Haute performance – L’importance déterminante du mental dans la répétition des exploits

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En tout cas supérieure au dopage et, probablement, dépassant largement 50%

Entre les cracks pour grimper sur le podium, c’est le mental qui fait la différence. Lance Armstrong l’a bien démontré. Décryptage.

Régulièrement, et de plus en plus, les sportifs et les coachs mettent en avant la part prépondérante du mental pour expliquer la réussite dans telle ou telle spécialité pratiquée à haut niveau.

Des chiffres difficiles à certifier traduisant quand même une réalité admise par la plupart des experts légitimes

Ainsi, le pourcentage annoncé par ces derniers au bénéfice du mental semble considérable, néanmoins il n’y a encore aucun capteur embarqué pour évaluer de façon précise la part du mental dans la perf.

La condition physique et la classe ne sont pas suffisantes pour performer

Le consensus des athlètes semble confirmer que la condition physique optimisée et la classe ne sont pas suffisantes pour dominer les autres. En revanche, et cela est bien établi (mais non chiffré) l’état d’esprit négatif est le plus sûr moyen de contreperformer. Les émotions,  les pensées moroses et le moral en berne ont des effets délétères pouvant affecter chaque cellule du corps et ainsi pénaliser l’optimisation de la physiologie de l’organisme à l’entraînement et en compétition.

  • Fatigue musculaire due à une tension prolongée
  • Coordination perturbée
  • Concentration et motivation en baisse
  • Jugement altéré
  • Blessures : prédisposition et majoration
  • Dépression et fatigue mentale
  • Echec : peur de ne pas pouvoir réussir

D’ailleurs, la relation ‘’mental versus résultats sportifs’’ n’est pas nouvelle puisque dès 1930, un journaliste du Miroir des Sports distinguait la condition physique (le rendement de la ‘’caisse’’) et la forme. Cette dernière associant un parfait état cardiovasculaire et musculaire au mental.

Pour Tadej Pogacar, le superfavori du Tour de France 2024, c’est l’énergie négative autour de lui qui l’a fait craquer mentalement lors de la 110e édition. Il en témoigne dans L’Equipe du 27 juin 2024

Dopage – Morgan Barbançon : 3 No-shows (NS), analyse et conséquences

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De 3 mois en 1re instance à 18 mois en appel par le TAS. Il y a comme un défaut !

La cavalière Morgan Barbançon – un pilier de l’équipe de France de dressage – est suspendue trois mois fin avril pour trois défauts de localisation avec une participation aux JO de Paris très problématique.

Quelle est la légitimité de la Commission des sanctions dite ‘’indépendante’’ ? Visiblement, le maillon faible du système antidopage

La sportive et l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) ont fait toutes les deux appel. La première pour sanction ‘’trop lourde’’ et l’instance pour suspension inférieure au tarif du Code mondial. Selon le site chevalmag.com : « L’audience en appel s’est tenue il y a quelques jours et elle n’a pas joué en faveur de la cavalière. En effet, dans un document publié par l’AFLD rapportant le jugement du TAS du 14 juin, Barbançon en ressort avec une peine largement alourdie à dix-huit mois de suspension à compter du 10 avril 2024 et jusqu’au 10 octobre 2025. Par conséquent, Morgan Barbançon ne pourra prétendre à une sélection pour les Jeux olympiques de Paris 2024, mais également pour les championnats d’Europe de 2025. »

Morgan Barbançon, spécialiste du dressage

Parcours d’obstacles : décryptage du processus aboutissant à la sanction définitive

Morgan Barbançon est convaincue de trois défauts de localisation en moins d’un an. Pour sa défense, la cavalière spécialiste du dressage, invoque la difficulté à se connecter par internet à la plateforme de signalisation. Difficile de gober cette défense peu crédible dans la mesure où sa première participation aux Jeux olympiques remonte à 2012 et qu’aujourd’hui âgée de 31 ans, elle est un pilier de l’équipe de France depuis 2018.

Dans un premier temps, elle écope de trois mois de suspension par la Commission des sanctions indépendante de l’AFLD. Forcément, au terme de l’instruction, l’AFLD avait proposé une suspension cohérente avec le manquement de trois no-shows (NS).

