Dopage – HCG – Le contrôle antidopage ne fait pas qu’épingler les tricheurs

Par défaut

Il permet aussi d’alerter plus rapidement ceux qui développeraient un cancer asymptomatique des testicules

Le cycliste norvégien Torstein Traeen, grâce à un test antidopage inopiné positif à l’HCG, a été alerté dès le début qu’il développait un cancer du testicule

En effet l’hormone gonadotrophine chorionique fait partie depuis 1988 des substances prohibées par la lutte antidopage pour son action stimulante sur la sécrétion testiculaire de l’hormone mâle (testostérone). Elle est aussi sécrétée en abondance chez les sujets porteurs d’un cancer du testicule.

A la suite de cas positifs à l’HCG sanctionnés à tort pour dopage, depuis 2015 l’Agence mondiale antidopage (AMA) a décidé pour cette substance de supprimer la suspension préventive jusqu’à ce que l’athlète passe des examens spécialisés permettant de démontrer qu’il n’a pas fauté ou, au contraire, qu’il a pris de l’HCG.

Un cycliste en vêtement rouge levant un trophée sur un podium avec des logos de sponsors en arrière-plan.

Torstein Traeen, actuel maillot rouge de La Vuelta

Pour éclairage, six tweets (sur X) JPDM du 31 août 2025 :

  1. Cyclisme – Torstein Traeen, actuel leader du Tour d’Espagne, a en 2022 été contrôlé positif à l’hormone HCG révélant un cancer (K) du testicule. L’HCG qui fait partie des substances illicites en et hors compétition car elle stimule la production de testostérone endogène, peut aussi témoigner d’un K du testicule.
  2. Cyclisme – Dès 1988, l’HCG est référencée sur la liste des illicites du CIO. Avec cette possibilité de détection, plusieurs sportifs ont été avertis à l’occasion d’un test antidopage positif qu’ils étaient porteurs d’un K du testicule. L’antidopage devenant ainsi un facteur efficace de prévention.
  3. Cyclisme – Exemple : T. Van der Plaetse, décathlonien belge testé positif en sept 2014, finira 14e aux Mondiaux de Pékin en 2015. Dans le sport, notamment cycliste, il est souvent fait l’amalgame entre K testicule et dopage. Or, depuis 1903, on note 6 cas sur 5 393  coureurs différents ayant pris le départ du Tour de France.
  4. Cyclisme – En 112 éditions, avec  Lance Armstrong, seuls 5 cas ont été diagnostiqués, soit 0,10%. Peu probable d’un rapport avec le dopage ! De même, signaler dans Eurosport.fr que Traeen aurait tôt ou tard subi une prise de sang « qui l’aurait averti ». Sauf que le passeport biologique ne teste pas l’HCG.
  5. Cyclisme – Rappelons que depuis des décennies – milieu des années 1970 – le traitement bien conduit du K du testicule est particulièrement efficace et fait de cette tumeur une pathologie à part où le pronostic vital est exceptionnellement engagé par rapport aux autres K.
  6. Dopage – L’AMA à la suite du cas du décathlonien belge a modifié la gestion des cas positif à l’HCG. Pour qu’un sportif ne soit pas accusé à tort de dopage, la suspension préventive est supprimée jusqu’à ce que l’athlète puisse passer des examens médicaux spécialisés afin de confirmer ou non le K..

Définition et réglementation de l’HCG

GONADOTROPHINES – chorioniques (hCG), ménopausiques (hMG), hypophysaires (LH, FSH), hypothalamiques (sécrétagogues) et analogues  

Hormone sécrétée en abondance par le chorion et le placenta (annexes du fœtus) pendant les trois premiers mois de la grossesse. Jusqu’alors impossible à synthétiser, la forme commercialisée depuis 1948 provient exclusivement de l’urine de femmes enceintes. Elle est utilisée en thérapeutique par voie intramusculaire comme stimulant de l’ovaire et du testicule. Chez l’homme, elle stimule la production d’androgènes et plus spécialement de testostérone. Trois raisons ‘’non contrôlées’’ poussent les sportifs à consommer de l’hCG :

1. Stimuler la production de testostérone par le testicule.

2. Augmenter la sécrétion d’épitestostérone parallèlement à celle de testostérone. Cela a pour avantage de ne pas modifier le rapport testostérone/épistestostérone et donc de passer à travers le contrôle antidopage.

