Tour de France ton histoire – Le géant Galibier, 2 642 m

Par défaut

Chronique des cols : une analyse par JPDM de l’histoire des ascensions de la Grande Boucle, fondée sur des documents d’époque

Pourquoi le versant Sud, le plus dur – les 10 derniers kilomètres à plus de 10% – de 1911 à 1935 est devenu ensuite plus facile que le versant Nord, côté Valloire, à partir de l’année 1936 ?

Henri Desgrange, le patron du Tour, dans l’Auto du 21.07.1913, témoigne sur la difficulté extrême du versant Sud côté Lautaret/Grenoble, à l’ouest et Briançon à l’Est : « Dans le sens où nous l’avons abordé aujourd’hui [Ndlr : 11e étape Grenoble-Genève], l’ascension commence presque à la sortie de Bourg-d’Oisans, elle comporte aussi, du haut du Lautaret à la Fourche de Briançon, une descente de quelques kilomètres et c’est alors les sept kilomètres deux cents à un pourcentage infernal, et qui sont incontestablement la partie la plus dure de tout le Tour de France. Je crois que, dans son ensemble, le Galibier doit être plus difficile à franchir dans le sens où nous l’avons abordé aujourd’hui. Il demeure en tout cas, je le répète, la grosse difficulté de la course. »

Précisons qu’Henri Desgrange pouvait faire objectivement la comparaison avec les autres Géants du Tour – Aubisque et Tourmalet – qu’il avait, dans la roue des cadors, franchi en 1911, 1912 et en 1913, quelques jours avant le Galibier lors de la 6e étape Bayonne-Luchon.

Et puis tout change en octobre 1935 avec une nouvelle route allant directement du Lautaret au Galibier (plus longue, plus de lacets, moins de pente).

Le document photographique ci-joint montre le fameux embranchement qui imposait, lorsque les coureurs venaient de Grenoble via le Lautaret, de descendre 2 km vers Briançon afin d’emprunter l’embranchement de la N 202 direction le Galibier.

Des coureurs à vélo s'arrêtent près d'un embranchement, avec des panneaux routiers en arrière-plan, évoquant une étape historique du Tour de France au Galibier.

Photographie-document montrant en 1932 la bifurcation en descendant du Lautaret vers Briançon pour rejoindre le tunnel du Galibier (2 556 m) à une distance de 7,2 km.

Tour de France 1932 – Parcours de la 13e étape reliant Grenoble à Aix-les-Bains, à la bifurcation vers la terrible rampe du versant Sud du Galibier. Les coureurs s’arrêtent pour retourner la roue arrière afin d’avoir une démultiplication plus adaptée à l’obstacle. On aperçoit à la droite de la photo Maurice Archambaud dossard 38 qui terminera 11e ea à Aix-les-Bains. Au premier plan, le panneau indique que le Lautaret est à 2 km sur la N 91. Le panneau au centre, adossé au mur, précise la direction et la distance du Galibier et de St-Michel qui sont sur la route nationale N 202.

D’ailleurs, depuis 1947, que les catégories de cols existent, le Galibier grimpé versant Sud, à deux reprises a été classé en 2e catégorie (1948 et 1959), ce qui n’a jamais été le cas du versant Nord, toujours classé en 1re et depuis 1979 en hors catégorie.

Photographie d'un article de journal montrant des cyclistes posant près du panneau indiquant le col du Galibier à 2 556 m d'altitude, avec mention des coureurs Kubler, Schaer, Bahamontes, Brankart, Lauredi et Dotto.

6 cadors utilisent le dérailleur ‘’Juy 543’’ et se ‘’promènent’’ sur le versant Sud en venant de Grenoble. Le côté par le Lautaret est bien le plus facile depuis 1936

L’altitude indiquée sur le panneau est celle du tunnel (2 556 m). En 1954, on ne passe pas par le sommet (2 642 m), absence de route. Il faudra attendre l’année 1979 pour que les Tours de France franchissent la cime du Géant alpin.

Route et Piste, 28.09.1954, 0 328, p 12

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Antidopage – L’Agence mondiale antidopage publie son bilan 2019 : le zéro pointé des statistiques

Par défaut

Depuis des années, les chiffres des cas positifs annuels publiés par l’instance internationale de régulation du dopage  »culminent » de 1 à 3%. Pour les dirigeants de l’AMA, cela démontre leur efficacité ! Sans jouer au critique professionnel, on peut avoir une interprétation opposée, surtout lorsqu’on sait qu’avec de tels résultats mirobolants le doute peut être maximal. Rappelons à ce sujet la célèbre phrase du romancier américain Mark Twain : « Il y a trois sortes de mensonges. Les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques« . On peut enrichir cette maxime en y ajoutant celle d’Edmond Goncourt : « La statistique est la première des sciences inexactes ».

