Chronique du dopage – « 3 no-shows ce n’est pas du dopage » ! La preuve du contraire !

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Les tests inopinés effectués sur la base des localisations quotidiennes fournies par les sportifs eux-mêmes ont pour seul objectif de traquer les adeptes d’amplificateurs artificiels de performance.

Or, quasiment dans 100% des cas, on entend la défense inaudible de ceux qui ont été épinglés pour 3 manquements, affirmer sans sourciller : « Ce n’est pas du dopage mais seulement des obligations administratives de localisation ».

Cette défense aujourd’hui éculée rejoint la catégorie des faux arguments niant le dopage comme la phrase : « J’ai passé des dizaines de tests négatifs, c’est bien la preuve que je suis clean ». L’ont ainsi déclaré – sans convaincre même les plus naïfs de leurs supporters – Lance Armstrong (cyclisme – 500 tests tous négatifs), Marion Jones (athlétisme – 160 tests) ) Sergio Ramos (football – 300 tests), etc.

Les no‑shows ADAMS sont en train de devenir la nouvelle parade des tricheurs.

La gymnaste roumaine Ana Barbosu, médaillée olympique 2024 et multi‑médaillée européenne, rejoint la longue liste de celles et ceux qui jurent que « ce n’est pas du dopage ». Pourtant, disparaître pile au moment d’un contrôle inopiné ou faire le mort derrière sa porte n’a qu’un objectif : laisser passer le temps où urine et sang trahiraient une cure de produits interdits.

Rappelons que jusqu’au début des années 2000, une absence de présentation à un test antidopage (ou un refus) équivalait à un contrôle positif avec une suspension équivalente.

Depuis 2009, trois manquements en 18 mois valent un test positif. La règle est retoquée en 2015 sur une période de 12 mois. 3 manquements entraînent une suspension de 12 à 24 mois.

Beaucoup ont compris la combine : deux absences par an, des excuses folkloriques (sonnette cassée, téléphone en mode avion, boules Quies…), et tout le monde regarde ailleurs. Merci à l’AMA pour ce règlement aussi permissif qu’inefficace.

Et quand un athlète martèle son innocence ou exhibe une collection de contrôles négatifs, cela suscite souvent plus de doutes que de certitudes. La crédibilité ne s’affirme pas, elle se démontre.

Autre angle mort : les no‑shows touchent presque exclusivement les sports individuels. Athlé, cyclisme, natation, gymnastique… En revanche, silence total dans les sports collectifs : football, rugby, basket, handball. Deux poids, deux mesures qui interrogent sérieusement la cohérence de la lutte antidopage.

Un contrôle positif prouve un dopage. Trois manquements, eux, installent une suspicion maximale de protocole illicite. Ana Barbosu a participé aux plus grandes compétitions : elle ne peut plus invoquer l’inexpérience administrative.

Finalement, après 17 ans d’existence réglementaire, 3 no-show induisent plus sérieusement une suspicion légitime de dopage à l’encontre du contrevenant.

  1. Chronique du dopage/athlé – Cyréna Samba-Mayela, vice-championne olympique du 100 m haies Paris 2024, risque 2 ans d’arrêt pour 3 manquements en 12 mois à ses obligations de localisation (N-S). Son agent tonne que Samba n’a jamais fait l’objet d’un contrôle antidopage positifs, ce n’est qu’un problème administratif.
  2. Or, les obligations de localisation sont destinées justement à épingler les dopés qui profitent de la règle des 3 absences pour se charger à l’insu des contrôleurs. Si on refuse un test, on prend 4 ans de suspension et là il faut 3 absences pour ne risquer que 2 ans. Chercher l’erreur !
  3. Enfumer les lecteurs, jouer les victimes ne change rien : s’esquiver 3 fois c’est s’exclure soi-même. Le but des N-S est d’attraper ceux qui utilisent stéroïdes anabolisants, Sarms, peptides mimétiques, microdoses nocturnes, transfusions autologues, produits expérimentaux. Rien que ça !
  4. La règle des 3 N-S vise les dopés qui se planquent pour éviter les contrôles surprise. Avant 2009, un seul manquement valait un test positif. Les plus futés jouent avec 2 N-S par an, pour le 3e ils sont présents. Le compteur repart à zéro tous les 12 mois.
  5. D’ailleurs, la fréquence des manquements à la localisation via le système Adams fait feu de tout bois et est en passe de supplanter les chiffres des tests positifs. Depuis 2009, les N-S font partie des règles antidopage. L’excuse de la difficulté à se localiser ne tient pas la route.
  6. Curieusement, 3 N-S n’entraînant pas de suspension immédiate en attendant la fin de la procédure alors que le refus d’un contrôle provoque aussitôt l’arrêt des compétitions. Au final, la règle des N-S est très laxiste par rapport aux possibilités de dopage induites.
  7. Communiquer que 3 N-S n’est pas du dopage est faux puisque le but n° 1 du système des localisations est d’épingler les tricheurs en pleine phase de cure. Pour être efficace, cette dernière demande entre 15 jours et 3 semaines, période où le dopé est incandescent.

