Rayon lecture – Guimard, Vincent Côté, Ouest-France : un livre encombré d’approximations et d’erreurs de fond

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La désinformation en boucle

Surnommé le Petit Napoléon (par Christian Raymond), P’tit Chef (par Jacques Mourioux), Le Petit Poucet, le Druide, Maître Guim, le Paillasson (par Laurent Fignon), Cyrille Guimard est l’objet d’une hagiographie signé Vincent Côté, responsable du pôle cyclisme à Ouest-France.

Problème ! Comme souvent avec les ouvrages sur le cyclisme, c’est que l’éditeur ne fait pas relire le texte et l’on a droit à une kyrielle de mastics. Dans cet ouvrage, leur nombre ne peut donc pas être le fait de coquilles mais bien un manuscrit écrit à la-va-vite et non relu.

Image d'un panneau de signalisation avec le mot 'CYCLISME' et le mot 'STOP', présentant un livre intitulé 'Guimard' par Vincent Côté, accompagné d'un pouce vers le bas.

Une fois de plus, avec certains journalistes, on constate que pour écrire leurs textes ils ne s’appuient que sur leurs propres papiers – qui contenaient déjà des erreurs – voire sur L’Equipe, mais surtout pas sur les articles des spécialistes ; ce qui explique au final le nombre de mastics et de contrevérités élevé sur la forme et le fond qui vont de la simple peccadille à des histoires totalement truquées, inventées ou romancées. Précisons que je n’ai pas mentionné toutes les erreurs de l’auteur…

Au final, comme aucun rectificatif ne sera publié dans Ouest-France, le lecteur/acheteur se trouve floué en croyant avoir acheté un document crédible !

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com / Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT (PDF) – NOTES de lectures de « Guimard » par Vincent Côté

La grande majorité des citations en italiques sont de C. Guimard (mis à part celles de V. Barteau, P. Jules et J. Pelier en fin d’article)

Paris-Roubaix 2022 – Lewis Askey sérieusement blessé au genou dès le km 105, continue jusqu’au vélodrome ou le mépris du corps érigé en méthode thérapeutique

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L’Enfer du Nord et ses dérapages incontrôlés expose à de lourdes chutes provoquant dermabrasions étendues, contusions, plaies, fractures. Le jeune coureur Lewis Askey du Team Groupama-FDJ, grâce à son interview parue dans L’Equipe du 18 avril dernier, nous propose un bon exemple de l’absurdité de continuer la course malgré une plaie étendue et sanguinolente du genou gauche, pour terminer… 42e à 11’51 du vainqueur Dylan Van Baarle.

 

Tour de France ton histoire – En 1989, le final LeMond-Fignon sur les Champs-Elysées, à l’avantage de l’Américain pour 8 secondes, était soi-disant dû à un problème médical

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En tout cas c’est la version du camp Fignon-Guimard, récemment enrichie par le Petit Napoléon (*). En réalité, c’est le guidon de triathlon qui a fait la différence.

Et pourtant, c’est bien Super-Laurent qui a réalisé ce jour-là une performance exceptionnelle malgré trois handicaps au départ de l’étape.

Complément d’information du Dr JPDM

En 1993, dans un ouvrage signé Noël Truyers, journaliste belge spécialiste du cyclisme, Laurent Fignon révélait que sur le 3e contre la montre du Tour 1989, il n’avait jamais roulé aussi vite confirmant ainsi qu’il n’avait pas été battu par un problème de périnée mais plus sûrement par son guidon cornes de vache moins aérodynamique que le  »volant » de triathlon utilisé par Greg LeMond, mais aussi de rouler tête nue, sans casque profilé : « En fait, dans l’étape contre la montre finale du Tour de France 1989, je n’ai pas échoué. J’ai parcouru la distance en roulant à 53 kilomètres à l’heure. Jamais je n’ai roulé aussi vite. Je n’ai jamais repoussé mes limites aussi loin qu’à ce moment-là. » [in « Princes du vélo » par Noël Truyers. – Anvers (Bel), éd. Coda, 1993. – 253 p (p 108)]

(*)  Surnoms des protagonistes :

Laurent Fignon : Super-Laurent, l’Intellectuel du peloton, Le Blondin

Cyrille Guimard : Le Petit Napoléon, Le Druide, 

Greg LeMond : le Kid de Sacramento

Dopage ton histoire – Johan Museeuw passe à table en prônant un incontournable mea culpa collectif

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Faut-il comme pour Armstrong, sur le palmarès du champion belge, barrer d’un trait ses triplés victorieux à Paris-Roubaix et au Tour des Flandres ?

Johan Museeuw, vainqueur du Tour des Flandres 1993
Johan Museeuw, vainqueur de Paris-Roubaix – l’Enfer du Nord – 2002