Dictionnaire du dopage – Oxandrolone : un stéroïde anabolisant dérivé de la dihydrotestostérone, réputé faiblement virilisant

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Trois effets attractifs pour la gent sportive :

  • ne se transforme pas en estrogènes évitant l’aspect gonflé de la musculature et l’apparition d’une gynécomastie chez l’homme
  • ne modifie pas la sécrétion de testostérone par les glandes sexuelles et les surrénales
  • réputée pour être le moins masculinisant des stéroïdes anabolisants.

Après la présentation dans ce blog de la fiche de la trenbolone le 09 juin 2026, un abonné très connaisseur sur les stéroïdes anabolisants m’a sollicité pour publier la fiche sur l’oxandrolone qu’il n’a pas trouvé dans le Dictionnaire du dopage.

Ce lecteur témoigne de la présence d’oxandrolone dans le milieu du fitness et du bodybuilding.

« Oxandrolone – L’Anavarn (*) est très prisé dans le monde du fitness, du bodybuilding mais également du strongman, apprécié de tous pour ses effets secondaires mesurés.

J’ai connu une personne qui en a utilisé pour la substituer au Primobolann en cachet. Sans connaître la dose adéquate, sans analyse sanguine préalable – notamment un bilan hépatique (transaminases) –  elle a commencé un cycle de 20 mg/jour (par voie orale),  sur 4 semaines avec une pause de durée équivalente sans oxandrolone. Pourtant, Anavarn donne de violents maux de tête et fait ronfler. Ce produit rassure les femmes, mais néanmoins, il a lui aussi son lot d’effets indésirables souvent irréversibles :  voix qui mue, perte de cheveux, développement des poils du pubis, des aisselles.

L’oxandrolone, dérivé de la dihydrotestostérone (DHT) stimule aussi les poils de la barbe; obligeant l’athlète à prendre rendez-vous chez son esthéticienne tous les mois !

Autres effets négatifs importants : l’hypertrophie clitoridienne (réversible uniquement via la chirurgie), acné du visage et dans le dos principalement. 

Voilà les effets indésirables que peuvent rencontrer les athlètes en mal de trophées et qui pour augmenter les charges et les fréquences d’entraînement sont obligées, pour gravir les échelons, d’accroître les doses d’oxandrolone.

Le dopage, même s’il fait des dégâts sur le plan du physique, permet à l’athlète de s’élever socialement ;  dopée, elle peut boostée ses performances et ainsi se faire connaître comme influenceuse sur les réseaux sociaux, passer sur des chaînes Youtube, dans des talk-shows TV, avoir de nouveaux sponsors, être coach reconnue, ouvrir une salle spécialisée dans sa discipline. Certains hommes appréciant les femmes très musclées, elle se tourne vers la prostitution afin de financer ses cures de dopage – à l’insu des services fiscaux et des pouvoirs publics. »

Adrien Delaferté, observateur indépendant – Fréquente le milieu culturiste depuis des décennies [courriel du 21.06.2026]

En fichier joint – Dictionnaire du dopage : fiche OXANDROLONE

POUR EN SAVOIR plus sur les stéroïdes anabolisants en pratique sportive – Blog JPDM

Dictionnaire du dopage – Les anti-inflammatoires, ces médicaments autorisés qui dopent les sportifs… mais qui font disqualifier les chevaux de compétition ! AINS – Substances légales devenue la norme – publié le 07 mars 2026

Dictionnaire du dopage – Ammoniaque : l’inhalation qui déclenche éveil instantané et concentration maximale. L’ammoniaque en solution aqueuse de gaz ammoniac est un stimulant du système nerveux central avec effet instantané – publié le 21 mai 2026

Dopage – La Ritaline®, puissant psychostimulant, était autorisée aux Enhanced Games, ces Jeux « optimisés » revendiquant l’amélioration de la race humaine – Retour sur le méthylphénidate, un proche parent des amphétamines, qui a commencé sa carrière sportive notamment dans le peloton cycliste des années 1960 à 1974 – publié le 31 mai 2026.

Dictionnaire du dopage – La trenbolone, un stéroïde anabolisant pour bovins que la France a tranquillement refilé aux hommes pendant 20 ans…malgré l’absence d’essais cliniques préalables ! – publié le 10.06.2026

Dopage/Cyclisme – La fable du coureur contrôlé positif pour avoir substitué les urines de sa femme enceinte, traverse les décennies. 60 ans que cette fake news circule !