La cavalière avait dû refuser, ce qui a entraîné son passage devant la Commission des sanctions. Cette dernière, avec une mansuétude étonnante, ne lui infligeait que 3 mois de suspension alors que le tarif depuis 2015 est de… 2 ans !

Selon L’Equipe du 30 avril : « Si le délai lui permet de disputer les Jeux de Paris (26 juillet-11 août), en revanche en amont elle ne peut pas concourir à temps pour la qualification des épreuves de dressage devant des juges. D’où sa sollicitation de passer en urgence devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). »

Par ailleurs, l’Instance AFLD non satisfaite de la suspension réduite à 3 mois par la Commission des sanctions a, elle aussi, interjeté appel devant le TAS.

Résultats des courses : le tribunal de Lausanne a retoqué la sanction en la prolongeant de 15 mois. Pour Barbançon, c’est adieu  « les Jeux olympiques de Paris, son objectif de cette année. »

Le tarif normal pour ce genre de défaut est de 2 ans. Rappelons qu’avant l’instauration des 3 NS en 2009, une carence à un contrôle à l’arrivée d’une épreuve coûtait la même durée de suspension qu’un seul test positif. Depuis 2009, la lutte antidopage est beaucoup plus laxiste.

    • Souvent, l’épinglé pour trois NS se défend en affirmant ‘’Ce n’est pas du dopage’’. En réalité c’est la seule façon d’alpaguer les tricheurs qui se font des cures illicites à l’abri des contrôleurs car ceux-ci ne trouveront pas le sportif au jour ou à l’adresse indiqués.
    • Ces trois rendez-vous manqués dans l’année permettent au sportif de bien fignoler le tempo de sa cure de produits illicites afin de passer à travers les contrôles inopinés et le suivi longitudinal.
    • Réglementairement trois NS équivalent à 2 ans de suspension. Hors quasiment à chaque fois, la sanction est allégée même par des instances dites indépendantes. Ainsi la cavalière Morgan Barbançon, en première instance, a écopé de 3 mois par l’AFLD puis 18 mois par le TAS. D’autres ont été suspendus d’entrée de 2 ans.
    • Finalement, c’est plus rentable de manquer 2 NS chaque année que de risquer de se faire épingler par un contrôle positif qui, lui, sera obligatoirement assimilé à du dopage associé à une, étiquette de tricheur collée à la peau pour une longue période.
    • Deux, voire trois NS, passent pour une négligence (sonnette cassée, téléphone sur silencieux, changement d’adresse inattendu…) ou comme pour M. Barbançon une difficulté à se connecter à la plate-forme de localisation. Avec l’augmentation du nombre de NS, on a l’impression que désormais feinter les NS devient un vrai sport de compétition.
    • Pour que les NS ne deviennent pas une parade des tricheurs face à la réglementation antidopage, il est impératif de renforcer la règle des NS en sanctionnant deux manquements de localisation en trois mois. Seule la peur du gendarme et des sanctions plus lourdes vont freiner les apprentis sorciers.

    Les failles de la lutte antidopage

    Ajoutons avec insistance que les sportifs, en dehors de la règle des NS plus ou moins dissuasive, peuvent consommer des substances dopantes non référencées dans la liste des illicites, par exemple, la caféine, stimulant le plus utilisé par la planète athlétique de compétition ; de même, il est possible de se sublimer avec les produits inscrits dans le programme de surveillance de l’AMA sans aucun risque de sanction. Ces derniers sont listés là uniquement pour vérifier leur mésusage et s’il y a lieu de les ajouter ultérieurement dans la liste rouge.

    Troisième carence : il y a des substances catégoriquement interdites en compétition telles que cocaïne, amphétamines, glucocorticoïdes, Captagon®, morphine mais non prohibées à l’entraînement. Merci l’AMA.

    En annexe, nous proposons un tableau des sportifs épinglés par la règle des NS en 2023-2024. Les excuses avancées montrent que les contrevenants sont plus souvent des fantaisistes que des pros.

