De nouvelles études confirment que le dopage maîtrisé est nettement plus efficace sur la durée de vie que toutes les mixtures anti-âge
Depuis début janvier 2026, j’ai publié à plusieurs reprises dans ce blog différents articles sur le thème de la longévité des cyclistes du Tour de France basées sur la durée de vie des Géants de la Route, à partir de leurs actes de décès.
Quelle que soit la période étudiée, des cyclistes exerçant de 1903 à 1914 puis de 1919 à 1939 et de 1947 aux années 1960, le constat est toujours le même : les cyclistes obtiennent un gain de longévité de plusieurs années à chaque époque étudiée.
Il est clair que, comme pour les médicaments thérapeutiques, les dopants sont pour la plupart des remèdes détournés de leur usage, les surdoses et les cocktails mal codifiés sont néfastes pour la santé, de même que la prise d’hormones pendant l’adolescence ou en phase de procréation ainsi que pendant la grossesse (mais cela figure de façon très lisible sur la notice des médicaments).
Pour en savoir plus sur la longévité augmentée des cyclistes du Tour de France, l’article du Journal du Médecin signé par le journaliste scientifique Philippe Lambert et rédigé sur la base de mes récents travaux.
En fichier joint (PDF) – Philippe Lambert – le Journal du Médecin, 2026, n° 2816, 28 avril, pp 14-15
Blog JPDM à consulter sur la durée de vie des cyclistes du Tour de France
Tour de France ton histoire – Stop à l’idée reçue : dopage des années amphétamines / 1960 égal mort précoce ! Mes récentes études sur la durée de vie des cyclistes exerçant à cette époque prouvent le contraire – publié le 07 avril 2026.
Les instances du sport mondial, flanquées de leurs VRP de la presse‑lige, montent au créneau contre l’intrus qui menace l’équilibre sacro‑saint de leurs ressources financières et médiatiques. Le tout, évidemment, emballé dans le discours habituel sur « l’éthique » et « la santé ».
Comme toujours, le CIO, l’AMA et les ministres des Sports se rangent dans le camp de la vertu proclamée. Ils prédisent pour les athlètes qui participeraient à une compétition où le dopage serait encadré par des médecins (athlétisme, haltérophilie, natation) un désastre sanitaire sans aucune preuve certifiée par un consensus scientifique.
EXPERTISE JPDM sur :
Camp de l’antidopage officiel (AMA, ITA), versus dopage libéré prôné par les Jeux améliorés (Enhanced Games)
En fichier joint – Efficacité de la lutte antidopage : la grande illusion – Témoignages d’experts
POUR EN SAVOIR PLUS sur les Enhanced Games (Jeux améliorés) – BLOG JPDM
Dopage – Jeux améliorés ‘’encadrés’’ versus Jeux olympiques organisés par le CIO avec dopage légalisé par des contrôles passoires dus à une réglementation absurde. Objectif vérité de l’entrepreneur Aron D’Souza contre l’hypocrisie généralisée du CIO et de l’AMA – publié le 19 septembre 2025
Dopage – Sarkozy, Samaranch, Laporte, des décideurs garants de l’éthique au cœur d’une supercherie monumentale, bien orchestrée : la lutte antidopage ! Comment des instances antidopage qui n’ont jamais démontré leur efficacité à limiter la médicalisation de la performance, peuvent-elles s’offusquer de l’organisation des Jeux améliorés qui, eux, ont pour objectif ‘‘d’encadrer’’ le dopage et donc d’en limiter les risques ? – publié le 10 novembre 2025
Dopage – Triche récompensée (2e volet) – La grande hypocrisie du sport mondial face au dopage encadré des Jeux « améliorés ». Focus sur des athlètes qui ont été testés positifs au dopage et qui malgré ce fait de triche évident et connu des instances ou de leur pays ont été honorés du titre d’athlète de l’année ou d’une distinction similaire – publié le 12 novembre 2025
Dopage – Le quotidien Sud-Ouest piégé par ses propres outrances sur les Jeux améliorés. Pour décrédibiliser les Enhanced Games (Jeux « améliorés »), Sud-Ouest assure que tous les cyclistes dopés finiront avec un cancer des testicules à 40 ans. Sous-entendu : le dopage encadré mènerait à une véritable hécatombe sanitaire. Mais cette envolée démontre surtout une chose : entre le cyclisme et la presse, c’est bien cette dernière qui semble la plus malade.
Dopage – Enhanced Games, les Jeux du dopage encadré, décriés au prétexte que le dopage est mauvais pour la santé et qu’il tue. Le défilé des partisans de la pensée dominante, convaincus, sur la foi des discussions au Bar des Sports, que le dopage a des effets durables négatifs sur la santé et la longévité des sportifs entraînant des séquelles irréversibles – publié le 20 décembre 2025
Décryptage – Le basculement de la prévention à la transgression
Le médecin du sport par définition se doit de protéger la santé des athlètes tout en garantissant l’équité face à la compétition. Or, l’histoire du sport professionnel montre que la frontière entre optimisation de la performance et dopage est souvent franchie. Et que des praticiens actifs dans l’antidopage pendant des années vont basculer dans l’accompagnement des soins illicites à leurs patients sportifs.
Les ‘’parias’’ de l’antidopage changent de casquette pour devenir, auprès des sportifs, les Maîtres adulés des boosters illicites de performance.
Des piliers de l’antidopage vont devenir des médecins miracles très recherchés grâce à leurs protocoles de dopage high tech. Dans cette confrérie de la seringue, on trouve des stars de la dope, en particulier Francesco Conconi, initiateur et propagandiste du dopage à l’EPO et à la transfusion sanguine.
Parallèlement, il était chargé (sans jeu de mots) de mettre au point une technique analytique afin de détecter l’EPO. Il a reçu de fortes subventions pour, au final, ne rien trouver en racontant pendant des années – tous les six mois – qu’il était sur le point d’aboutir.