3. Lutter contre l’effet dépressogène de l’arrêt des stéroïdes anabolisants. A la fin d’un cycle de dopage, l’administration de gonadotrophine chorionique relance la production endogène de testostérone freinée pendant la cure de stéroïdes hormonaux. En revanche, en favorisant aussi la production endogène d’œstrogènes, une utilisation prolongée de gondaotrophine chorionique risque de provoquer chez l’homme une modification de la répartition des graisses et une gynécomastie inopportune, notamment chez les culturistes expos, aux regards des juges.

Document d'information sur la réglementation des gonadotrophines chorioniques dans le sport, incluant des détails sur leur utilisation, les cas de dopage, et les implications médicales pour les athlètes.

Les six cyclistes professionnels ayant participé au Tour de France et qui, pendant leur carrière, ont dû soigner un cancer du testicule. (PDF)

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Performance – Cyclisme : les bandelettes nasales permettent-elles réellement de booster l’efficacité de l’inspiration

Par défaut

Afin de d’amplifier le rendement musculaire ?

Inventées en 1892, sur le nez de sportifs jusqu’en 1920, elles sont abandonnées pendant soixante-quinze ans. Depuis quelques années, elles ont fleuri de nouveau sur le nez des champions routiers. Leur efficacité est loin d’être établie. Décryptage.

Affiche colorée sur les bandelettes nasales avec des mots clés 'CYCLISME (performance)', 'STOP', 'BANDELETTES NASALES (écarteurs de narines)', et 'UN GAIN TRÈS MARGINAL'.

Inspirent-elles le flair des sportifs pour attaquer au bon moment, faire une passe décisive, réaliser une amortie de fond de court tombant dans le rectangle adverse juste derrière le filet ou alors s’apparentent-elles à un placebo du même niveau qu’un sachet de plantes magiques placé dans le slip du joueur pour un match de foot international ?

Inventées en 1892, commercialisées sous le nom d’Albar en 1912 puis tombées dans l’oubli jusqu’à leur renaissance lors de la Coupe du monde de rugby 1995 remportée sur leur sol par les Springboks et, immédiatement, adoptée par Philippe St-André le capitaine de l’équipe de France qui en devient un prosélyte convaincu.

Philippe St-André, capitaine de l'équipe de France de rugby, tenant un ballon de rugby.

Plusieurs faits me laissent sceptique sur l’efficacité de ce ‘’Nasal strips’’.

  • Les seules études ‘’scientifiques’’ effectuées l’ont été par les laboratoires commerciaux,
  • Ces derniers mettent en avant que cela améliore de 31% l’inspiration. Visiblement, l’impact réel sur la performance est loin du compte et n’a jamais été évalué sérieusement.
  • A la grande époque du dopage à l’EPO pendant les Tours de France des années 2000, Jan Ullrich et Richard Virenque portaient cet accessoire sur le nez mais pas… Lance Armstrong ! L’un a remporté 7 éditions, l’Allemand une seule et le Français zéro.
  • Au repos, la bouche sert de passage alimentaire et le nez d’orifice respiratoire.
  • A l’effort intense, la respiration efficace se fait de façon volontaire par la bouche en expirant afin que l’inspiration suivante remplisse mieux les poumons.
  • Si les bandelettes avaient une efficacité quelconque, tous les athlètes et cyclistes du World Tour devraient adopter illico ce gain marginal. Or, il n’en est rien.
  • L’effet de mode jouant un effet contaminant, on a vu des spécialités inattendues où des sportifs avaient adopté le ‘’strap nasal’’ : pilote de F1, motards de Moto GP et pourquoi pas des golfeurs pour ressembler un peu plus à des sportifs ?

Récemment, à la suite de l’épilation des poils du nez par le rouleur de l’équipe Visma, Victor Campenaerts, adepte de tous les gains marginaux disponibles souvent à la marge, nous avons publié sur le réseau X, 10 tweets.

Coureur cycliste portant une bandelette nasale, en tenue de compétition, concentré pendant une course.

Victor Campenaerts, adepte de la bandelette nasale

10 tweets JPDM publiés sur X le 27 août 2025

Cyclisme – L’œil du Doc – Bandelettes nasales : un gain très marginal. Campenaerts, coupe-vent de Vingegaard au début des cols utilise cet accessoire pour augmenter l’inspiration à l’effort et, pour le rendre + performant, s’est fait épiler les poils du nez avant la Vuelta.