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L’histoire la plus bidon du dopage, encore recyclée en 2026

Vincent Duluc, plume majeure du journal L’Equipe, la relaie toujours dans son dernier ouvrage consacré à l’histoire du journal

L’origine du mythe remonte au milieu des années 1960. C’est Jacques Anquetil qui, dans Miroir-Sprint le 9 mai 1966, raconte les effets secondaires d’un petit arrangement au moment du contrôle : « L’an dernier, un coureur hollandais avait fait uriner… sa femme. C’est comme ça qu’on s’est aperçu qu’il était enceinte. »

  • Qu’une femme enceinte fournisse ses urines à son mari pour lui éviter un contrôle positif ? Possible, voire probable.
  • Qu’un coureur découvre sa future paternité grâce à un contrôle antidopage ? Scientifiquement impossible.
  • ni interdites,
  • ni détectables,
  • et encore moins recherchées.

Elles ne seront interdites qu’en 1988, vingt ans plus tard.

En 2000, j’ai déjà démonté cette fable dans Dopage, l’imposture des performances. Pourtant, certains continuent de la colporter, comme si la vérification des faits était optionnelle.

Cette persistance montre surtout une chose : dans le journalisme sportif, beaucoup se contentent de relire L’Équipe, leurs propres papiers ou les livres de confrères truffés d’erreurs, sans jamais remonter aux sources.

Pour mémoire — et pour preuve que l’information a bien été diffusée — je republie ici le texte que j’avais écrit en 2000. Vingt-six ans plus tard, il reste tristement d’actualité.

En fichier joint (PDF) – Citations « Vous êtes enceinte, Monsieur »

Dopage – Le langage corporel, un indicateur sous-estimé des pratiques illicites

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Depuis les débuts de la lutte antidopage, les gazettes sportives raffolent de descriptions censées trahir l’usage de produits dopants : bave aux lèvres, chair de poule en plein été, bouche hermétiquement fermée dans une pente à 15 %, nez pincé, pupilles dilatées, yeux exorbités, voix rauque chez de très jeunes athlètes (notamment en RDA), gynécomastie sur les podiums de bodybuilding, hyperventilation prolongée après un sprint, pilosité faciale chez certaines femmes, etc.

Pour un clinicien expérimenté, ces signes corporels ne trompent pas : ils orientent clairement vers un dopage. Problème : aucun de ces indices ne suffit à convaincre une commission disciplinaire.

C’est pour cela que, dès 1965, les premières lois contre la médicalisation de la performance ont instauré les contrôles urinaires. Mais ces tests n’ont jamais réussi à endiguer le fléau. Le catalogue des substances dopantes s’est élargi au rythme des innovations pharmaceutiques, tandis que les laboratoires antidopage peinaient à suivre la cadence des médecins‑dopeurs.

Le résultat est accablant : 1 % de positifs, alors que dans la plupart des activités humaines, environ 60 % des individus trichent. Le contraste est grotesque.

Face à cet échec, la lutte antidopage s’est élargie à une multitude d’acteurs extérieurs : enquêtes policières, contrôles inopinés hors compétition, interventions de l’OCLAESP, coopération avec INTERPOL, douanes, etc. Malgré cette armada, les statistiques restent faméliques.

Pourtant, il existe une piste simple, peu coûteuse et largement sous‑exploitée : prendre au sérieux les signes cliniques corporels qui accompagnent l’usage de produits dopants. Ils ne remplacent pas un test, mais ils permettent de mieux cibler les athlètes à contrôler.

Exemples en culturisme / bodybuilding :

  • Un athlète de 1,65 m affichant 120 kg de masse sèche : physiologiquement impossible sans anabolisants.
  • Une gynécomastie chez un homme : souvent liée à certains stéroïdes.
  • Une pilosité faciale marquée chez une femme : signe d’androgénisation.
  • Etc.

En réalité, le corps parle. Et il parle fort. Ces marqueurs physiques, bien identifiés par les médecins du sport, devraient devenir un outil stratégique pour déclencher des contrôles ciblés, plus efficaces, plus rationnels et moins coûteux.

En fichier joint (PDF : signes cliniques) : Toute une série d’affaires où la relation entre dopage versus stigmates évoquant l’utilisation de médocs de la perf. est bien démontrée.

Dictionnaire du dopage – La trenbolone, un stéroïde anabolisant pour bovins que la France a tranquillement refilé aux hommes pendant 20 ans !

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malgré l’absence d’essais cliniques préalables !

Ce stéroïde anabolisant a été commercialisé chez l’homme de 1972 à 1975 et après interruption de 4 ans et changement d’identité de 1980 à 1997

Retiré du marché en septembre 1997 sur recommandation de l’Agence du médicament pour détournement de l’AMM par certains professionnels de santé.