    Tour de France – 100 personnalités à la fois historique et contemporaines partagent leur passion pour la Grande Boucle

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    (suite et fin – 4e volet : les observateurs)

    Déjà publiés : 1er volet – Les emblématiques ; 2e volet – Les suiveurs ; 3e volet – Les sportifs

    Ecrivains, acteurs, chanteurs, hommes politiques, sportifs en 144 citations déclinent leurs regards admiratifs sur le serpent multicolore de juillet. Un document à la mémoire de ce mouvement national au retentissement international créé par Henri Desgrange en 1903.

    Slogan du service commercial : « Le Tour est une banderole publicitaire de quatre mille kilomètres » à la fois sur la plus grande course cycliste du monde ainsi que sur la mise en valeur des paysages et des bâtisses remarquables de l’Hexagone

    Certains ont droit à plusieurs citations tels Henri Desgrange (16), le créateur de la Grande Boucle en 1903 ou Guy Roux (6), emblématique entraîneur de football de l’AJ Auxerre.

    En dehors de ces derniers, parmi les contemporains, on trouve :

    • les cyclistes Mark Cavendish, Chris Jenner, Jacques Marinelli et Wout Van Aert,
    • les footballeurs Vikash Dhorasso, Bixente Lizarazu et Just Fontaine, récemment disparu

    Au final, ce patchwork d’avis sur la plus grande course cycliste au monde ne peut que stimuler tout un chacun d’aller voir passer les coureurs au coin de la rue ou à des kilomètres, ou alors s’installer sur son canapé devant sa télé pour apprécier les efforts des champions de la petite reine, mais aussi mieux connaître la France, ce beau pays aux parcours étonnants de diversité.

    Pour une meilleure lecture, nous avons regroupé et classé les auteurs par affinité professionnelle ou d’activité, en quatre séries.



    Tour de France – 100 personnalités à la fois historiques et contemporaines partagent leur passion pour la Grande Boucle (3e volet : les sportifs)

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    Déjà publiés : 1er volet – Les emblématiques ; 2e volet – Les suiveurs

    Ecrivains, acteurs, chanteurs, hommes politiques, sportifs en 144 citations déclinent leurs regards admiratifs sur le serpent multicolore de juillet. Un document à la mémoire de ce mouvement national au retentissement international créé par Henri Desgrange en 1903.

    Slogan du service commercial : « Le Tour est une banderole publicitaire de quatre mille kilomètres » à la fois sur la plus grande course cycliste du monde ainsi que sur la mise en valeur des paysages et des bâtisses remarquables de l’Hexagone

    Certains ont droit à plusieurs citations tels Henri Desgrange (16), le créateur de la Grande Boucle en 1903 ou Guy Roux (6), emblématique entraîneur de football de l’AJ Auxerre.

    En dehors de ces derniers, parmi les contemporains, on trouve :

    • les cyclistes Mark Cavendish, Chris Jenner, Jacques Marinelli et Wout Van Aert,
    • les footballeurs Vikash Dhorasso, Bixente Lizarazu et Just Fontaine, récemment disparu

    Au final, ce patchwork d’avis sur la plus grande course cycliste au monde ne peut que stimuler tout un chacun d’aller voir passer les coureurs au coin de la rue ou à des kilomètres, ou alors s’installer sur son canapé devant sa télé pour apprécier les efforts des champions de la petite reine, mais aussi mieux connaître la France, ce beau pays aux parcours étonnants de diversité.

    Pour une meilleure lecture, nous avons regroupé et classé les auteurs par affinité professionnelle ou d’activité, en quatre séries.

    Dopage et médias : les failles révélées dans la couverture des affaires de contrôle antidopage

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    Elles mettent la pagaille dans les relations entre presse et antidopage

    Le 14 juin dernier, l’Agence France-Presse (AFP) relayée par de nombreux journaux abonnés à ce serveur, titre : « Dopage : trois nageurs chinois avaient été contrôlés positifs par l’antidopage avant l’affaire de 2021 ».

    POINT DE VUE – Discussion sur la communication erronée d’un seuil de positivité et sur la nécessité de faire preuve de retenue dans les médias pendant les enquêtes en cours. Il faut souligner l’importance d’une couverture médiatique précise des cas de dopage et exhorter les médias à s’abstenir de toute interprétation prématurée des tests révélés.