Le médecin allemand Joseph Keul était au cœur d’un système de dopage organisé sous sa direction à l’université de Fribourg-en-Briseau.
Un troisième gros poisson du dopage, le Russe, Grigory Rodchenkov, était à la fois le patron des laboratoires de Moscou et de Sotchi accrédité par l’Agence mondiale antidopage (AMA) de 2005 à 2015 alors que dans le même temps, il avait mis au point un système sophistiqué pour remplacer les urines de ses compatriotes dopés par des urines propres de complices.
Le retournement de veste se produit en raison de l’antipathie affichée du milieu de la compétition envers les gendarmes de l’éthique
Pour nous, la raison principale du basculement est due à l’hostilité de l’ensemble du milieu sportif (Fédérations, dirigeants, organisateurs, sponsors, staffs médico-sportifs des fédérations et/ou des clubs, sportifs eux-mêmes le plus souvent véhéments, en vérité par l’ensemble des composants du milieu ) envers les médecins de l’antidopage, notamment ceux qui sont mandatés et assermentés pour effectuer le recueil des prélèvements urinaires et sanguins.
Alors qu’au contraire les médecins dopeurs sont adulés et recherchés par la majorité des sportifs de haut niveau, les surnoms attribués à ces stars de la pastoche en témoignent : Dr Légende, Dr Miracle, le Mythe, Le Mage, El Importante…
En vérité, c’est beaucoup plus valorisant et glorieux d’être admis à la table du champion, invité à son mariage ou sollicité pour être le parrain du fiston, que d’être voué aux gémonies par le sportif contrôlé positif.
Roger Bastide, un immense journaliste de sport (il en existe !), tout à tour collaborateur de L’Equipe au début des années 1950 puis au Miroir des Sports et au Parisien Libéré (1951-1981), avait bien analysé le comportement du milieu de la compétition envers les gardiens de l’éthique : « Les médecins contrôleurs sentent, autour d’eux, une réserve quand ce n’est pas une hostilité à peine déguisée. Ils sont accueillis sans chaleur, c’est le moins que l’on puisse dire, par les coureurs, les directeurs sportifs et même les organisateurs. » [Cyclisme Magazine, 1972, n° 48, 18 mai, p 28]
Le Dr Jean-Paul Fanen, médecin fédéral de cyclisme au comité d’Aquitaine au début des années 1970, raconte que l’hostilité aux contrôles et à ceux qui les effectuent entraîne des actes violents à leur encontre. C’est dans l’hebdo Le Point qu’il s’exprime pour dénoncer les faits suivants : « J’ai autre chose à faire que de m’occuper de délinquance. En août 1971, j’ai été poursuivi en voiture par des coureurs furieux. En octobre 1972, un directeur sportif a soudoyé une bande de voyous pour m’agresser. J’ai eu une vertèbre et deux côtes cassées. » [Le Point, 22.11.1976]
C’est peut être un cas extrême mais moi-même j’ai reçu des menaces de mort téléphoniques, ma voiture a été cabossée volontairement pendant que j’étais occupé à donner une conférence sur le dopage en banlieue parisienne. Le docteur Gérard Porte, médecin sur le Tour de France de 1976 à 2010, pour sa part, se range dans une catégorie plus qu’étonnante mais aussi significative quant à son ‘’empathie’’ à l’encontre des ‘’pestiférés’’ de l’antidopage. Fréquentant les pelotons par amour du vélo, il ne cherchait pas à dissimuler aux coureurs les risques liés aux cocktails ainsi qu’au surdosage qu’à les dissuader de les utiliser. Sa philosophie de la médecine ? : « Nous, nous sommes les médecins de la course : nous sommes là pour assurer les soins des coureurs. Et puis il y a d’autres médecins sur la course pour faire les contrôles antidoping. Ces gens- là on ne les connaît pas et on ne veut pas les connaître… » |Tonus, 11.07.1980, n° 493]
Dernier témoin, Bernard Hinault dit Le Blaireau, au palmarès le plus riche du cyclisme tricolore, qui ne fait pas semblant de ne pas aimer ceux qui assument la mission délicate d’effectuer des tests urinaires : « Il faut savoir faire confiance aux médecins. Pour moi, ceux du CHU de Nantes. A partir de là, il ne peut y avoir de problèmes. Ils savent ce qu’est un corps humain, peut-être mieux que ceux qui font les contrôles et, surtout, ils connaissent toutes ses réactions face aux efforts sportifs. » [Lui, 1983, n° 234, juillet, p 24]
Pour le boss du peloton, le labo français était le « top mondial » quand il ne trouvait rien et »top tocard » quand il trouva de l’EPO dans ses urines !
Globalement, toute la chaîne antidopage est perçue par l’ensemble des acteurs de la performance comme un obstacle à se soigner, euphémisme signifiant en clair à se doper. A ce sujet, rappelons le commentaire de Lance Armstrong à l’adresse du patron de l’AFLD Pierre Bordry. Tant que le laboratoire ne détectait aucun produit dopant dans les urines de l’Américain, le labo était considéré comme le meilleur centre analytique du monde. Dès que les analyses du Tour 1999 effectuées a posteriori dans le cadre d’un travail destiné à améliorer la détection d’ l’EPO, ont décelé qu’Armstrong avait utilisé la fameuse hormone, le laboratoire français de Châtenay-Malabry est devenu aux yeux du boss du peloton, le plus tocard de la planète.
En dehors d’être les mal-aimés du sport de compétition, les tenants de l’antidopage sont sous la pression malsaine des acteurs du monde professionnel qui se croient intouchables et veulent imposer leurs vues en entravant la régularité des contrôles antidopage.
C’est Jean-Pierre Verdy (JPV), directeur du département des contrôles de l’Agence français de lutte antidopage (AFLD) de 2006 à 2015 qui en témoigne dans son ouvrage « Dopage. Ma guerre contre les tricheurs » (éd. Arthaud, 2021).