Fichier TRENBOLONE enrichi et actualisé

Aujourd’hui, ce stéroïde anabolisant est toujours source de controverse car une possible contamination accidentelle par de la viande est admises par les instances.

Un jeune sprinteur américain, Erryon Knighton, âgé de 20 ans, star du 200 m en devenir, a été hors compétition testé positif à la trenbolone le 26 mars 2024.

Bien que suspendu provisoirement par l’Agence antidopage américaine – Usada), on a appris le 20 juin suivant qu’il avait été blanchi par la Commission antidopage au prétexte que la contamination à son insu par de la viande avait été démontrée et que Knighton n’avait commis aucune faute ou négligence.

  • synthétisée en 1963,
  • commercialisée en 1972,
  • prohibée en compétition par la France depuis 1989,
  • retirée du marché pharmaceutique français en 1997,
  • inscrite pour la 1re fois sur la liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA) le 1er janvier 2004
  • première détection dans l’Hexagone en 2011
  • en 2026, la trenbolone est classée dans la section S1.1 stéroïdes anabolisants androgène (SAA). Elle est interdite en et hors compétition et fait partie des substances non spécifiées

Signalons à tous les consommateurs inconscients que la trenbolone agresse spécialement les reins et majore ‘’triple XXL’’ l’agressivité (rage des stéroïdes).

En fichier joint : Fiche du Dictionnaire du dopage sur la trenbolone, actualisée et enrichie

Pour en savoir plus – Blog JPDM – Dictionnaire du dopage – Fiches actualisées et enrichies en 2026

Dictionnaire du dopage – Les anti-inflammatoires, ces médicaments autorisés qui dopent les sportifs… mais qui font disqualifier les chevaux de compétition ! AINS – Substances légales devenue la norme – publié le 07 mars 2026

Dictionnaire du dopage – Ammoniaque : l’inhalation qui déclenche éveil instantané et concentration maximale. L’ammoniaque en solution aqueuse de gaz ammoniac est un stimulant du système nerveux central avec effet instantané – publié le 21 mai 2026

Dopage – La Ritaline®, puissant psychostimulant, était autorisée aux Enhanced Games, ces Jeux « optimisés » revendiquant l’amélioration de la race humaine – Retour sur le méthylphénidate, un proche parent des amphétamines, qui a commencé sa carrière sportive notamment dans le peloton cycliste des années 1960 à 1974 – publié le 31 mai 2026.

Dopage – La durée de vie des cyclistes du Tour de France toujours nettement supérieure à la population masculine générale

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Rayon lecture – Texte paru dans Moustique, hebdo belge du 13 mai 2026.

Entretien du Dr JPDM avec Philippe Lambert, journaliste scientifique

Afin d’avancer sur la réalité de l’impact des dopants sur la durée de vie des sportifs, il faut réaliser des recherches sur les culturistes : Mr America depuis 1939, Univers (1948), Olympia (1965). Cette population de consommateurs de stéroïdes anabolisants doit permettre d’appréhender la réalité des effets délétères des engrais musculaires. De même, un travail sur la durée de vie des sportifs de RDA dopés à grande échelle de 1968 à 1988 doit chiffrer les véritables conséquences de cette médicalisation de la performance. Le problème dans ce genre de recherches c’est que personne au sein du milieu sportif ne souhaite entreprendre un tel travail qui, forcément, démontrera que les valeurs du sport naviguent aux antipodes de l’éthique médicale et sportive. Pour la RDA, il y a peu d’espoir pour voir aucune étude crédible être effectuée. En revanche, sur les culturistes des Mrs America, Univers et Olympia, cela doit être réalisable.

Moustique 2026, n° 20 / n° 5232, 13 mai, pp 27-29

En fichier joint (PDF) : Moustique, n° 20, 13 mai 2026

Dopage – L’humain augmenté face à sa descendance : l’angle masqué des Jeux améliorés

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Quels risques pour la progéniture ?

Depuis deux ans et l’annonce de l’organisation des Enhanced Games fin mai 2026, et plus encore dans les jours précédant cet événement très médiatisé, plusieurs figures du « sport propre » ont multiplié les prises de position. L’actuelle ministre des Sports, certaines de ses prédécesseures, ainsi que les présidentes de l’AFLD et du CNOSF ont publiquement dénoncé, d’une même voix, une compétition assumant l’usage de produits dopants. Malgré cette mobilisation, aucune d’entre elles n’a apporté d’éléments tangibles sur la « catastrophe sanitaire » annoncée. Aucun chiffre, aucune étude, aucune donnée scientifique n’est venue étayer les mises en garde. Sur la réalité du dopage, même silence : au‑delà de déclarations indignées — parfois proches du registre parlementaire — les responsables interrogées sont restées évasives sur le fond.

