Dopage – Viagra : le team Sky l’aurait testé en 2010 au moment de la création de l’équipe par Dave Brailsford, le grand spécialiste des gains marginaux

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[publié le 19 mars 2017]

Récemment, le quotidien britannique Daily Mail a annoncé dans ses colonnes que la formation cycliste britannique aurait testé les fameuses pilules bleues lors d’un stage en altitude avant la première saison du Team Sky.

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Le petit comprimé losangique bleu le plus connu des ascensionnistes : alpinistes, cyclistes, footballeurs…

A ce jour, le Viagra® n’est toujours pas listé dans le Code mondial antidopage ni dans le programme de surveillance. Mais on sait que des intérêts autres que sportifs déterminent la présence ou non d’une substance dans le codex des produits prohibés. Par exemple, la caféine, un dopant efficace connu et utilisé de longue date par un panel conséquent de compétiteurs, n’expose plus depuis 2004 à un contrôle positif.

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Publicité de Coca-Cola dans le sport – ici le tennis – datant de 1923

Caféine, liste rouge, Coca-Cola : la trilogie impossible

 L’explication de cette étonnante mansuétude à l’encontre de la triméthylxanthine est due tout simplement au fait qu’il ne faut pas être désagréable au bailleur de fonds du Comité international olympique (CIO), la société Coca-Cola. Rappelons que la ‘’petite bouteille brune’’ contient de la caféine. Depuis septembre 2015, afin de probablement augmenter sensiblement la présence de caféine dans le sport, le géant du café GDE n° 2 mondial s’est associé au CNOSF (le Comité olympique français). Ces deux grands partenaires du sport peuvent dire merci à l’AMA.

imagesKBGYLYKNLe monde du sport olympique aux ordres de Coca-Cola

De même pour le Viagra® et ses proches parents, les voir couchés sur la liste rouge ne serait pas opportun pour bon nombre de membres du CIO – d’un âge certain – faisant peut-être appel à ce genre de stimulant sexuel ?

In fine, pour un sociétaire de l’aréopage olympien, dont la majorité dépasse la soixantaine, et qui  potentiellement est dépendant du Viagra®, ce dernier n’aspire pas à être vu par son entourage proche comme consommateur d’un produit étiqueté dopant, notamment sur la notice fournie avec les comprimés losangique bleus.

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Viagra®  ou Cialis®, deux produits utilisés par les sportifs de compétition mais toujours non inscrits sur la liste rouge de l’AMA

De toute façon, tant que les règles du dopage seront sous contrôle de l’AMA (Agence mondiale antidopage qui en réalité devrait se décliner comme l’Agence mondiale d’aide au dopage), il n’y a aucun espoir que l’éthique sportive soit une valeur de l’olympisme.

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Ou AGENCE MONDIALE D’AIDE AU DOPAGE ?

 POST-IT 

Pour en savoir plus sur le Viagra® dans le sport, nous vous proposons la fiche enrichie et actualisée à 2017 du « Dictionnaire du dopage » paru en 2004 aux éditions Masson.

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Dopage et Guronsan – Le Vidal enfin se met à jour en 2017, soit 13 ans après le changement de réglementation de la caféine qui date de… 2004 ! (mise à jour)

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[publié le 13 février 2017]

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La caféine – en tant que substance interdite aux sportifs – ne figure plus dans le Code mondial antidopage depuis 2004. Et pourtant, le dictionnaire Vidal continuait toujours à diffuser dans ses pages la mise en garde aux sportifs que cette substance peut provoquer un contrôle positif.

Pendant 13 ans – pas moins – on pouvait se poser la question : à quoi servent l’Agence du médicament (ANSM), l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) et le ministère des Sports qui, à chaque affaire, se gargarisent d’axer leur action sur… la prévention ?

 POST-IT 

 Sans mon intervention, on en serait toujours au même point. Affligeant.

Au final, on peut se poser la question : à quoi servent les conseillers scientifiques ainsi que les médecins des commissions médicales antidopage des fédérations françaises, sans oublier tous les pseudo-experts dont la principale spécialité consiste à ‘’activer  les éoliennes’’ ? Visiblement, ils ne consultent pas le Vidal. 

 Une notice de retard

Dès 2005 – par l’intermédiaire du bimestriel Sport et Vie – j’avais alerté les instances antidopage de cette absence de mise à jour (Guronsan® : une notice de retard).

sport

En 2015, dans le mensuel Cyclosport Magazine n° 109, j’étais revenu à la charge avec un article de deux pages. Comprenant que les responsables de cette carence ne lisaient ni Sport et Vie ni Cyclosport, courant 2015, j’ai téléphoné à l’AFLD pour l’aviser de la persistance de cette « erreur chronique » mais personne de l’Agence n’a bougé.