Cyclisme – L’œil du Doc – Le rouleur de Visma s’est cru inspiré mais c’est un mauvais choix ! Les poils du nez sont essentiels comme filtre efficace face à l’air pollué en particules, microbes, micro-organismes pathogènes. Le risque est grand de se retrouver à pied à cause d’un microbe.

L’œil du Doc – Cette innovation du roule-toujours interpelle. Le but avoué de la bandelette nasale est d’améliorer la quantité d’air inspiré. En plein effort le sportif ventile entre 80 et 120 l/mn. Or, ce flux aérien s’effectue de façon volontaire au temps expiratoire.

L’œil du Doc – En plein effort, l’essoufflement vient plus de la difficulté expiratoire que de la gêne inspiratoire. Plus la vitesse est grande, plus le corps doit lutter contre la résistance de l’air. Si la bouche est grande ouverte, un tampon d’air vient s’opposer à l’expiration.

L’œil du Doc – Alors expirer par le nez ? Il vaut mieux l’éviter car l’expiration à l’effort, pour être efficace, doit être volontaire. Ex : pour éteindre une bougie on expire spontanément par la bouche car intuitivement on sent que cette voie est la plus performante.

L’œil du Doc – Afin de mieux maîtriser l’expiration, le cycliste possède un avantage en tenant le guidon, il bénéficie au niveau du thorax d’une chaîne articulaire fermée facilitant la contribution de muscles thoraciques de réserve.

L’œil du Doc – Déjà en 1892, un système à but similaire était proposé aux sportifs. 20 ans + tard, un système + perfectionné sous le nom d’Albar. Il a fallu attendre 83 ans et la Coupe du monde de rugby en AFS pour que les BN fleurissent sur les pifs des Springboks.

L’œil du Doc – Depuis de nombreux sportifs, notamment cyclistes veulent jouer aux Apaches tels Campenaerts et Vingegaard chez Visma, l’équipe en quête de tous les gains marginaux : cétones, monoxyde de carbone, capteurs de glycémie, de T°, bandelettes-tests d’hydratation

L’œil du Doc – Plus surprenant, on a vu ces BN sur l’appendice nasal de pilotes auto, de motards et bientôt de golfeurs ! Pour moi, ça ne sert pas à grand-chose et en plus si on s’épile les poils du nez d’attraper une infection respiratoire.

L’œil du Doc – Pour enfoncer le clou : ce n’est pas la ventilation qui est le  facteur limitant la perf mais le transport de l’oxygène des poumons jusqu’aux muscles via le sang.

En pièces jointes deux textes :

  • Des bandelettes sur l’appendice nasale des géants de la route – Extrait de l’ouvrage : « Les grandes premières du Tour de France » (éd. Hugo-Sport, 2013)
  • Savoir respirer, un geste performant sur le rendement musculaire.

+

  • Ecarteurs de narines : quelques adeptes emblématiques sport par sport
  • Des trucs fumeux pour mieux ventiler
  • Références

Suivre sur :

X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

FACEBOOK – Jean Pierre Demondenard

Dopage – Aujourd’hui, les sportifs professionnels – à 99,9% – sont médicalisés pour soigner exclusivement la performance sportive

Par défaut
  • Les contrôles antidopage de l’AMA (urinaires, sanguins, passeport biologique, test ADN) sont désespéréement inefficaces avec des résultats pathétiques de 1% de cas positifs
  • Dans les cas de décès suspects, l’autopsie peut-elle confirmer la prise de médocs de la performance ?
  • Analyse du cas Tom Simpson décédé sur les pentes du Ventoux le jeudi 13 juillet 1967
Affiche colorée sur le thème de l'antidopage, présentant le mot 'STOP' en rouge et le texte 'Antidopage (décès des sportifs) apport et limites de l'autopsie' en lettres multicolores.

Pédaler sur les pentes abruptes la bouche légèrement ouverte est-il un signe objectif de dopage ?

Deux éléments m’ont motivé pour aborder l’autopsie comme preuve éventuelle du dopage.

