Antidopage – Un lutteur français s’attaque au Code mondial. L’enjeu, quatre ans de suspension pour une substance non dopante

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Le Code mondial n’est pas infaillible ! Chris Froome en a apporté la preuve puisqu’il a été blanchi. Son cas doit faire jurisprudence. Pour un motif similaire, Zelimkhan Khadjiev, médaille de bronze aux Championnats du monde de lutte libre 2019, risque une lourde peine. Il faut espérer que le TAS, le 8 janvier prochain, fasse preuve d’indépendance par rapport à l’AMA en levant la sanction inique. DECRYPTAGE

Le prochain article sera consacré aux innocents contrôlés positifs à tort et condamnés par les instances internationales antidopage : CIO (le patriarche) et l’AMA, sa fille putative.

BLOG Dr JPDM – Autres liens à consulter sur le Vastarel®  versus le lutteur Zelimkhan Khadjiev

  1. Jeux olympiques d’hiver – Une bobeuse russe épinglée à la trimétazidine. C’est quoi ce truc ? – Produit lourd ou pétard mouillé ? publié le 26 février 2018

Jeux olympiques d’hiver – Une bobeuse russe épinglée à la trimétazidine. C’est quoi ce truc ? – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. Dopage ton histoire – Aucune étude scientifique ne prouve que le Vastarel® est un produit dopant… Pourtant après un contrôle positif des sportifs sont lourdement sanctionnés. Cherchez l’erreur… – publié le 11 juin 2020

Dopage ton histoire – Aucune étude scientifique ne prouve que le Vastarel est un produit dopant – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. Dopage – Zelimkhan Khadjiev, un lutteur français, se défend d’avoir cherché à se doper avec du Vastarel®. Effectivement, ce produit qui n’a aucune vertu démontrée scientifiquement pour améliorer les performances et pourtant l’athlète contrôlé positif le 21 septembre dernier, a écopé de 4 ans de suspension et regardera les JO 2021 à la TV. Décryptage – publié le 08 juillet 2020

Dopage – 4 ans de suspension pour avoir pris une substance sans effet sur la performance ! C’est possible en 2020… – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage. A plusieurs reprises dans ce blog nous avons montré notre étonnement en constatant que la réglementation de la molécule trimétazidine (Vastarel®), autorisée pendant plus de quatre décennies, s’est retrouvée – sans études scientifiques prouvant qu’elle améliore la performance sportive d’un athlète – inscrite sur la liste rouge du Code mondial antidopage. De même, nous pourrions légitimement questionner la Commission liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA), pilotée par le Français Olivier Rabin, sur le statut d’un médicament déjà ancien considéré comme dopant par des représentants du corps médical et néanmoins toujours absent des produits illicites – publié le 15 novembre 2020

Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage affaiblissent son action – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. Dopage ton histoire – Résumé des conflits d’intérêt en chaîne de la lutte mondiale – Organigramme des instances internationales antidopage. J’ai moi-même été confronté au conflit d’intérêt entre l’ITA et l’AMA. Le 5 juin dernier lors de l’audience du lutteur Zelimkhan Khadjiev devant le juge ‘’indépendant’’ nommé par la Fédération internationale de lutte (UWW), la conseillère juridique de l’ITA – qui avait instruit le cas positif au Vastarel® (trimétazidine) du médaillé de bronze 2019 – à ma demande de justifier par une étude scientifique que ce produit améliorait les performances sportives, a balayé ma question en tranchant : « Ce n’est pas le problème, le produit est dans la liste de l’AMA » – publié le 10 décembre 2020

Dopage ton histoire – Résumé des conflits d’intérêt en chaîne de la lutte mondiale – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

 

BLOG Dr JPDM – Autres liens à consulter sur le seuil de salbutamol versus Chris Froome

  1. Cyclisme – Affaire Froome : à partir du moment où un seuil de tolérance est indiqué » par la réglementation, un résultat « anormal » forcément se discute – publié le 17 décembre 2017

Cyclisme – Affaire Froome : à partir du moment où un seuil de tolérance est indiqué par la règlementation, un résultat  »anormal », forcément se discute ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. Dopage – L’affaire Froome démontre que l’on peut – grâce au salbutamol – doper la respiration avec les doses préconisées par l’AMA que l’on soit asthmatique ou non. – publié le 07mars 2018