Tour de France – Des watts, encore des watts : une pseudo-preuve du dopage !

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Au final, un diagnostic de triche pas plus scientifique qu’une rumeur !

2e article

par Laurent Heurtois

Spécialiste datas et optimisation de la performance (ergonomie, biomécanique); a travaillé chez Wattbike France, un importateur d’ergomètre

Les ignorants persistent à ne parler que de watts (dans les compétitions amateurs et même sur les cyclos comme Paris-Nice ou l’Etape du Tour), ils n’ont que ça à la bouche du matin au soir.

Mais que faire de ces données aléatoires surtout si l’on n’est pas data scientist?

Même les commentateurs et consultants de France Télévisions s’y mettent en admettant du bout des lèvres qu’ils n’ont pas les compétences!

Jeter en pâture des chiffres, pour en déduire qu’untel est chargé, sans tenir compte :

  • de ce que nous avons abordé dans un précédent article (publié le 11 juillet),
  • du coureur caché derrière la voiture d’un directeur sportif pour bénéficier de l’aspiration,
  • du bidon collé à répétitions qui fausse littéralement les données en temps
  • ou encore, par exemple, Nairo Alexander Quintana Rojas (spécialiste de la triche), qui s’agrippe à une moto au Tour de France 2016 et 2022 et adepte du tramadol, un antalgique puissant qui lui a fait perdre sa 6e place finale du Tour 2022.

Et les gains marginaux ? Comment, également, ne pas tenir compte des gains marginaux (vélo, équipement, aérodynamisme,…) ?

Il n’y a rien d’étonnant à ce que les moyennes évoluent positivement et qu’il y ait moins d’abandons dans les étapes difficiles.

Toujours les watts ? Stop à cette pseudo-science égarant les naïfs sans culture scientifique

Arrêtons de parler des watts et W/kg surtout lorsque l’on ne connaît pas les subtilités physiologiques (poids du coureur et de son équipement, avec ou sans bidon au départ de la course et déshydratation durant l’épreuve…) 

Comment indiquer des w/kg quand la presse donne souvent des chiffres erronés sur les poids des coureurs, poids qui peut varier de plusieurs kilos par rapport à la réalité! Les pseudos experts ne connaissent pas le poids réel au moment de leur calcul !

Autre exemple : un directeur sportif qui indique aux oreillettes de ses coureurs que la montée va se faire à tant de W/KG alors que ses propres coureurs n’ont pas du tout le même poids et le même objectif, et le plus désolant, c’est publié en direct à la télé, c’est totalement lunaire!

Par contre, tout le monde s’offusque lorsque des coureurs sont contrôlés en pleine nuit (il est vrai que des pratiques similaires de traque antidopage n’existent pas dans les autres disciplines), allant même – par un ancien coureur français impliqué dans des révélations – jusqu’à se poser la question de savoir si Jonas Vingegaard n’a pas chuté dans cette 15e étape du TDF 2026, à cause du contrôle antidopage nocturne un comble!

Ces contrôles antidopage ont été diligentés par l’International Testing Agency (ITA, fondée en 2018) et en partenariat avec l’UCI depuis 2020, pour, d’après les instances, des suspicions concordantes!

Seule la lutte antidopage – avec les noms des molécules détectées et pour celles qui ont un seuil de positivité leurs quantités trouvées dans les urines et/ou le sang – peut prouver qu’un athlète est dopé mais certainement pas les watts ou W/kg.

