Dopage – Le Monde confond infusion et perfusion ! Bonjour l’information…

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[publié le 28 février 2017]

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L’Agence France-Presse, le Monde.fr et L’Equipe, ont répercuté l’information du quotidien britannique Sunday Time révélant des soupçons de dopage formulés dans un rapport de l’Agence antidopage américaine (USADA), mis au jour par le groupe des hackers Fancy Bears, qui affirmait qu’Alberto Salazar – triple vainqueur du Marathon de New York au détours des années 1980 mais surtout coach de l’athlète Mo Farah, quadruple champion olympique du 5 000 m et de 10 00 m – proposait pour améliorer les performances de ses athlètes, des médicaments tels que la L.carnitine injectable (mis sur le marché français en 1988).

mo-farah-alberto-salazar-676938Alberto Salazar, triple vainqueur du Marathon de New York, coach de Mo Farah

Mo Farah suspecté pour une infusion de L.carnitine !

 Mo Farah celebrates winning the men's 5,000m final at the European Championships in Helsinki in June L’athlète Mo Farah, quadruple champion olympique du 5 000 m et du 10 000 m

Ces pratiques douteuses avaient déjà été évoquées en 2015 sans que cela débouche sur une condamnation de la part de l’USADA.

Quoi qu’il en soit, la L.carnitine mise en cause, utilisée par les sportifs depuis les années 1970, n’a jamais figuré sur la liste rouge de l’IAAF (Fédération internationale d’athlétisme). Donc pas de quoi en faire toute une affaire.

En fait ce qui motive mon billet, c’est la mauvaise traduction du mot anglais INFUSION qui perturbe la lecture. En effet, dans le Monde.fr du 26 février, il est écrit que : « Salazar abusait de médicaments sur ordonnance et faisait des expérimentations avec des INFUSIONS d’un complément expérimental à base de l’acide aminé L-carnitine, sur son site d’entraînement dans l’Oregon. »

En français, le mot INFUSION signifie « préparation obtenue en versant de l’eau bouillante sur une substance (végétale par exemple) pour en extraire les principes actifs. Les tisanes de camomille, menthe, tilleul, verveine, thé sont des infusions. »

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       Infusion de mélisse                                          Perfusion intraveineuse

 La bourde du quotidien du soir

 Chez nos voisins d’outre-Manche, le mot infusion signifie à la fois tisane et PERFUSION. Cette dernière associée à la L.carnitine était bien sûr la bonne traduction. Dans l’Hexagone, l’infusion se boit, la perfusion s’injecte. Il est probable que le jargon des sportifs mis sur écoute va dorénavant s’enrichir du code ‘’infusion’’ pour, bien sûr, tromper les enquêteurs.

Au fil des années, il m’a fallu combattre d’autres mastics tels qu’antidopage (sans trait d’union), la nandrolone (au féminin), les stéroïdes anabolisants aux effets diamétralement opposés à ceux des glucocorticoïdes, lateral (côté externe), médial (côté interne proche du plan médian)

Ces différentes erreurs sont symptomatiques d’un manque de professionnalisme des traducteurs des dépêches anglosaxonnes, ce qui doit certainement toucher d’autres paramètres de l’information.

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Punchline Dr de Mondenard

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[publié le 27 février 2017]

N° 87

La publication à la une du bilan des médailles ou l’apologie du dopage par la presse

 Tant que le but ultime de la presse tricolore sera à chaque podium obtenu aux Jeux olympiques, d’encenser la France et ses athlètes afin de pouvoir titrer dans leurs colonnes en long et en large : « Rio 2016 : La France bat son record de médailles », elle adressera un message subliminal aux sportifs, autrement dit, en clair, fera

l’apologie du dopage.

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Le Journal du Dimanche, 21 août 2016

Curieusement, dès qu’un sportif ‘’bleu-blanc-rouge’’ se fait prendre par la patrouille, pour ne pas faire tache à la joie et au bonheur ambiant, il est ostracisé en quelques lignes. De son côté, la pandémie de dopage adresse un grand merci aux médias obnubilés par le seul bilan des médailles. Les journalistes sportifs ne sont pas isolés dans cette dérive, ils sont accompagnés par le ministère des Sports dit ‘’ministère de la performance’’ qui ne pense qu’à ça.