    Erreur d’interprétation de l’AFP

    Cette dernière info avait défrayé la chronique mondiale le 20 avril où il était révélé que 23 nageurs chinois avaient été contrôlés positifs à la trimétazidine, un modulateur métabolique dont l’effet sur la performance n’est pas prouvé. Quoi qu’il en soit, ces 23 tritons de l’Empire du milieu, ont été blanchis à la fois par l’Agence chinoise antidopage et l’AMA au prétexte que cela était dû à une contamination accidentelle. Sur ce fond  d’histoire de molécules en eau trouble, est venu s’ajouter trois cas de Chinois ayant été testés positifs au clenbutérol en 2016 et 2017 révélés par le New York Times le 14 juin. L’AFP résume les commentaires du média étasunien : « D’après le quotidien américain, trois nageurs chinois avaient été contrôlés positifs au clenbutérol [anabolisant non hormonal] en 2016 et 2017 mais blanchis par l’antidopage qui avait retenu la théorie d’une contamination alimentaire, sans rendre leurs cas publics. Deux des nageurs ont remporté des titres olympiques à Tokyo en 2021 et le troisième détient désormais un record du monde, d’après le New York Times. »

    A posteriori, l’AMA intervient pour clarifier les cas de contamination alimentaire, notamment en Chine

    Peu de temps après, l’Agence mondiale antidopage (AMA) tente de désamorcer le pataquès en clarifiant les choses : « Chacun des trois nageurs avait été contrôlé avec une concentration de clenbutérol si faible qu’elle était entre 6 et 50 fois inférieure au taux minimum de 5 ng/ml introduit en 2019 afin de déclencher un cas pour faire face à l’important phénomène de contamination au clenbutérol par la viande». Le directeur général de l’instance – un juriste (quelle est sa légitimité pour s’exprimer sur un problème analytique ? ) ajoute le commentaire suivant : « Le problème de contamination est réel et bien connu de l’antidopage. Ces dernières années il y a eu des milliers de cas confirmés de contamination, sous diverses formes, dont plus de 1000 pour une contamination après avoir mangé de la viande en Chine, Mexique, au Guatemala, en Colombie, au Pérou, en Équateur et dans d’autres pays (…) Dans ces trois cas de nageurs chinois, la contamination alimentaire a été retenue comme étant à l’origine de la présence de clenbutérol. »

    Dans le communiqué de l’AMA retranscrit par l’AFP le 14 juin, s’est invitée une faute de frappe concernant le seuil de clenbutérol à ne pas dépasser pour être considéré comme dopé. L’AFP indique  nanogrammes par litre (ng/L) alors qu’en réalité le seuil est de 5 nanogrammes/milliltre (ng/ml).

    Que les 3 Chinois aient été testés au clenbutérol en 2016 et 2017 ne change rien sauf que le titre de l’article fait fi de la présomption d’innocence

    Mais il faut ajouter un gros bémol !

    Ce seuil de 5 ng/ml a été instauré en 2019. Or, les trois Chinois ont été contrôlés en 2016 et 2017 sans qu’un seuil soit réglementé officiellement. A cette époque, compte tenu de la nature de la substance (clenbutérol) interdite en et hors compétition, ces tests positifs auraient dû déboucher sur une suspension immédiate, non rendus publics en attendant l’éventuelle contre-expertise et le passage des sportifs devant une commission des sanctions. Visiblement, à la lumière des faibles traces de clenbutérol de l’ordre du picogramme/ml (10-12) inférieur au nanogramme, la commission a admis la contamination passive et, par ricochet, n’a pas sanctionné ces trois sportifs.

    • La presse généraliste n’est pas formée pour commenter les questions de dopage. Dans cette affaire des trois Chinois testés au clenbuterol, le seuil est erroné et pourtant l’ensemble des quotidiens et médias en ligne français ont publié l’erreur de l’AFP telle quelle en laissant dans leur texte 5 ng/L alors que c’était 5 ng/ml. Malgré un rectificatif qui leur a été communiqué, Le Figaro, RMC, etc. n’ont pas, plusieurs jours après, encore corrigé la bévue du seuil.
    • Le titre de l’AFP : « Dopage : trois nageurs chinois avaient été contrôlés positifs par l’antidopage avant l’affaire de 2021 » est une contrevérité. La conclusion de contrôle positif ne pouvait être jugée recevable qu’à la fin de la procédure. Tant que la commission des sanctions n’avait pas statué, ils étaient considérés comme innocents ! Et les résultats du flacon A n’auraient pas dû être divulgués à la presse. Répétons avec insistance que l’affaire aurait dû être ignorée des médias jusqu’au terme du processus d’instruction.