Dopage – L’affaire Froome démontre que l’on peut – grâce au salbutamol – doper la respiration avec les doses préconisées par l’AMA que l’on soit asthmatique ou non ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. Dopage – Dossier Froome : la responsabilité du pataquès c’est l’AMA et sa mauvaise gestion des doses de salbutamol autorisées et non… l’Anglais. – publié le 15 mars 2018

Dopage – Dossier Froome : la responsable du pataquès c’est l’AMA et sa mauvaise gestion des doses de salbutamol autorisées et non… l’Anglais ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. Dopage – Affaire Froome : selon l’AMA, la charge de la preuve revient à l’athlète sauf que ce dernier est dans l’impossibilité de démontrer son éventuelle bonne foi – publié le 18 mars 2018
  2. Dopage – Dossier Froome : les seuils urinaires réglementés par l’AMA sont-ils fiables ? NON ! La preuve par les faits. Les experts recrutés par l’équipe anglo-saxonne nient la validité de ce seuil et demandent à l’UCI et l’AMA de fournir des études démontrant la valeur scientifique de ce chiffre. Dans l’affaire Froome, la défense de la Sky porterait exclusivement sur le seuil du salbutamol urinaire préconisé par l’AMA, soit 1 000 ng/ml – publié le 04 avril 2018

Dopage – Affaire Froome : les seuils urinaires réglementés par l’AMA sont-ils fiables ? NON ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. DOPAGE – AMA – Des seuils qui épinglent des innocents et laissent filer des tricheurs…Jusqu’en 1982, la lutte antidopage internationale animée par le CIO, l’UCI, l’IAAF ne fonctionne – pour épingler les tricheurs – que sur la base de la présence de la substance illicite dans les urines – publié le 04 avril 2018.

Dopage – AMA – Des seuils qui épinglent des innocents et laissent filer des tricheurs… – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. Dopage – Affaire Froome : l’AMA doit profiter du Giro pour contrôler grandeur nature et en direct la fiabilité du seuil de salbutamol – publié le 09 mai 2018

Dopage – Affaire Froome : l’AMA doit profiter du Giro pour contrôler grandeur nature et en direct la fiabilité du seuil de salbutamol – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  1. Cyclisme – Affaire Froome : pathétique, le seul mot qui convient en parlant de l’AMA !!! En blanchissant le Kenyan Blanc l’AMA entérine de fait un nouveau seuil limite de salbutamol urinaire à 2 000 ng/ml. Rappelons que ce seuil a été établi par le CIO et figure dans la liste rouge depuis le 1er avril 2000. D’après le scientifique australien Fitch, l’expert « en salbutamolerie» de l’AMA, il a été calculé sur des nageurs afin d’écarter les tricheurs qui recherchaient, à forte dose de ce stimulant respiratoire, un effet anabolisant et sans enregistrer la densité urinaire de ces compétiteurs – publié le 06 juillet 2018

Cyclisme – Affaire Froome : pathétique, le seul mot qui convient en parlant de l’AMA !!! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

 

Dopage – Viagra : le team Sky l’aurait testé en 2010 au moment de la création de l’équipe par Dave Brailsford, le grand spécialiste des gains marginaux

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[publié le 19 mars 2017]

Récemment, le quotidien britannique Daily Mail a annoncé dans ses colonnes que la formation cycliste britannique aurait testé les fameuses pilules bleues lors d’un stage en altitude avant la première saison du Team Sky.

pfizer

Le petit comprimé losangique bleu le plus connu des ascensionnistes : alpinistes, cyclistes, footballeurs…

A ce jour, le Viagra® n’est toujours pas listé dans le Code mondial antidopage ni dans le programme de surveillance. Mais on sait que des intérêts autres que sportifs déterminent la présence ou non d’une substance dans le codex des produits prohibés. Par exemple, la caféine, un dopant efficace connu et utilisé de longue date par un panel conséquent de compétiteurs, n’expose plus depuis 2004 à un contrôle positif.

COCACOLA

Publicité de Coca-Cola dans le sport – ici le tennis – datant de 1923

Caféine, liste rouge, Coca-Cola : la trilogie impossible

 L’explication de cette étonnante mansuétude à l’encontre de la triméthylxanthine est due tout simplement au fait qu’il ne faut pas être désagréable au bailleur de fonds du Comité international olympique (CIO), la société Coca-Cola. Rappelons que la ‘’petite bouteille brune’’ contient de la caféine. Depuis septembre 2015, afin de probablement augmenter sensiblement la présence de caféine dans le sport, le géant du café GDE n° 2 mondial s’est associé au CNOSF (le Comité olympique français). Ces deux grands partenaires du sport peuvent dire merci à l’AMA.

imagesKBGYLYKNLe monde du sport olympique aux ordres de Coca-Cola

De même pour le Viagra® et ses proches parents, les voir couchés sur la liste rouge ne serait pas opportun pour bon nombre de membres du CIO – d’un âge certain – faisant peut-être appel à ce genre de stimulant sexuel ?

