Dictionnaire du dopage – Fiche inédite et complète sur la trenbolone, un engrais musculaire prohibé chez les sportifs de compétition

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En fichier PDF : Fiche sur la substance : trenbolone

DICO DU DOPAGE – Substance TRENBOLONE

 

Editions Masson, 2004, 1 337 pages

 

 

 

Dopage – Rugby – Un ancien décathlonien champion de France en 1966 et 1967, passe au XV en 1re division de 1969 à 1978 avec un solide bagage d’expert en stéroïdes anabolisants. La preuve par une interview « sans langue de bois »…

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[publié le 31 mai 2017]

Alors que l’ovalie de Bernard Laporte et Mourad Boudjellal nous sert à chaque dérapage de joueurs épinglés par la patrouille antidopage, le discours lénifiant que, au choix, le produit en cause :

  • est une drogue sociale (‘’il faut que jeunesse se passe’’)
  • n’est pas sur la liste des substances interdites,
  • n’améliore pas les performances,
  • ne savait pas…

Ces arguments-bidons ne tiennent pas la route. L’utilisation d’adjuvants illicites de l’effort date des années 1960 ; de nombreux témoignages confirment que les amphets faisaient partie de la panoplie des rugbymen il y a déjà près de 60 ans. Mais, au tournant de la décennie 1960-1970, les engrais musculaires (stéroïdes anabolisants) ont commencé à faire leur apparition sur les pelouses du championnat de France de 1re division.

anabos 2

Stéroïde anabolisant injectable : Dynabolon®. Sur le marché officiel du médicament français de 1964 à 1997

Pour en faire la démonstration, nous vous proposons une interview d’un ancien athlète au gabarit impressionnant pour l’époque des années 1970 spécialiste du décathlon passé ensuite au rugby à XV.

anabos 32

Stéroïde anabolisant injectable : Deca-Durabolin®.Sur le marché officiel du médicament français de 1964 à 1995

 CASTANG

Athlétisme magazine, 1969, n° 4, mars, p 31

Dans ce commentaire pro-anabolisant, on constate que le Sisteronais s’arrange avec sa conscience pour faire la différence entre le Maxiton® (amphétamine) – un dopant dangereux – et les stéroïdes anabolisants, produits assimilés à la diététique !

Contrairement à ce que dit Castang, tous les stéroïdes anabolisants ne sont pas en vente libre mais certains en 1969 au moment de l’interview sont déjà au tableau C (produits dangereux nécessitant une prescription médicale).

Les stéroïdes anabolisants sont apparus sur la liste rouge du Comité international olympique (CIO) en 1974 et ont été considérés dès le départ comme des produits qualifiés de ‘’lourds’’ (puissants) au même titre que, quelques années plus tard, les transfusions sanguines, l’EPO, les hormones de croissance… Ajoutons que depuis l’année 2000, mis à part le Nilevar®, tous les stéroïdes anabolisants ont été retirés du marché français du médicament. En 2017, certains sont toujours disponibles au marché noir (internet).

repères castang

POST-IT

Signalons pour compléter la relation rugby-athlétisme que dans la première partie du XXe siècle, il n’était pas rare que certains internationaux de rugby l’étaient également en athlétisme. Ci-joint une liste non exhaustive.

 

Docteur Jean-Pierre de Mondenard

Les affaires de dopage décodées, commentées par un expert indépendant de toutes les instances nationales et internationales

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Dopage – Rugby – Un ancien décathlonien champion de France en 1966 et 1967, passe au XV en 1re division de 1969 à 1978 avec un solide bagage d’expert en stéroïdes anabolisants. La preuve par une interview « sans langue de bois »…

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[publié le 31 mai 2017]

Alors que l’ovalie de Bernard Laporte et Mourad Boudjelal nous sert à chaque dérapage de joueurs épinglés par la patrouille antidopage, le discours lénifiant que, au choix, le produit en cause :

  • est une drogue sociale (‘’il faut que jeunesse se passe’’)
  • n’est pas sur la liste des substances interdites,
  • n’améliore pas les performances,
  • ne savait pas…

Ces arguments-bidons ne tiennent pas la route. L’utilisation d’adjuvants illicites de l’effort date des années 1960 ; de nombreux témoignages confirment que les amphets faisaient partie de la panoplie des rugbymen il y a déjà près de 60 ans. Mais, au tournant de la décennie 1960-1970, les engrais musculaires (stéroïdes anabolisants) ont commencé à faire leur apparition sur les pelouses du championnat de France de 1re division.

anabos 2

Stéroïde anabolisant injectable : Dynabolon®. Sur le marché officiel du médicament français de 1964 à 1997

Pour en faire la démonstration, nous vous proposons une interview d’un ancien athlète au gabarit impressionnant pour l’époque des années 1970 spécialiste du décathlon passé ensuite au rugby à XV.

anabos 32

Stéroïde anabolisant injectable : Deca-Durabolin®.Sur le marché officiel du médicament français de 1964 à 1995

 CASTANG

Athlétisme magazine, 1969, n° 4, mars, p 31

Dans ce commentaire pro-anabolisant, on constate que le Sisteronais s’arrange avec sa conscience pour faire la différence entre le Maxiton® (amphétamine) – un dopant dangereux – et les stéroïdes anabolisants, produits assimilés à la diététique !