    Finalement, l’ensemble des intervenants – presse, instances antidopage – passent pour des nuls ou des complices.

    Le texte de l’Agence France-Presse retranscrit par lapresse.ca le 17.06,  résume bien les dérives de la médiatisation des contrôles antidopage et de leurs conséquences néfastes sur la crédibilité de l’action antidopage mais aussi sur les sportifs impliqués à leur insu et abusivement stigmatisés par la presse.

      Tour de France – 100 personnalités à la fois historiques et contemporaines partagent leur passion pour la Grande Boucle

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      2e volet – Les suiveurs

      Déjà publié : 1er volet – Les emblématiques

      Ecrivains, acteurs, chanteurs, hommes politiques, sportifs en 144 citations déclinent leurs regards admiratifs sur le serpent multicolore de juillet. Un document à la mémoire de ce mouvement national au retentissement international créé par Henri Desgrange en 1903.

      Slogan du service commercial : « Le Tour est une banderole publicitaire de quatre mille kilomètres » à la fois sur la plus grande course cycliste du monde ainsi que sur la mise en valeur des paysages et des bâtisses remarquables de l’Hexagone

      Certains ont droit à plusieurs citations tels Henri Desgrange (16), le créateur de la Grande Boucle en 1903 ou Guy Roux (6), emblématique entraîneur de football de l’AJ Auxerre.

      En dehors de ces derniers, parmi les contemporains, on trouve :

      • les cyclistes Mark Cavendish, Chris Jenner, Jacques Marinelli et Wout Van Aert,
      • les footballeurs Vikash Dhorasso, Bixente Lizarazu et Just Fontaine, récemment disparu

      Au final, ce patchwork d’avis sur la plus grande course cycliste au monde ne peut que stimuler tout un chacun d’aller voir passer les coureurs au coin de la rue ou à des kilomètres, ou alors s’installer sur son canapé devant sa télé pour apprécier les efforts des champions de la petite reine, mais aussi mieux connaître la France, ce beau pays aux parcours étonnants de diversité.

      Pour une meilleure lecture, nous avons regroupé et classé les auteurs par affinité professionnelle ou d’activité, en quatre séries.

      Tour de France – 100 personnalités à la fois historiques et contemporaines partagent leur passion pour la Grande Boucle

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      Ecrivains, acteurs, chanteurs, hommes politiques, sportifs en 144 citations déclinent leurs regards admiratifs sur le serpent multicolore de juillet. Un document à la mémoire de ce mouvement national au retentissement international créé par Henri Desgrange en 1903.

      Slogan du service commercial : « Le Tour est une banderole publicitaire de quatre mille kilomètres » à la fois sur la plus grande course cycliste du monde ainsi que sur la mise en valeur des paysages et des bâtisses remarquables de l’Hexagone

      Certains ont droit à plusieurs citations tels Henri Desgrange (16), le créateur de la Grande Boucle en 1903 ou Guy Roux (6), emblématique entraîneur de football de l’AJ Auxerre.

      En dehors de ces derniers, parmi les contemporains, on trouve :

      • les cyclistes Mark Cavendish, Chris Jenner, Jacques Marinelli et Wout Van Aert,
      • les footballeurs Vikash Dhorasso, Bixente Lizarazu et Just Fontaine, récemment disparu

      Au final, ce patchwork d’avis sur la plus grande course cycliste au monde ne peut que stimuler tout un chacun d’aller voir passer les coureurs au coin de la rue ou à des kilomètres, ou alors s’installer sur son canapé devant sa télé pour apprécier les efforts des champions de la petite reine, mais aussi mieux connaître la France, ce beau pays aux parcours étonnants de diversité.

      Pour une meilleure lecture, nous avons regroupé et classé les auteurs par affinité professionnelle ou d’activité, en quatre séries.