BLOG JPDM – Liens sur les carences à répétitions de l’AMA
Année 2020
  1. Dopage ton histoire – Les vrais mauvais chiffres de l’AMA – publié le 26 mai 2020
Dopage ton histoire – Les vrais mauvais chiffres de l’AMA – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)
  1. Dopage – 7 ans de suspension pour avoir pris une substance sans effet sur la performance ! C’est possible en 2020. Merci à la lutte antidopage orchestrée par l’AMA. La trimétazidine (Vastarel) n’a aucune vertu dé montrée scientifiquement pour améliorer les performances et pourtant l’athlète contrôlé positif la pris 4 ans de suspension et regardera les JO 2021 à la TV. publié le 08 juillet 2020
  2. Lutte antidopage – La mascarade des instances – Bavures, injustices, mépris… Des décisions incohérentes prises par des officiels dits indépendants – Deux poids, deux mesures ; Salwa Eid Naser, supersonique championne du monde du 400 m à Doha en 2019, feinte quatre contrôles antidopage en moins d’un an ! Malgré ce dédain des règlements, elle n’écope d’aucune sanction – publié le 1er novembre 2020
  3. Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage. A plusieurs reprises dans ce blog nous avons montré notre étonnement en constatant que la réglementation de la molécule trimétazidine (Vastarel®), autorisée pendant plus de quatre décennies, s’est retrouvée – sans études scientifiques prouvant qu’elle améliore la performance sportive d’un athlète – inscrite sur la liste rouge du Code mondial antidopage. De même, nous pourrions légitimement questionner la Commission liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA), pilotée par le Français Olivier Rabin, sur le statut d’un médicament déjà ancien considéré comme dopant par des représentants du corps médical et néanmoins toujours absent des produits illicites – publié le 15 novembre 2020
Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage affaiblissent son action – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)
  1. Compétitions sportives – Pourquoi le dopage booste les performances dans tous les sports sans exception ? Plus le corps est fort, plus il obéit ; or les substances illicites impactent favorablement le rendement physique. Par ailleurs, des spécialités considérées comme épargnées par la dope telles que Formule 1, golf, tennis, voile peuvent utiliser comme les autres des protocoles invisibles des radars officiels – publié le 18 novembre 2020
  2. Dopage – Actualité – l’AMA reçoit un gros bol d’air financier de la communauté internationale (5,2 millions de dollars) afin d’accélérer la recherche…dit-elle ! Mais les sportifs qu’elle condamne sans aucune preuve scientifique – grâce à ces futurs travaux – vont-ils voir leur horizon s’éclaircir ? Pas sûr ! Avec ce trésor de guerre antidopage, de réelles études scientifiques sur la trimétazidine (Vastarel® vont certainement pouvoir être mises en chantier pour enfin aboutir à toiletter la liste rouge de cette substance sans aucun effet sur la performance… vieille de 56 ans – publié le 03 décembre 2020
Dopage – Actualité : l’AMA reçoit un gros bol d’air financier (5,2 millions de dollars) afin d’accélérer la recherche… dit-elle ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)
  1. Dopage ton histoire – Résumé des conflits d’intérêt en chaîne de la lutte mondiale – Organigramme des instances internationales antidopage. J’ai moi-même été confronté au conflit d’intérêt entre l’ITA et l’AMA. Le 5 juin dernier lors de l’audience du lutteur Zelimkhan Kadhjiev devant le juge ‘’indépendant’’ nommé par la Fédération internationale de lutte (UWW), la conseillère juridique de l’ITA – qui avait instruit le cas positif au Vastarel® (trimétazidine) du médaillé de bronze 2019 – à ma demande de justifier par une étude scientifique que ce produit améliorait les performances sportives, a balayé ma question en tranchant : « Ce n’est pas le problème, le produit est dans la liste de l’MA » – publié le 10 décembre 2020
Dopage ton histoire – Résumé des conflits d’intérêt en chaîne de la lutte mondiale – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

8.     Point de vue – L’AMA communique sur une chimère du dopage : la contamination improbable par un vaccin anti-Covid-19. Dans le même temps, elle se désintéresse – le mot est faible – des sportifs épinglés avec une substance  »illicite » mais non dopante dont elle n’a jamais apporté la preuve scientifique qu’elle améliorait les performances avec, cerise sur le gâteau pour le contrevenant, une suspension automatique de 4 ans de mise à l’écart sans pouvoir s’entraîner. Sur cette dernière carence l’AMA se garde bien d’envoyer des communiqués aux agences de presse… – publié le 13 décembre 2020

Point de vue – L’Agence mondiale antidopage communique sur une chimère du dopage, la contamination improbable par un vaccin anticovid-19 – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)