Les acteurs du monde professionnel mettent la pression pour entraver les contrôle
Cyclisme – Le cas emblématique de Lance Armstrong
L’Américain, après avoir ‘’résisté’’ à un cancer des testicules, remporté 7 Tours de France, prend sa retraite pendant 3 ans (2006-2008), mais décide de faire son come-back sur la Grande Boucle 2009. Une erreur majuscule !La suspicion du dopage le poursuit depuis 1999. Au printemps 2009, l’AFLD décide d’organiser un contrôle antidopage au domicile de location dans les Alpes-Maritimes où s’entraîne le coureur.
Alors qu’après la notification du préleveur, il doit rester sous son contrôle visuel, L.A. va entraver le contrôle en prétextant prendre une douche tout en laissant à la porte de l’habitation pendant plus de 20 minutes le médecin contrôleur.
JPV décrit la suite rapportée par le médecin contrôleur Olivier Grondin : « Là, il jette un œil dans la cabine de douche, qui se trouve être complètement sèche. Armstrong n’a donc pas pris de douche comme il l’a prétexté. En revenant dans la pièce, Grondin constate que le coureur est au téléphone, avec semble-t-il le président de l’Union cycliste internationale, pour vérifier si ce contrôle est légal. Quel autre sportif peut se permettre d’appeler en direct, au moment d’un contrôle, le président de sa fédération internationale ? Pour que celui-ci prenne le temps de lui expliquer le cadre légal de la procédure ! Bravache, Armstrong lance à Grondin que les analyses seront négatives … Bien sûr, elles le seront. En revanche, le contrôle ne s’est pas du tout déroulé en conformité avec la procédure. Le préleveur a donc produit un rapport circonstancié de la manière dont s’est réalisé le contrôle inopiné du septuple vainqueur du Tour de France. À la suite de quoi, normalement, Lance Armstrong aurait dû être sanctionné. Curieusement, il n’en sera rien … Aujourd’hui encore, je ne sais toujours pas pourquoi. Car un refus de se soumettre à un contrôle équivaut à un contrôle positif. En toute logique, l’Union cycliste internationale devait suspendre le coureur. Au lieu de quoi, son président Pat McQuaid va monter au créneau pour défendre son protégé. De son côté, Armstrong a déclaré dans la presse: « Je trouve incroyable d’avoir été testé 24 fois sans incident et que le premier test fait en France donne lieu à d’outrageuses accusations … C’est un autre exemple de la conduite inappropriée des organisations françaises antidopage. Je suis désolé qu’elles soient déçues, que tous les contrôles soient négatifs, mais je n’utilise pas de produits ou substances interdites. » [NDLR : on connaît la suite et ses aveux en direct à la TV américaine]
Au lendemain de cette affaire, nous avons reçu à l’Agence des lettres d’insultes du monde entier. On nous accusait de harcèlement à l’encontre de ce magnifique champion. » (pp 108-109)
Armstrong le tricheur absolu est défendu par des pseudos-supporters qui prennent pour cible les tenants de la lutte antidopage. Ce n’est pas nouveau mais cela confirme qu’au jeu du gendarme et du voleur, il vaut mieux appartenir à la catégorie de ceux qui fonctionnent en dehors des clous.
Football : en tête des mauvais coucheurs
Le Dr Marc Germain, directeur médical de la FFF de 2010 à 2014
JPV : « Le 20 septembre 2010, un nouveau médecin s’est présenté à l’Agence. Il venait d’être nommé directeur médical à la Fédération française de football et nous avions rendez-vous pour une prise de contact. Nous avons discuté dans mon bureau en présence de mes adjointes Maud Ehrlich et Sylvie Montalibet. Le docteur a commencé par s’étonner du nombre de contrôles dans le football. Il les jugeait trop importants ! Je lui ai expliqué que nous avions mis en place, conformément aux textes de loi, un plan annuel des contrôles validé par le collège de l’Agence française de lutte contre le dopage. Et ce plan prévoyait un nombre de sportifs identique pour tous les sports collectifs. Il s’est alors emporté, prétextant qu’aucun footballeur n’avait jamais été contrôlé positif à l’EPO. En conséquence, il nous fallait arrêter d’embêter les footballeurs pour nous concentrer sur des sports de tricheurs – dont il s’est empressé de nous citer les noms … Sidéré, j’ai néanmoins gardé mon calme pour lui répondre qu’il en était hors de question. Une politique avait été définie par le collège de l’Agence et de toute manière, ce serait injuste vis-à-vis des autres disciplines. Chaque sport devait être traité de la même manière et avec équité. Le docteur s’est alors mis à hurler devant mes collaboratrices : « Mais qui vous êtes ?» Je lui ai rappelé ma fonction de « responsable national des contrôles antidopage». Il m’a alors lancé : « Que représentez-vous vis-à-vis de nous? Qui êtes-vous par rapport à nous ? » Puis il a quitté mon bureau en criant « Il se prend pour qui ? »
C’était la première fois qu’un responsable médical d’une fédération venait dans mon bureau pour me mettre ce que je ressentais comme de la pression. Avec nous, il était plutôt mal tombé : un mois après, je doublais le volume des contrôles sur le foot. » (pp 77-78)
Didier Deschamps (alors coach de l’OM de 2009 à 2012)
JPV : « Le comportement du médecin (Dr Marc Germain) concerné traduisait en tout cas une forme de sentiment d’impunité du monde du football. Par exemple, lors d’un match Lyon-Marseille le dimanche 8 mai 2011, deux médecins avaient été dépêchés au stade de Gerland pour effectuer des contrôles sur des joueurs après la rencontre. Le docteur Philippe Radoszycki a relaté par courrier à l’Agence un incident avec le coach de l’OM. Sans y être invité, Didier Deschamps est entré dans le local réservé aux préleveurs. Il a expliqué aux médecins que le club avait déjà eu la visite d’un préleveur le vendredi et que huit joueurs de son équipe avaient déjà été contrôlés. « Il me dit que je devrais être au courant de ce contrôle, raconte le médecin. Il précise que l’ AFLD et ses préleveurs ont de la crème fraîche au lieu du cerveau. Je me permets de répondre que l’activité de préleveurs ne se résume pas aux prélèvements mais que chacun de nous a une activité professionnelle. Je précise que le lundi 9 mai (soit le lendemain), je réaliserai des autopsies à Lyon d’ordre judiciaire. [ … ] Il me confirme que l’AFLD et ses préleveurs sont incompétents. » Didier Deschamps ignore que l’on peut être contrôlé plusieurs fois, que c’est le lot des coureurs du Tour de France par exemple. Mais il se permet de mettre en cause des médecins qui viennent prélever des joueurs le soir, après une longue journée de travail à leur cabinet. Ses interventions nous montraient que certains acteurs de ce sport se croient en marge des autres, avec sa culture propre, avec laquelle il allait nous être difficile de composer. » (pp 78-79)
Aujourd’hui : des juristes, pas des médecins, à la tête de l’antidopage
Avec les moyens financiers considérables de l’AMA, de l’ITA, du TAS, de l’AFLD et de ses antennes, les dirigeants ne sont plus des médecins du sport. Ce sont désormais des juristes, des avocats, des pharmaciens issus de l’industrie. Ils ne peuvent pas devenir des « dopeurs » pour deux raisons simples :
ils ne maîtrisent pas les protocoles sophistiqués utilisés sur le terrain ;
ils ne sont pas connus ni intégrés dans les réseaux des sportifs.