In fine, pour un sociétaire de l’aréopage olympien, dont la majorité dépasse la soixantaine, et qui  potentiellement est dépendant du Viagra®, ce dernier n’aspire pas à être vu par son entourage proche comme consommateur d’un produit étiqueté dopant, notamment sur la notice fournie avec les comprimés losangique bleus.

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Viagra®  ou Cialis®, deux produits utilisés par les sportifs de compétition mais toujours non inscrits sur la liste rouge de l’AMA

De toute façon, tant que les règles du dopage seront sous contrôle de l’AMA (Agence mondiale antidopage qui en réalité devrait se décliner comme l’Agence mondiale d’aide au dopage), il n’y a aucun espoir que l’éthique sportive soit une valeur de l’olympisme.

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Ou AGENCE MONDIALE D’AIDE AU DOPAGE ?

 POST-IT 

Pour en savoir plus sur le Viagra® dans le sport, nous vous proposons la fiche enrichie et actualisée à 2017 du « Dictionnaire du dopage » paru en 2004 aux éditions Masson.

la suite…

Dopage et Guronsan – Le Vidal enfin se met à jour en 2017, soit 13 ans après le changement de réglementation de la caféine qui date de… 2004 ! (mise à jour)

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[publié le 13 février 2017]

vidal

La caféine – en tant que substance interdite aux sportifs – ne figure plus dans le Code mondial antidopage depuis 2004. Et pourtant, le dictionnaire Vidal continuait toujours à diffuser dans ses pages la mise en garde aux sportifs que cette substance peut provoquer un contrôle positif.

Pendant 13 ans – pas moins – on pouvait se poser la question : à quoi servent l’Agence du médicament (ANSM), l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) et le ministère des Sports qui, à chaque affaire, se gargarisent d’axer leur action sur… la prévention ?

 POST-IT 

 Sans mon intervention, on en serait toujours au même point. Affligeant.

Au final, on peut se poser la question : à quoi servent les conseillers scientifiques ainsi que les médecins des commissions médicales antidopage des fédérations françaises, sans oublier tous les pseudo-experts dont la principale spécialité consiste à ‘’activer  les éoliennes’’ ? Visiblement, ils ne consultent pas le Vidal. 

 Une notice de retard

Dès 2005 – par l’intermédiaire du bimestriel Sport et Vie – j’avais alerté les instances antidopage de cette absence de mise à jour (Guronsan® : une notice de retard).

sport

En 2015, dans le mensuel Cyclosport Magazine n° 109, j’étais revenu à la charge avec un article de deux pages. Comprenant que les responsables de cette carence ne lisaient ni Sport et Vie ni Cyclosport, courant 2015, j’ai téléphoné à l’AFLD pour l’aviser de la persistance de cette « erreur chronique » mais personne de l’Agence n’a bougé.

En 2016, j’ai donc réitéré mes coups de téléphone à la responsable des Résumés des Caractéristiques des produits (RCP) du Vidal et enfin au laboratoire pharmaceutique concerné.

Bingo ! Au début de l’année 2017 est parue la 93e édition du gros dictionnaire rouge des médicaments avec, ENFIN, UNE INFORMATION ACTUALISÉE.

Guronsan® : Attention « Ce médicament contient de la caféine qui n’est plus considérée comme substance interdite dans les tests antidopage. Néanmoins, elle fait partie du programme de surveillance de l’Agence mondiale antidopage. Elle peut être recherchée dans les urines des sportifs pour déceler un éventuel mésusage. »

 Autorisée mais toujours stimulante sur le système nerveux central (SNC)

Précision importante : depuis 2004, la caféine présente dans le Guronsan® ne peut entraîner de sanction tant que cette dernière ne sera pas réintégrée dans la liste rouge.

