Haute performance – L’importance déterminante du mental dans la répétition des exploits

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En tout cas supérieure au dopage et, probablement, dépassant largement 50%

Entre les cracks pour grimper sur le podium, c’est le mental qui fait la différence. Lance Armstrong l’a bien démontré. Décryptage.

Régulièrement, et de plus en plus, les sportifs et les coachs mettent en avant la part prépondérante du mental pour expliquer la réussite dans telle ou telle spécialité pratiquée à haut niveau.

Des chiffres difficiles à certifier traduisant quand même une réalité admise par la plupart des experts légitimes

Ainsi, le pourcentage annoncé par ces derniers au bénéfice du mental semble considérable, néanmoins il n’y a encore aucun capteur embarqué pour évaluer de façon précise la part du mental dans la perf.

La condition physique et la classe ne sont pas suffisantes pour performer

Le consensus des athlètes semble confirmer que la condition physique optimisée et la classe ne sont pas suffisantes pour dominer les autres. En revanche, et cela est bien établi (mais non chiffré) l’état d’esprit négatif est le plus sûr moyen de contreperformer. Les émotions,  les pensées moroses et le moral en berne ont des effets délétères pouvant affecter chaque cellule du corps et ainsi pénaliser l’optimisation de la physiologie de l’organisme à l’entraînement et en compétition.

  • Fatigue musculaire due à une tension prolongée
  • Coordination perturbée
  • Concentration et motivation en baisse
  • Jugement altéré
  • Blessures : prédisposition et majoration
  • Dépression et fatigue mentale
  • Echec : peur de ne pas pouvoir réussir

D’ailleurs, la relation ‘’mental versus résultats sportifs’’ n’est pas nouvelle puisque dès 1930, un journaliste du Miroir des Sports distinguait la condition physique (le rendement de la ‘’caisse’’) et la forme. Cette dernière associant un parfait état cardiovasculaire et musculaire au mental.

Pour Tadej Pogacar, le superfavori du Tour de France 2024, c’est l’énergie négative autour de lui qui l’a fait craquer mentalement lors de la 110e édition. Il en témoigne dans L’Equipe du 27 juin 2024

Dopage – Testostérone (3e volet) : les adeptes ne se recrutent pas que dans les sports de force (rugby…) ou dans les spécialités d’endurance (athlé, cyclisme…)

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Mais aussi dans les compétitions cérébrales

Le Norvégien Geir Helgemo, n° 1 mondial de bridge, représentant la principauté de Monaco dans les compétitions internationales, s’est fait épingler à la testostérone. Pour les journalistes de sport, le joueur est forcément un débile pour se doper à la testo… Il n’a pas besoin de gros muscles…

Lance Armstrong ton histoire (2e volet)

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Plébiscité par ses pairs comme étant le meilleur, sans pour autant lui reprocher son dopage que beaucoup d’entre eux pratiquaient également, il a remporté sept Tours de France sans transgresser les règles du peloton. Contre-enquête sur les 15 préceptes intangibles du Boss pour faire la différence.

Le poker, les échecs sont-ils des sports ?

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Les « grosses têtes » ont-elles besoin de muscles ?

Bernard Hinault expliquait à l’époque où il dominait le cyclisme international que « le golf n’était pas un sport », sous-entendu que la dépense énergétique était beaucoup trop faible pour être comparée à des cyclistes, des marathoniens ou autres footballeurs. Ces derniers, pour lui, étaient de vrais athlètes.

Même s’il ne sollicite pas la physiologie corporelle avec la même intensité, le golf de haut niveau impose une condition physique maximale permettant d’optimiser sa concentration, sa maîtrise émotionnelle et sa gestuelle. Pareillement, le joueur d’échecs, de jeux vidéo où il faut rester des heures connecté à 200% avec la partie sera plus performant s’il est au top niveau de forme. Or, la triche étant consubstantielle à l’homme, le dopage n’épargne aucune activité de compétition puisqu’il peut stimuler bien sûr les muscles, le cœur, le rendement du corps mais également le système nerveux central et donc les performances dans les Jeux de société. Dès 1980, le physiologiste François Ruff avait écarté d’un revers de main les tenants de l’impossibilité de se doper car, dans leur sport, « on ne connaît pas à l’avance la durée du match » et « les pilules de l’effort perturbent la précision du geste ».Dans l’Aurore du 1er septembre 1980, le scientifique avait démonté les pseudos arguments des tenants de l’inefficacité : « Le dopage n’épargne aucun sport en principe (NDLA : aucune activité humaine de compétition). Qu’il soit d’adresse ou non, qu’il soit ou non de durée variable car on peut prendre un dopage à la carte, par doses successives et en mélangeant les produits suivant les effets qu’on en attend. » Les extraits de presse rassemblés ici montrent bien que les joueurs professionnels d’échecs ou de poker entretiennent leur tonus physique afin que leur mental reste hypervigilant. Et bien sûr un dopage bien maîtrisé peut aider à booster les connections….Dr JPDM

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