Pendant le dernier Tour de France, la suspicion à l’encontre des duettistes Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard survolant les pentes escarpées, s’est amplifiée au prétexte qu’ils dominent outrageusement le reste du peloton et, qu’en plein effort, ils grimpent la bouche fermée.

Pour ce dernier constat relayé par les réseaux sociaux, c’est bien sûr faux. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter le Une de L’Equipe du 18 juillet qui montre Pogi en plein effort, la bouche ouverte dans la montée d’Hautacam. D’ailleurs, si on observe le Slovène et le Danois, sur les cinq derniers kilomètres de cette 12e étape, chacun des deux isolés à l’avant, Pogacar en tête, Vingegaard le suivant à 1’30  les deux hommes ont le visage très marqué par l’effort… et la bouche ouverte.

La confusion vient du fait que tous les cyclistes-amateurs ignares et jaloux, n’ayant évidemment pas leur forme physique ni leur entraînement, pensent que pour grimper de telles pentes, il faut obligatoirement avoir la bouche grande ouverte comme des poissons hors de l’eau.

Cette suspicion malsaine sans la moindre preuve a inspiré (sans jeu de mots) le dessinateur Soulcié dans L’Equipe du 25 juillet.

Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard en jaune lors du Tour de France 2025, affichant des expressions concentrées pendant une montée.

L’étude toxicologique des cheveux est-elle l’arme absolue pour débusquer la triche biologique ?

La légende est humoristique. Comme les vélos du Tour de France sont passés aux détecteurs d’assistance électrique, l’illustrateur suggère de passer Pogacar et Vingegaard aux rayons X corps entier afin « de vérifier que vous n’êtes pas des robots ». Sur le ton du dépit, le membre de l’antidopage de l’UCI pourrait aussi demander une autopsie.

Bien sûr l’idée absurde de l’autopsie démontre que la lutte antidopage a plusieurs trains de retard puisque le dernier test positif sur le Tour remonte à 2015 !

En fait, l’examen postmortem ne peut aider qu’à déterminer la responsabilité de la présence de la catégorie des stimulants tels les amphétamines (viscères, liquides biologiques, poils, cheveux et ongles) mais beaucoup moins facilement sur des substances prises sous forme de cures ayant été arrêtées en amont de la compétition.

Les résultats seront aléatoires. L’examen capillaire et des phanères détecte de nombreux dopants mais ni l’EPO ni les peptides mimétiques (grosses molécules qui ne peuvent migrer dans le poil), ce qui bien sûr en limite l’efficacité pour le diagnostic.

L’Agence mondiale antidopage (AMA) n’a pas inclus dans sa batterie de tests antidopage l’examen capillaire car, selon elle, les stéroïdes anabolisants, les glucocorticoïdes et les modulateurs sélectifs des récepteurs aux androgènes (SARMS) s’incorporent mal dans les cheveux. Et comme ceux-ci représentent ces dernières années environ 50% des cas positifs, l’examen capillaire n’est utilisé que dans des cas-ciblés.

EN FICHIERS JOINTS :

  • Contre-enquête – Analyse du cas Tom Simpson décédé sur les pentes du Ventoux le 13 juillet 1967
  • Autopsies des sportifs décédés subitement au repos ou lors de défaillance en compétition
  • Références bibliographies sur le décès de Thomas Simpson le 13 juillet 1967

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com – Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Tour de France ton histoire – Archives JPDM – En chiffres : pour les amateurs de données précises…

Par défaut

14 chiffres remarquables souvent méconnus

EN FICHIER JOINT – Tour de France – 14 chiffres remarquables après la 112e édition

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Tour de France ton histoire – Archives JPDM – COLS et côtes

Par défaut

9 dates remarquables, le plus souvent méconnues

EN FICHIER JOINT – Tour de France – Montagnes, cols et côtes : dates remarquables

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Tour de France ton histoire – Au fil des 112 éditions, 80 Géants de la Route se sont distingués pour avoir réussi à terminer au moins 10 Grandes Boucles

Par défaut

Certains l’ont réalisé sur dix ans consécutivement.

A priori, vu leur nombre plus restreint que les 114 lauréats d’au moins une victoire d’étape dans chacun des trois Tours-monuments, l’exploit paraît plus remarquable.

Affiche du Tour de France mettant en avant l'achèvement de 10 Boucles par 80 Géants, avec des dates de 1903 à 2025.