En revanche, leur fonction leur permet de voyager à travers le monde, d’assister à des congrès sous les tropiques, de séjourner dans des palaces… et d’être très confortablement rémunérés.
POUR EN SAVOIR PLUS – BLOG JPDM – Autres liens sur les dérives des médecins du sport impliqués dans des affaire de dopage
Antidopage – Certains médecins impliqués dans la lutte nient l’efficacité des médocs de la performance … alors que d’autres qui ont suivi le même cursus universitaire démontrent que la dope ça marche ! Il y quelques jours, nous avons publié un texte opposant Jacques Anquetil et Laurent Fignon sur la réalité de l’impact des stimulants dans le palmarès des Géants de la route. Mais quels sont les propres arguments des médecins défenseurs de l’équité sportive, face à la réalité du dopage? Les radars des laboratoires analytiques étant peu sensibles, les toubibs – pour dissuader prônent à la fois l’inefficacité et la dangerosité … sans preuve scientifique. Décryptage – publié le 31 mai 2021
Antidopage – Certains médecins impliqués dans la lutte nient l’efficacité des médocs de la performance … alors que d’autres qui ont suivi le même cursus universitaire démontrent que la dope ça marche ! Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagederhondenard.com)
Dopage – La triche biologique est efficace – Un énième témoignage s’ajoute aux expertises scientifiques validées ! Un skieur de fond constate qu’il obtient 30 secondes de bénef sur 30 minutes de course, soit un gain des de 1,7%. C’est suffisant pour grimper dans la hiérarchie ! Or, par un effet pendulaire, pendant de nombreuses années, les tenants de l’antidopage ont nié mordicus la moindre efficacité aux substances illicites alors qu’aujourd’hui, rares sont ceux qui croient encore à cette fable – publié le 28 février 2022
Tour de France ton histoire – La liste noire des « préparateurs » du peloton soupçonnés de soins illicites. Pour la grande majorité, rattrapés par la justice. Pour être médecin ou préparateur-star du peloton, il n’est pas indispensable d’avoir fait des études de médecine de haut niveau. Il suffit de s’y connaître en médocs de la performance et d’avoir la réputation d’éviter à ses adeptes les tests positifs – publié le 29 juin 2025
Dopage ton histoire – Contamination passive à la viande une défense devenue aussi classique que ‘’payante’’. Le Tribunal arbitral du sport (TAS), en acceptant l’excuse de l’athlète américain Jarrion Lawson contaminé par un steak à la trenbolone – un stéroïde anabolisant à usage vétérinaire – et en prenant la décision de le blanchir, fait de cette sanction une jurisprudence lourde de conséquence à l’encontre de la crédibilité de la lutte antidopage – publié le 10 mars 2020 – Dopage – Contamination passive : une cause reconnue de contrôle positif – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)
Dopage ton histoire – Contaminations passives : le sexe au rapport. Dans certains cas, l’analyse capillaire peut vendre la mèche. A la suite du contrôle positif le 13 février dernier de la boxeuse américaine Virginia Fuchs blanchie par l’Agence antidopage américaine (Usada), semble pour le moins abracadabrantesque– publié le 20 juin 2020
L’illusion de la musculature extrême : derrière l’esthétique, le dopage
Sur le net, les images de femmes à la musculature « écorchée », rappelant les planches anatomiques ou les culturistes masculins, se multiplient. Pourtant, cette apparence cache souvent une réalité biologique occultée : l’imposture du dopage.
Une limite biologique naturelle
Rappelons que la masse musculaire est un caractère sexuel secondaire masculin, régi par la testostérone. Physiologiquement, même avec un entraînement intensif et des équipements de pointe high tech, une femme ne peut atteindre naturellement un tel niveau de définition.
À l’inverse, le système hormonal féminin, dominé par les estrogènes, favorise :
Le développement de la poitrine.
Une réserve adipeuse plus importante (environ 40 milliards d’adipocytes contre 20 milliards chez l’homme).
Une répartition des graisses sur les hanches et les cuisses, créant la silhouette dite « en guitare ».
L’engrenage chimique et chirurgical
Pour obtenir des muscles hypertrophiés et une peau si fine que chaque fibre devient apparente, le recours à la testostérone exogène et/ou à d’autres substances dopantes (hormones thyroïdiennes, diurétiques…) sont indispensables. En diffusant ces images, les plateformes numériques telles Facebook, Instagram ou Youtube, participent activement à la promotion du dopage et à le banaliser, face à des autorités de contrôle souvent dépassées par manque de moyens. Pour maîtriser la dérive, il faudrait recruter des centaines de fonctionnaires et les former.