Rappelons que, depuis au moins cinquante ans, le classement des pays ayant engrangé le plus de médailles à la fin des JO est très proche de la hiérarchie des nations adeptes des drogues de la performance.

 

 

Ski – Hommage à Jean Vuarnet et Adrien Duvillard, tous deux récemment disparus

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[publié le 25 février 2017]

Deux gloires du ski français nous ont quittées à quelques semaines d’intervalle.

Jean Vuarnet (1933-2017), champion olympique de descente à Squaw Valley (USA) est parti le 02 janvier 2017.

Adrien Duvillard (1934-2017), 4e du géant des Jeux olympiques 1956, 10e en 1960 et triple vainqueur (descente, slalom spécial, combiné) des épreuves de Kitzbühel (Autriche) la même année, a rejoint son aîné le 14.02.2017 en pratiquant – toujours – le ski.

Cette couverture de l’excellent mensuel Sport et Vie des années 1960 les réuni tous les deux avec une autre fine spatule Charles Bozon (1932-1964), emporté, lui, par une avalanche le 07 juillet 1964 alors qu’il n’avait que 31 ans.

 

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Sport et Vie, n° 46, mars 1960

 

Encore un grand merci à ces géants des pistes qui ont fait la gloire du ski français des années 1960.

Tour de France – Galibier : Charly Gaul était aussi rapide, sinon plus, en 1955, qu’Andy Schleck et Alberto Contador en 2011 – la preuve par les faits

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[publié le 23 février 2017]

COMMENTAIRE DE LECTEUR :

 Le 18 février 2017, j’avais réagi à une ‘’énorme vanne’’ de L’Equipe publiée deux jours auparavant qui attribuait à Lance Armstrong la victoire au Mont-Ventoux, le 13 juillet 2000, alors que c’était Marco Pantani qui avait franchi la ligne le premier. Dans le même texte du quotidien sportif, le journaliste mettait en exergue la vitesse de jambe de l’Américain. Dans mon blog, j’avais rappelé qu’au décours des années 1950, Charly Gaul tournait ses bielles à une cadence identique au natif de Plano (Texas).

Un lecteur a commenté cet article paru dans mon blog le 16 février et titré : Le Grand bêtisier XXL de L’Equipe continue.

Voici son annotation critique : « 110 tours minute avec 3,95 m de développement, ça fait du 26 km/h. Charly Gaul serait donc allé plus vite que Contador et Schleck dans le Galibier. Encore de la ‘’légende’’ du Tour de France. »

Je ne suis pas sûr que dans un col tel que le Galibier (2 556 m d’altitude au passage du tunnel) sur une distance de 34 km depuis Saint-Michel-de-Maurienne (versant Nord : le plus utilisé par les géants de la route du Tour), avec une pente moyenne à 6,6%, pour un supergrimpeur du calibre de Charly Gaul, il ne lui était pas possible de rouler à 26 km/h sur des portions prolongées et non en continu  alors que l’ascension totale du géant alpin présente, intercalée, une descente de 4 km  avant Valloire.

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Charly Gaul à l’aise au sommet du Galibier devance ses poursuivants de 15’ 55’ – Le Miroir des Sports, 1955, n° 524, 18 juillet, p 5

Plus d’un quart d’heure dans la vue

En 1955, au sommet du géant, le Luxembourgeois a atomisé ses adversaires qui passent avec un débours de 15 mn 55 et plus. Parmi eux, on trouve tous les cadors du peloton : Louison Bobet, Ferdi Kubler, Jan Brankart, Raphaël Géminiani, Gilbert Bauvin….

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Les poursuivants de l’Ange de la Montagne sont à la peine – Le Miroir des Sports, 1955, n° 524, 18 juillet, p 9

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Les passages au Galibier le 14 juillet 1955

Bien sûr, je n’étais pas présent dans les voitures suiveuses mais je pense que l’Ange de la Montagne portait bien son surnom lors de la 8e étape Thonon-les Bains – Briançon le jeudi 14 juillet.

Moyenne horaire 1955 versus 2011 : avantage Gaul

Par ailleurs, si on compare la moyenne horaire de l’étape remportée en 1955 par Gaul (253 km pour un temps de 7 h 42’ 55’’, soit 32,792 km/h), sur le Tour 2011 où sont réunis Andy Schleck et Alberto Contador pour la 18e étape Pinerolo-Galibier-Serre-Chevalier (21 juillet), les chiffres sont voisins : 200,5 km ; 6 h 07’ 56’’ soit 32,696 de moyenne.