De 1903 à 1939, aucun des finishers n’a réussi à boucler 10 rotations complètes. A partir de la reprise, en 1947, on trouve en tête des stakhanovistes de la pédale, le Clermontois Raphaël Geminiani qui nous a quitté à 99 ans. Il avait participé à 12 Boucles et en avait fini 10 de 1947 à 1959.

Le deuxième au plan chronologique, c’est Antonin Rolland, natif de Ste-Euphémie dans l’Ain qui a eu 100 ans le 03 septembre 2024 et a accompli ses dix Tours entre 1949 et 1960. Visiblement, cette sommation par milliers de bornes kilométrique n’a pas impacté leur longévité de centenaire. Et ce malgré la consommation par le peloton d’amphétamines omniprésentes durant les années 1950-1970. Comme quoi à dose mesurée, elles ne mettent pas la vie des Géants de la route en péril. Probablement que les effets positifs au plan santé de la pratique cycliste, même professionnelle, compense avantageusement les effets négatifs de la Bomba (cocktail : amphets + caféine).

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIERS JOINTS (PDF) – Tour de France – 10 Tours terminés, voire plus, pour 80 Géants + Les stakhanovistes de la Grande Boucle de 1903 à 2025

Tour de France – Des longévités exceptionnelles supérieures à 97 ans

Par défaut

Avec en exergue 7 grognards de la Grande Boucle qui ont dépassé 100 ans

Parmi tous les coureurs ayant pris le départ de la Grande Boucle depuis la première édition en 1903, qui sont nés en 1927 et avant, on comptabilise sept coureurs ayant dépassé le cap des 100 ans. Parmi ces 7 géants de la pédale, deux sont encore en vie.

Par ailleurs, en dehors des 7 centenaires :

  • deux sont décédés dans leur 100e année
  • huit ont atteint 98 ans dont quatre sont toujours en vie
  • dix ont fêté leur 97e anniversaire

[document exclusif JPDM]

Il n’y a pas que le Tour de France dans la vie d’un cycliste.

D’autres coureurs professionnels n’ayant jamais participé à la Grande Boucle ont, eux aussi, dépassé les 100 ans.

Ils sont 12 à faire partie du club des centenaires.

Texte informatif sur les longévités exceptionnelles des cyclistes, mentionnant le Tour de France et les centenaires.

Tour de France – Hommage à l’Espagnol Bernardo Luiz Navarette, 3e du Tour 1952. Il vient de disparaître à l’âge de 100 ans 7 mois

Par défaut

Il est le 7e de tous les concurrents ayant participé à la Grande Boucle depuis 1903 à avoir dépassé l’âge de 100 ans

Affiche hommage au cycliste Bernardo Ruiz Navarette pour ses 100 ans, mentionnant son classement lors du Tour de France et indiquant les dates importantes de sa carrière.

Le premier Tour de France à franchir la ligne des 100 ans a été l’Italien Pietro Righetti en 2001, le 2e le Belge Emile Brichard en 2004, le 3e le Français Marcel Renaud en 2010, le 4e son compatriote Emile Idée en 2020. Les 5e et 6e, deux autres tricolores, Charles Coste et Antonin Rolland sont venus enrichir le club. Ils sont toujours en vie.

Le 7e est le champion espagnol Bernardo Ruiz qui avait dépassé le cap mythique le 8 janvier dernier.

Pour rendre hommage à Bernardo Ruiz, nous avons regroupé quelques data, repères et faits marquants enregistrés tout au long de sa carrière.

Image commémorative sur la nostalgie du cyclisme, soulignant l'impact de la disparition de Bernardo Ruiz et Jacques Marinelli en 2025 et le nombre restreint de cyclistes vivants ayant participé aux Tours de France des années 1940 et 1950.

A la date de son décès, Bernardo Luiz Navarette fait partie des 3 608 coureurs ayant terminé au moins une fois le Tour de France entre 1903 et 2025 [chiffres JPDM]

Dopage – Modifier la forme du corps, la corpulence, l’affûtage ou réduire la taille des seins pour performer

Par défaut

C’est du dopage morphologique

A minima, c’est une conduite dopante. Le procédé n’est pas référencé dans le Code mondial antidopage, en revanche si on y ajoute des médocs tels que diurétiques, stéroïdes anabolisants, hormones de croissance ou thyroïdienne, c’est du dopage pur et dur. Décryptage.

