Dopage – Modifier la forme du corps, la corpulence, l’affûtage ou réduire la taille des seins pour performer

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C’est du dopage morphologique

A minima, c’est une conduite dopante. Le procédé n’est pas référencé dans le Code mondial antidopage, en revanche si on y ajoute des médocs tels que diurétiques, stéroïdes anabolisants, hormones de croissance ou thyroïdienne, c’est du dopage pur et dur. Décryptage.

Le dopage morphologique est pratiqué depuis la mythologie grecque. Les historiens rappellent que les Amazones, femmes guerrières montées sur des chevaux, vivant de pillages et de rapine, se faisait brûler la mamelle droite pour faciliter leurs mouvements de tireuses au cours des combats. Depuis lors, à l’ablation de la rate pour courir plus vite, des seins pour mieux piloter une voiture de course ou jouer au football sont venus s’ajouter à la panoplie d’autres méthodes consistant à modifier le corps (forme et volume) pour mieux performer.

Récemment, la cycliste Pauline Ferrand-Prévot, après qu’elle eut remporté la classique Paris-Roubaix le 12 avril 2025, décide, alors qu’elle est déjà affûtée (1,65 m / 53 kg, soit une différence de 12), de perdre plusieurs kilos supplémentaires en peu de temps. Et le 26 juillet au départ du Tour de France Femmes 2025 avec Swift, elle se présente très amaigrie. Certaines de ses concurrentes vont alerter par voie de presse cette dérive de la maigreur pour être plus efficace dans les cols.

Perdre 4 kg  dans l’objectif de gagner une épreuve alors que l’on est déjà affûtée, c’est l’équivalent de médicaliser la performance.

  • Les modifications du corps en tant que paramètres influençant les résultats sportifs de haut niveau que l’on constate dans différentes spécialités s’apparentent a minima à une conduite dopante mais lorsqu’il y a utilisation de substances illicites, à du dopage pur et dur.
  • Les culturistes, pour avoir des muscles hypertrophiés plus rapidement qu’avec l’utilisation de machines high tech, prennent des stéroïdes anabolisants.
  • Les sportifs des spécialités à catégorie de poids (judo, karaté, boxe, etc.) maigrissent de plusieurs kilos en de courtes périodes pour intégrer de justesse la catégorie inférieure à leur poids de forme naturel pour mieux combattre et performer. Certain (es) y arrivant difficilement associent à leur régime drastique un médicament diurétique qui a l’inconvénient de figurer sur la liste des substances illicites de l’AMA et d’être détectable. D’où le risque d’être contrôlée positive et sanctionnée.
  • Il a été prouvé que la femme enceinte, dans les deux premiers mois de la grossesse pouvait, grâce à un surplus de globules rouges naturels, acquérir 30% d’amélioration du transport de l’oxygène à la disposition des fibres musculaires féminines. D’où la dérive de certaines se faisant mettre enceintes par leur compagnon, voire l’entraîneur, 2 à 3 mois avant des compétitions majeures (JO, Championnat du monde). Des témoignages crédibles en ont apporté la preuve.

L’histoire du sport à travers les étapes des modifications morphologiques imposées au corps pour performer qui sont décrites dans ce fichier démontre que ces pratiques sont anciennes tout en étant, pour certaines d’entre elles, toujours d’actualité. Il faut préciser que lorsque le but ultime d’un sportif est de performer sans se préoccuper réellement de l’impact sur la santé de la méthode morphologique utilisée, on est dans le cadre d’une conduite dopante. La différence avec le dopage c’est que la conduite dopante n’est pas référencée dans le Code mondial antidopage mais le but est le même : utiliser un truc qui fait la différence avec les adversaires.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com – Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT – DICTIONNAIRE DU DOPAGE – La fiche actualisée sur le dopage morphologique (quelques exemples)

Tennis – Nadal : de Charybde en Scylla ou comment une blessure bâclée dès l’adolescence aboutit à un enchaînement de faux-pas où le corps impose sa loi en disant stop !

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Jouer à haute intensité avec une blessure expose le reste de l’appareil locomoteur à d’autres pépins de courts tels qu’une déchirure musculaire abdominale. Le Toro de Manacor, un cas exemplaire, démontrant que le corps est un partenaire exclusif avec lequel il faut savoir négocier.

Paris-Roubaix 2022 – Lewis Askey sérieusement blessé au genou dès le km 105, continue jusqu’au vélodrome ou le mépris du corps érigé en méthode thérapeutique

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L’Enfer du Nord et ses dérapages incontrôlés expose à de lourdes chutes provoquant dermabrasions étendues, contusions, plaies, fractures. Le jeune coureur Lewis Askey du Team Groupama-FDJ, grâce à son interview parue dans L’Equipe du 18 avril dernier, nous propose un bon exemple de l’absurdité de continuer la course malgré une plaie étendue et sanguinolente du genou gauche, pour terminer… 42e à 11’51 du vainqueur Dylan Van Baarle.

 

Compétitions sportives – Pourquoi le dopage booste les performances dans tous les sports ?