En 2011, rebelote le lendemain,  le Galibier est encore au menu. Mais là, sur une étape beaucoup plus courte  – 109,5 km – avec un mano a mano Andy Schleck-Alberto Contador, on constate que la moyenne 33,963 km/h n’a rien d’exceptionnelle. En tout cas, elle ne démontre pas que Gaul était inférieur aux deux supergrimpeurs du Tour 2011.

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Profil établi pour le Tour 2011

La légende tenace martelée par les plumitifs actuels sur les dopages dérisoires des années 1950 à 1980

Compte tenu des vitesses moyennes enregistrées à 56 ans d’écart, on peut aussi balayer d’un revers de main la croyance erronée de la presse actuelle : « qu’avant les dopages étaient dérisoires, les exploits énormes. Que penser de ce dopage devenu énorme, de ces exploits dérisoires ».

Mis à part « les carencés en neurones », qui peut croire cette fable que le dopage des années 1960 était dérisoire et celui des années 2010 atomique ?

Grâce à la presse sportive, la langue de bois a de beaux jours devant elle.

 POST-IT (1)

 Les faits listés ci-dessous en sont la preuve ; Gaul était meilleur que  Schleck et Contador.  En 1955, les ingrédients techniques de la performance sont en défaveur de l’Ange de la Montagne et pourtant il va aussi vite que ses successeurs, plus de cinq décennies après :

 

Charly Gaul (1955)

Andy Schleck – Alberto Contador (2011)

Poids du vélo

 10,8 kg [= + 3,6 kg]

7,2 kg

 

 

Selon Antoine Vayer, entraîneur de cyclistes professionnels : « Un gain de 1 kg sur un vélo fait gagner quinze secondes sur une pente de 10 km à 7% »

Le Galibier faisant 30 km (34 – 4 la descente du Télégraphe sur Valloire) cela donne une perte de temps pour le vélo le plus lourd de 2 mn 42 s

Roue libre

5 vitesses

11 vitesses

 

Revêtement de la chaussée

Depuis les années 1995, le ministère de l’Equipement est l’équipier du Tour. Et donc depuis plus de 20 ans, les As de la petite reine s’affrontent sur des routes propres et roulantes dont certaines, même dans les cols, ressemblent à des macadams d’autoroutes grâce au partenariat entre ASO-la société à qui appartient au Tour – et la Direction de l’équipement (DDE)

Chaussures

Fixées aux pédales par des cales

Couple chaussure-pédale automatique plus efficace

Drogues de la performance disponibles

Amphétamines (+++)

–       Erythropoïétine (EPO)

–       Hormone de croissance

–       Stéroïdes anabolisants

–       Transfusion sanguine

 

POST-IT (2)

 Autres témoignages sur la vitesse de jambe du lauréat du Tour 1958 :

1 – Témoignage de Robert Chapatte : (épreuve ’’Provinces du Sud-Est’’ 1955) : « Dès lors pour le Luxembourgeois, le verdict du Ventoux désignerait le vainqueur et la victime. Pour lui, ce jugement ne laissait aucun doute. Il ne fut pas déçu. Grimpant dans son style très personnel – un style inédit en matière d’escalade – moulinant des petits braquets, mains en bas du guidon, le plus souvent « en danseuse », Charly Gaul écrasa tous ses poursuivants dans l’ascension, augmenta l’écart dans la descente et sans perdre la moindre minute, sur les 40 km de plat entre Bédouin et Avignon, résista à la chasse menée tambour battant par ses victimes regroupées. » [Route et Piste, 25.05.1955]

2 – Témoignage de René de Latour du Miroir des Sports : « Charly Gaul ne donne pas l’impression de s’employer davantage. Ses escalades s’effectuent dans une apparente facilité. Sa cadence ravirait Charles Faroux, le grand théoricien de la mécanique qui est un adversaire déterminé des cadences cyclistes inférieures à 120 tours minute, quel que soit le terrain. C’est que Gaul se refuse à pousser en force. Tout en lui est souplesse. Ses développements sont inférieurs à ceux de ses adversaires et la grâce de son style s’en dégage nettement. C’est sans doute la raison pour laquelle alors que la carrière des grimpeurs est généralement brève, sa supériorité doit s’affirmer pendant encore de longues années. » [Le Miroir des Sports, 1956, n° spécial avant Tour, supplément au n° 570, p 15]

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L’Equipe, 15 juillet 1955

Football – Arrêt sur image

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[publié le 20 février 2017]

En 1958, les footballeurs, sans se cacher, se subliment à la mi-temps.