Cette quête de muscles a des conséquences directes sur la silhouette féminine :
Atrophie mammaire : L’entraînement intensif allié à un régime hyperprotéiné réduit naturellement le volume de la poitrine.
Effet des stéroïdes anabolisants : Ils accélèrent la fonte des graisses mammaires, transformant la poitrine en pectoraux saillants.
Pour compenser cette perte de féminité selon les canons de beauté actuels, beaucoup de ces athlètes ont recours à la chirurgie esthétique. Ce contraste artificiel entre muscles saillants et implants mammaires devient un nouveau standard visuel de notre siècle.
Un enjeu de santé publique
Ces jeunes femmes hypermusclées accros aux regards des mâles, cherchent – grâce aux réseaux sociaux – à attirer d’autres adeptes féminines dans leurs salles de musculation.
Il arrive également que certaines adeptes de la musculation intensive, afin de financer l’achat de leurs substances dopantes et de leur chirurgie, n’hésitent pas à se tourner vers des activités d’escorte via des sites internet controversés.
Ce goût du muscle touche aussi désormais une large population d’hommes jeunes (20-40 ans) qui se procurent stéroïdes anabolisants, SARMS et peptides synthétiques sur Internet sans avoir réellement conscience des dangers de ces substances et se fiant aux beaux discours d’influenceurs totalement incompétents et eux-mêmes dopés jusqu’à la garde pour être plus crédibles..
Ces pratiques, fondées sur des cures prolongées et répétées, font peser un risque sanitaire majeur sur toute une génération, quel que soit le sexe.
POUR EN SAVOIR PLUS – BLOG Dr JPDM – Autres liens à consulter sur l’impact des stéroïdes anabolisants sur les muscles masculins et féminins
Clin d’œil – Culturisme : le muscle féminin fait débat dès 1935 ! Dans la revue Sport et Santé de décembre 1935, la rédaction du mensuel composé de propagandistes de l’exercice physique pour un développement harmonieux à la fois du corps, de l’appareil cardiovasculaire et de l’esprit, critique la musculature d’une jeune femme faisant admirer ses dorsaux. Un dos musclé harmonieusement qui ‘’révulse’’ les hygiénistes des années 1930-1940 – publié le 22 décembre 2019
Culturisme – On peut être bien gaulé sans être hypertrophié par des engrais musculaires illicites – David Hosteau, champion de France de culturisme naturel, en apporte la preuve par l’image – publié le 05 novembre 2020
Bodybuilding – Ronnie Coleman, 8 fois Monsieur Olympia mais une santé qui s’effiloche à grands pas. Se faire plus gros que le bœuf avec des consommations d’engrais musculaires débutées en 1995. Pour obtenir un tel poids de 134 kg pour une taille de 1,80 m, soit on est atteint d’une hyperphagie boulimique, d’une maladie métabolique ou on consomme des stéroïdes anabolisants – publié le 28 avril 2023
Hypertrophie musculaire artificielle – Ronnie Coleman, 8 fois Monsieur Olympia mais une santé qui s’effiloche à grand pas – publié le 30 avril 2023 (complète l’article du 28.04)
Musculation– S’occuper de sa carrosserie c’est bien mais entretenir prioritairement son moteur c’est encore mieux. Selon le baromètre 2022 de l’UCPA-Crédoc relayé par Le Monde, avec 43% de pratiquants chez les 16-25 ans, la musculation est le sport favori des jeunes Français. Cette activité développe prioritairement la carrosserie pour attirer les tanagras. En revanche, le moteur cardiovasculaire reste en plan ! publié le 11 mai 2023
Dopage – Les femmes prennent aussi des stéroïdes anabolisants pour singer les hommes hypermusclés – publié le 13 décembre 2025
Mes récentes études sur la durée de vie des cyclistes exerçant à cette époque prouvent le contraire.
DECRYPTAGE –
Dans les années 1960, les amphétamines, alors largement utilisées dans le peloton, s’imposent comme les principaux « amplificateurs » de performance. À l’époque, la pratique est banalisée, presque tolérée.
Très vite pourtant, le corps médical tire la sonnette d’alarme. Les risques pour la santé sont jugés majeurs, voire vitaux. Face à ces inquiétudes croissantes, les pouvoirs publics réagissent : les premières politiques de lutte antidopage voient le jour…
Mais plusieurs décennies plus tard, contre toute attente, ces athlètes affichent une durée de vie supérieure de 7 à 8 ans par rapport à la moyenne de la population masculine ayant 25 ans en 1959-1960 (écartant ainsi le biais de la mortalité infantile).
L’effet du sport plus fort que celui du dopage ?
Le cyclisme de haut niveau, avec ses volumes d’entraînement extrêmes, aurait des effets protecteurs durables sur l’organisme, notamment au plan cardiovasculaire alors que l’impact supposé négatif des amphets (l’important c’est la dose) n’a pas suffi à annuler les bénéfices physiologiques d’une activité physique intense— bien supérieure à celle promise aujourd’hui par les hormones et autres solutions anti-âge.
CONTROVERSE : une attaque diffamatoire sournoise
C’est en lisant en novembre dernier, dans Sud-Ouest la phrase hallucinante d’aversion envers les cyclistes d’une athlète, étudiante en 5e année de médecine, qui affirmait sans sourciller et sans aucune preuve : « que tous les cyclistes dopés ont tous un cancer des testicules à 40 ans, sont infertiles ou, s’ils ont des enfants, ceux-ci ont des retards de développement » – sans que Sud-Ouest qui lui a donné une telle tribune ni les instances cyclistes ne s’émeuvent de ces divagations diffamatoires – que je décidai de publier mes travaux poursuivis depuis des années sur la durée de vie des coureurs ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France.
Les chiffres ne mentent pas : du 1er Tour de 1903 à celui de 1960, les Géants de la route, malgré leur médicalisation de la performance, ont une durée de vie supérieure à la moyenne des hommes en France.
