L’envoyé spécial du Télégramme sur le Tour 2026, Jean-Saint-Marc, enclenche la machine à remonter le temps

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Ambiguité XXL : après ces Jeux améliorés reste UNE SEULE VÉRITÉ
Certains champions olympiques, mondiaux ou européens qui jubilent devant les contre‑performances des athlètes des Jeux améliorés feraient mieux de rester discrets. Car un constat s’impose : si des sportifs dopés, assumés et encadrés n’arrivent pas à rivaliser avec ceux qui sont officiellement “propres” et contrôlés par les laboratoires de l’AMA, alors des questions — sérieuses — se posent !
Des chiffres et des infos
Selon les données officielles publiées sur les athlètes participant aux épreuves :
4 familles de dopants étaient utilisées : testostérone et stéroïdes anabolisants, hGH, stimulants/psychotoniques puissants, EPO.. Entre les épreuves, le grand écran du stade éphémère indiquait aux spectateurs les produits pris par les athlètes : esters de testostérone et / ou stéroïdes anabolisants (91%), hormone de croissance (hGH 79%), stimulants type Adderall /Ritaline (62%), EPO (41%)
Aucun record du monde dû au dopage n’a été battu
Conclusion : les dopés des Jeux améliorés n’ont pas réussi à battre des records officiels de soi-disant non-dopés ! Or, on sait de longue date que le sport officiel carbure aux 4 familles citées : testostérone, hormone de croissance (hGh), stimulants, EPO. Pour certains c’est dû au fait que les super cracks du sport officiel étaient absents. A Las Vegas il n’y avait pas vraiment de stars. Autre hypothèse, les médecins des EG étaient probablement d’un niveau inférieur ou moins expérimentés que les Ferrari, Conconi et autres Fuentes du sport officiel.
Le soutien de la testostérone et des stéroïdes anabolisants même en natation
Les trois sports sélectionnés ont bénéficié en masse d’un soutien aux esters de la testostérone et stéroïdes anabolisants (91% des participants). On constate ainsi que la testostérone est utilisée dans un but de performance en athlétisme, en haltérophilie ainsi qu’en natation. Au sujet de la natation, rappelons que pendant des décennies, en France, les responsables fédéraux de la FFN et les médecins ont martelé que la testo était inefficace au prétexte – faux – que trop de puissance nuisait à la flottabilité ! Or, on sait que dès 1994, les Chinoises armées de testostérone avaient démontré que cela facilitait les performances.
Adderall / Ritaline : des stimulants puissants sur plusieurs paramètres de la performance
Il est également signalé que 62% des sélectionnés ont utilisé des stimulants puissants tels que la Ritaline/Adderall. Dans les 3 spécialités des Enhanced Games, les stimulants pouvaient jouer un rôle efficace en agissant sur le temps de réaction, la concentration, la vigilance. le tout favorisant la mise en action ultrarapide et l’hyperconcentration.
Dans le sport officiel, l’excuse de l’AUT pour l’Adderall/Ritaline – Aux EG, pas besoin d’AUT bidon pour se dopER 0 L4Adderall :Ritaline, un psychotonique puissant
Le stimulant Ritaline autorisé aux EG l’est également dans le sport officiel sous couvert d’une AUT (Autorisation de prendre un médicament dopant pour se soigner, souvent sans aucun motif sérieux). La Ritaline (Fra) / Adderall (Usa) est bien confirmée comme produit dopant et pourtant chaque fois qu’un sportif d’une épreuve officielle est testé à l’Adderall, on nous sort l’excuse de l’AUT.
Un faux record battu grâce à un dopage technologique
Les EG démontrent que l’éthique réglementaire n’est pas la priorité. Le seul record du monde battu l’a été par un nageur dopé mais surtout amélioré grâce au dopage technologique de la combinaison intégrale prohibée depuis 2010 dans le sport officiel. La nageur grec Gkolomeev, avec une combinaison spéciale interdite, a réalisé 20.81 sec sur 50 m NL améliorant de 0,08 sec le temps établi par l’Australien McEvoy en mars dernier. Ajourons que ce type de combinaison permet un gain de plus d’une seconde sur 50 m. Donc, Gkolomeev peut faire beaucoup mieux mais son record ne sera jamais officialisé sur les tables du sport mondial.
Y avait-il un seul athlète ‘’propre’’ au EG ? On en doute !
Parmi les 42 athlètes inscrits aux EG, 3 concourraient paraît-il sous la bannière ‘’propre’’ et ont gagné. Mais comme aucun contrôle antidopage n’a été effectué pendant ces Jeux laissant la porte ouverte à la suspicion, on n’est pas obligé de croire ce trio sur la non-utilisation de produits ni les autres concurrents d’avoir respecté les règles antidopage des organisateurs. (pas de cocaïne, etc.)
Des organisateurs ravis d’avoir fait progresser la connaissance de l’homme ‘’augmenté’’
Les organisateurs crient victoire en ayant pris le contrôle d’internet pendant une semaine et en estimant que grâce à eux et à leurs sportifs dopés et encadrés médicalement, ils ont posé la première pierre de l’améliorations de la race humaine et de la longévité. Rien que çà ! On risque d’attendre longtemps un début de preuve. Les instances françaises du sport officiel : deux ministres des Sports, des présidentes de l’AFLD et du CNOSF ainsi qu’une journaliste du service public de la radio ont décrié, vent debout, les EG avec des mots , déconnectés de la réalité avant les épreuves. Après ce ’’cinq majeur ‘’ est devenu muet alors que l’on attend leurs commentaires ‘’éclairés et pertinents’’ d’experts chevronnés du dopage !
Pour secouer le tambour médiatique
Les Jeux améliorés n’avaient qu’un seul objectif : que l’un des 42 sportifs conviés à la fête, batte un record du monde pour faire la ‘’nique’’ au sport officiel. On a vu qu’un nageur grec avait battu le record du 50 m NL mais avec une combinaison spéciale non validé pour le sport officiel. Donc le record ne sera pas homologué. Même coup de pouce hors règlement pour un haltérophile canadien du nom de Boady Santavy ayant échoué à 3 levées autorisées pour battre le record mondial de l’arraché, a bénéficié d’un essai supplémentaire. Ça n’a pas marché ! Visiblement, la rigueur des Jeux améliorés laisse à désirer.
POUR EN SAVOIR PLUS sur les Enhanced Games (Jeux améliorés) – BLOG JPDM – Autres liens à consulter :






