Antidopage – Les ratés inadmissibles de la prévention et le silence assourdissant du contrepouvoir de la presse !

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Histoire d’une injustice cent pour cent intolérable 

Alors que les laboratoires Servier et un pharmacien d’officine n’ont pas fait leur job, un lutteur a pris quatre ans ferme de suspension pour un produit non dopant (pas la moindre preuve scientifique d’un effet boostant – même minime – sur la performance) et bien qu’il ait été induit en erreur à la fois par les laboratoires Servier et l’apothicaire.

Antidopage – Dans le cas du lutteur Zelimkhan Khadjiev, on constate que les instances s’acharnent en priorité sur le sportif et non exclusivement contre le dopage. Son parcours face aux règles en est un exemple consternant.

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Le Vastarel®, la substance incriminée, est un produit non-dopant confirmé par l’absence d’études scientifiques. Les informations de prévention du dictionnaire Vidal et de la notice du médicament lui-même – pourtant obligatoires selon la directive du ministère de la Santé – sont inexistantes mais au final c’est seulement le sportif qui est sanctionné – ici lourdement – en prenant 4 ans de suspension. En revanche, les laboratoires pharmaceutiques malgré leur non-respect de la réglementation de prévention, eux, ne sont jamais mis en cause ni condamnés !

Antidopage – Une casserole de plus pour l’AMA accusée par l’Académie nationale de pharmacie de déclassifier les drogues récréatives

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Adressant ainsi un message hypernégatif à la jeunesse sportive

Pour son incompétence chronique, l’Agence mondiale antidopage est de plus en plus la cible des critiques

Durée de vie – Il y a 70 ans, tout comme il y a un siècle, le cyclisme de haut niveau était plus favorable au plan santé que le rugby et le foot

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Malgré la diffusion à grande échelle des amphétamines dans le peloton des années 1950, la pratique cycliste de haut niveau a compensé avantageusement les effets négatifs des stimulants.

Récemment, le 14 avril dernier, nous avons présenté dans ce blog une étude inédite et exclusive sur la longévité des Géants de la route du Tour 1921, ceux qui étaient actifs il y a 100 ans.

Dopage ton histoire – Aucune étude scientifique ne prouve que le Vastarel est un produit dopant

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Pourtant, après un contrôle positif, des sportifs sont lourdement sanctionnés. Cherchez l’erreur

Aujourd’hui, le tarif d’un contrôle positif à la trimétazidine (TMZ) peut atteindre 4 ans de suspension ! Merci pour cette lutte qui s’acharne à éradiquer les produits non dopants, mais décelables, et ne met pas tous ses moyens en jeu pour identifier les substances efficaces encore indécelables.

Collectif -« 300 médicaments pour se surpasser physiquement et intellectuellement », éd. Balland, 1980 – Vastarel, page 204

En clair le Vastarel® est sans effet pour grimper dans la hiérarchie des sportifs et pourtant un scientifique – ou plusieurs – sélectionnés par l’AMA l’a (l’ont) ajouté à la liste des substances illicites.

EN BREF

Les dogmatiques estiment que la TMZ étant sur la liste rouge – effet dopant avéré ou pas – le sportif doit tout simplement s’abstenir de la prendre.

Sauf que nous avons l’exemple d’un compétiteur qui a consulté un pharmacien pour savoir si la TMZ était prohibée. Le spécialiste des médicaments a donc vérifié si, sur le ‘’Dictionnaire Vidal’’ et la notice d’une boîte de Vastarel®, était présente la mise en garde aux sportifs qui depuis 1989 doit obligatoirement accompagner toutes les informations médicales sur les substances prohibées aux pratiquants d’activités physiques de compétition… Devant l’absence de mention, l’apothicaire a répondu au demandeur qu’il n’y avait aucune objection à prendre du Vastarel®.

Et… bingo ! Fort de cette info, l’homme s’est retrouvé positif et risque désormais 4 ans de suspension, à moins que le recours qu’il a engagé aboutisse et que l’on considère enfin que le produit n’a rigoureusement aucun effet dopant, ce qui entraînerait sa relaxe.

Finalement, on constate une fois de plus que l’AMA la joue perso et demande aux sportifs d’être irréprochables alors qu’elle-même ne l’est pas puisqu’elle met en liste rouge des substances non dopantes.

                                       Index des sigles utilisés

AMA

Agence mondiale antidopage (fondée en 1999)

ITA

International Testing Agency

TMZ

Trimétazidine (Vastarel®)

 

Commentaire d’un lecteur : Olivier Boss

C’est vrai que mettre la trimetazidine sur la liste des produits dopants semble bien excessif. Je pense que c’est parce que ses effets connus sur le métabolisme cardiaque du glucose (c.f. DrugBank) POURRAIENT (en théorie, sans qu’on sache vraiment comment) amener une amélioration de la performance dans certaines disciplines (sprint ? endurance?).

Et comme l’AMA ne va pas faire des études sur les effets de la substance, ils l’ont inclue dans la liste.

Je pense, comme vous, qu’il serait bien mieux et plus sérieux si la liste des produits dopants se limitait a des produits, et procédés, réellement dopants/pouvant augmenter la performance