Quant aux instances antidopage, leur stratégie est à revoir en profondeur. Brandir la peur de la maladie et de la mort jeune, c’est totalement à côté de la plaque !
Mon étude, exclusive et originale, sur la durée de vie des coureurs du Tour de France des années 1960 vient bousculer les idées reçues. Là où beaucoup se contentent de relayer des croyances toutes faites, j’apporte une analyse rigoureuse qui invite à penser autrement et à sortir d’un certain conformisme stérile.
Dans l’imaginaire collectif, le dopage est associé à la tricherie, aux scandales et aux carrières brisées. À une époque où le Tour de France était déjà l’une des épreuves les plus exigeantes au monde, de nombreux coureurs, malgré l’usage répandu de substances dopantes, affichent une étonnante longévité.
Pour démontrer la dangerosité du dopage, les partisans de la lutte antidopage ont souvent mis en avant quelques cas de cyclistes décédés relativement jeunes (avant 60 ans). Ces exemples, parfois emblématiques — Jacques Anquetil, Louison Bobet, Roger Rivière, Raymond Mastrotto — ont servi à crédibiliser leur discours sur les dangers des substances de performance. Mais qu’en est-il de l’ensemble du peloton ?
Bien sûr, lors du Tour de France 1959, sur les 12 coureurs sélectionnés en équipe de France, cinq ne dépassèrent pas la soixantaine, soit 41,7 %. Pourtant, rapportés aux 120 partants, ces décès prématurés n’ont pas d’impact significatif sur la longévité globale du peloton.
Les chiffres sont sans appel
Tour de France 1959
L’âge moyen au décès des 120 coureurs atteint 79 ans et 2 mois. Comparé à l’espérance de vie des hommes français âgés de 25 ans en 1959 (soit environ 72 ans, afin d’exclure la mortalité infantile), cela représente un gain de 7 ans et 2 mois.
Tour de France 1960
Sur les 128 partants, la durée de vie moyenne s’élève à 80 ans et 6 mois, soit un avantage de 8 ans et 5 mois par rapport à la population masculine générale.
Des résultats encore évolutifs
Au 7 avril 2026, 22 coureurs du Tour 1959 sont encore en vie. Ils sont même 32 survivants pour l’édition 1960, preuve supplémentaire d’une longévité remarquable.
Hors des sentiers battus
Tous les anciens coureurs du Tour de France que j’ai interrogés au sujet des « pastilles » consommées dans les années 1950-1960 ont reconnu, sans exception, avoir eu recours à des amphétamines — notamment le Maxiton®, le Tonédron® ou encore la Corydrane®.
Certains en faisaient un usage intensif, à l’image de ce vainqueur du Tour qui plongeait la langue dans sa boîte de médicaments pour avaler tous les comprimés qui s’y collaient. La majorité, toutefois, limitait leur consommation aux périodes de compétition.
Au final, le respect des doses recommandées par les laboratoires, associé à une certaine prudence (notamment en cas de forte chaleur), ne semble pas avoir eu d’impact significatif sur la longévité de ces athlètes de haut niveau.
Désinformation XXL
Malgré ces constats, les cyclistes continuent d’être régulièrement critiqués par certains médias et pseudo-spécialistes, notamment sur les risques sanitaires liés au dopage. Face à ces attaques, le silence du monde du cyclisme interroge.
Une étude scientifique menée sur 786 coureurs français du Tour de France (1947–2012) a montré qu’ils vivaient en moyenne 6,3 années de plus que la population masculine générale. Cette recherche, conduite par l’INSERM et l’IRMES, a été publiée le 3 septembre 2013 dans l’European Heart Journal et présentée au congrès de la Société européenne de cardiologie à Amsterdam. Elle a été largement relayée par des médias tels que Le Nouvel Obs, Le Point, Libération ou Le Parisien
Depuis 2021, j’ai moi-même publié à plusieurs reprises des travaux confirmant cette tendance.
CONCLUSION
Depuis 1903, malgré un dopage présent dès les premières éditions, les coureurs du Tour de France — les « Géants de la route » — affichent une longévité nettement supérieure, de plusieurs années, à celle de la population masculine française.
POUR EN SAVOIR PLUS – Blog JPDM – Autres liens à consulter sur la longévité des cyclistes
Tour de France ton histoire – Et si le Monument n° 1 du cyclisme était un élixir de longévité ? Les anciens cyclistes du Tour de France décédés ces quatre dernières années (2022-2025) ont bénéficié d’un avantage de longévité d’environ 7 ans 2 mois par rapport à la population générale de cette période – publié le 01 janvier 2026
Tour de France ton histoire : dès la 1re édition en 1903, les coureurs ont une durée de vie hors norme. Et ce malgré le dopage ! Dès l’édition inaugurale de 1903, les Géants de la Route présentent une durée de vie moyenne nettement supérieure à celle de la population française de leur époque en dépit de l’usage alors courant d’amplificateurs artificiels de performance, autrement dit de produits dopants – publié le 05 janvier 2026
Pourtant absorber des médicaments pour performer est la définition même du dopage
d’autant plus qu’ils ont de nombreux effets collatéraux et répondent ainsi à deux occurrences sur trois pour figurer ipso facto dans la liste des illicites :
Effets sur la performance.
Dangereux pour la santé du consommateur.
Les AINS sont autorisés par le Code mondial chez l’Homme alors que les autorités hippiques et les fédérations de courses les interdisent depuis des décennies chez le cheval de compétition.
La crédibilité de l’Agence mondiale antidopage (AMA) est de plus en plus remise en question.
Compétition mondiale par excellence, les Jeux olympiques exercent une pression considérable sur les athlètes. À ce niveau, la quête de performance absolue devient un puissant moteur… y compris pour recourir à des amplificateurs artificiels, souvent interdits.
1er paradoxe : les Jeux olympiques alimentent le dopage
Les Jeux olympiques encouragent indirectement le dopage. Et pourtant, ce sont leurs propres organisateurs qui pilotent la lutte antidopage.