Contrairement à ce que dit Castang, tous les stéroïdes anabolisants ne sont pas en vente libre mais certains en 1969 au moment de l’interview sont déjà au tableau C (produits dangereux nécessitant une prescription médicale).

Les stéroïdes anabolisants sont apparus sur la liste rouge du Comité international olympique (CIO) en 1974 et ont été considérés dès le départ comme des produits qualifiés de ‘’lourds’’ (puissants) au même titre que, quelques années plus tard, les transfusions sanguines, l’EPO, les hormones de croissance… Ajoutons que depuis l’année 2000, mis à part le Nilevar®, tous les stéroïdes anabolisants ont été retirés du marché français du médicament. En 2017, certains sont toujours disponibles au marché noir (internet).

repères castang

POST-IT

Signalons pour compléter la relation rugby-athlétisme que dans la première partie du XXe siècle, il n’était pas rare que certains internationaux de rugby l’étaient également en athlétisme. Ci-joint une liste non exhaustive

 

repères castang.2

Dopage – La confusion entre stéroïdes anabolisants et corticosurrénaliens perdure grâce aux médias sportifs, avec en tête L’Equipe

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[publié le 10 avril 2017]

La formation médicale des journalistes de ce quotidien est proche de zéro, notamment en ce qui concerne les drogues de la performance.

 Dans son édition du 8 avril, le quotidien sportif révèle que Jemina Sumgong, la Kényane championne olympique du marathon à Rio, a été contrôlée positive à l’EPO lors d’un test pratiqué hors compétition dans son pays.

 

sumsong

L’Equipe, 08 avril 2017

 

Une injection locale autorisée

Dans ce même article, le signataire du papier rappelle que la marathonienne est une récidiviste. Déjà en 2012 : « Sumgong, entraînée par son mari, Noah Talam, avait été contrôlée positive au prednisolone, un stéroïde, mais sa suspension de deux ans avait été annulée quand elle avait pu prouver que son injection était destinée à soigner une hanche. »

Ce cas est exemplaire car il montre une fois de plus que la presse sportive est insuffisamment éduquée – l’expression est faible – sur tout ce qui touche les substances illicites.

Rappelons qu’il y a deux familles de stéroïdes aux effets distincts : les stéroïdes anabolisants et les glucocorticoïdes. En anglais cela donne anabolic steroid et adrenocortical steroid. Au final, n’écrire que le mot stéroïde, c’est comme de parler d’une personne sans préciser son nom.

Pour Sumgong, c’est bien un corticostéroïde – prednisolone – qui est en cause. Pour cette famille de stéroïdes interdite seulement en compétition, l’athlète kenyane a pu démontrer qu’elle avait subi une injection locale (autorisée) pour traiter un problème de hanche. En revanche, si elle avait pris un stéroïde anabolisant, une substance interdite à la fois en compétition et à l’entraînement, elle n’aurait pu faire valoir aucune excuse et aurait pris le tarif plein.

Deux catégories : S1 et S9

En résumé, au plan des substances prohibées, les stéroïdes se distinguent en deux catégories : les anabolisants (appartiennent à la section S1 de la liste AMA) et les glucocorticoïdes (section S9).

Les stéroïdes anabolisants avec comme chef de file la testostérone, font partie des substances non spécifiées qui n’acceptent aucune excuse. De leur côté, les glucocorticoïdes figurent dans la catégorie des substances spécifiées où une défense argumentée – notamment des soins médicaux – peut faire réduire voire annuler la sanction.

Ajoutons que la prednisolone, un corticostéroïde, est du genre féminin.

Pour y voir plus clair, nous proposons les trois différences majeures entre les deux familles qui portent à la fois sur leurs indications thérapeutiques, leurs effets secondaires et leurs classifications dans la liste des substances interdites.

STOP ANABOLISANTS           STOP CORTICOIDES

Stéroïdes :  »lisez la différence »

Les 3 différences entre stéroïdes anabolisants et glucocorticoïdes

 

Dopage – Confusion entre stéroïdes anabolisants et glucocorticoïdes

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[publié le 08 avril 2017]

Depuis 1999 et la détection des glucocorticoïdes dans les contrôles antidopage, la presse mélange les deux familles de stéroïdes anabos et corticos.