En 2016, j’ai donc réitéré mes coups de téléphone à la responsable des Résumés des Caractéristiques des produits (RCP) du Vidal et enfin au laboratoire pharmaceutique concerné.

Bingo ! Au début de l’année 2017 est parue la 93e édition du gros dictionnaire rouge des médicaments avec, ENFIN, UNE INFORMATION ACTUALISÉE.

Guronsan® : Attention « Ce médicament contient de la caféine qui n’est plus considérée comme substance interdite dans les tests antidopage. Néanmoins, elle fait partie du programme de surveillance de l’Agence mondiale antidopage. Elle peut être recherchée dans les urines des sportifs pour déceler un éventuel mésusage. »

 Autorisée mais toujours stimulante sur le système nerveux central (SNC)

Précision importante : depuis 2004, la caféine présente dans le Guronsan® ne peut entraîner de sanction tant que cette dernière ne sera pas réintégrée dans la liste rouge.

Depuis 2004, la caféine fait partie du programme de surveillance de l’AMA (section 1. Stimulants)

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POST-IT 

 Produits dopants autorisés par l’Agence mondiale antidopage (AMA)

Depuis 2004, l’AMA autorise un certain nombre de produits dopants sans que le sportif consommateur ne risque quoi que ce soit comme sanction. Ces drogues de la performance parfaitement connues de la part des tricheurs, figurent dans un programme de surveillance. C’est ce que j’appelle la liste jaune = pas de suspension, qui en 2017, comporte un minimum de 13 produits dopants autorisés  dont la caféine

A lire également sur ce blog  d’autres textes consacrés au Guronsan® 
–     La désinformation dure depuis 11ans (publié le 4 décembre 2015)
–       Dictionnaire Vidal 2016 : les mêmes erreurs perdurent depuis 2005 (publié le 9 février 2016)
–       Euro – Le Guronsan® l’arme des Bleus contre l’Allemagne (publié le 13 juillet 2016)

 

 

 

Dopage et Guronsan – Le Vidal enfin se met à jour en 2017, soit 13 ans après le changement de réglementation de la caféine qui date de… 2004 !

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[publié le 12 février 2017]

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La caféine – en tant que substance interdite aux sportifs – ne figure plus dans le Code mondial antidopage depuis 2004. Et pourtant, le dictionnaire Vidal continuait toujours à diffuser dans ses pages la mise en garde aux sportifs que cette substance peut provoquer un contrôle positif.

Pendant 13 ans – pas moins – on pouvait se poser la question : à quoi servent l’Agence du médicament (ANSM), l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) et le ministère des Sports qui, à chaque affaire, se gargarisent d’axer leur action sur… la prévention ?

Une notice de retard

Dès 2005 – par l’intermédiaire du bimestriel Sport et Vie – j’avais alerté les instances antidopage de cette absence de mise à jour (Guronsan® : une notice de retard).

sport

En 2015, dans le mensuel Cyclosport Magazine n° 109, j’étais revenu à la charge avec un article de deux pages. Comprenant que les responsables de cette carence ne lisaient ni Sport et Vie ni Cyclosport, courant 2015, j’ai téléphoné à l’AFLD pour l’aviser de la persistance de cette « erreur chronique » mais personne de l’Agence n’a bougé.

En 2016, j’ai donc réitéré mes coups de téléphone à la responsable des Résumés des Caractéristiques des produits (RCP) du Vidal et enfin au laboratoire pharmaceutique concerné.

Bingo ! Au début de l’année 2017 est parue la 93e édition du gros dictionnaire rouge des médicaments avec, ENFIN, UNE INFORMATION ACTUALISÉE.

Guronsan® : Attention « Ce médicament contient de la caféine qui n’est plus considérée comme substance interdite dans les tests antidopage. Néanmoins, elle fait partie du programme de surveillance de l’Agence mondiale antidopage. Elle peut être recherchée dans les urines des sportifs pour déceler un éventuel mésusage. »

 Autorisée mais toujours stimulante sur le système nerveux central (SNC)

Précision importante : depuis 2004, la caféine présente dans le Guronsan® ne peut entraîner de sanction tant que cette dernière ne sera pas réintégrée dans la liste rouge.