      Tour de France 1923 – Révélation sur l’origine de la célèbre phrase « Je te salue Gars Jean »

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      adressée par Robert Jacquinot à Jean Alavoine

      Cette contre-enquête est la première d’une série que je vais consacrer aux véridiques histoires du Tour de France en évitant toutes les fausses légendes véhiculées depuis des lustres par des auteurs qui se recopient les uns les autres, manipulant ainsi leurs lecteurs dans des récits fantaisistes. Pourtant, les vraies anecdotes sont souvent plus savoureuses, étonnantes ou dramatiques. Je vous invite à me suivre sur les routes de la Grande Randonnée de juillet.

      Le 27 octobre dernier, sur Facebook, dans la série Quiz Cyclisme, j’ai posé la question suivante :

      Tour de France – Dans quelle édition, un coureur a prononcé la célèbre phrase ‘‘Je te salue Gars Jean’’ adressée à un concurrent qui le doublait alors que lui-même avait dominé l’étape mais qu’il subissait une terrible défaillance à quelques kilomètres de l’arrivée ?

      La réponse donnée était : Tour de France 1923, 6e étape Bayonne-Luchon (326 km) empruntant le Cercle de la Mort (Aubisque, Tourmalet, Aspin, Peyresourde). Caracolant en tête depuis le Tourmalet, Robert Jacquinot est victime à 500 m du sommet de Peyresourde  – le dernier obstacle de la journée -d’un coup de moins bien mémorable. Alors qu’il entrevoyait la victoire, complètement planté, il se fait doubler par Jean Alavoine. Et pour saluer l’exploit de son vainqueur, il lança dans un souffle : ‘’Je te salue Gars Jean’’.

      Témoignage de Robert Jacquinot lui-même

      Or, depuis, j’ai trouvé un article signé par Robert Jacquinot témoignant de ce haut fait du Tour passé à la postérité.

      Le Pétardier (surnom de personnage soupe au lait) confirme que c’est bien lui l’auteur de ‘’Je te salue Gars Jean’’ et non Jean Alavoine comme indiqué de façon erronée par Gaston Bénac, le Chantre du Tour des années 1920 à 1950. Autre transgression des faits. Jacquinot n’a pas laissé en plan ses adversaires Jean Alavoine et Ottavio Bottecchia au sommet de l’Aubisque mais après 7 km d’ascension du versant ouest du Tourmalet à Barèges.

      Dans ce même texte, on apprend l’origine de la défaillance de Jacquinot due à une prise de bec entre le ravitailleur à Arreau, au pied d’Aspin versant est, et le coureur. Résultat : ce dernier a continué sa route avec une musette contenant seulement deux bananes et, inévitablement, la fringale l’a rattrapée !

      Tennis – Novak Djokovic, malgré une lésion méniscale opérée récemment, pourrait performer aux Jeux de Paris

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      et ce grâce à l’arthroscopie, une technique chirurgicale miniaturisée qui, depuis 1978, a révolutionné le traitement de cette affection

      Victime le 3 juin d’une lésion du ménisque interne (médial) droit dite en anse de seau lors de son huitième de finale gagnant en cinq sets face à l’Argentin Francisco Cerundolo, Novak, pour avoir une chance de conquérir une médaille aux JO de Paris, a décidé deux jours plus tard de passer par la case opération.

      Contrairement à ce qu’annonce sans nuance une certaine presse : « Novak Djokovic peut oublier les JO s’il se fait opérer », alors qu’en réalité ses chances de jouer à Roland-Garros le tournoi olympique du 27 juillet au 4 août sont bien réelles.

      Avantages dus à deux petites ouvertures de 5 mm de diamètre et à la miniaturisation du matériel optique et chirurgical

      Depuis la fin des années 1970, l’arthroscopie – méthode chirurgicale peu invasive – a révolutionné la durée d’immobilisation. Cette technique a permis de transformer complètement les suites : les opérés reprennent beaucoup plus rapidement la marche et leur activité – professionnel et sportive – et la présence à l’hôpital est de courte durée, une journée maximum. L’arthroscopie, principal artisan de ce changement, permet dans le même temps, grâce à la miniaturisation des instruments et en particulier d’un tube optique, de regarder directement à l’intérieur du genou, de faire l’inventaire des anomalies et de retirer tout élément gênant notamment d’origine méniscale en pratiquant seulement deux mini-ouvertures de la taille d’une très petite boutonnière. Avantage considérable par rapport à la technique classique ou arthrotomie qui en raison d’une incision beaucoup plus importante de 5 à 6 cm, voire plus. et d’une hospitalisation de plusieurs jours, provoquait une fonte musculaire considérable nécessitant une longue rééducation. L’arthroscopie réalisée par des mains expertes n’impose, quant à elle, qu’un bref séjour en clinique avec dans la plupart des cas, une reprise d’activité sportive ultrarapide d’autant plus que la lésion est récente.

