Dopage ton histoire – Culturisme : on médicalise la performance depuis… 1922

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Une image, une info

Dès 1922, la pub booste la médicalisation des « gros bras » : ces deux documents en témoignent

En ce qui concerne les ‘’gros bras’’ présents en 2017 sur la plus haute marche de la boîte, j’ai retrouvé une réclame de 1922 intitulée « La pharmacie des culturistes »  publiée dans l’ouvrage du Dr Marcel Didier « Culture physique et médecine ».

Même si les produits présentés n’ont rien à voir avec les stéroïdes anabolisants, testostérone en tête, l’hormone de croissance ou l’EPO, ils démontrent que la culture de la médicalisation de la performance n’est pas récente.

Dopage : le culturisme sur la plus haute marche du bilan des contrôles de l’AMA

Alors que dans le bilan des contrôles positifs publié par l’AMA le 19 décembre 2019, classant les spécialités sportives où le plus grand nombre de violations des règles antidopage a été constaté sont le bodybuilding suivi de l’athlétisme et du cyclisme, un podium sans surprise.

Dopage – L’imposture des statistiques de l’AMA publiée le 19 décembre 2019

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Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques de l’AMA (adapté de Mark Twain)

Le Monde publie dans sa livraison du 20 décembre un bilan des contrôles de l’Agence mondiale antidopage pour l’année…2017. Visiblement, la presse est en compétition pour publier ‘’en exclusivité mondiale’’ tout et n’importe quoi !

Rappelons aux lecteurs et aux journalistes qu’aucun bilan de contrôles antidopage ne peut être analysé sans réserve dans la mesure où il existe des produits illicites indécelables et d’autres, tout aussi dopants, non prohibés.

Régulièrement, l’Agence mondiale antidopage publie des chiffres sur le fléau n° 1 des enceintes sportives.

Pour trois raisons, ces bilans sont bidons et acceptés sans critique, uniquement par les gros naïfs et certains médias-liges de l’AMA.

Les classements des nations et des sports les plus touchés sont complètement ‘’folklos’’ puisqu’ils ne sont pas corrélés au nombre de sportifs testés par nation et par spécialité sportive. De plus, le nombre de pratiquants potentiellement exposé à des tests antidopage n’est pas indiqué. Au final, ces chiffres n’ont aucune valeur significative sur la réalité du dopage dans le monde.

Nations et spécialités sportives épinglés en 2017 :

les chiffres de l’Agence mondiale antidopage publiés sur son site le 19 décembre 2019 ont été reproduits en partie par Le Monde le lendemain. Les résultats de l’année 2018 publiés par l’AMA seront par mes soins décryptés d’ici peu.

Agence mondiale antidopage (AMA)

Les pays en tête du palmarès ne sont pas forcément les plus  consommateurs de produits illicites

La hiérarchie des 114 pays référencés montre que sur le podium des nations les plus touchées, on trouve :

1re l’Italie,

2e la France,

3e les Etats-Unis.

Et l’on constate que la Russie n’arrive que 5e. Peut-être un effet collatéral de la commission McLaren sur les tripatouillages du labo de Moscou révélés un an avant par les enquêteurs indépendants sélectionnés par l’AMA. Le rapport de la dite commission a probablement freiné la triche des compatriotes de Vladimir Poutine

Une lecture superficielle de ce bilan pourrait faire croire que c’est le classement des pays où les sportifs sont les plus dopés alors qu’en réalité ce sont ceux qui sont les mieux contrôlés ou les plus testés comme les athlètes russes.

Les sportifs de 100 pays échappent au contrôle

En revanche, l’ordre des spécialités concernées par la pandémie doit être proche de la réalité

1er culturisme,

2e  athlétisme,

3e  cyclisme (n’en déplaise à Roger Lejeay, le patron du MPCC)

Mais aussi bien placé le football (6e) alors que les patrons successifs de la FIFA, Sepp Blatter (1998-2015) et Gianni Infantino depuis 2016 n’ont eu qu’un seul discours depuis vingt ans : faire croire au bon public que le dopage ne sert à rien dans le football.

Plus langue de bois que le milieu du ballon rond c’est très difficile, voire impossible.