille mètres d’une course sauvage. Un choc effroyable d’acier et de chair. La horde perse, supérieure en nombre, enfonce vite les lignes grecques en leur centre, volontairement étiré au profit des ailes. Le fin stratège Miltiade les referme alors en tenailles sur son ennemi, pris au piège. La bataille, monstrueux et sanglant corps-à-corps, s’achève après plusieurs heures, par le massacre de plus de six mille Perses contre moins de deux cents Grecs tués.

Acheminée rapidement à Athènes, la nouvelle du triomphe grec sur les Perses, dans ce combat inégal, fut l’idée subite et généreuse d’un guerrier hoplite. Dénommé Philippidès par certains historiens, Pheidippidès par d’autres ou encore Euclès par quelques hellénistes distingués, ce soldat de fait inconnu, enjambant les cadavres ennemis sur le sol fumant, s’élança en courant vers la capitale. Partant du village de Marathon, l’ « hémérodrome » – nom des estafettes de l’époque – en armes, souillé de poussière et de sang, traversa toute la province de l’Attique, culminant à quatre cents mètres, pour descendre enfin sur Athènes dont il apercevait au loin les faubourgs.

Alors que le ciel rougeoyait au soleil couchant, les Athéniens, prévenus par la rumeur, se massaient pour voir passer et applaudir le vaillant coursier. Haletant, titubant, les yeux hagards, seulement porté par l’enthousiasme et le désir d’annoncer le premier la grande nouvelle aux anciens de la cité, il arrive enfin pour s’effondrer devant les sages réunis dans le grand temple : « Réjouissez-vous, nous les avons vaincus ! » murmura-t-il à leurs pieds, dans un souffle, avant d’expier, le visage radieux.

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Statue moderne de Pheidippides, érigée à Rafina (Grèce)

Le héros de Marathon entrait ainsi à jamais dans l’histoire de l’humanité.

Cette bataille et l’exploit du « marathonien inconnu » ont souvent servi à illustrer les méfaits d’une activité physique intense, prolongée et mal conduite. Paradoxalement, l’avis des experts sur la cause du décès sont très divergentes. Nous en avons dénombré neuf.

LA ‘’PREUVE’’ PAR NEUF

1 – Overdose de dopants

 Dr Robert Tolleron (médecin généraliste à Boëns-sur-Lignon – 42 ) : « Le coureur le plus connu qui fut sûrement dopé au départ, ne fut-il pas cet Athénien qui, le 12 septembre 490 avant J.-C., lors de la première guerre médique, fit le parcours Marathon-Athènes pour porter en cette dernière ville l’heureuse nouvelle de la victoire des Grecs sur les Perses. Or, si l’on sait que ces deux villes ne sont séparées que de 40 km, on comprend mal comment il soit mort autrement que dopé à mort ». [Le Généraliste, 14.01.1978]

2 – Absence de dopage

 Roger Rivière (1936-1976) (cycliste professionnel de 1957 à 1960) : « Si le soldat de Marathon avait eu recours à des reconstituants, il ne serait sans doute pas mort ». [Chassaignon A. « et al ». – Le Miroir des Sports, 1959, n°765, 28 septembre, pp 3-6]

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Roger Rivière (1936-1976), cycliste professionnel de 1957 à 1960

3 – Collapsus

 Dr Philippe Decourt (1902-1990) (médecin qui a introduit l’amphétamine Ortédrine® en France) : « Le 12 septembre 1967, il y aura 2 457 ans que le soldat de Marathon, avant même la fin de la bataille, courut annoncer à Athènes que la victoire était autorisée, et, aussitôt après son arrivée, s’écroula sur le sol et mourut. Il avait fait une longue course trop rapide à travers la montagne dans des conditions climatiques qui, le 12 septembre en Grèce, étaient sensiblement les mêmes que celles subies par Tom Simpson le jour de sa mort. Comme lui, le soldat de Marathon mourut d’un collapsus. Mais on peut être certain qu’il y a 2 457 ans, il n’est pas mort pour avoir pris de l’amphétamine. » [Le Populaire du Centre, 12.08.1967]