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Plus le corps est fort, plus il obéit; or les substances illicites impactent favorablement le rendement physique

Par ailleurs, des spécialités considérées comme épargnées par la dope telles que Formule 1, golf, tennis, voile peuvent utiliser comme les autres des protocoles invisibles des radars officiels

Sports et violences sexuelles : des rapports intimes

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Le patinage français est en ébullition à la suite de la sortie en librairie de l’histoire vécue par Sarah Abitbol où, dans Un si  long silence, elle raconte les viols perpétrés par son entraîneur alors qu’elle était mineure.

Tout le monde semble tomber des nues, notamment la ministre des Sports, alors que cette dérive sexuelle déjà médiatisée il y a trente ans, a des précédents emblématiques dans de nombreuses spécialités athlétiques

L’Equipe –  »L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie »

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Un journaliste sportif a pour mission numéro un de commenter et d’expliquer aux lecteurs les performances du corps. Or, la lecture de L’Equipe montre qu’il est anormalement carencé sur la question. Prenons trois types de blessures fréquentes dans les sports d’équipe, d’autant qu’avec l’Euro de foot elles vont faire l’actualité : les ligaments croisés et les ménisques des genoux ainsi que la confusion entre contracture et lésion musculaire.

Les croisés – Il y en deux par genou : un antérieur (LCAE), un postérieur (LCP)

Pour se rompre les deux croisés en même temps, il faut percuter un camion ! Difficile à imaginer sur un terrain de foot. Le croisé antérieur est 10 fois plus touché que le postérieur. De la même manière, il est exceptionnel que l’on se fracture les deux jambes d’un coup sur un tacle ! Donc, pour cette lésion, on doit écrire : un tel s’est blessé au ligament croisé antérieur (LCAE) du genou droit ou gauche mais on n’écrit pas que le footballeur ’’X’’ s’est rompu les croisés du genou.

Les ménisques – Là aussi, ils sont deux par genou : un externe (latéral) et un interne. L’interne est plus souvent touché (81%) que l’externe (19%).

POIROTL’Equipe, 04.05.2016

Cela a son importance de préciser quel est le ménisque impliqué car la récupération est beaucoup plus longue pour l’externe. Christophe Dugarry et Bernard Lama peuvent confirmer que la lésion du ménisque externe peut demander plusieurs mois avant de pouvoir retrouver les pelouses.

Amalgame entre contracture et lésion musculaire.

Contracture : détérioration de la commande neuromusculaire sans lésion des fibres,

Lésions musculaires (un contingent plus ou moins important de fibres est déchiré) : élongation, claquage, déchirure.

L’Equipe du 15.05.2016 : Dan Carter « juste avant la mi-temps, j’ai ressenti une contracture ». Laurent Labit (entraîneur  du Racing) : « priant que le mollet de son ouvreur n’ait pas saigné »

Ligaments croisés des genoux

L’Equipe, 21.05.2016

P 21 Aurélie Kaci indisponible plusieurs mois « victime d’une rupture du ligament croisé d’un genou » (il y a deux ligaments croisés par genou. Il faut préciser lequel)

L’Equipe, 30.03.2016, p 31 – « après une rupture des ligaments croisés » Quel genou ? Quel ligament ?)

L’Equipe, 07.04.2016 – « Les croisés pour Mory Koné » Quel genou ? Quel ligament ?

LES CROISES L’Equipe, 07.04.2016

Ménisques

L’Equipe, 03.05.2016 – « Lésion au niveau de son ménisque du genou droit »Quel ménisque : interne ou externe ?

L’Equipe, 04.05.2016« Jefferson Poirot opéré du ménisque gauche » – Lequel : interne ou externe ?

L’Equipe, 07.05.2016« Trémoulinas met un terme à sa saison après avoir été victime du ménisque externe du genou gauche » Pour une fois c’est correct !

L’Equipe, 08.05.2016« Jérémy Mathieu blessé au ménisque gauche » Lequel : interne ou externe ?

L’Equipe, 09.05.2016« Opération du genou droit » mais la veille L’Equipe écrit le gauche.

L’Equipe, 23.05.2016 – « L’ancien bordelais s’est blessé au ménisque gauche » Lequel : interne ou externe ?

BOUFAL L’Equipe, 03.05.2016

Ces différents exemples – et encore ce ne sont qu’un faible échantillon – tirés du journal L’Equipe, montrent que cette publication n’est pas relue par un sachant alors qu’elle se targue d’apprendre à ses lecteurs l’anatomie du corps humain.

ECORCHE Illustration parue dans L’Equipe du 24 février 2016 

On constate que celui qui a légendé l’écorché n’a pas étudié l’anatomie même élémentaire. Il écrit ischio-jambiers au pluriel. Effectivement il y a plusieurs muscles ischio-jambiers. Pour la même raison, il doit écrire adducteurs avec un S (4 adducteurs par cuisse) ainsi que ménisques (2 par genou), ligaments croisés (2 par genou), malléoles (2 par cheville), ligaments externes de la cheville (3 par cheville). Lorsqu’on signale une blessure sur un membre, il faut préciser le ménisque en cause (interne ou externe), le ligament croisé touché (antérieur ou postérieur), et. Les suites opératoires ne sont pas les mêmes suivant l’élément lésé.

 Aujourd’hui, L’Equipe et la presse pour une grande part sont plus dans le créneau de la désinformation que dans celui de l’info.