Cyclisme – Philippe Brunel soutient qu’Anquetil n’a plus touché un vélo après sa retraite en décembre 1969. Une affirmation erronée !

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Même Sophie, sa fille, en comptabilise trois. Pourtant, la vérité est tout autre : Anquetil est remonté sur un vélo au moins neuf fois, et pas seulement pour faire bonne figure devant un objectif.

Plusieurs témoignages et documents photographiques démontrent que Jacques Anquetil a refait du vélo au moins 9 fois

Dans L’Equipe du 17 novembre 2017, Philippe Brunel, le journaliste spécialiste du cyclisme revient sur la carrière de Jacques Anquetil, l’une de ses deux idoles avec Eddy Merckx. Le Normand est décédé le 18 novembre 1987, à cinquante-trois ans 10 mois. Trente ans après sa disparition, le ‘’grand reporter’’ du quotidien aux archives inexistantes, revient sur quelques hauts faits de la carrière du Viking de Quincampoix. Nous prendrons un seul exemple. Brunel, dans un encadré « Adieux discrets à Anvers » nous raconte que le premier quintuple vainqueur du Tour descend de vélo le 27 décembre 1969 (et non en novembre comme indiqué par Philippe Brunel autoproclamé fils spirituel de Pierre Chany et Antoine Blondin…) sur la piste du Sport Palais d’Anvers pour le pendre au clou définitivement.

En réalité, dans cet articulet signé P. Br. (initiales de Philippe Brunel), le journaliste de L’Equipe raconte une histoire fausse. Le Critérium de l’Ile de Man (île située entre l’Irlande et l’Angleterre) remporté par le Normand devant Eddy Merckx, date du 22 juin 1965, soit 4 ans avant sa retraite de cycliste pro. Donc le commentaire de Janine n’a pu avoir lieu après ce critérium puisque les mois et années suivantes, Anquetil a ajouté à son palmarès : 2 GP des Nations (1965 et 1966), Liège-Bastogne-Liège (1966), un titre de vice-champion du monde sur route (1966), un Tour de Catalogne (1967), etc.

Afin de contribuer à la connaissance du parcours sur deux roues du Mozart du vélo selon l’expression de Robert Chapatte, nous proposons les activités cyclistes du quintuple lauréat du Tour après sa carrière de 1970 à 1987.

En fichier PDF – La preuve par 9

3 réflexions au sujet de « Cyclisme – Philippe Brunel soutient qu’Anquetil n’a plus touché un vélo après sa retraite en décembre 1969. Une affirmation erronée ! »

  1. hmathurin

    Docteur, sans vouloir m’immiscer dans une polémique un peu moisie, j’estime que le journaliste talentueux que fut Philippe Brunel a plus fait pour le cyclisme que la plupart des médecins du vélo s’étant grassement nourris sur la bête. S’obstiner à critiquer les gens de plume ayant nourri la passion sent plus la frustration de leur notoriété que la volonté de rétablir des vérités qui ne concernent plus qu’un petit nombre d’aficionados. Alors, pax !

    • Merci de lire régulièrement mon blog.
      Pour rappel, dans des ouvrages cyclistes récents, on cite encore la fable d’Anquetil jamais remonté sur un vélo depuis le 27 décembre 1969.
      Dans cet article, comme dans toutes mes productions, la seule chose qui me motive c’est de contribuer à la connaissance basée sur des faits et non à des interprétations.
      En m’intéressant récemment au parcours d’Henri Cornet – plus jeune vainqueur du Tour – puis à celui de Jacques Anquetil, annoncé comme le futur Coppi français dès l’âge de 19 ans 9 mois (vainqueur du Grand Prix des Nations 1953) je les remets ainsi en mémoire et en perspective avec la carrière récente et à venir de Paul Seixas, participant au TDF à l’âge 19 ans 9 mois.
      Je ne fais pas une fixette sur un journaliste mais sur le manque de professionnalisme de certains. Par ailleurs, si cela vous intéresse, je peux vous communiquer toutes les références où j’ai signalé les comportements à la marge des médecins.

  2. Alain Nice

    Excellente réponse du Docteur.
    Ce qui importe avant tout, n’en déplaise au contributeur précédent, c’est LA vérité des faits. Passer outre, comme le fait Brunel, dénote tout simplement un manque de professionnalisme dans la recherche des faits mais aussi une connaissance approximative de la fin de carrière de son « idole « .
    Il est tellement plus commode de répéter à l’envi ce qu’on a lu et relu tant de fois. L’Histoire fourmille d’exemples…mais nous nous écarterions du sujet.
    Et c’est justement en étant laxiste comme votre lecteur vous appelle à le devenir – après tout est ce si important de remettre en cause le narratif officiel du Tour sur les premiers cols gravis, sur l’altitude d’un sommet etc. – que toute forme de vérité tend à disparaître.
    Continuez Docteur,…et merci.

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