Laurent Heurtois

COMMENTAIRES Dr JPDM le 21 juillet 2026

Watts : méthode scientifique ou calculs-horoscope des pseudos s’exprimant sur le réseau social X ?

Les calculs de puissance d’un prof d’EPS (coach cycliste) et d’un ingénieur, publiés sur X, ne sont pas une preuve scientifique du dopage Ce sont des estimations biomécaniques dont la validité dépend de la précision des hypothèses, mais qui ne permettent pas, à elles seules, de conclure qu’un coureur est dopé.

La méthode repose sur des principes physiques réels. À partir de la vitesse, de la pente, de la longueur de l’ascension, du poids estimé du coureur et du vélo, de la résistance au roulement et de l’aérodynamique, le ‘’binôme des watts’’  estime la puissance développée. En ce sens, il ne s’agit pas d’inventer des watts « devant la télévision » : les calculs utilisent les lois de la mécanique.

En revanche, plusieurs limites importantes rendent les chiffres beaucoup moins percutants :

  • le vent est souvent mal connu,
  • le poids exact du coureur varie et est, le plus souvent faux,
  • la position aérodynamique et la surface frontale sont estimées,
  • l’aspiration derrière d’autres coureurs est difficile à modéliser,
  • les données de puissance réellement mesurées par le capteur du coureur ne sont généralement pas disponibles.

Ces incertitudes peuvent modifier le résultat de plusieurs pourcents, ce qui est loin d’être négligeable lorsqu’on cherche à distinguer une performance « humaine » d’une performance « suspecte ». Des physiologistes et spécialistes de la performance ont contesté l’idée que ces calculs puissent servir de preuve individuelle de dopage.

Le point le plus controversé est l’utilisation de seuils (410 W, 430 W, 450 W. .. ) pour qualifier des performances de ‘’suspectes’’, ‘’miraculeuses’’ ou ‘’mutantes’’. Ces seuils ne sont pas reconnus comme des critères officiels par les instances antidopage telles que l’Agence mondiale antidopage (AMA) ou l’UCI.

En pratique, les calculs du ‘’binôme des watts’’ sont utiles comme outil d’analyse ou comme indice. Si une performance estimée est très supérieure à ce qui est habituellement observé, cela peut justifier de s’interroger.

En revanche, cela ne constitue pas une démonstration scientifique qu’un coureur soit dopé. Pour établir un dopage, il faut des preuves analytiques : contrôles biologiques, passeport biologique, analyses de laboratoire mais aussi aveux ou éléments d’enquête pouvant témoigner du dopage.

Pourquoi cela séduit quand même ?

Parce que ça donne l’illusion d’un savoir scientifique : ça flatte l’ego du pseudo (« moi je vois ce que les autres ne voient pas »), ça lui permet de lancer des accusations sans preuves, d’avoir le soutien, sur les réseaux, de milliers de followers au bagage scientifique nul, incapables de discerner le vrai du faux… sans lesquels il n’existerait pas.

C’est le dopage des ‘’experts du Bar des Sports’’ : tout pour l’effet, rien pour l’éthique, et zéro courage derrière car :  « Je sais tout ce que prennent d’illicite les coureurs mais… je ne dis rien de concret, je crains les procès en diffamation.»

En réalité, ce qu’il sait sur les produits ne ferait pas avancer plus vite un escargot de compétition !

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LES WATTS – Blog JPDM – Tour de Fance – Watts : des comparaisons à la louche ! POINT de VUE Laurent Heurtois (1er article) – publié le 11 juillet 2026 – publié le 11 juillet 2026

Triche récompensée (2e volet) – La grande hypocrisie du sport mondial face au dopage encadré des Jeux  »améliorés »

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Focus sur des athlètes qui ont été testés positifs au dopage et qui malgré ce fait de triche évident et connu des instances ou de leur pays ont été honorés du titre d’athlète de l’année ou d’une distinction similaire.

Affiche sur le dopage dans le sport, mettant en évidence la triche récompensée par des institutions sportives officielles.