4 – Surmenage sportif

 Dr Barret (médecin du sport) : « Le surmenage se rencontre à l’état aigu à la suite des records sportifs ou des marches forcées sans repos suffisant. Le coureur de Marathon mourant au but est un exemple typique de surmenage arrivé à sa période ultime. » [Barret. – Conseils du docteur sportif. – Paris, éd. Nilsson, 1912 ( ?). – 116 p (p 19)]

5 – Blessé ou sous-entraîné

 Wolfgang Girardi (ancien skieur olympique ; journaliste et entraîneur de ski autrichien) : « Un messager grec aurait franchi au pas de course les 42 km qui séparent Marathon d’Athènes pour annoncer à la ville la victoire de son pays sur les Perses et serait mort d’épuisement en arrivant. Cette fin tragique peut paraître étonnante puisqu’un autre épisode de la légende rapporte un exploit encore plus fantastique, celui de l’Athénien Philippides qui, après le débarquement des Perses dans la plaine de Marathon, courut à Sparte et vint à bout des 255 kilomètres d’une route partiellement montagneuse en 48 heures. Il fit même mieux : après une journée de repos, Philippides parcourut le trajet en sens inverse et cette fois encore en 48 heures ! 510 kilomètres en 4 jours ! Il faut donc supposer que le messager de Marathon devait être blessé ou manquer d’entraînement. » [Girardi W. .- Jeux olympiques. – Paris, éd. Flammarion, 1972. – 125 p (p 25)]

6 – Excès d’acide

 AMB (journaliste : « Buvez des jus de fruits, mangez des fruits. Ils sont riches en eau, en vitamines et en sucres directement assimilables. Autre avantage : ils sont acides et cet acide se transforme aussitôt en alcalinité, ce qui est salutaire, surtout si la soif survient après leffort physique : c’est moins d’épuisement que d’excès d’acide qu’est mort le coureur de Marathon. » [L’Aurore, 07.08.1979]

7 – Capitulation du foie

 Hubert Lucot (journaliste) : « Le coureur de la bataille de Marathon est sans doute mort parce que son foie n’éliminait pas les toxines. Une telle carence entraîne des troubles neuro-musculaires qui viennent bloquer tous les circuits vitaux. » [Lucot H. .- Le Sport.  Faut-il des surhommes ?. – Paris, éd. Hachette, 1967. – 125 p (p 81)]

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Hubert Lucot – Le sport – faut-il des surhommes ?. – éditions Hachette, 1967

8 – Insolation

 Gaston Meyer (1905-1985) (rédacteur en chef de L’Équipe de 1954 à 1970) : « Le plus célèbre de tous les sportifs morts par suite de l’excès d’insolation [NDLA : hyperthermie maligne] est évidemment le légendaire soldat de Marathon qui courut pendant 48 km jusqu’à Athènes pour annoncer la victoire des Grecs sur les Perses, sous un soleil de plomb. Il était en outre très lourdement équipé. » [L’Équipe, 15.07.1967]

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Gaston Meyer, rédacteur en chef de L’Equipe de 1954 à 1970

9 – Mauvaise préparation militaire

 Jean Giraudoux (1882-1944) (écrivain français) : « Le soldat de Marathon, doué comme il l’était, est un martyre du mauvais entraînement militaire. » [Cité dans L’Équipe du 16.06.1980]

giraudouxJean Giraudoux (1882-1944), écrivain français

Histoire du sport – Qui, en 1894, a inventé la course du marathon ?

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[publié le 3 janvier 2017]

C’est Michel Bréal, un linguiste français, qui proposa d’assortir les premiers Jeux olympiques modernes d’une course à pied de grand fond, appelée marathon, sur la distance du parcours effectué 2 386 ans plus tôt par le soldat de la bataille de Marathon, entre cette ville et Athènes afin d’annoncer à ses compatriotes la victoire des leurs face aux Perses.

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Le linguiste français Michel Bréal (1832-1915), inventeur de la course du marathon

En mémoire de l’hémérodrome ‘’inconnu’’

12 septembre 490 avant Jésus-Christ, 40 kilomètres au nord-est d’Athènes.