Le Monde publie dans sa livraison du 20 décembre un bilan des contrôles de l’Agence mondiale antidopage pour l’année…2017. Visiblement, la presse est en compétition pour publier ‘’en exclusivité mondiale’’ tout et n’importe quoi !
Rappelons aux lecteurs et aux journalistes qu’aucun bilan de contrôles antidopage ne peut être analysé sans réserve dans la mesure où il existe des produits illicites indécelables et d’autres, tout aussi dopants, non prohibés.

Pour trois raisons, ces bilans sont bidons et acceptés sans critique, uniquement par les gros naïfs et certains médias-liges de l’AMA.
Les classements des nations et des sports les plus touchés sont complètement ‘’folklos’’ puisqu’ils ne sont pas corrélés au nombre de sportifs testés par nation et par spécialité sportive. De plus, le nombre de pratiquants potentiellement exposé à des tests antidopage n’est pas indiqué. Au final, ces chiffres n’ont aucune valeur significative sur la réalité du dopage dans le monde.


Nations et spécialités sportives épinglés en 2017 :
les chiffres de l’Agence mondiale antidopage publiés sur son site le 19 décembre 2019 ont été reproduits en partie par Le Monde le lendemain. Les résultats de l’année 2018 publiés par l’AMA seront par mes soins décryptés d’ici peu.

La hiérarchie des 114 pays référencés montre que sur le podium des nations les plus touchées, on trouve :
1re l’Italie,
2e la France,
3e les Etats-Unis.
Et l’on constate que la Russie n’arrive que 5e. Peut-être un effet collatéral de la commission McLaren sur les tripatouillages du labo de Moscou révélés un an avant par les enquêteurs indépendants sélectionnés par l’AMA. Le rapport de la dite commission a probablement freiné la triche des compatriotes de Vladimir Poutine
Une lecture superficielle de ce bilan pourrait faire croire que c’est le classement des pays où les sportifs sont les plus dopés alors qu’en réalité ce sont ceux qui sont les mieux contrôlés ou les plus testés comme les athlètes russes.

En revanche, l’ordre des spécialités concernées par la pandémie doit être proche de la réalité
1er culturisme,
2e athlétisme,
3e cyclisme (n’en déplaise à Roger Lejeay, le patron du MPCC)
Mais aussi bien placé le football (6e) alors que les patrons successifs de la FIFA, Sepp Blatter (1998-2015) et Gianni Infantino depuis 2016 n’ont eu qu’un seul discours depuis vingt ans : faire croire au bon public que le dopage ne sert à rien dans le football.
Plus langue de bois que le milieu du ballon rond c’est très difficile, voire impossible.