Depuis 2004, la caféine fait partie du programme de surveillance de l’AMA (section 1. Stimulants)

ama

 

POST-IT 

 Produits dopants autorisés par l’Agence mondiale antidopage (AMA)

Depuis 2004, l’AMA autorise un certain nombre de produits dopants sans que le sportif consommateur ne risque quoi que ce soit comme sanction. Ces drogues de la performance parfaitement connues de la part des tricheurs, figurent dans un programme de surveillance. C’est ce que j’appelle la liste jaune = pas de suspension, qui en 2017, comporte un minimum de 13 produits dopants autorisés  dont la caféine

A lire également sur ce blog  d’autres textes consacrés au Guronsan® 
–     La désinformation dure depuis 11ans (publié le 4 décembre 2015)
–       Dictionnaire Vidal 2016 : les mêmes erreurs perdurent depuis 2005 (publié le 9 février 2016)
–       Euro – Le Guronsan® l’arme des Bleus contre l’Allemagne (publié le 13 juillet 2016)

 

 

 

Dopage et Guronsan – Le Vidal enfin se met à jour en 2017, soit 13 ans après le changement de réglementation de la caféine qui date de… 2004 !

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[publié le 12 février 2017]

vidal

La caféine – en tant que substance interdite aux sportifs – ne figure plus dans le Code mondial antidopage depuis 2004. Et pourtant, le dictionnaire Vidal continuait toujours à diffuser dans ses pages la mise en garde aux sportifs que cette substance peut provoquer un contrôle positif.

Pendant 13 ans – pas moins – on pouvait se poser la question : à quoi servent l’Agence du médicament (ANSM), l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) et le ministère des Sports qui, à chaque affaire, se gargarisent d’axer leur action sur… la prévention ?

Une notice de retard

Dès 2005 – par l’intermédiaire du bimestriel Sport et Vie – j’avais alerté les instances antidopage de cette absence de mise à jour (Guronsan® : une notice de retard).

sport

En 2015, dans le mensuel Cyclosport Magazine n° 109, j’étais revenu à la charge avec un article de deux pages. Comprenant que les responsables de cette carence ne lisaient ni Sport et Vie ni Cyclosport, courant 2015, j’ai téléphoné à l’AFLD pour l’aviser de la persistance de cette « erreur chronique » mais personne de l’Agence n’a bougé.

En 2016, j’ai donc réitéré mes coups de téléphone à la responsable des Résumés des Caractéristiques des produits (RCP) du Vidal et enfin au laboratoire pharmaceutique concerné.

Bingo ! Au début de l’année 2017 est parue la 93e édition du gros dictionnaire rouge des médicaments avec, ENFIN, UNE INFORMATION ACTUALISÉE.

Guronsan® : Attention « Ce médicament contient de la caféine qui n’est plus considérée comme substance interdite dans les tests antidopage. Néanmoins, elle fait partie du programme de surveillance de l’Agence mondiale antidopage. Elle peut être recherchée dans les urines des sportifs pour déceler un éventuel mésusage. »

 Autorisée mais toujours stimulante sur le système nerveux central (SNC)

Précision importante : depuis 2004, la caféine présente dans le Guronsan® ne peut entraîner de sanction tant que cette dernière ne sera pas réintégrée dans la liste rouge.

Depuis 2004, la caféine fait partie du programme de surveillance de l’AMA (section 1. Stimulants)

ama


POST-IT :

 Produits dopants autorisés par l’Agence mondiale antidopage (AMA)

Depuis 2004, l’AMA autorise un certain nombre de produits dopants sans que le sportif consommateur ne risque quoi que ce soit comme sanction. Ces drogues de la performance parfaitement connues de la part des tricheurs, figurent dans un programme de surveillance. C’est ce que j’appelle la liste jaune = pas de suspension, qui en 2017, comporte un minimum de 13 produits dopants autorisés  dont la caféine

 

 

A lire également sur ce blog  d’autres textes consacrés au Guronsan®
–     La désinformation dure depuis 11ans (publié le 4 décembre 2015)
–       Dictionnaire Vidal 2016 : les mêmes erreurs perdurent depuis 2005 (publié le 9 février 2016)
–       Euro – Le Guronsan® l’arme des Bleus contre l’Allemagne (publié le 13 juillet 2016)

 

 

 


A lire également sur ce blog  d’autres textes consacrés au Guronsan® 
–     La désinformation dure depuis 11ans (publié le 4 décembre 2015)
–       Dictionnaire Vidal 2016 : les mêmes erreurs perdurent depuis 2005 (publié le 9 février 2016)
–       Euro – Le Guronsan® l’arme des Bleus contre l’Allemagne (publié le 13 juillet 2016)