Un soleil de plomb en fusion embrase le vaste cirque de Marathon. Quelques 20 000 envahisseurs perses, soldats de Darios 1er, alignés derrière leurs boucliers, attendent le signal de la charge. En face, sur l’autre versant, l’armée athénienne, forte seulement de 10 000 guerriers hoplites conduits par Miltiade, se déploie astucieusement en arc de cercle. Dans les deux camps, écrasés de chaleur et d’angoisse, l’attente est lourde, interminable.

Et soudain, déchirant le silence, une double clameur monte de la plaine. Les deux troupes, enfin libérées, telles deux vagues d’acier, déferlent l’une contre l’autre sur 2 000 mètres d’une course sauvage. Un choc effroyable d’acier et de chair. La horde perse, supérieure en nombre, enfonce vite les lignes grecques en leur centre, volontairement étiré au profit des ailes. Le fin stratège Miltiade les referme alors en tenailles sur son ennemi, pris au piège. La bataille, monstrueux et sanglant corps-à-corps, s’achève après plusieurs heures, par le massacre de plus de 6 000 perses contre moins de 200 grecs tués.

Acheminer rapidement à Athènes, la nouvelle du triomphe des Grecs sur les Perses, dans ce combat inégal, fut l’idée subite et généreuse d’un guerrier hoplite.

Dénommé Philippides par certains historiens, Pheidippidès (1)  par d’autres, ou encore Euclès, par quelques hellénistes distingués, ce soldat de fait inconnu, enjambant les cadavres ennemis sur le sol fumant, s’élança en courant vers la capitale. Partant du village de Marathon, l’« hémérodrome » – nom des estafettes de l’époque – en armes, souillé de poussière et de sang, traversa toute la province de l’Attique par Vrana, escalada la colline d’Agios, culminant à 400 mètres, pour descendre enfin sur Athènes dont il apercevait au loin les faubourgs.

Alors que le ciel rougeoyait au soleil couchant, les athéniens prévenus par la rumeur, se massaient pour voir passer et applaudir le vaillant coursier. Haletant, titubant, les yeux hagards, seulement porté par l’enthousiasme et le désir d’annoncer le premier la grande nouvelle aux Anciens de la Cité, il arriva enfin pour s’effondrer devant les Sages réunis dans le Grand Temple :

 « Nous les avons vaincus »

« Réjouissez-vous, nous les avons vaincus », murmura-t-il à leurs pieds, dans un souffle, avant d’expirer, le visage radieux. Le héros de Marathon entrait ainsi à jamais dans l’histoire de l’humanité. Pour que les légendes vivent, il faut sans cesse les réinventer. Alors même que la Grèce d’Hérodote disposait de ces valeureux « hémérodromes », athlètes  quotidiennement entraîné, au gré de leurs missions, les Jeux antiques ne comportaient pas de course d’endurance. En effet, les épreuves sportives d’Olympie n’offraient aux compétiteurs qu’une course équivalente aux 5 000 mètres actuels. Curieuse ingratitude !

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Coureurs passant dans les rues de Paris en 1885

C’est l’historien et linguiste français Michel Bréal et non Pierre de Coubertin, son ami, comme rapporté souvent par erreur, qui proposa d’assortir les premiers Jeux olympiques modernes d’une course à pied de grand fond, appelée marathon, sur la distance du parcours mythique. Il présenta son projet au 1er Congrès olympique qui eut lieu du 16 au 24 juin 1894, dans l’amphithéâtre de la Sorbonne. L’intention était louable : commémorer avec le marathon, à la fois la bataille historique et le sacrifice du soldat Euclès, tout en honorant ainsi la nation grecque.

Le Grand Départ : 10 avril 1896

 The Opening Ceremony at the 1896 Athens Olympics.

Stade panathénaïque d’Athènes rénové pour les 1ers Jeux olympiques de l’ère moderne en 1896

 Accepté par les congressistes, le souhait de Michel Bréal se concrétisa le 10 avril 1896, au cours des Jeux olympiques rénovés par le baron de Coubertin. À quatorze heures vingt cinq, le pistolet du starter lâchait les premiers marathoniens olympiques, à Marathonas, nom actuel de la ville. Sur la route et les traces mêmes de l’illustre ancêtre parti 2 386 ans avant eux. Le rêve de Michel Bréal devenait réalité. Il convient de préciser que les athlètes grecs n’étaient pas, jusqu’à cette course, bénis des Dieux, puisqu’ils n’avaient encore jamais gagné de médaille aux Jeux rénovés. Afin de mieux motiver à la victoire leurs coureurs, de riches commerçants promirent, en plus de la coupe en or offerte par Michel Bréal, des gratifications insolites au vainqueur du marathon. Par exemple, une tonne de chocolat ou ses vêtements et son coiffage gratuit à vie. Jusqu’au richissime Georgios Averoff qui promit, pour sa part, un million de drachmes…, avec la main de sa fille !