Dans le premier volet, nous avons évoqué trois figures officielles parvenues au sommet de leur carrière — Sarkozy, Samaranch et Laporte — dont les discours sur le dopage oscillent entre flou artistique et ambiguïté assumée. Ce trio d’irresponsables a, par son influence médiatique, largement contribué à banaliser la promotion de la dope dans le sport.

Comme l’écrivait Alphonse Allais, « rien n’est plus contagieux que l’exemple ». Et l’exemple, ici, vient d’en haut : ces décideurs, par leurs prises de position et leur visibilité, ont participé à la propagation d’une culture de la triche institutionnalisée.

Ce deuxième volet s’intéresse à l’hypocrisie des instances officielles qui se prétendent vertueuses tout en ne combattant que mollement le fléau numéro un du sport mondial.
Depuis les années 1980, les grandes institutions sportives n’ont cessé d’encenser des champions dont le dopage était pourtant notoire.
Voici quelques exemples — loin d’être exhaustifs — de cette triche récompensée.e propose dans cet article des exemples de vainqueurs testés positifs aux contrôles antidopage et récompensés par le titre d’athlète de l’année ou équivalents

Couverture du livre 'Dopage aux Jeux Olympiques. La Triche récompensée' par Dr Jean-Pierre de Mondenard, publié en 1996, illustrant la thématique du dopage et de ses conséquences dans le sport.

Dopage – José Azevedo, ex-cycliste de l’US Postal, un champion de l’enfumage toutes catégories

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Coéquipier de Lance Armstrong (LA) dans les équipes US Postal et Discovery Channel, il assure que celui-ci ne trichait pas. C’est ce qu’il vient d’affirmer à O Joro, un média portugais, partagé par le site canadien lesnews.ca en expliquant sans sourcilier qu’il n’a jamais eu connaissance des violations des règles antidopage par Armstrong dit le Boss du peloton des années 1999-2005.

Dopage ton histoire – Liste mal ficelée des médocs illicites de l’AMA

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Présence de substances indécelables,

– Absence d’autres, elles, vraiment dopantes,

– Et, cerise sur le gâteau, de produits totalement inefficaces tels que le meldonium et la trimétazidine dont la preuve scientifique d’aide à la performance n’a jamais été validée par des études d’experts indépendants.

Tour de France ton histoire – Avec Pédale!, le déroulé de l’épreuve initiale – 1903 – est très éloigné de la réalité des faits

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En revanche, ententes entre coureurs, raccourcis (non-respect de l’itinéraire officiel), ravitaillements illicites, utilisation de véhicules à moteur sont omniprésents pendant les six étapes.

Lutte antidopage : elle fait du surplace depuis 60 ans ! Décryptage

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L’Agence française antidopage (AFLD) est la seule entité à lutter contre la triche biologique. Son action éthique est contrée par les décideurs politiques, médiatiques et parraineurs publicitaires. C’est un peu la principauté de Monaco faisant la guerre aux USA et à la Russie, tous deux alliés contre le Rocher !

Dopage – La triche biologique est efficace ! Un énième témoignage s’ajoute aux expertises scientifiques validées.

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Un skieur de fond constate qu’il obtient 30 secondes de bénef sur 30 minutes de course, soit un gain de 1,7%.  C’est suffisant pour grimper dans la hiérarchie !

 

Or, par un effet pendulaire, pendant de nombreuses années, les tenants de l’antidopage ont nié mordicus la moindre efficacité aux substances illicites alors qu’aujourd’hui, rares sont ceux qui croient encore à cette fable.

Transgenre – Un nageur de compétition, en changeant de sexe – malgré un traitement freinateur de testostérone – conserve un avantage sensible sur les nageuses nées femmes

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Les instances doivent revoir leur copie pour que le processus de transition ne laisse pas une domination excessive aux femmes transgenres

PARADOXE – Alors que les autorités sportives mondiales pourchassent depuis des décennies le dopage hormonal exogène, là, avec le cas de Lia Thomas qui a changé de sexe, elles légalisent – malgré une opération pour le moins non naturelle – la supériorité du passé hormonal endogène masculin de Will qui a forcément laissé en héritage des atouts morphologiques, biologiques et physiologiques à Lia, la nouvelle ondine des bassins. Au motif du  »tout inclusion », on bafoue morale et surtout éthique sportive.