Dopage : une histoire ancienne – La testostérone, déjà utilisée en 1943 comme soutien des sportifs et des combattants du Reich

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Dès 1943, la testostérone faisait partie de l’arsenal pharmacologique destiné à soutenir aussi bien les sportifs que les soldats du Reich. Ces derniers l’utilisaient dans un seul but : accroître leur agressivité, leur violence tout en supprimant la peur. Aujourd’hui encore, cette hormone masculine est largement détournée comme amplificateur de performance dans de nombreuses disciplines sportives, en raison de ses multiples effets : augmentation de la masse musculaire, amélioration du transport d’oxygène favorisant l’endurance et une action psychotonique intense.

Affiche colorée sur le dopage à la testostérone, mentionnant son rôle dans les stéroïdes anabolisants et son utilisation dès 1940.

Cette réalité historique est illustrée par un objet inattendu : la valise de Jacques Frantz, Français et ancien membre de la Waffen-SS, engagée aux côtés de l’Allemagne nazie. Lors de l’inventaire réalisé en 2010 par son fils Éric, on y découvre, parmi des cigarettes américaines, une boîte d’Acéto-Sterandryl 40 mg, une forme injectable de testostérone.

Cette spécialité pharmaceutique française, produite par le laboratoire du Dr. Roussel, ne mentionnait pourtant aucun effet lié au développement musculaire. Malgré cela, dès cette période, sportifs et militaires — en premier lieu allemands, mais loin d’être les seuls — avaient recours à la testostérone pour améliorer leurs performances.

Notons enfin qu’à partir de 1937, outre les laboratoires du Dr. Roussel, deux autres entreprises commercialisaient déjà la testostérone : Ciba en Suisse et Schering en Allemagne.

Document : le contenu de la valise de Jacques Frantz, un Waffen SS

Une image montrant le contenu de la valise de Jacques Frantz, comprenant une photo d'un soldat et des emballages de médicaments dont une boîte d'Acéto-Sterandryl 40 mg, avec divers documents et objets autour.

En complément d’informations, le Résumé des caractéristiques du produit figurant dans le Dictionnaire Vidal 1939

Document du Dictionnaire Vidal de 1939 décrivant l'Acéto-Sterandryl, un médicament contenant de la testostérone, avec des indications et des posologies énumérées.

Deux articles parus en 1983 et 2000 confirment l’utilisation de testostérone dopante par les Allemands et leurs partisans

1939-1945

TESTOSTÉRONE –  Entrée en scène de l’hormone mâle

« L’un des premiers usages de la testostérone fut, au cours de la Deuxième Guerre mondiale, lorsque les nazis ont injecté l’hormone à leurs soldats, pour augmenter leur agressivité. » [Muscle et Fitness,  USA , 1983, 44, n° 9, pp 37 et 141-144

1944

TESTOSTÉRONE – Adolf Hitler : des injections répétées

Texte de Werner Reiterer, discobole international, auteur d’un brûlot sur les magouilles du sport de haut niveau : « Avant la Seconde Guerre mondiale, les stéroïdes anabolisants en étaient à leurs balbutiements technologiques. La communauté médicale les avait utilisé auparavant dans le traitement des problèmes hormonaux et sanguins et dans la réparation des tissus lésés y compris les muscles du squelette. L’usage des stéroïdes anabolisants est très répandu dans la pratique vétérinaire, car ils avaient montré qu’ils aidaient les animaux malades à guérir de leur affection ou traumatisme. Ils étaient efficaces dans l’amélioration de l’alimentation, du gain de poids et de la vigueur des animaux. Les troupes nazies recevaient des injections de testostérone pour augmenter leur agressivité avant d’aller au combat. En 1944, Adolf Hitler recevait de son médecin, Theodor Morel, des injections répétées de Testoviron®(proprionate de testostérone). La testostérone injectable était produite en grandes quantités en Europe dans les années 40 pour aider à accélérer le processus de récupération des personnes sous-alimentées, particulièrement les prisonniers de guerre. » [Reiterer W. .- [Positive] (en anglais). – Sydney (AUS), éd. Macmillan, 2000. – 282 p (pp 73-74)]

COMMENTAIRES JPDM –

La présence de testostérone chez les sportifs et les militaires dès les années 1940, confirme que ce dopant particulièrement efficace, à la triple action : 1/ anabolisant musculaire ; 2/ augmentation de l’hémoglobine et des globules rouges boostant l’endurance ; 3/ effet psychotonique puissant (agressivité et l’impression d’être superman). Ce qui explique que toutes les spécialités sportives peuvent en tirer profit. Que l’on soit petit, grand, gros, maigre, jeune, vétéran pratiquant un sport d’endurance (marathon), de force (haltérophilie), de précision (basket, tir), les anabos ça marche et dès le début du dopage médicamenteux ils sont sur le podium des produits haute performance.

A la fin des années 1950, l’hormone mâle est rejointe dans la pharmacie sportive par ses dérivés, les stéroïdes anabolisants.

Aujourd’hui, les dernières statistiques de l’Agence mondiale antidopage de 2023 montrent que 45% des 3 724 cas positifs sont dus à des agents anabolisants (testo + stéroïdes anabolisants).

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

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Dopage – Cyclisme – Le létrozole, un inhibiteur de l’aromatase, fait chuter Toon Aerts

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L’ancien champion de Belgique de cyclocross 2019 a pris deux ans de suspension pour un contrôle hors compétition positif au létrozole, un modulateur hormonal, boosteur de testostérone endogène.

Cette molécule, en raison de son statut de substance spécifiée dans le Code mondial antidopage, entraîne une sanction maximale de deux ans, voire moins si le sportif démontre, preuves à l’appui, que la contamination n’est pas volontaire.

