Tour de France 2026 – Dès 19 ans 9 mois, Paul Seixas veut s’illustrer pour sa première participation sur la prochaine Grande Boucle

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Ce choix est-il le résultat d’une concertation avec des scientifiques de l’effort physique ou, plus simplement, de l’intérêt marketing de Décathlon afin de profiter au maximum des retombées médiatiques dues à l’engouement du public pour le prodige français natif de Lyon ?

On met régulièrement en avant son âge – 19 ans 7 mois – et ses victoires 2026 : Tour du Pays Basque et Flèche Wallonne pour rejeter tout risque de débuter le Tour de France, l’épreuve-monument la plus dure au monde.

Nous avons voulu vérifier si un début dans le Tour entre 17 et 20 ans impactait la suite de la carrière d’un coureur pas encore mature physiologiquement. Pour cela, nous avons listé la suite du palmarès des jeunes coureurs ayant débuté entre 17 et 20 ans et terminé l’épreuve de juillet.

Bernard Hinault, triple lauréat du Tour de 1978 à 1985, 11e plus jeune vainqueur à 23 ans 8 mois 9 jours en 1978

  • « S’il veut montrer qu’il est le plus fort, il risque de prendre un gros revers, c’est comme au tennis, il ne faut pas se rater. »
  • « Il est Français, il ne faut pas l’oublier, il aura tout le public pour le stimuler, pour qu’il gagne le Tour parce qu’il ne peut pas se permettre de venir pour faire 5e ou 6e, par rapport à tout ce qu’il a fait. »
  • « Le Tour de France, ce n’est pas les vacances »
  • « Il grimpe, il roule, il fait ce qu’il faut. Après, on verra le résultat quand il aura fini le Tour, si c’est lui qui avait raison, ou si c’est moi. »
  • « Il n’a jamais fait une course de plus de huit jours, donc il reste quinze jours supplémentaires à tenir. C’est un monument, le Tour de France, ce n’est pas une partie de rigolade. »
  • « Quand on a 19 ans et qu’on y va, on a l’impression que ce sont les vacances, mais ce ne sont pas les vacances ». Pour sa première participation au départ du Tour de France en 1978, Bernard Hinault avait 23 ans et 7 mois et 18 jours, soit quatre ans de plus de Paul Seixas. [franceinfo.fr, Ici Armorique, 04.05.2026]

Cyrille Guimard, dit Le Druide (en tant que directeur sportif a remporté 6 Tours de France avec Lucien Van Impe, Laurent Fignon et Bernard Hinaul)

« Il lui manque 20 ou 30 watts »Les temps ont changé faisant souffler le vent du jeunisme sur le cyclisme. Paul Seixas n’a pas encore 20 ans et démontre des qualités de résistance hors norme. Le Lyonnais vise le meilleur classement possible et se projette naturellement sur un duel avec le quadruple vainqueur slovène. Il lui manque encore 20 ou 30 watts pour rivaliser avec Pogacar. Il a une marge de progression, c’est évident. Même Pogacar a progressé l’an dernier … Mais, est-ce utile d’aller maintenant sur le Tour ? La pression sera forte. Comment va-t-il gérer cette starisation ? À cet âge-là, on est fragile. S’aligner sur la Vuelta aurait été, selon moi, plus judicieux. Mais c’est une bonne nouvelle pour le Tour, c’est bien pour ASO. Pour son équipe, c’est autre chose, elle a toujours raté le Tour depuis 30 ans ! Paul Seixas sera porté par le public, qui attend une victoire française dans le Tour depuis 41 ans et le cinquième succès de Bernard Hinault. C’est une lourde responsabilité, prématurée tant que Pogacar et Vingegaard évoluent au niveau qu’on leur connaît. C’est une aubaine pour l’équipe UAE, la présence de Seixas. Elle va pouvoir dérouler son plan et permettre à Pogacar d’aller chercher un cinquième Tour. On a vu sur le Tour de Romandie, même sur une jambe, il gagne quatre étapes et le général. » [Ouest-France (propos recueillis par Vincent Côté), 06.05.2026]

Signalons que Jacques Anquetil, âgé de 19 ans 9 mois, remporte en 1953 son 1er Grand Prix des Nations (140 km en contre la montre) en mettant le second à plus de 6 minutes et les autres spécialistes encore plus loin. Le lendemain de cet exploit XXL, le 28 septembre, Le Figaro titre : « Le cyclisme français a son Coppi ». Aujourd’hui, on pourrait faire le buzz en annonçant à propos de Seixas : « Le cyclisme français a trouvé le successeur de Hinault ». La différence énorme, c’est qu’Anquetil malgré des performances à répétition va attendre d’avoir 23 ans 6 mois – soit 4 ans – pour débuter dans le Tour 1957 et le remporter à sa première participation. Ajoutons que la carrière du Normand durera 16 saisons.Jacques Anquetil

En fichiers joints (PDF)

  • TDF – Les benjamins du Tour ayant moins de 20 ans au départ de leur première participation. Liste non exhaustive
  • TDF – La liste glorieuse des plus jeunes vainqueurs du Tour de France

POUR EN SAVOIR PLUS – BLOG JPDM – Autres liens à consulter sur ‘’Le plus jeune lauréat du Tour »