Parmi une majorité de participants grecs, deux étrangers ayant déjà fait leur preuve en course à pied se présentèrent sur la ligne de départ : l’Australien Edwin  Flack, vainqueur du 800 mètres et du 1 500 mètres, et le Français Albin Lermusiaux, 3e du 1 500 m, qui mena la course pendant 30 kilomètres.

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     L’Australien Edwin ‘’Teddy’’ Flack (1873-1935) – abandonne au marathon et remporte le 1500 m et le 800 m

 

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Le Français Albin Lermusiaux (1874-1940) – abandonne au 33e km du marathon et finit au 1500 m

Mieux que tous commentaires personnels, nous laissons la parole au baron de Coubertin : « 70 000 spectateurs assistaient au spectacle de l’arrivée du premier vainqueur du marathon, le berger grec Spiridon Louys qui s’était entraîné en jeûnant et en priant devant les icônes. Il atteignit la ligne d’arrivée sans trace de fatigue sous un tonnerre d’applaudissements qui saluaient à la fois le passé et le présent.

 spiLe Grec Spiridon Louys (1873-1940) : 1er du marathon

Le prix de la victoire, une épouse !

Pour soustraire Spiridon à la foule en délire, après que la course fut finie, le prince royal et son frère prirent le berger dans leurs bras et le portèrent jusqu’aux degrés de marbre sur lesquels était assis le roi. La nation grecque était transportée au-delà de toute description par son premier héros athlétique. Spiridon Louys, âgé à l’époque de 24 ans, reçut la coupe en or présentée par Bréal ainsi que les autres prix et récompenses annoncées, mais il dut décliner la main de la fille d’Averoff… car il était déjà marié. Le temps de Louys était de 2 heures 58′ 50″ – un temps excellent si l’on considère l’état des routes à cette époque. Le deuxième était un compatriote de Louys, Haralambos Vasilakos (3 heures 6′ 33″) et le troisième, un Hongrois Gyula Keliner (3 heures 6′ 35″). Du 4e au 9e, tous étaient grecs. Partant, les Grecs avaient de bonnes raisons de se réjouir. »

Ainsi, le marathon devenait par le biais des Jeux olympiques rénovés de 1896, une épreuve populaire. Le 19 avril 1897, l’Amérique, déjà, esquissait sa notoriété avec le premier marathon de Boston qui se perpétue, avec succès, encore aujourd’hui. Depuis, les plus grandes manifestations sportives mondiales ont inscrit le marathon à leur programme, qu’il s’agisse du Championnat d’Europe d’athlétisme, des Jeux asiatiques, panaméricains ou du Commonwealth.

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(1)   Si l’on en croit Hérodote, le chroniqueur de Marathon, Pheidippides a bien existé. Ce dernier, hémérodrome du général Miltiade (ainsi nommait-on les bipèdes utilisés comme « moyen de communication » aussi bien dans les états-cités qu’à l’armée) était un coureur de talent ayant couvert environ 440 km en quatre jours sur un terrain très difficile, pour obtenir des renforts de Sparte après  le débarquement des Perses, puis pour rejoindre Marathon. Compte tenu des efforts accomplis, il est vraisemblable que ce n’est pas le même homme qui, peu de temps après, est reparti en courant annoncer aux Athéniens la victoire sur les Perses.

 

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Cyclisme – Ferdi Kubler, l’Homme Cheval, pour sa dernière échappée à 97 ans a rejoint le paradis des cadors de la petite reine

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[publié le 01 janvier 2017]

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Ferdi Kubler (1919-2016), lors du Tour de France 1954

Le 27e lauréat de la Grande Boucle en 1950 a, malgré la consommation d’amphétamines – viatique généralisé à son époque – atteint l’âge de 97 ans 5 mois. Aucun vainqueur du Tour n’a eu un si long parcours de vie.