      En revanche, si l’on ne se fait opérer qu’après plusieurs mois de tergiversations, la musculature a le temps de s’affaiblir, la synchronisation des circuits articulaires et musculotendineux de se ‘’dérégler’’ et le retour sur la scène sportive sera en conséquence beaucoup plus long.

      L’arthroscopie autorise des retours ultrarapides au plus haut niveau sportif, entre 15 jours et 3 semaines. Exemples.

      Plusieurs cas emblématiques d’athlètes de haut niveau notamment dans le ski démontrent parfaitement l’intérêt d’un diagnostic précoce et d’une arthroscopie chirurgicale immédiate. Ce fut le cas du skieur suisse Pirmin Zurbriggen remportant la descente des championnats du monde 1985 à Bormio (Italie), vingt-deux jours après une opération du ménisque par arthroscopie. Sa compatriote Erika Hess, à l’époque la meilleure spécialiste de slalom dans l’histoire de la Coupe du monde, avait subi le même traitement en décembre 1982 avec un retour sur les planches en moins de 15 jours, leurs genoux étant particulièrement protégés par des haubans musculaires hyperpuissants, les skieurs semblent avantagés pour que l’interruption soit la plus courte possible.

      Il faut reconnaître cependant que tous les athlètes de niveau international retrouvent le stade ou le gymnase avec un minimum d’interruption d’autant qu’une rééducation spécifique peut être entreprise sans dommages quelques heures après l’intervention.

      L’exemple de la marathonienne américaine Joan Benoit doit motiver Djoko. L’ancienne recordwoman du monde des 42,195 km, opérée du ménisque par arthroscopie le 25 avril 1984, remporta le marathon sélectif pour les Jeux olympiques le 12 mai à Olympia dans l’état de Washington, soit 17 jours après le geste chirurgical. Dans la foulée, le 05 août, Mme Benoit était devenue la première femme championne olympique du marathon.

      Arthroscopie – Des suites opératoires accélérées

      • Anesthésie : environ une demi-heure d’anesthésie soit générale (endormi complètement) ou locorégionale (uniquement le membre inférieur). Pour Djoko, l’intervention n’a duré que 15 minutes.
      • Ambulatoire : on entre le matin en clinique et on sort le même jour en fin d’après-midi
      • Ouverture : deux mini-ouvertures de la taille d’une petite boutonnière (quelques millimètres) sur la face antérieure du genou (invisibles au bout de 6 mois). L’arthrotomie classique pouvait laisser une cicatrice de 5 à 10 cm, voire plus.
      • Marche : immédiate
      • Retour sportif : après quelques jours de repos, l’activité physique de réathlétisation peut être débutée sous contrôle d’un spécialiste. Plus le problème méniscal est ancien, plus il faut du temps pour récupérer un genou compétition. Dans le cas de Djokovic, en se faisant opérer 48 heures après la lésion, la récupération sera ultrarapide.
      • Ménisque externe : sa lésion entraîne des suites de récupération plus longues.

      Arthrotomie : opération avec ouverture de plusieurs centimètres

      Cas emblématique du passé : Just Fontaine, footballeur international de 1953 à 1960 (21 sélections), meilleur buteur de la Coupe du monde 1958 et recordman des retours rapides après arthrotomie du ménisque interne : « Just Fontaine, qui est sans doute pour l’époque, le recordman des retours rapides sur le terrain puisqu’il reprit son activité quarante jours seulement après avoir été opéré du ménisque interne du genou droit le 03 décembre 1957 (reprise le 12 février 1958 en Coupe de France) et fut la même année le meilleur buteur de la Coupe du monde en Suède. » [Le Miroir des Sports, 1958, n° 722, 29 décembre, p 19]