  • Tour de France ton histoire – Tadej Pogacar est bien le plus jeune lauréat de la liste glorieuse – La preuve par cette contre-enquête inédite – publié le 02.10.2020
  • Tour de France – Paul Seixas doit-il le courir dès 2026 ou viser plutôt Giro ou Vuelta ? Compte tenu de son éclosion ultra accélérée au sein du World Tour et de son jeune âge (19 ans 7 mois aujourd’hui), la sagesse devrait lui conseiller de ne pas brûler les étapes – publié le 30 avril 2026

Rayon lecture – Guimard, Vincent Côté, Ouest-France : un livre encombré d’approximations et d’erreurs de fond

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La désinformation en boucle

Surnommé le Petit Napoléon (par Christian Raymond), P’tit Chef (par Jacques Mourioux), Le Petit Poucet, le Druide, Maître Guim, le Paillasson (par Laurent Fignon), Cyrille Guimard est l’objet d’une hagiographie signé Vincent Côté, responsable du pôle cyclisme à Ouest-France.

Problème ! Comme souvent avec les ouvrages sur le cyclisme, c’est que l’éditeur ne fait pas relire le texte et l’on a droit à une kyrielle de mastics. Dans cet ouvrage, leur nombre ne peut donc pas être le fait de coquilles mais bien un manuscrit écrit à la-va-vite et non relu.

Image d'un panneau de signalisation avec le mot 'CYCLISME' et le mot 'STOP', présentant un livre intitulé 'Guimard' par Vincent Côté, accompagné d'un pouce vers le bas.

Une fois de plus, avec certains journalistes, on constate que pour écrire leurs textes ils ne s’appuient que sur leurs propres papiers – qui contenaient déjà des erreurs – voire sur L’Equipe, mais surtout pas sur les articles des spécialistes ; ce qui explique au final le nombre de mastics et de contrevérités élevé sur la forme et le fond qui vont de la simple peccadille à des histoires totalement truquées, inventées ou romancées. Précisons que je n’ai pas mentionné toutes les erreurs de l’auteur…

Au final, comme aucun rectificatif ne sera publié dans Ouest-France, le lecteur/acheteur se trouve floué en croyant avoir acheté un document crédible !

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com / Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT (PDF) – NOTES de lectures de « Guimard » par Vincent Côté

La grande majorité des citations en italiques sont de C. Guimard (mis à part celles de V. Barteau, P. Jules et J. Pelier en fin d’article)

Paris-Roubaix 2022 – Lewis Askey sérieusement blessé au genou dès le km 105, continue jusqu’au vélodrome ou le mépris du corps érigé en méthode thérapeutique

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L’Enfer du Nord et ses dérapages incontrôlés expose à de lourdes chutes provoquant dermabrasions étendues, contusions, plaies, fractures. Le jeune coureur Lewis Askey du Team Groupama-FDJ, grâce à son interview parue dans L’Equipe du 18 avril dernier, nous propose un bon exemple de l’absurdité de continuer la course malgré une plaie étendue et sanguinolente du genou gauche, pour terminer… 42e à 11’51 du vainqueur Dylan Van Baarle.

 

Tour de France ton histoire – En 1989, le final LeMond-Fignon sur les Champs-Elysées, à l’avantage de l’Américain pour 8 secondes, était soi-disant dû à un problème médical

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En tout cas c’est la version du camp Fignon-Guimard, récemment enrichie par le Petit Napoléon (*). En réalité, c’est le guidon de triathlon qui a fait la différence.

Et pourtant, c’est bien Super-Laurent qui a réalisé ce jour-là une performance exceptionnelle malgré trois handicaps au départ de l’étape.

Complément d’information du Dr JPDM

En 1993, dans un ouvrage signé Noël Truyers, journaliste belge spécialiste du cyclisme, Laurent Fignon révélait que sur le 3e contre la montre du Tour 1989, il n’avait jamais roulé aussi vite confirmant ainsi qu’il n’avait pas été battu par un problème de périnée mais plus sûrement par son guidon cornes de vache moins aérodynamique que le  »volant » de triathlon utilisé par Greg LeMond, mais aussi de rouler tête nue, sans casque profilé : « En fait, dans l’étape contre la montre finale du Tour de France 1989, je n’ai pas échoué. J’ai parcouru la distance en roulant à 53 kilomètres à l’heure. Jamais je n’ai roulé aussi vite. Je n’ai jamais repoussé mes limites aussi loin qu’à ce moment-là. » [in « Princes du vélo » par Noël Truyers. – Anvers (Bel), éd. Coda, 1993. – 253 p (p 108)]

(*)  Surnoms des protagonistes :

Laurent Fignon : Super-Laurent, l’Intellectuel du peloton, Le Blondin

Cyrille Guimard : Le Petit Napoléon, Le Druide, 

Greg LeMond : le Kid de Sacramento

Dopage ton histoire – Johan Museeuw passe à table en prônant un incontournable mea culpa collectif

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Faut-il comme pour Armstrong, sur le palmarès du champion belge, barrer d’un trait ses triplés victorieux à Paris-Roubaix et au Tour des Flandres ?

Johan Museeuw, vainqueur du Tour des Flandres 1993
Johan Museeuw, vainqueur de Paris-Roubaix – l’Enfer du Nord – 2002