Le dopage morphologique est pratiqué depuis la mythologie grecque. Les historiens rappellent que les Amazones, femmes guerrières montées sur des chevaux, vivant de pillages et de rapine, se faisait brûler la mamelle droite pour faciliter leurs mouvements de tireuses au cours des combats. Depuis lors, à l’ablation de la rate pour courir plus vite, des seins pour mieux piloter une voiture de course ou jouer au football sont venus s’ajouter à la panoplie d’autres méthodes consistant à modifier le corps (forme et volume) pour mieux performer.

Récemment, la cycliste Pauline Ferrand-Prévot, après qu’elle eut remporté la classique Paris-Roubaix le 12 avril 2025, décide, alors qu’elle est déjà affûtée (1,65 m / 53 kg, soit une différence de 12), de perdre plusieurs kilos supplémentaires en peu de temps. Et le 26 juillet au départ du Tour de France Femmes 2025 avec Swift, elle se présente très amaigrie. Certaines de ses concurrentes vont alerter par voie de presse cette dérive de la maigreur pour être plus efficace dans les cols.

Perdre 4 kg  dans l’objectif de gagner une épreuve alors que l’on est déjà affûtée, c’est l’équivalent de médicaliser la performance.

  • Les modifications du corps en tant que paramètres influençant les résultats sportifs de haut niveau que l’on constate dans différentes spécialités s’apparentent a minima à une conduite dopante mais lorsqu’il y a utilisation de substances illicites, à du dopage pur et dur.
  • Les culturistes, pour avoir des muscles hypertrophiés plus rapidement qu’avec l’utilisation de machines high tech, prennent des stéroïdes anabolisants.
  • Les sportifs des spécialités à catégorie de poids (judo, karaté, boxe, etc.) maigrissent de plusieurs kilos en de courtes périodes pour intégrer de justesse la catégorie inférieure à leur poids de forme naturel pour mieux combattre et performer. Certain (es) y arrivant difficilement associent à leur régime drastique un médicament diurétique qui a l’inconvénient de figurer sur la liste des substances illicites de l’AMA et d’être détectable. D’où le risque d’être contrôlée positive et sanctionnée.
  • Il a été prouvé que la femme enceinte, dans les deux premiers mois de la grossesse pouvait, grâce à un surplus de globules rouges naturels, acquérir 30% d’amélioration du transport de l’oxygène à la disposition des fibres musculaires féminines. D’où la dérive de certaines se faisant mettre enceintes par leur compagnon, voire l’entraîneur, 2 à 3 mois avant des compétitions majeures (JO, Championnat du monde). Des témoignages crédibles en ont apporté la preuve.

L’histoire du sport à travers les étapes des modifications morphologiques imposées au corps pour performer qui sont décrites dans ce fichier démontre que ces pratiques sont anciennes tout en étant, pour certaines d’entre elles, toujours d’actualité. Il faut préciser que lorsque le but ultime d’un sportif est de performer sans se préoccuper réellement de l’impact sur la santé de la méthode morphologique utilisée, on est dans le cadre d’une conduite dopante. La différence avec le dopage c’est que la conduite dopante n’est pas référencée dans le Code mondial antidopage mais le but est le même : utiliser un truc qui fait la différence avec les adversaires.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com – Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT – DICTIONNAIRE DU DOPAGE – La fiche actualisée sur le dopage morphologique (quelques exemples)

Tour de France Femmes 2025 avec Swift – La recherche de la performance maximale pousse à l’affûtage extrême du corps

Par défaut

Le risque c’est l’absence prolongée des règles et la décalcification intense des os avec, pour corollaire potentiel, que la moindre chute entraîne une ou plusieurs fractures.

ABRÉGÉ – Controverse sur la maigreur des sportives.

Lorsqu’un (e) athlète, pour performer, transforme son corps déjà affûté et bien entraîné en négligeant les conséquences autant pour sa santé immédiate que future – en se soumettant à des régimes extrêmes – cela revient à médicaliser la performance et il (elle) entre dans la catégorie des adeptes des conduites dopantes.

EN FICHIER JOINT (PDF) : La recherche de la performance maximale pousse à l’affûtage extrême du corps (suite de l’article)

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com – Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD