C’est l’une des dernières interviews de Federico Bahamontes, un super grimpeur lauréat du Tour de France 1959, récemment disparu, qui nous incite à revenir sur ce très vieux booster d’énergie à base de caféine, né sous forme de granulés en… 1890 dans un laboratoire français dirigé par le pharmacien Placide-Alexandre Astier. Son fils, Pierre, lui succèdera en créant en 1946 une forme dragée plus facile à absorber.
L’ancien champion de Belgique de cyclocross 2019 a pris deux ans de suspension pour un contrôle hors compétition positif au létrozole, un modulateur hormonal, boosteur de testostérone endogène.
Cette molécule, en raison de son statut de substance spécifiée dans le Code mondial antidopage, entraîne une sanction maximale de deux ans, voire moins si le sportif démontre, preuves à l’appui, que la contamination n’est pas volontaire.
Différents auteurs font passer le grimpeur espagnol pour un tire-au-flanc, un coureur lunatique, un fantaisiste, un comédien-né… d’autres expliquent que son renoncement est dû à un coup de chaleur, un mal au ventre, un coup de mou, une chute la veille, voire sans raison !
Surnommé l’Aigle de Tolède pour son aptitude à s’envoler dans les ascensions mythiques du Tour de France, il avouait d’ailleurs que son grand plaisir de cycliste, il le prenait en grimpant : « C’est là que je me fatiguais le moins… »
Ce compagnon de route tenant un micro, assis à l’arrière d’une moto, contemporain de la carrière sur le Tour de La Pouliche de 1962 à 1977, et même après.
Grâce à une « couverture » plus ou moins justifiée, ils peuvent se doper sous couvert d’une AUT (Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques) obtenue auprès d’un médecin