Dopage – La Ritaline, puissant psychostimulant, était autorisée aux Enhanced Games, ces Jeux « optimisés » revendiquant l’amélioration de la race humaine

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Retour sur le méthylphénidate, un proche parent des amphétamines, qui a commencé sa carrière sportive, notamment dans le peloton cycliste des années 1960 à 1974

Après une longue éclipse, le méthylphénidate réapparaît sur le marché en 1996. Très vite, la Ritaline® s’invite dans le sport de haut niveau. Plusieurs stars américaines se retrouvent alors sous les projecteurs pour en avoir utilisé :

  • Justin Gatlin (athlétisme, 100 m)
  • Simone Biles (gymnastique)
  • Michael Phelps (natation)

Leur ligne de défense est identique : tous trois sont diagnostiqués TDAH (trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité) et disposent d’une AUT leur permettant de prendre de la Ritaline®. C’est le paradoxe du sport officiel : on peut s’y doper légalement grâce aux AUT, véritable dopage institutionnalisé.

Le 24 mai 2026, les Enhanced Games poussent cette logique à son extrême : le dopage, encadré par des médecins, y est non seulement autorisé mais encouragé. Parmi les substances de la liste rouge de l’AMA, les 42 athlètes engagés en athlétisme, haltérophilie et natation pouvaient choisir entre quatre grandes familles de produits. Selon les chiffres fournis par les organisateurs, 62 % d’entre eux ont utilisé des psychostimulants, notamment l’Adderall® (sels d’amphétamines) et la Ritaline®, deux médicaments habituellement prescrits pour le TDAH.

Depuis longtemps, on sait que les amphétamines — et en particulier le méthylphénidate — ont un effet paradoxal : calmantes à faible dose, ce qui explique leur usage chez l’enfant dès 6 ans, mais stimulantes et dopantes à dose plus élevée. La Ritaline® est d’ailleurs interdite en compétition depuis les premières listes officielles de 1966, classée parmi les pipéridines apparentées aux amphétamines.

Le méthylphénidate apparaît pour la première fois noir sur blanc dans la liste publiée par la Fédération française de cyclisme le 26 juin 1969. Deux ans plus tard, le 17 mai 1971, le CIO l’intègre à son tour dans sa nomenclature des substances prohibées.

Index des sigles utilisés – AUT : Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques – CIO : Comité international olympique – TDAH : trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

Enhanced Games – Le dopage assumé n’améliore pas les records officiels des…déjà dopés !

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Ambiguité XXL : après ces Jeux améliorés reste UNE SEULE VÉRITÉ

Certains champions olympiques, mondiaux ou européens qui jubilent devant les contre‑performances des athlètes des Jeux améliorés feraient mieux de rester discrets. Car un constat s’impose : si des sportifs dopés, assumés et encadrés n’arrivent pas à rivaliser avec ceux qui sont officiellement “propres” et contrôlés par les laboratoires de l’AMA, alors des questions — sérieuses — se posent !

Des chiffres et des infos

  • athlétisme [100 m, 110 mh/100 mh],
  • natation [50 m et 100 m en NL et papillon],
  • haltérophilie,

4 familles de dopants étaient utilisées : testostérone et stéroïdes anabolisants, hGH, stimulants/psychotoniques puissants, EPO.. Entre les épreuves, le grand écran du stade éphémère indiquait aux spectateurs les produits pris par les athlètes : esters de testostérone et / ou stéroïdes anabolisants (91%), hormone de croissance (hGH 79%), stimulants type Adderall /Ritaline (62%), EPO (41%)

Conclusion : les dopés des Jeux améliorés n’ont pas réussi à battre des records officiels de soi-disant non-dopés ! Or, on sait de longue date que le sport officiel carbure aux 4 familles citées : testostérone, hormone de croissance (hGh), stimulants, EPO. Pour certains c’est dû au fait que les super cracks du sport officiel étaient absents. A Las Vegas il n’y avait pas vraiment de stars. Autre hypothèse, les médecins des EG étaient probablement d’un niveau inférieur ou moins expérimentés que les Ferrari, Conconi et autres Fuentes du sport officiel.

Les trois sports sélectionnés ont bénéficié en masse d’un soutien aux esters de la testostérone et stéroïdes anabolisants (91% des participants). On constate ainsi que la testostérone est utilisée dans un but de performance en athlétisme, en haltérophilie ainsi qu’en natation. Au sujet de la natation, rappelons que pendant des décennies, en France, les responsables fédéraux de la FFN et les médecins ont martelé que la testo était inefficace au prétexte – faux – que trop de puissance nuisait à la flottabilité ! Or, on sait que dès 1994, les Chinoises armées de testostérone avaient démontré que cela facilitait les performances.

Il est également signalé que 62% des sélectionnés ont utilisé des stimulants puissants tels que la Ritaline/Adderall. Dans les 3 spécialités des Enhanced Games, les stimulants pouvaient jouer un rôle efficace en agissant sur le temps de réaction, la concentration, la vigilance. le tout favorisant la mise en action ultrarapide et l’hyperconcentration.

Le stimulant Ritaline autorisé aux EG l’est également dans le sport officiel sous couvert d’une AUT (Autorisation de prendre un médicament dopant pour se soigner, souvent sans aucun motif sérieux). La Ritaline (Fra) / Adderall (Usa) est bien confirmée comme produit dopant et pourtant chaque fois qu’un sportif d’une épreuve officielle est testé à l’Adderall, on nous sort l’excuse de l’AUT.