Derrière le Suisse, on trouve le Français Roger Walkowiak, 1er du Tour 1956, qui fêtera ses 90 ans le 2 mars prochain.

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Roger Walkowiak, 1er du Tour 1956, aura 90 ans en mars prochain

Le troisième, l’Espagnol Federico Bahamontes lui aussi comme Walko toujours bon pied bon œil, complète le podium avec 88 ans et 6 mois au compteur.

 

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Federico Bahamontes

 

En ce qui concerne les 5 073 coureurs du Tour ayant participé depuis 1903 à la Grande Randonnée, Kubler est le dixième géant de la route à atteindre la longévité la plus remarquable.

Le Belge Emile Brichard (1899-2004), concurrent du Tour 1926, a dépassé les 104 ans mais petit bémol il a abandonné pendant la première étape de la seule édition dont il a pris le départ.

En 1928, l’Italien Pietro Righetti (1899-2001) qui abandonnera lors de la 10e étape et un an plus tard à la 17e étape aura un parcours de vie de 102 ans qui lui fera franchir successivement le XIXe et le XXe siècle.

Le premier à terminer l’épreuve de ce palmarès des cyclistes du Tour à la longévité exceptionnelle sera le Français Marcel Renaud (1909-2010), 28e en 1934 et qui décédera à 99 ans et 7 mois.

Ci-dessous nous vous proposons les 11 Tours de France qui figurent en tête de ce palmarès de vie.

LONGÉVITÉS EXCEPTIONNELLES – « Le club des 97 ans et plus »

104 ans

Émile BRICHARD (BEL) (1899-2004)      TDF 1926 (ab 1re)

 

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Emile Brichard

 

Témoignage d’Emile nous narrant son Tour de France 1926 où il abandonna dès la 1re étape : « Le col de la Faucille était très difficile. J’ai vu des as être poussés par des spectateurs. Les touristes-routiers ne l’étaient pas. J’ai crevé deux fois dans la montée. Le boyau était collé à la jante, il fallait l’arracher, le découdre, réparer avec une rustine et recoudre avec du gros fil ! Cela prenait un temps fou et il fallait une patience inouïe. Je n’avais que quatre boyaux de rechange et j’ai encore percé plusieurs fois. Mon retard devenait considérable. Ma seule consolation était que je n’étais pas le seul dans ce cas. Une dizaine d’autres touristes-routiers se retrouvaient à la dérive. En fin d’étape, n’ayant plus aucun boyau de réserve, j’ai roulé plusieurs kilomètres sur les jantes et j’ai abandonné à une dizaine de bornes du but’’

102 ans

Pietro RIGHETTI (ITA) (1899-2001)    TDF 1928 (ab 10e), 1929 (ab 17e)

99 ans

Marcel RENAUD (FRA) (1909-2010)    TDF 1934 (28e)

renaud

98 ans

Henri PUPPO (FRA) (1913-2011)   TDF 1937 (21e + ét. 5ea)

97 ans

10 mois

René DEBENNE (FRA) (1914-2012)   TDF 1936 (ab 9e)

 8 mois

Karl WYSS (SUI) (1912-2009)    TDF 1939 (ab 7e)

 7 mois

Americo CACIONI (ITA) (1908-2005)  TDF 1932 (ab 10e)

 7 mois

Jean FRÉCHAUT (FRA) (1914-2012)   TDF 1937 (10e), 1938 (18e + 3 étapes), 1939 (np 15e)

 7 mois

Pierre GALLIEN (FRA) (1911-2009)  TDF 1937 (8e), 1936 (15e), 1939 (16e + 1 étape)

 5 mois

Ferdi KUBLER (SUI) (1919-2016)TDF 1947 (np 8e), 1949 (ab 18e), 1950 (1er), 1954 (2e), 1955 (np 12e) + lauréat de 8 étapes

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Ferdi Kubler, avec le maillot jaune, lors de sa victoire du contre-la-montre Saint-Etienne–Lyon du Tour 1950

 3,5 mois

Charles CLODI (FRA) (1884-1981)  TDF 1910 (ab 3e)