Ce déficit d’information ouvre un espace considérable aux approximations et aux discours anxiogènes de pseudo‑experts. Deux intervenants issus du milieu médical, confortés par la rhétorique alarmiste de ces décideuses, contribuent ainsi à brouiller davantage le message adressé au public sportif.

Ainsi, l’un des concurrents aux Enhanced Games, un nageur allemand, Marius Kusch, alerté par l’inquiétude de sa compagne, a fait congeler son sperme en amont du protocole dopage proposé qu’il a suivi avant les Jeux améliorés.

Dans un document diffusé dans l’émission allemande Galileo, sa compagne Emily a émis quelques réserves : « La seule chose qui m’a mise mal à l’aise, c’était la question suivante : Que se passera-t-il si nous voulons un jour avoir des enfants ? En prévention d’un risque quelconque pour notre progéniture, Marius a fait congeler son sperme. »

Cet aspect concernant les éventuelles malformations dues aux médocs de la performance, méritent une approche scientifique par des gens compétents au cursus universitaire à la hauteur !

Les réactions épidermiques des responsables actuels ne font jamais avancer la connaissance et la maîtrise d’un tel risque pour les enfants d’athlètes de haut niveau.

Parmi les responsables du sport ‘’propre’’, qui s’intéressent aux nourrissons d’athlètes dopés ?

Il fallait s’attendre à ce que des manipulations hormonales chez les parents altèrent la santé des enfants. Certains sont pour le dopage et se justifient en disant : « L’athlète a le libre choix de sa méthode d’entraînement ou de ses médicaments. Il fait ce qu’il veut avec son corps. »

A cela, on peut rétorquer que l’interdiction des produits médicamenteux facilitant l’effort, repose sur plusieurs arguments : dangers pour le sportif lui-même, pour autrui (chute d’un peloton cycliste provoquée par un coureur surexcité), mauvais exemple du champion pour la jeunesse et pratique contraire à l’éthique sportive.

Mais, depuis les déclarations en 1989 de la nageuse est-allemande Christiane Knacke, qui a précisé que sa fille a dû rester dix-huit mois hospitalisée en raison des répercussions des dopants qu’elle-même avait dû absorber pendant sa carrière, on peut ajouter que la descendance est, elle aussi, exposée.  Celle qui fut la première femme à descendre sous la minute au 100 m papillon (59 sec. 78/100) en 1977 à l’âge de quinze ans, a déclaré dans un entretien au quotidien Kronenzeitung qu’en RDA, les sélectionnables pour les Jeux olympiques étaient systématiquement dopés. Les sportifs de haut niveau qui se dopent savent plus que quiconque et ce depuis longtemps, que leur progéniture est surexposée aux risques de malformations.

Dès 1913, les vétérinaires suspectaient les dopants de dégrader les aptitudes génétiques des étalons. C’est ainsi que le professeur Gustave Barrier, inspecteur générale des écoles vétérinaires, déclarait au congrès hippique du 19 juin 1913: « Je viens combattre le doping, non tant parce que c’est une manœuvre déloyale qui fausse les résultats des courses, que parce qu’il constitue un danger pour le cheval qui le subit et porte atteinte à l’intégrité de ses aptitudes génésiques s’il doit être ultérieurement utilisé comme reproducteur. »

En pièce jointe : Dictionnaire du Dopage – Descendance impactée par le dopage des parents depuis 1913 (fichier non exhaustif)

Dopage – La Ritaline, puissant psychostimulant, était autorisée aux Enhanced Games, ces Jeux « optimisés » revendiquant l’amélioration de la race humaine

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Retour sur le méthylphénidate, un proche parent des amphétamines, qui a commencé sa carrière sportive, notamment dans le peloton cycliste des années 1960 à 1974

Après une longue éclipse, le méthylphénidate réapparaît sur le marché en 1996. Très vite, la Ritaline® s’invite dans le sport de haut niveau. Plusieurs stars américaines se retrouvent alors sous les projecteurs pour en avoir utilisé :

  • Justin Gatlin (athlétisme, 100 m)
  • Simone Biles (gymnastique)
  • Michael Phelps (natation)

Leur ligne de défense est identique : tous trois sont diagnostiqués TDAH (trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité) et disposent d’une AUT leur permettant de prendre de la Ritaline®. C’est le paradoxe du sport officiel : on peut s’y doper légalement grâce aux AUT, véritable dopage institutionnalisé.