Transgenres – Drôles de dames au départ des compétitions d’athlétisme…

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Un athlète de compétition, en changeant de sexe, malgré un traitement freinateur de testostérone, conserve des avantages, notamment morphologiques mais pas que sur les athlètes femmes cisgenres.

Dopage -Le marcheur italien Alex Schwazer face au Clan de l’antidopage AMA-AIU de World Athletics – TAS, n’a aucune chance d’être entendu

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Il ne peut faire valoir ses doutes d’une éventuelle manipulation d’échantillons devant les gendarmes bornés des molécules illicites.

Le 07 avril dernier, Ouest-France, sur la base d’une dépêche de l’Agence France-Presse (AFP), répercutait un communiqué commun de l’Agence mondiale antidopage (AMA) et World Athletics estimant que l’échantillon d’Alex Schwazer contrôlé positif à la testostérone le 01 janvier 2016,  »n’a fait l’objet d’aucune manipulation ».

Natation – Lia Thomas, un homme transformé en ondine, perturbe la cohérence des articles de presse

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CONTRIBUTION AU DECRYPTAGE DES AVANTAGES naturels et incontestables des transgenres féminins et hyperandrogènes

Un journaliste de L’Equipe sans aucune compétence sur la question, rédige une page du quotidien sportif dans laquelle nous n’apprenons strictement rien sur les avantages morphologiques et biologiques d’une telle métamorphose (chirurgie plus hormones)

Transgenre – Un nageur de compétition, en changeant de sexe – malgré un traitement freinateur de testostérone – conserve un avantage sensible sur les nageuses nées femmes

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Les instances doivent revoir leur copie pour que le processus de transition ne laisse pas une domination excessive aux femmes transgenres

PARADOXE – Alors que les autorités sportives mondiales pourchassent depuis des décennies le dopage hormonal exogène, là, avec le cas de Lia Thomas qui a changé de sexe, elles légalisent – malgré une opération pour le moins non naturelle – la supériorité du passé hormonal endogène masculin de Will qui a forcément laissé en héritage des atouts morphologiques, biologiques et physiologiques à Lia, la nouvelle ondine des bassins. Au motif du  »tout inclusion », on bafoue morale et surtout éthique sportive.

Dopage – Testostérone (3e volet) : les adeptes ne se recrutent pas que dans les sports de force (rugby…) ou dans les spécialités d’endurance (athlé, cyclisme…)

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Mais aussi dans les compétitions cérébrales

Le Norvégien Geir Helgemo, n° 1 mondial de bridge, représentant la principauté de Monaco dans les compétitions internationales, s’est fait épingler à la testostérone. Pour les journalistes de sport, le joueur est forcément un débile pour se doper à la testo… Il n’a pas besoin de gros muscles…

Dopage – Gel de testostérone : il n’y a pas que les cyclistes…

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l’athlétisme avec Alberto Salazar et le rugby avec Fabien Galthié ont eux aussi été confrontés aux applications illicites de testostérone par voie cutanée

DERNIERE HEURE – Le Dr Richard Freeman radié à vie par le Conseil de l’Ordre britannique 

Le 19 mars 2021, après une longue procédure étalée sur plusieurs mois, le Medical Practitioners Tribunal Service (MPTS) – le pendant anglais du Conseil national de l’Ordre des médecins français (CNOM) – a rendu sa décision concernant le cas du Dr Richard Freeman, médecin de l’équipe Sky de 2009 à 2015 et de la Fédération britannique de cyclisme de 2009 à 2017. Le couperet est tombé : radié à vie. Les juges ont considéré qu’une suspension n’était pas adaptée au comportement  »malhonnête » du médecin qui nie toujours avoir commandé des patches de testostérone pour doper un coureur en 2011. Ils ont au contraire estimé qu’il était  »approprié et proportionné » de le rayer de la liste des médecins autorisés à exercer.

COMMENTAIRES Dr JPDM – Comme je l’ai écrit dans l’article  »Pour la Sky l’étau se resserre » paru le 19 mars sur ce blog, le Dr Freeman est un lampiste qui paye pour l’ensemble de l’organisation Dave Brailsford, manageur emblématique de l’équipe anglaise aux sept victoires finales sur le Tour de France. Par ailleurs, on constate que le Conseil de l’Ordre britannique est beaucoup plus intransigeant que leurs collègues européens. Deux médecins dopeurs à grande échelle, les Drs Michele Ferrari et Eufemiano Fuentes, continuent à exercer. De même, en France, des toubibs épinglés par les enquêtes continuent leurs activités de thérapeute. Ainsi se vérifie une fois de plus l’adage : deux poids deux mesures. L’harmonisation se fera à la… St Glinglin.

Contre-enquête – Equipe Sky (Wiggins, Froome) versus équipe US Postal (Lance Armstrong) : bonnet blanc et blanc bonnet

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Le 2 mars 2021, normalement, on va enfin savoir si la Sky-Ineos doit rendre ses maillots jaunes acquis grâce à des gains illicites associant corticostéroïdes (triamcinolone injectable) et testostérone (patchs). Les auditions et plaidoiries se sont éternisées en 2020 pour cause de pandémie à la Covid-19.

Ce couple dopant  »corticos-testo » est connu dans le monde du sport, notamment du cyclisme, comme un must de la performance depuis 1975. A partir de 2016, plusieurs enquêtes au sein de l’équipe Sky (2010-2019) puis Ineos (2019-2020) puis Ineos-Grenadiers (2020) ont démontré que les gains marginaux chers au manageur David Brailsford pouvaient franchir nettement la ligne continue et s’inscrire dans une pratique dopante à  »la Lance Armstrong »