Depuis 2004, la caféine fait partie du programme de surveillance de l’AMA (section 1. Stimulants)

ama


POST-IT :

 Produits dopants autorisés par l’Agence mondiale antidopage (AMA)

Depuis 2004, l’AMA autorise un certain nombre de produits dopants sans que le sportif consommateur ne risque quoi que ce soit comme sanction. Ces drogues de la performance parfaitement connues de la part des tricheurs, figurent dans un programme de surveillance. C’est ce que j’appelle la liste jaune = pas de suspension, qui en 2017, comporte un minimum de 13 produits dopants autorisés  dont la caféine

 

 

A lire également sur ce blog  d’autres textes consacrés au Guronsan®
–     La désinformation dure depuis 11ans (publié le 4 décembre 2015)
–       Dictionnaire Vidal 2016 : les mêmes erreurs perdurent depuis 2005 (publié le 9 février 2016)
–       Euro – Le Guronsan® l’arme des Bleus contre l’Allemagne (publié le 13 juillet 2016)

 

 

 


A lire également sur ce blog  d’autres textes consacrés au Guronsan® 
–     La désinformation dure depuis 11ans (publié le 4 décembre 2015)
–       Dictionnaire Vidal 2016 : les mêmes erreurs perdurent depuis 2005 (publié le 9 février 2016)
–       Euro – Le Guronsan® l’arme des Bleus contre l’Allemagne (publié le 13 juillet 2016)

 

 

 

Punchline Dr de Mondenard

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[publié le 8 décembre 2016]

N° 61

Produits dopants autorisés par l’Agence mondiale antidopage (AMA) –

Depuis 2004, l’AMA autorise un certain nombre de produits dopants sans que le sportif/consommateur ne risque quoi que ce soit comme sanction. Ces drogues de la performance parfaitement connues de la part des tricheurs, figurent dans un programme de surveillance. C’est ce que j’appelle la liste jaune = pas de suspension, qui en 2017, comporte un minimum de 13 produits dopants autorisés.

 

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Document publié par l’AMA en septembre 2016

 

Certains ne sont signalés que sous leur nom de famille, par exemple les glucocorticoïdes hors compétition. Cette dernière comprend une ribambelle de rejetons.

Parmi les dopants autorisés, on trouve la caféine dont il a été démontré à de multiples reprises qu’elle était très efficace dans la majorité des disciplines sportives, dont l’escrime.

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Escrime et caféine : un long parcours commun. Un champion olympique m’avait révélé qu’il buvait quotidiennement deux litres de café par jour pour s’entraîner.

Mais le footballeur aussi peut en tirer un méga profit : plus de précision dans les passes et une détente verticale majorée. Un international français absorbait avant les matches six comprimés de Guronsan® (caféine + vitamine C). Les sportifs du monde entier peuvent dire merci à l’AMA. guronsan-2

Médicament qui contient de la caféine, autorisé depuis 2004 – sans restriction – et hypeconsommé dans le monde du sport quel que soit le niveau de pratique. En dehors des comprimés et des boissons (Red Bull, coca-cola) la caféine existe en injectable

Au final, dans les bilans publiés par cette instance internationale, les différentes fédérations et le MPCC, on se glorifie du faible nombre de cas positifs désespérément bloqués autour de 1 à 3%. La liste jaune permet de mieux comprendre pourquoi il y a si peu de stimulés épinglés.

 

Football – Jamie Vardy, l’attaquant anglais, aime les drogues de la performance : caféine, nicotine, alcool, etc.

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Qu’en pensent la FIFA et l’UEFA, deux instances qui martèlent que la culture du dopage n’existe pas dans le foot et que tous les joueurs de la planète carburent à l’eau minérale ?

 

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Jamie Vardy

 

Contre exemple : Jamie Vardy, qui, dans sa biographie publiée en feuilleton dans Le Sun révèle qu’il s’était longtemps soigné à la vodka-Skittles mais aujourd’hui il boit trois verres de porto (soit 25 cl) chaque veille de match : « Ça m’aide à m’endormir plus facilement » témoigne l’attaquant de Leicester.

 Pour être en forme : caféine + nicotine

Il ajoute que pour être en forme le jour de la rencontre de Premier League ou lors d’une joute internationale, il s’administre trois cannettes de boissons énergisantes (caféine) et un double expresso. L’alcool n’est pas prohibé dans le foot. Depuis 2004, la caféine a été retirée de la liste rouge alors qu’à partir de 1982, elle était proscrite par les instances internationales antidopage.