 Artificiel ou naturel, tout est bon pour vaincre.

Aujourd’hui, selon les instances du ballon rond, le dopage serait inexistant !

Langue de bois ou naïveté pathologique ?

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L’Argentin Omar Sivori, naturalisé italien en 1961, ballon d’or la même année, absorbe de l’oxygène à la mi-temps  – Sport et Vie, 1958, n° 30, novembre, p 28

De nos jours, c’est dans les chambres d’hôtels ou dans les vestiaires – à l’abri des regards – que les footeux avec leur staff pratiquent les « mises à (top) niveau »

Punchline Dr de Mondenard

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[publié le 20 février 2017]

N° 86 

 Les 3 plus de la compétition

 La consommation des drogues de la performance concerne tous les sports, de l’haltérophilie au jeu de fléchettes, en passant par le foot et le rugby. Cette dérive est boostée :

–       En premier par la compétition (ego)

–       Elle-même stimulée par la médiatisation

–       En clair, plus la concurrence est forte, plus il y a de médias, plus il y a de dopage.

La triche et le mensonge étant consubstantiels à l’homme (cf les politiques) resteront sans effet.

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Pour Pinocchio, pas besoin de la contribution d’un synergologue pour savoir qu’il ment

 Toutes les grandes envolées moralisatrices du ministère des Sports animé depuis avril-août 2014 par le couple Braillard-Kanner  n’y pourront absolument rien. Comme, en plus, ces deux personnages n’ont aucune légitimité pour donner un quelconque avis sur la question (aucune formation de médecin, de pharmacien ou de physiologiste), ils feraient mieux de s’occuper sérieusement du sport scolaire car on peut imaginer qu’ils ont fréquenté assidûment ( ?) pendant plusieurs années les bancs des écoles ainsi que les gymnases et terrains de sport leur permettant d’acquérir ainsi une certaine expérience de la pratique des activités physiques pendant cette période.

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Patrick Kanner (ministre de la ville et de la Jeunesse et des Sports) et Thierry Braillard (secrétaire d’Etat chargé des Sports)

 

L’Equipe – Le Grand Bêtisier XXL continue…

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[publié le 18 février 2017]

En contradiction avec les faits, L’Equipe du 16 février 2017 nous raconte que Lance Armstrong a battu Marco Pantani au sommet du Ventoux, le 13 juillet, lors de la 12e étape du Tour de France 2000 !

Le 16 février dernier, Philippe Brunel nous propose un mastic de gros calibre. Son article intitulé : « Armstrong rattrapé par son passé » s’interroge sur l’utilisation par le Texan d’un vélo à moteur dès sa première victoire finale du Tour 1999.

Des performances artificielles

En place à L’Equipe depuis 1980, Brunel, qui a pourtant fait ses classes sous la houlette de Pierre Chany, une grande plume de la presse sportive, nous sort un résultat inversé inattendu…

Dans son article, l’ancien cycliste amateur de l’AC XXe devenu journaliste, afin d’accréditer sa thèse des performances artificielles du Sanglier d’Austin a listé quelques pistes :

1 – La vitesse de jambes : « On n’avait jamais vu un coureur tourner aussi vite les jambes en montagne, sans accroc, sans discordance dans la pédalée » (voir POST-IT sur la fable de la vitesse de jambes)

2 – Le fait qu’l batte des supergrimpeurs en montagne, notamment Marco Pantani, sur l’emblématique ascension du Géant de Provence : « Et sur le Ventoux, où avait-il (Armstrong) PUISÉ LA FORCE DE BATTRE Marco Pantani, le dopé, qui voyait en lui – de manière prophétique – non pas un coureur cycliste mais un ‘’personnage fictif’, un ‘’héros de bande dessinée’’, une sorte de ‘’Spiderman’’. »

Une bévue inexpliquable…

Cette bévue est d’autant plus étonnante que ce journaliste, fleuron de la rubrique vélo à L’Equipe, spécialiste du cyclisme transalpin, a publié après la mort de Pantani un livre complet sur le lauréat du Tour 1998. Rappelons la passe d’arme entre Marco Pantani et Lance Armstrong dans le final de la 12e étape Carpentras-Le Mont Ventoux le 13 juillet 2000.