Le trois-quarts néozélandais du Racing 92, Joe Rokocoko, a subi à ses dépens les effets boomerang d’une traduction erronée.

Depuis quasiment 20 ans, à plusieurs reprises, j’ai rectifié la confusion entre les deux catégories de stéroïdes aux effets distincts : ‘’bâtisseurs’’ pour les premiers et anti-inflammatoires pour les seconds.

1998 – La vie à la limite, de Sid Watkins

La première fois, c’était en 1998 pour le compte de la revue bimestrielle Sport et Vie dans laquelle j’intervenais régulièrement à la rubrique Livres. Cette fois-là, je commentais l’ouvrage écrit par le médecin de la F1 Sid Watkins paru aux éditions Solar un an plus tôt. Le traducteur y mélangeait les stéroïdes dérivés de l’hormone mâle et ceux originaires de la corticosurrénale en faisant dire à Watkins qu’il traitait la paralysie faciale de Ayrton Senna avec de la testostérone alors qu’en réalité c’était avec des corticostéroïdes.

 

vie limite

Dr JPDM

 

2000 – Tragédie à l’Everest, de Jon Krakauer

Le 10 mai 1996, le Toit du monde fut le théâtre d’une véritable hécatombe. En route vers le sommet, quatre expéditions furent prises dans une violente tempête. En vingt-quatre heurs, huit alpinistes – dont deux guides réputés – trouvèrent la mort. Envoyé spécial du magazine américain Outside, Jon Krakauer faisait partie des survivants. Salué par le magazine Time comme le meilleur document de l’année 1997, ce livre raconte la mode des expéditions commerciales du début des années 1990 amenant au sommet de l’Everest des gens plus ou moins sportifs pouvant débourser  – à l’époque – 8 000 euros.

Cet ouvrage hypercaptivant nous décrit abondamment la médicalisation de l’exploit individuel. Les seringues de corticoïdes destinées à parer toutes sortes de défaillances sont omniprésentes tout au long du récit.

Alors que l’auteur, Krakauer, nous parle de dexaméthasone (glucocorticoïde), le journaliste du Monde – Alain Giraudo – qui en fait l’analyse dans son quotidien, se plante en confondant les corticoïdes avec les anabolisants : « Jon Krakauer, nous dit Giraudo, raconte comment il s’est fait une piqûre d’un anabolisant permettant de fixer l’oxygène lors de la descente vers le col sud. Ce geste lui a permis de survivre. Il en a été de même pour presque tous les rescapés de cette hallucinante odyssée. Tous les candidats à un sommet de plus de 8 000 mètres emportent avec eux cette seringue magique. »

Quand on n’est pas pharmacologue ou médecin, on interroge un vrai spécialiste même si on exerce au journal Le Monde.

 

tragédie

Tragédie à l’Everest, éd. presses de la Cité, 1997

 

 

SV

Dr JPDM

 

 2002 – Hein Verbruggen (Ned), pseudo-expert des drogues de la performance et accessoirement président de l’UCI de 1991 à 2005

 L’homme qui a accompagné la pandémie du dopage au sein du cyclisme, n’a pas arrêté de donner son avis sur les substances dopantes alors qu’il n’y connaissait strictement rien. D’ailleurs, on retrouve cette dérive chez de nombreux présidents de fédérations nationales ou internationales. Les journalistes leur donnant la parole, notamment sur la triche biologique, dans leur réponse ils ne se privent pas de causer à tort et à travers !

Ici, ce n’est pas la confusion entre stéroïdes anabolisants et glucocorticoïdes mais notre homme –  – ancien responsable de la publicité des barres chocolatées  ‘’Mars’’ – nie la dangerosité des anti-inflammatoires stéroïdiens (corticoïdes).

 

badine

Dr JPDM

 

 

2004 – Rugby – Ma grammaire fait du rugby

 Dès le début du XXIe siècle, le rugby confondait les deux familles de stéroïdes. Douze ans plus tard, lors de l’affaire des corticos concernant le Racing 92, rien n’a changé. La rédaction de Rugby Mag – revue fédérale – était probablement … à la plage !

 grammaire

2004 – Tennis – Stéroïdes : les faux amis

 On est toujours dans la confusion des stéroïdes mais là c’est le tennis qui est concerné. La partie se joue entre John McEnroe et Tatum O’Neal, son ex-femme, qui n’arrivent pas à communiquer car le joueur pense anti-inflammatoire et Madame O’Neal anabolisants.

 faux amis