On peut estimer avec les puristes que le porto n’est pas la mer à boire… Mais Jamie Verdy est un adepte de stimulants tous azimuts puisqu’il consomme aussi bien de la caféine (déjà signalée)  mais aussi à l’occasion du dernier Euro joué en France de la nicotine en sachet. Là, c’est moins cool par rapport à l’éthique sportive. La consommation de ce coup de pouce est mise au jour par le site web@20minutes.ch : « L’attaquant Jamie Vardy a été repéré mardi 14 juin 2016 à la sortie d’un kiosque avec à la main des stimulants qu’on ne classe généralement pas parmi les plus sains : une canette de boisson énergisante sucrée ainsi qu’une boîte de tabac à chiquer (aussi appelé snuff ou snus). Caféine et nicotine, il n’en fallait pas plus pour exciter les médias du pays, à deux jours d’un choc fratricide capital contre le Pays de Galles à Lens. Si les deux substances incriminées ne sont pas sur la liste des produits dopants interdits par l’Agence mondiale antidopage (AMA), elles figurent toutefois parmi les produits faisant l’objet d’une recherche avancée. En compétition, de nombreux sportifs utilisent des poches de tabac à chiquer sous leurs lèvres, au contact de leurs gencives, où on estime qu’elles produisent au mieux leur effet stimulant. »

 

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Une boîte de tabac à chiquer (Snus)

 

 Pour plaire à Coca-Cola

 On le sait depuis que la lutte antidopage officielle a été mise en place au milieu des années 1960 que caféine et nicotine sont des stimulants efficaces sur les aptitudes du corps à l’effort. La caféine, prohibée par le CIO de 1982 à 2004, date à laquelle elle a été retirée de la liste pour ne pas ‘’contrarier’’ Coca-Cola le sponsor principal de l’instance olympique dont les revenus sont basés sur la boisson caféinée.

En revanche, même si la nicotine n’a jamais figuré sur la liste rouge, elle est apparue en 2012 sur le programme de surveillance de l’AMA afin de vérifier sa fréquence dans les urines des sportifs pour, éventuellement, si des abus sont signalés par des structures analytiques, la coucher en toutes lettres sur la liste rouge.

Le comportement de Jamie Vardy, qui chique du tabac dans l’environnement immédiat de l’Euro 2016, nous ramène quasiment un siècle en arrière pour un cas similaire, celui de William Meredith – un international Gallois au CV footballistique étonnant :

 

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William  »Billy » Meredith (1874-1958) – sous les couleurs de Manchester United

 

 Ailier droit de Manchester City (1894-1906) puis de Manchester United (1906-1921) puis retour à Manchester City (1921-1924), il disputa quelques mois avant son 50e anniversaire, le 24 mars 1924, la demi-finale de la Coupe d’Angleterre contre Newcastle faisant ainsi de lui l’un des plus vieux joueurs à avoir participé à la Coupe d’Angleterre.

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 A noter qu’il a été 48 fois international entre 1895 et 1920, soit pendant un quart de siècle. Toujours sur le registre de la longévité en crampons, il a longtemps été le joueur le plus âgé ayant disputé une rencontre internationale (45 ans et 229 jours) quand il a affronté l’Angleterre avec le Pays de Galles, le 15 mars 1920.

 Déjà en 1920, dans un but de performance, on chiquait du tabac sur le terrain

 Devant cette aptitude exceptionnelle à se maintenir au sommet, certains spécialistes du football s’en étonnaient d’autant plus : « Lorsqu’on sait qu’il chiquait  du tabac sur le terrain ». Malheureusement nos experts de la presse du ballon rond ignorent que cette voie d’administration non fumée n’altère pas les performances respiratoires et même booste certaines caractéristiques favorables au ballon rond telles que temps de réaction, capacité visuelle, concentration, mise en action, vigilance… Il faut signaler que depuis quelques années, cette pratique stimulante avec du TNF (tabac non fumé) est revenue à la mode, notamment dans le baseball et le basketball US, dans les pays nordiques (ski, slalom, biathlon). Par contagion, cette pratique s’est répandue en France chez les skieurs de compétitions puis dans les écoles de ski et parmi les adolescents des régions montagneuses. C’est un vrai dopant, difficile à interdire et à sanctionner dans la mesure où il est quasi impossible de faire la distinction entre un sportif dopé au TNF et un fumeur.

 Depuis 2012 sur la liste de surveillance de l’AMA

Depuis le début de l’année 2012, l’Agence mondiale antidopage (AMA) estimant que ce type de dopage n’était pas anecdotique et pouvait avoir des effets délétères pour la santé des ‘’chiqueurs’’, a décidé d’inclure la nicotine dans son programme de surveillance.

Pour en revenir à Jamie Vardy, le monde du foot va le défendre mordicus en nous édulcorant ses penchants (alcool, caféine, nicotine) comme étant des drogues sociales ou récréatives, donc acceptable puisqu’il faut bien sûr que jeunesse se passe, sauf que ces trois adjuvants, il les prend pour mieux jouer au foot !

Différentes études ont bien montré l’influence positive de la caféine et de la nicotine sur les performances gestuelles du joueur. Et en plus, on ne sait pas ce qu’il absorbe ou s‘injecte à l’abri des regards indiscrets. Les tabloïds anglais sont restés à la porte des vestiaires et de son habitation.

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