Le 24 mai 2026, les Enhanced Games poussent cette logique à son extrême : le dopage, encadré par des médecins, y est non seulement autorisé mais encouragé. Parmi les substances de la liste rouge de l’AMA, les 42 athlètes engagés en athlétisme, haltérophilie et natation pouvaient choisir entre quatre grandes familles de produits. Selon les chiffres fournis par les organisateurs, 62 % d’entre eux ont utilisé des psychostimulants, notamment l’Adderall® (sels d’amphétamines) et la Ritaline®, deux médicaments habituellement prescrits pour le TDAH.

Depuis longtemps, on sait que les amphétamines — et en particulier le méthylphénidate — ont un effet paradoxal : calmantes à faible dose, ce qui explique leur usage chez l’enfant dès 6 ans, mais stimulantes et dopantes à dose plus élevée. La Ritaline® est d’ailleurs interdite en compétition depuis les premières listes officielles de 1966, classée parmi les pipéridines apparentées aux amphétamines.

Le méthylphénidate apparaît pour la première fois noir sur blanc dans la liste publiée par la Fédération française de cyclisme le 26 juin 1969. Deux ans plus tard, le 17 mai 1971, le CIO l’intègre à son tour dans sa nomenclature des substances prohibées.

Index des sigles utilisés – AUT : Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques – CIO : Comité international olympique – TDAH : trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

Dopage ton histoire – Nous sommes tous dopés, les journalistes aussi…

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Mais seuls les sportifs passent au contrôle. Cherchez l’erreur

Cette corporation comme toutes les autres – médecins, avocats, hommes politiques, conférenciers, etc. – est soumise aux lois de la concurrence, du scoop, des cadences infernales, de la dernière ligne droite, du dépassement pour boucler dans les temps une enquête mais aussi pour avoir des interviews exclusives dues au copinage avec les acteurs emblématiques des stades, des pistes et des routes.

Rester éveillé en nocturne pour boucler un papier, ne pas avoir le trac devant la feuille blanche, le clavier de l’ordi, un micro, une caméra, doper sa voix qui s’éteint en direct… mais aussi faire la fête entre collègues et champions, sont des contraintes qui poussent certains à consommer des raccourcis chimiques comme les sportifs. Des histoires vécues par des plumitifs témoignent de cette relation à risques.

EN FICHIER PDF – Journalistes dopés pour exercer leur boulot : quelques exemples (non exhaustifs)

Enhanced Games – Le dopage assumé n’améliore pas les records officiels des…déjà dopés !

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Ambiguité XXL : après ces Jeux améliorés reste UNE SEULE VÉRITÉ

Certains champions olympiques, mondiaux ou européens qui jubilent devant les contre‑performances des athlètes des Jeux améliorés feraient mieux de rester discrets. Car un constat s’impose : si des sportifs dopés, assumés et encadrés n’arrivent pas à rivaliser avec ceux qui sont officiellement “propres” et contrôlés par les laboratoires de l’AMA, alors des questions — sérieuses — se posent !

Des chiffres et des infos

  • athlétisme [100 m, 110 mh/100 mh],
  • natation [50 m et 100 m en NL et papillon],
  • haltérophilie,

4 familles de dopants étaient utilisées : testostérone et stéroïdes anabolisants, hGH, stimulants/psychotoniques puissants, EPO.. Entre les épreuves, le grand écran du stade éphémère indiquait aux spectateurs les produits pris par les athlètes : esters de testostérone et / ou stéroïdes anabolisants (91%), hormone de croissance (hGH 79%), stimulants type Adderall /Ritaline (62%), EPO (41%)

Conclusion : les dopés des Jeux améliorés n’ont pas réussi à battre des records officiels de soi-disant non-dopés ! Or, on sait de longue date que le sport officiel carbure aux 4 familles citées : testostérone, hormone de croissance (hGh), stimulants, EPO. Pour certains c’est dû au fait que les super cracks du sport officiel étaient absents. A Las Vegas il n’y avait pas vraiment de stars. Autre hypothèse, les médecins des EG étaient probablement d’un niveau inférieur ou moins expérimentés que les Ferrari, Conconi et autres Fuentes du sport officiel.

Les trois sports sélectionnés ont bénéficié en masse d’un soutien aux esters de la testostérone et stéroïdes anabolisants (91% des participants). On constate ainsi que la testostérone est utilisée dans un but de performance en athlétisme, en haltérophilie ainsi qu’en natation. Au sujet de la natation, rappelons que pendant des décennies, en France, les responsables fédéraux de la FFN et les médecins ont martelé que la testo était inefficace au prétexte – faux – que trop de puissance nuisait à la flottabilité ! Or, on sait que dès 1994, les Chinoises armées de testostérone avaient démontré que cela facilitait les performances.

