Tour de France ton histoire – Service médical (3e volet). L’Equipe raconte surtout des gros bobards

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De 2010 à 2012, le quotidien sportif a publié sous le titre  »L’Equipe raconte la grande histoire du Tour de France » 45 fascicules couvrant les éditions de la Grande Boucle de 1903 à 2011.

Copyright Dr Jean-Pierre de Mondenard

Tour de France – Les grandes premières : la visite médicale d’aptitude débute en 1948

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Pendant soixante ans, jusqu’en 2007 date de son arrêt définitif, l’auscultation médicale des Géants de la Route était un temps fort des manifestations médiatiques du Grand Départ. Réelle efficacité ou folklore bien organisé ?

L’Equipe ton histoire – « Opération réussie »… ou qui s’est bien passée ? Cherchez la différence

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Il arrive aussi que l’on ait droit à la formule creuse « opéré avec succès »

Tour de France ton histoire – Hors Grande Boucle, y-a-t-il des cyclistes pros devenus centenaires ?

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Après l’article sur l’anniversaire d’Emile Idée ayant franchi le cap des 100 ans le 19 juillet dernier, plusieurs lecteurs nous ont sollicité pour savoir si d’autres cyclistes professionnels avaient réussi cette performance de dépasser un siècle de parcours terrestre ?

Tour de France ton histoire – Des échappées du passé méconnues et d’autres plus récentes…

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Pendant cette période où la Grande Boucle joue les rétros, c’est l’occasion de revisiter ses à-côtés, un sujet inépuisable pour un public passionné, de plus en plus attiré par les dessous des exploits des Géants de la Route.

L’Equipe ton histoire – Aberration, confusion, méprise, les trois piliers du quotidien sportif

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Visiblement la rédac. chef ne s’en émeut pas !

Des reporters spécialistes en tout mais surtout en n’importe quoi ne craignant pas d’être la risée de leurs lecteurs 

Dr Jean-Pierre de Mondenard – Dopage dans le football, éd. Gawsewitch, 2010

En fichier joint (PDF) – Cyclisme – Evolution du transport liquide sur les routes du Tour

Tour de France ton histoire – Les rétros TV de la Grande Boucle occultent l’exclusion à vie des palmarès de Lance Armstrong

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Cerise sur le gâteau, c’est Christian Prudhomme – lui pour qui le champion de Dallas  »n’existe plus » – qui commente sur les rediffusions , les exploits du Texan!

Face à l’éventuel retour sur les tablettes de la Grande Boucle de celui qui a survolé le Tour entre 1999 et 2005, rappelons ce qu’affirmait en 2014 dans Le Journal du Dimanche, l’actuel patron du Tour : « Lance Armstrong n’existe plus pour nous. ce chapitre est refermé depuis longtemps et il n’y a aucune raison de le rouvrir. Son nom ne reviendra pas au palmarès. Point.« 

LE COMBLE DE L’HYPOCRISIE

Aujourd’hui, le Tour profite toujours de son image de winner 3XL tout en continuant à le maintenir exclu du palmarès de la liste des géants du Tour. Au final, France Télévisions touche toujours des royalties et la légende Armstrong est entretenue. Comment les téléspectateurs peuvent-ils s’y retrouver ?

Dopage ton histoire – Johan Museeuw passe à table en prônant un incontournable mea culpa collectif

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Faut-il comme pour Armstrong, sur le palmarès du champion belge, barrer d’un trait ses triplés victorieux à Paris-Roubaix et au Tour des Flandres ?

Johan Museeuw, vainqueur du Tour des Flandres 1993
Johan Museeuw, vainqueur de Paris-Roubaix – l’Enfer du Nord – 2002

Dopage ton histoire – Le probénécide, le premier « antiradar » efficace refait surface en 2020 dans l’aviron

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Vingt-deux rameurs épinglés d’un  »coup de pelle » par la patrouille…

Une vingtaine d’athlètes internationaux indiens de moins de 18 ans ont été contrôlés positifs au probénécide, un produit qui n’est plus commercialisé en France depuis fin 2016 et qui avait deux indications thérapeutiques : l’hyperuricémie (trop d’acide urique) et la goutte.

Dans le sport depuis le milieu des années 1970, il servait – en retardant l’élimination urinaire – à camoufler la prise de stéroïdes anabolisants, notamment de testostérone. Dans le cas des jeunes Indiens, l’ensemble du groupe – 22 compétiteurs – a été testé positif au même produit que celui qui avait failli faire déclasser Pedro Delgado du Tour de France 1988.

Un complément alimentaire probablement contaminé intentionnellement par le préparateur !

Vingt-deux d’un coup, c’est forcément une prise collective, probablement d’un complément alimentaire contaminé par le fabricant. Dans ce cas, l’Agence antidopage indienne doit enquêter sur la composition précise de ce complément afin de détecter le dopant associé censé être masqué par le probénécide. Cette affaire inédite de 22 sportifs pris d’un coup par la patrouille, nous motive pour publier, enrichie et actualisée la fiche du Dictionnaire du dopage consacrée au probénécide.