Les EG démontrent que l’éthique réglementaire n’est pas la priorité. Le seul record du monde battu l’a été par un nageur dopé mais surtout amélioré grâce au dopage technologique de la combinaison intégrale prohibée depuis 2010 dans le sport officiel. La nageur grec Gkolomeev, avec une combinaison spéciale interdite, a réalisé 20.81 sec sur 50 m NL améliorant de 0,08 sec le temps établi par l’Australien McEvoy en mars dernier. Ajourons que ce type de combinaison permet un gain de plus d’une seconde sur 50 m. Donc, Gkolomeev peut faire beaucoup mieux mais son record ne sera jamais officialisé sur les tables du sport mondial.

Parmi les 42 athlètes inscrits aux EG, 3 concourraient paraît-il sous la bannière ‘’propre’’ et ont gagné. Mais comme aucun contrôle antidopage n’a été effectué pendant ces Jeux laissant la porte ouverte à la suspicion, on n’est pas obligé de croire ce trio sur la non-utilisation de produits ni les autres concurrents d’avoir respecté les règles antidopage des organisateurs. (pas de cocaïne, etc.)

Les organisateurs crient victoire en ayant pris le contrôle d’internet pendant une semaine et en estimant que grâce à eux et à leurs sportifs dopés et encadrés médicalement, ils ont posé la première pierre de l’améliorations de la race humaine et de la longévité. Rien que çà ! On risque d’attendre longtemps un début de preuve. Les instances françaises du sport officiel : deux ministres des Sports, des présidentes de l’AFLD et du CNOSF ainsi qu’une journaliste du service public de la radio ont décrié, vent debout, les EG avec des mots , déconnectés de la réalité avant les épreuves. Après ce ’’cinq majeur ‘’ est devenu muet alors que l’on attend leurs commentaires ‘’éclairés et pertinents’’ d’experts chevronnés du dopage !

Les Jeux améliorés n’avaient qu’un seul objectif : que l’un des 42 sportifs conviés à la fête, batte un record du monde pour faire la ‘’nique’’ au sport officiel. On a vu qu’un nageur grec avait battu le record du 50 m NL mais avec une combinaison spéciale non validé pour le sport officiel. Donc le record ne sera pas homologué. Même coup de pouce hors règlement pour un haltérophile canadien du nom de Boady Santavy ayant échoué à 3 levées autorisées pour battre le record mondial de l’arraché, a bénéficié d’un essai supplémentaire. Ça n’a pas marché ! Visiblement, la rigueur des Jeux améliorés laisse à désirer.

POUR EN SAVOIR PLUS sur les Enhanced Games (Jeux améliorés) – BLOG JPDM  – Autres liens à consulter :

  1. Dopage – Jeux améliorés ‘’encadrés’’  versus Jeux olympiques organisés par le CIO avec dopage légalisé par des contrôles passoires dus à une réglementation absurde. Objectif vérité de l’entrepreneur Aron D’Souza contre l’hypocrisie généralisée du CIO et de l’AMA – publié le 19 septembre 2025
  2. Dopage – Sarkozy, Samaranch, Laporte, des décideurs garants de l’éthique au cœur d’une supercherie monumentale, bien orchestrée : la lutte antidopage ! Comment des instances antidopage qui n’ont jamais démontré leur efficacité à limiter la médicalisation de la performance, peuvent-elles s’offusquer de l’organisation des Jeux améliorés qui, eux, ont pour objectif ‘‘d’encadrer’’ le dopage et donc d’en limiter les risques ? – publié le 10 novembre 2025
  3. Dopage – Triche récompensée (2e volet) – La grande hypocrisie du sport mondial face au dopage encadré des Jeux « améliorés ». Focus sur des athlètes qui ont été testés positifs au dopage et qui malgré ce fait de triche évident et connu des instances ou de leur pays ont été honorés du titre d’athlète de l’année ou d’une distinction similaire – publié le 12 novembre 2025
  4. Dopage – Le quotidien Sud-Ouest piégé par ses propres outrances sur les Jeux améliorés. Pour décrédibiliser les Enhanced Games (Jeux « améliorés »), Sud-Ouest assure que tous les cyclistes dopés finiront avec un cancer des testicules à 40 ans. Sous-entendu : le dopage encadré mènerait à une véritable hécatombe sanitaire. Mais cette envolée démontre surtout une chose : entre le cyclisme et la presse, c’est bien cette dernière qui semble la plus malade.
  5. Dopage – Enhanced Games, les Jeux du dopage encadré, décriés au prétexte que le dopage est mauvais pour la santé et qu’il tue. Le défilé des partisans de la pensée dominante, convaincus, sur la foi des discussions au Bar des Sports, que le dopage a des effets durables négatifs sur la santé et la longévité des sportifs entraînant des séquelles irréversibles – publié le 20 décembre 2025
  6. Dopage -Les Jeux améliorés arrivent : Las Vegas va transformer le dopage en show défiant l’éthique sportive – publié le 08 mai 2026

Dopage – La Ritaline, un stimulant illicite utilisé légalement par près de 1500 sportifs de compétition

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Grâce à une « couverture » plus ou moins justifiée, ils peuvent se doper sous couvert d’une AUT (Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques) obtenue auprès d’un médecin

Dictionnaire du dopage – La Ritaline et les pipéridines (fiche actualisée)

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La gymnaste américaine Simone Biles, grâce à une AUT (Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques) accordée par l’AMA pour ce genre de produit (méthylphénidate, proche parent des amphétamines) a engrangé quatre médailles d’or aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Alors que l’AMA a été piratée, une information délivrée par les hackers russes faisaient état de cas de dopage masqué par la Fédération américaine. Simone Biles, dont le nom apparaît dans le message, a tenu clarifier la situation.

Dopage ton histoire – Les vrais mauvais chiffres de l’AMA

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Depuis le 10 novembre 1999 et sa création dans les suites de l’affaire Festina du Tour de France 1998, l’Agence mondiale antidopage communique à tout va sur ses contrôles soi-disant performants… Ca se discute !