La situation frôle l’absurde : c’est un peu comme si le patron d’une entreprise était aussi son délégué syndical.
Être sélectionné aux Jeux représente déjà une réussite exceptionnelle. Mais pour y parvenir, puis pour y briller, les athlètes cherchent les fameux gains marginaux capables de faire la différence. Or ces gains figurent bien souvent sur la liste des produits interdits.
Première ambition : se qualifier. Deuxième objectif : entrer dans les huit finalistes, ceux dont le nom restera gravé dans les livres de résultats.
Mais quand il s’agit de monter sur le podium, la pression atteint son paroxysme. À ce niveau, le dopage devient une pratique largement répandue — à une condition essentielle : ne pas se faire prendre.
Les organisateurs des Jeux olympiques et des grandes compétitions internationales se défendent naturellement de favoriser ce phénomène. C’est humain.
2e paradoxe : les JO contrôlent aussi la lutte antidopage
Mais ce sont pourtant ces mêmes institutions qui, avec l’AMA et l’ITA, dirigent la lutte antidopage.
Le résultat ? Des statistiques dérisoires : chaque année, moins de 1 % des athlètes contrôlés sont déclarés positifs.
Faut-il en conclure que les sportifs sont devenus miraculeusement vertueux ? Ou bien que les laboratoires antidopage ne recherchent pas — ou ne détectent pas — les substances réellement utilisées ?
Ces chiffres arrangent évidemment les instances sportives. Car si le taux réel de tricheurs atteignait des niveaux comparables à ceux observés dans d’autres domaines de la société — fraude aux examens, travail dissimulé, vente de tabac aux mineurs — les Jeux olympiques et leurs valeurs proclamées pourraient vaciller.
À cela s’ajoute un angle mort : certaines substances ne sont pas considérées comme dopantes alors qu’elles sont massivement consommées dans le sport de haut niveau.
C’est notamment le cas des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
Dans de nombreuses disciplines — football, handball, rugby, tennis — leur usage est quasi banal.
Les rares enquêtes disponibles sont éloquentes :
91 % des footballeurs en consomment,
environ 50 % des trailers et des handballeurs,
jusqu’à 100 % des joueurs de football américain.
3e paradoxe : la dénonciation des Enhanced Games
Une question simple se pose alors : pourquoi les AINS sont-ils interdits dans les courses hippiques et les sports équestres… mais autorisés chez les sportifs humains ?
On attend toujours une réponse claire.
En revanche, les mêmes institutions dénoncent avec vigueur le projet des Enhanced Games, où le dopage serait assumé et réglementé. Leur principal argument : le risque d’une catastrophe sanitaire pour les athlètes.
Pourtant, aucune démonstration solide n’a établi que le dopage réduisait la longévité des sportifs.
Pour aller plus loin
Pour comprendre l’ampleur de la consommation d’anti-inflammatoires dans le sport de compétition et leur rôle possible dans la performance, nous vous proposons de consulter la fiche actualisée et enrichie du Dictionnaire du dopage.
En réalité, c’est « Rien que la gagne », « Tout pour la gagne » qui motive les compétiteurs à traquer les gains marginaux autorisés puis illicites. Tous ne franchissent pas les clous mais, chez beaucoup, la recherche des honneurs pousse au fruit défendu.
Hiérarchie des causes :compétition et médiatisation font la course en tête
Causes du dopage : la hiérarchie
C’est la rivalité entre sportifs qui pousse à l’usage des substances illicites. Les drogues de la performance, en raison de leur efficacité, incitent elles-mêmes au dopage des adversaires convaincue que les autres en croquent. Mais, comme le but ultime est d’être reconnu pour ses prouesses auprès de sa famille, de ses amis, des supporteurs, la médiatisation en soutien de la compétition forme un couple efficace pour basculer dans le dopage.
En revanche, un ton en-dessous, l’argent, l’encadrement médico-technique (qui a déjà goûté au fruit défendu) et la lutte antidopage (substances indécelables) sont des potentialisateurs prédominants.
Enfin, il ne faut pas mésestimer d’autres potentialisateurs secondaires (voir liste ci-dessous)
Compétition (contre des adversaires ou soi-même)
Médiatisation (presse écrite, parlée, audiovisuelle, spectateurs, réseaux sociaux) – En clair, plus la concurrence est forte, plus il y a de médias, plus il y a de dopage.
La triche et le mensonge étant consubstantiels à l’homme, les beaux discours des instances antidopage luttant et préconisant la tempérance resteront sans effet.
3. Potentialisateurs prédominants
Argent
Dopage et lutte antidopage (substances indécelables, non recherchées, borderlines aboutissant à des contrôles négatifs sans signification)
Encadrement (entraîneurs, directeurs sportifs, ex-athlètes de haut niveau – tous ayant plus ou moins étaient personnellement confrontés à la dope -, médecins, soigneurs, clubs, parents)
4. Potentialisateurs secondaires
Cadences infernales, efforts surhumains; Dirigeants/Instances (CIO, FFC, FIFA, TDF, UCI, IAAF…); Message ‘’mou’’ des instances. Exemple : la triche est peu répandue; Milieu (loft); Nationalisme; Organisateurs; Reconnaissance officielle (médaille olympique, athlète de l’année, proche d’un homme politique emblématique); Légion d’honneur; Sponsors
Le sexe masculin, instrument et / ou témoin du dopage ?
Quatre situations différentes où le pénis a joué un rôle comme amplificateur de performance
Cas les plus emblématiques
Saut à ski : agrandir son pénis par injection d’acide hyaluronique
Selon le média allemand Bild, repris par lequipe.fr, certains sauteurs à ski auraient recours à des injections à base d’acide hyaluronique in situ pour agrandir leur sexe dans le but de porter une combinaison avec un entrejambe le plus bas possible.