Il est également signalé que 62% des sélectionnés ont utilisé des stimulants puissants tels que la Ritaline/Adderall. Dans les 3 spécialités des Enhanced Games, les stimulants pouvaient jouer un rôle efficace en agissant sur le temps de réaction, la concentration, la vigilance. le tout favorisant la mise en action ultrarapide et l’hyperconcentration.

Le stimulant Ritaline autorisé aux EG l’est également dans le sport officiel sous couvert d’une AUT (Autorisation de prendre un médicament dopant pour se soigner, souvent sans aucun motif sérieux). La Ritaline (Fra) / Adderall (Usa) est bien confirmée comme produit dopant et pourtant chaque fois qu’un sportif d’une épreuve officielle est testé à l’Adderall, on nous sort l’excuse de l’AUT.

Les EG démontrent que l’éthique réglementaire n’est pas la priorité. Le seul record du monde battu l’a été par un nageur dopé mais surtout amélioré grâce au dopage technologique de la combinaison intégrale prohibée depuis 2010 dans le sport officiel. La nageur grec Gkolomeev, avec une combinaison spéciale interdite, a réalisé 20.81 sec sur 50 m NL améliorant de 0,08 sec le temps établi par l’Australien McEvoy en mars dernier. Ajourons que ce type de combinaison permet un gain de plus d’une seconde sur 50 m. Donc, Gkolomeev peut faire beaucoup mieux mais son record ne sera jamais officialisé sur les tables du sport mondial.

Parmi les 42 athlètes inscrits aux EG, 3 concourraient paraît-il sous la bannière ‘’propre’’ et ont gagné. Mais comme aucun contrôle antidopage n’a été effectué pendant ces Jeux laissant la porte ouverte à la suspicion, on n’est pas obligé de croire ce trio sur la non-utilisation de produits ni les autres concurrents d’avoir respecté les règles antidopage des organisateurs. (pas de cocaïne, etc.)

Les organisateurs crient victoire en ayant pris le contrôle d’internet pendant une semaine et en estimant que grâce à eux et à leurs sportifs dopés et encadrés médicalement, ils ont posé la première pierre de l’améliorations de la race humaine et de la longévité. Rien que çà ! On risque d’attendre longtemps un début de preuve. Les instances françaises du sport officiel : deux ministres des Sports, des présidentes de l’AFLD et du CNOSF ainsi qu’une journaliste du service public de la radio ont décrié, vent debout, les EG avec des mots , déconnectés de la réalité avant les épreuves. Après ce ’’cinq majeur ‘’ est devenu muet alors que l’on attend leurs commentaires ‘’éclairés et pertinents’’ d’experts chevronnés du dopage !

Les Jeux améliorés n’avaient qu’un seul objectif : que l’un des 42 sportifs conviés à la fête, batte un record du monde pour faire la ‘’nique’’ au sport officiel. On a vu qu’un nageur grec avait battu le record du 50 m NL mais avec une combinaison spéciale non validé pour le sport officiel. Donc le record ne sera pas homologué. Même coup de pouce hors règlement pour un haltérophile canadien du nom de Boady Santavy ayant échoué à 3 levées autorisées pour battre le record mondial de l’arraché, a bénéficié d’un essai supplémentaire. Ça n’a pas marché ! Visiblement, la rigueur des Jeux améliorés laisse à désirer.

POUR EN SAVOIR PLUS sur les Enhanced Games (Jeux améliorés) – BLOG JPDM  – Autres liens à consulter :