En fichier joint (PDF) – Dictionnaire du dopage : Fiche PROBENECIDE

Dopage ton histoire – Contamination passive : le sexe au rapport

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A la suite d’un contact sexuel non protégé, l’histoire du contrôle positif le 13 février dernier de la boxeuse américaine Virginia Fuchs – blanchie par l’Agence antidopage américaine (Usada) – semble pour le moins abracadabrantesque !

L’Agence américaine antidopage a innocenté une boxeuse sans que les explications mises en avant soient vraiment crédibles

Dopage ton histoire – Idée reçue : « On ne peut pas se soigner pendant l’effort en raison de l’antidopage »…

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Telle est la défense en boucle des sportifs, notamment des cyclistes

 

Pour illustrer cette excuse ancienne mais toujours d’actualité, Sylvain Chavanel dans son autobiographie parue en 2019 nous sert ce même discours de l’impossibilité de soigner une bronchite en course sans recourir à des médicaments prohibés.

En réalité, dans le cas de cette affection respiratoire survenue pendant une course à étapes le seul traitement pertinent est d’arrêter immédiatement l’hyperventilation de l’effort. Ce n’est pas la liste des interdictions qui pose problème mais de vouloir pédaler à haute intensité avec une bronchite et ce pendant plusieurs étapes.

Vouloir continuer à tout prix, c’est le parfait exemple du mépris du corps.

 

C’est comme vouloir rouler avec un pneu franchement dégonflé. L’ensemble homme-machine va forcément déguster. La phrase du titre figure page 141 dans l’autobiographie de Sylvain Chavanel parue en 2019.

Ce type de critique est né avec le début officiel des contrôles antidopage en 1965. Par exemple, en 1972, dans Cyclisme Magazine, le journaliste Roger Bastide se fait l’avocat de Luis Ocana : « Le Fier Castillan, dans Paris-Nice, souffrait d’une angine constatée, vérifiée, indéniable. Il existe des médicaments qui auraient pu combattre le mal avec plus d’efficacité et de rapidité que ceux qui lui furent administrées… mais il aurait alors été déclaré positif dans un contrôle ‘’médical’’. » [Cyclisme Magazine, 1972, n° 48, 18 mai, p 29]

L’excuse des soins impossibles remonte au début de l’antidopage

Deux ans plus tard, le lauréat du Tour 1973 invoquait pour expliquer ses mauvais résultats que victime d’une bronchite, il ne pouvait se soigner : « Je traîne une bronchite depuis le mois de mars 1974. Si j’avais pu me soigner convenablement, je serai guéri depuis longtemps. Hélas, les médications que me prescrivait le médecin sont interdites par le règlement antidopage. Le résultat est que je me traîne, que mon mal s’est aggravé, que j’ai raté mon Tour d’Espagne, que j’ai été contraint d’abandonner au Midi Libre et que je ne suis plus certain de participer au Tour de France ! Je suis d’accord pour interdire les stupéfiants et tous les produits dangereux, mais on confond aujourd’hui mesure de protection et inquisition ! » [Cyclisme Magazine, 1974, n° 77, 10 juin, p 5]

Sylvain Chavanel dans le Tour 2012, lors de la 15e étape, se trouvait un peu dans la situation de l’Espagnol de Mont-de-Marsan. Il avait les bronches totalement prises avec des quintes de toux exténuantes. Et c’est la que Chava nous explique que « Le problème est qu’en course, il est pratiquement impossible de soigner une bronchite avec des traitements qui ne sont pas prohibés par la règlementation antidopage. »

Thérapeutique d’une bronchite : le repos sportif est incontournable

Consultons le traitement classique d’une bronchite aigue :

  1. Le repos est indiqué jusqu’au rétablissement,
  2. Bien s’hydrater,
  3. Pour soulager fièvre et douleur, prendre du paracétamol (Doliprane®) ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène.
  4. En cas de respiration sifflante ou de râles, on peut y ajouter un bronchodilatateur (Ventoline®) et/ou un fluidifiant bronchique (la Guaïfénésin).

Mis à part la Ventoline®, aucun de ces médicaments ne figure sur la liste rouge. Pour la Ventoline®, il existe un seuil qui autorise le traitement sans être sanctionné pour contrôle positif. Revenons à Chavanel qui nous explique son après abandon de la 15e étape pour cause de bronchite : « Dès mon retour à la maison, j’ai donc soigné ma bronchite avec neuf jours d’antibiotiques ».

Qu’est-ce qui a guéri la bronchite : Le repos, les antibiotiques ou l’association des deux ?

Or, dans la grande majorité des cas, la bronchite est causée par un virus. Les antibiotiques ne sont alors d’aucune utilité. De plus, la coloration jaune verdâtre des sécrétions n’est pas un indicateur d’infection bactérienne et ne justifie pas la prescription d’antibiotiques

Sylvain Chavanel, dans la 15e étape du Tour de France 2012, doit abandonnet à cause d’une bronchite

En raison des flux ventilatoires importants provoqués par l’effort cycliste, notamment de compétition, la première règle du traitement c’est le repos.

Si vous allez consulter votre médecin généraliste pour une bronchite, au plan de la prescription, il va préciser sur son ordonnance que le repos e