A la télévision, en plan serré comme en large, on voit bien que, le petit Italien a du mal à suivre mais l’Américain – bien que plus fort  – ne lui dispute pas le sprint à fond. Et Pantani gagne l’étape !!!

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Au passage de la ligne d’arrivée, 1er Pantani, 2e Armstrong

classementTour de France 2000 – Les vainqueurs d’étape – Marco Pantani gagne la 12e devant Lance Armstrong

Le lendemain, dans L’Equipe du 17 février 2017 qui suit la publication du papier de Brunel sur l’éventuel vélo à moteur utilisé par le Cauchemar de Greg LeMond, on ne trouvera aucun errata. Visiblement, dans le quotidien basé à Boulogne-Billancourt, tout le monde s’en fout des lecteurs. Ou alors ils fonctionnent comme François Fillon : « N’avoue jamais » … que tu t’es planté.

POST-IT

Armstrong : la fable de la vitesse de jambes abracadabrantesque

Dès 1955, Jean Leulliot, un journaliste féru de technique cycliste, avait décrit à propos de Charly Gaul – un grimpeur exceptionnel souvent stimulé aux amphétamines – des cadences de pédalage de 110 à 115 tours-minute qui, quarante-quatre ans plus tard, ne seront pas dépassées par l’Américain :

Charly Gaul :

Texte du journaliste Jean Leulliot : « Charly Gaul est le seul coureur à qui le qualificatif de phénomène puisse être accordé. Le Luxembourgeois, âgé seulement de 22 ans, a adopté les principes des cyclotouristes et cela lui a réussi à merveille. Il pousse de petits développements et, grâce à un entraînement intensif, il tourne les jambes à une grande vitesse. Il ne pousse pas… il tourne. Sa cadence tours-minutes est beaucoup plus élevée que celle des autres coureurs. Le nombre de tours-pédales est de 60 tours-minutes, ce qui correspond aux pulsations du cœur. Or, Charly Gaul, quand il attaque dans un col, tourne à 110 ou 115 et sur le plat il tourne à 70-75. L’emploi des petits développements lui donne une efficacité fantastique dans ses démarrages en montagne. Il n’est pas rare de le voir employer 47 x 25, soit 3,95 m en montagne, alors qu’en ce passage Louison Bobet employait 47 x 21, soit 4,70 m.Presque toujours, Gaul s’est servi de 50 centimètres de moins que le champion du monde. » [Route et Piste, 03.08.1955]

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Charly Gaul dans le col du Galibier, Tour de France 1955

Lance Armstrong :

Lance Armstrong évoque souvent l’augmentation de sa fréquence de pédalage pour expliquer sa force, notamment en montagne : « C’est comme si on disait à quelqu’un qui n’a jamais utilisé un ordinateur qu’il suffisait d’appuyer sur les touches pour savoir s’en servir. On a beaucoup dit qu’il effectuait 110 ou 115 coups de pédale par minute mais, pendant le contre-la-montre entre Fribourg et Mulhouse (Tour 2000), il tournait plutôt à 100 à 105 coups de pédales à la minute. » [Antoine Vayer. Le Monde, 22.07.2000]

Des bourdes à répétition

 Ce coup de moins bien de Brunel va être précédé d’une bourde de très haut niveau le 10 octobre dernier, signée par un autre rédacteur du fameux quotidien sportif et qui évoque la sortie involontaire et définitive de Ronaldo, le footballeur brésilien lors de la finale du Mondial 1998 au Stade de France.

Ainsi, selon ce journaliste sportif, le Fenomeno – l’attaquant vedette de la Seleçao – aurait quitté le terrain en plein match pour avoir fait une crise d’épilepsie provoquée par des infiltrations de corticoïdes quelques heures avant le début de la rencontre.

La bévue était tellement énorme que l’on pouvait penser qu’il l’avait fait exprès !

Visiblement, à L’Equipe, on a la mémoire qui flanche.

Méforme passagère ou mal plus profond ?