  1. Dopage – Jeux améliorés ‘’encadrés’’  versus Jeux olympiques organisés par le CIO avec dopage légalisé par des contrôles passoires dus à une réglementation absurde. Objectif vérité de l’entrepreneur Aron D’Souza contre l’hypocrisie généralisée du CIO et de l’AMA – publié le 19 septembre 2025
  2. Dopage – Sarkozy, Samaranch, Laporte, des décideurs garants de l’éthique au cœur d’une supercherie monumentale, bien orchestrée : la lutte antidopage ! Comment des instances antidopage qui n’ont jamais démontré leur efficacité à limiter la médicalisation de la performance, peuvent-elles s’offusquer de l’organisation des Jeux améliorés qui, eux, ont pour objectif ‘‘d’encadrer’’ le dopage et donc d’en limiter les risques ? – publié le 10 novembre 2025
  3. Dopage – Triche récompensée (2e volet) – La grande hypocrisie du sport mondial face au dopage encadré des Jeux « améliorés ». Focus sur des athlètes qui ont été testés positifs au dopage et qui malgré ce fait de triche évident et connu des instances ou de leur pays ont été honorés du titre d’athlète de l’année ou d’une distinction similaire – publié le 12 novembre 2025
  4. Dopage – Le quotidien Sud-Ouest piégé par ses propres outrances sur les Jeux améliorés. Pour décrédibiliser les Enhanced Games (Jeux « améliorés »), Sud-Ouest assure que tous les cyclistes dopés finiront avec un cancer des testicules à 40 ans. Sous-entendu : le dopage encadré mènerait à une véritable hécatombe sanitaire. Mais cette envolée démontre surtout une chose : entre le cyclisme et la presse, c’est bien cette dernière qui semble la plus malade.
  5. Dopage – Enhanced Games, les Jeux du dopage encadré, décriés au prétexte que le dopage est mauvais pour la santé et qu’il tue. Le défilé des partisans de la pensée dominante, convaincus, sur la foi des discussions au Bar des Sports, que le dopage a des effets durables négatifs sur la santé et la longévité des sportifs entraînant des séquelles irréversibles – publié le 20 décembre 2025
  6. Dopage -Les Jeux améliorés arrivent : Las Vegas va transformer le dopage en show défiant l’éthique sportive – publié le 08 mai 2026

Dictionnaire du dopage – Ammoniaque : l’inhalation qui déclenche éveil instantané et concentration maximale

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L’ammoniaque en solution aqueuse de gaz ammoniac est un stimulant du système nerveux central avec effet instantané.

DÉCRYPTAGE d’une conduite dopante utilisée principalement dans quatre spécialités sportives : boxe, football américain, haltérophilie et hockey sur glace

Son absorption intervient dans l’environnement immédiat du début d’une compétition ou lors du soulevé d’une barre record en haltérophilie.

Les sels d’ammoniaque ne figurent pas dans la liste des substances illicites de l’AMA depuis 2004, année où l’Agence mondiale est devenue l’organisateur et responsable de la lutte antidopage internationale.

Stimuler la respiration et la circulation sanguine par un effet mécanique : l’irritation des membranes nasales par le gaz ammoniac déclenche instantanément un réflexe pulmonaire (une brusque et profonde inspiration). Cela provoque une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la pression artérielle, le tout aboutissant à une réaction de type « combat ou fuite » augmentant immédiatement la vigilance du sportif. L’inhalation du gaz ammoniac est utilisée pour :

  • Donner un coup de fouet, du courage, du punch
  • Lutter contre le stress précompétitif
  • Soulever une barre  »record »

Les fabricants ont trouvé le filon pour se faire du blé sur le dos des sportifs. En cliquant sur le net, on trouve des préparations d’alcali volatil où il est mis en avant que l’AMA ne le considère pas comme un dopant ; ce n’est pas parce qu’il n’est pas interdit par l’AMA qu’il est ipso facto non-dopant et sans risques pour la santé. Le tour est joué, les sportifs tombent dans le panneau. Signalons aux sportifs que de nombreux produits réputés dopants ne sont pas en liste rouge pour ne pas gonfler le nombre de molécules prohibées afin de ne pas surcharger les laboratoires de l’AMA. Exemple : la caféine – un superdopant – n’est pas interdite. Elle définit parfaitement la conduite dopante. Précisons qu’un produit dopant pris dans un but de performer qui ne figure pas en liste rouge doit être considéré comme une conduite dopante. La compétition n’est pas une maladie que l’on doit soigner et stimuler avec des médocs.

Régulièrement, la presse canadienne se fait l’écho de ces pratiques, notamment  dans le hockey sur glace, un sport très prisé en Amérique du Nord.

Pour ouvrir le sujet, nous proposons mon commentaire sur une affaire qui a secoué le hockey sur glace canadien fin novembre 2019.

Un jeune joueur canadien de hockey a bu de l’ammoniaque lors d’un match le dimanche 24 novembre 2019. Le liquide avait été amené par des coéquipiers qui désiraient, pour améliorer leurs performances sportives, l’inhaler  au moment de pénétrer sur la glace.

A la suite de la révélation de ce cas d’ammoniaque ingéré par un joueur des Panthères Midget de Granby (hockey sur glace), la presse canadienne s’est réveillée en rangs serrés afin de solliciter l’avis de pseudo-experts pour nous débiter des platitudes d’un autre âge.

Selon un expert canadien, l’inhalation d’un sel d’ammoniaque n’est pas plus efficace qu’une ‘’bonne gifle’’. Pas sûr que les sportifs gobent cette fable !

Dans la Voix de l’Est, la journaliste Marie-Eve Martel donne la parole à deux soi-disant spécialistes de l’antidopage : « Il aurait pu demander à son copain de lui donner une claque dans la face ; ça lui aurait fait le même effet » illustre Claude Goulet, qui s’intéresse aux déterminants psychosociaux du dopage et de l’amélioration des performances sportives dans le cadre de ses recherches. « Ça n’a aucune utilité et ça ne devrait pas être encouragé. Ça ne donne strictement rien, c’est un stimulant qui procure un petit boost d’adrénaline qui ne dure que quelques instants. Après, c’est fini. » confirme pour sa part le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie (Québec).

Comme souvent avec les incompétents, il se contredit quelques lignes plus loin. Un produit qui n’a qu’un effet mineur sur les sportifs devient capable de ressusciter les pertes de connaissances : « L’inhalation d’ammoniaque a longtemps été une pratique médicale utilisée pour réanimer un patient après une perte de conscience. Mais ce n’est plus recommandé, précise le médecin, car ça donne un choc au patient. Sa réaction rapide, si son état est précaire, peut nuire davantage qu’aider. »

Idée reçue : « pas sur la liste donc sans effet sur la perf »

Un autre avis du même tonneau explique que si la substance était efficace, elle serait prohibée par l’AMA. Pas sûr que cela soit la bonne explication.

Il faut rappeler aux ignorants les trois critères qui font qu’un produit consommé dans un but de performance peut se retrouver en liste rouge :

  1. Amélioration de la performance,
  2. Contraire à l’éthique sportive, et médicale,
  3. Potentiellement dangereux pour la santé.

Rappelons que les sels d’ammoniaque sont inhalés par les sportifs depuis, au moins, … 1891 ! Cette pratique a d’abord surtout contaminé le noble art mais ensuite s’est répandu dans l’alpinisme, les six jours cyclistes, l’haltérophilie, le football, la lutte, le tennis, le hockey sur glace…

Ammoniaque ou alcali volatil

Solution aqueuse de gaz ammoniac (gaz dissout dans l’eau) incolore, à odeur pénétrante et aux propriétés alcalines, d’où son nom d’alcali volatil. L’ammoniaque s’emploie en inhalation par voie orale sous forme de 5 à 6 gouttes dans un verre d’eau. Elle influe sur le système nerveux central par excitation de la muqueuse nasale et de cette façon agit comme stimulant. A ce jour, elle fait toujours partie de la panoplie des soigneurs de boxe, d’haltérophilie et de hockey sur glace.

Dès le début de la lutte antidopage au mitan des années 1960, le seul discours des médecins pour décourager les sportifs, était de leur affirmer que les ‘’médocs énergisants’’ étaient inefficaces. Ainsi, on pouvait lire dans la presse sportive les avis des gardiens de l’éthique affirmant haut et fort que :

  • les amphétamines n’amélioreraient pas les performances,
  • les anabolisants n’avaient aucun effet pour prendre du muscle,
  • les corticoïdes étaient un non-sens pour booster son potentiel, etc.

Inutile de préciser que ces ‘’sapiteurs à la manque’’ s’étaient copieusement discrédités auprès de la gent sportive adepte des ‘’grains marginaux pharmaceutiques’’.

Ajoutons, pour enfoncer le clou, que de nombreuses substances plus performantes que les sels d’ammonium, elles non plus ne sont pas listées dans la nomenclature officielle des interdictions :

  • La triméthylxanthine (caféine)
  • Les hormones thyroïdiennes
  • Le Néoton® (créatine injectable)
  • La trinitrine (vasodilatateur coronarien)
  • Le Viagra® (sildénafil) (vasodilatation des vaisseaux sanguins pulmonaires)
  • Etc. (liste ouverte)

Au final, se référer à l’AMA, pour classer une substance en liste rouge ou l’écarter, n’est pas la bonne réponse. Par exemple, la caféine – un stimulant utilisé larga manu depuis bien au-delà d’un siècle par tous les athlètes de la planète et encore aujourd’hui – a été prohibé par le CIO de 1982 à 2003 pour être ensuite retirée des substances illicites afin de faire plaisir à Coca-Cola, le sponsor n° 1 de l’olympisme.

EN FICHIER joint – Dictionnaire du dopage – Fiche AMMONIAQUE et SELS D’AMMONIUM