Ce truquage permet d’avoir une plus grande surface de tissu dans l’entrejambe et donc de voler plus longtemps. Selon la revue scientifique ’’Frontiers’’, un ajout de 2 cm à la combinaison permet d’allonger de 5,8 m la distance du saut. Si c’est vraiment le cas, on peut le qualifier de dopage technologique.
Selon la Fédération internationale de ski, aucune preuve ne permet d’affirmer que des sauteurs à ski ont eu recours à un élargissement du pénis. De même, les sauteurs français sont sceptiques. Mais selon l’adage : pas de fumée sans feu, pourquoi pas ?
Rappelons que par rapport aux méthodes de triche saugrenues, au mitant des années 1970, les nageurs ouest-allemands ont expérimenté en marge des JO de Montréal, l’insufflation rectale de 1,8 litre d’air pour booster la flottabilité. L’affaire tourna court par manque d’efficacité.
Contamination sexuelle par un partenaire au pénis ‘’dopé’’, nouvelle excuse pour un contrôle positif
Contamination sexuelle lors d’un rapport non protégé. Cela se fait le plus souvent à l’insu de l’athlète. L’amant, lui aussi sportif, se dope sans prévenir son amie. Ce cas non exceptionnel porte le nom de contamination par fluides corporels.
D’autres histoires de pénis et de substitutions d’urine – Au mitan des années 1990 : un faux pénis pour ‘’enfumer’’ le médecin-contrôleur
Le gadget pour homme – faux pénis – fait son apparition dans les alcôves antidopage au mitan des années 1990. Avec cet appareil destiné à enfumer le médecin officiel, le sportif le remplit à l’avance d’urine propre puis le transvase à l’insu lors du contrôle.
Mike Tyson, le célèbre boxeur, dans sa biographie (2014) raconte avoir utilisé ce subterfuge en 2000 avant un combat contre L. Savarese. Adepte de la cocaïne et de l’herbe, pour ne pas se faire épingler, Tyson avait utilisé un faux pénis rempli de l’urine saine d’un assistant.
Le basketteur Lamar Odom, ancien joueur des Lakers, a avoué lui aussi dans sa bio avoir utilisé un faux pénis (kit disponible sur internet) en 2004. Grâce à cette astuce, Lamar a été sélectionné pour les Jeux d’Athènes où les Etats-Unis ont obtenu la médaille de bronze.
L’athlète italien Devis Licciardi, en 2013, à la fin de l’épreuve du 10 km route des championnats d’Italie, lors du test urinaire suivant l’épreuve, a été surpris en train d’utiliser un faux pénis. Il a été suspendu 3 ans par le Comité olympique italien (Coni).
Cinéma – il faut sauver le sergent Horwath – En 2005, les démêlés avec la justice de l’acteur Tom Sizemore (qu’on a vu notamment jouer dans le rôle du sergent Horwath dans « Il faut sauver le soldat Ryan ») égaient les colonnes des journaux people aux Etats-Unis. Non content de flanquer des volées à sa chère et tendre (laquelle a fait quelques séjours derrière les barreaux pour avoir dirigé un réseau de prostitution), il vient de gagner à son tour la prison pour avoir tenté de tricher lors d’une analyse d’urine, la police le soupçonnant de se droguer. Sizemore, que Hollywood avait rayé de ses tablettes, n’avait pas trouvé mieux que d’utiliser pour ce contrôle… un pénis artificiel ! Il n’y a pas que les sportifs qui pratiquent le tour de passe-passe de la substitution d’urine. (Dr JPDM) – [Front du dopage, Sport et Vie, n° 92, septembre-octobre, 2005]
Une érection remarquable – Même après plus de 250 km de course, on peut présenter une virilité inattendue. Décryptage.
Erection inattendue. Lors du recueil des urines après une épreuve d’endurance (cyclisme, ski de fond, marathon), l’officiel chargé du test peut constater que le sportif présente une érection notable, déroutante dans ces circonstances d’après-course, signant la prise d’amphétamines !
Témoignage du Dr JPDM –
Il y a plus de cinq décennies, un coureur néerlandais spécialiste des courses d’un jour, remportait sous un chaud soleil, une classique de fin de saison. Comme le règlement l’imposait, les trois premiers et deux coureurs tirés au sort devaient se présenter au contrôle antidopage (aujourd’hui la règle est un peu différente). Dans les grandes courses organisées par la société du Tour de France, cette investigation se déroulait habituellement à l’abri des regards indiscrets, dans une caravane réservée à cet effet et située aux abords de la ligne d’arrivée.
A notre grand étonnement – nous étions le médecin mandaté pour le prélèvement des liquides biologiques – le vainqueur se présenta emmitouflé d’un anorak style vainqueur de l’Everest alors qu’il faisait plus de 20 degrés. Nous l’invitons à satisfaire à l’opération en le prévenant que seules seront prises en compte les urines provenant réellement de sa vessie. Cette mise en garde était loin d’être superflue dans la mesure où le garçon avait déjà eu dans le passé quelques difficultés avec le contrôle médical et son accoutrement laissait présager quelques manœuvres sournoises !
Alors qu’en course, devant les caméras de télévision, il arrosait sans retenue et sans complexes les objectifs braqués sur la scène, toujours acrobatique, des routiers se livrant, tout en roulant, à l’opération pipi, là, avec pour seuls témoins le médecin et le contrôleur UCI (Union cycliste internationale), il invoque sa pudeur et sa timidité à opérer de visu. Uriner d’accord mais en tournant le dos, tel est son credo.
Insistance énergique de notre part, petit ballet autour de lui pour tenter d’y voir quelque chose derrière les pans de son harnachement et le flacon qui se remplit silencieusement, sans le bruit caractéristique du jet frappant les parois du récipient en verre. Bien entendu, manœuvre classique du falsificateur, l’urine s’écoulait de la tubulure d’une petite poire en caoutchouc cachée dans les plis de son cuissard. Deuxième surprise de cette expertise qui n’en manquait pas, et preuve accablante de son dopage, il présentait une superbe et incontrôlable érection tout à fait typique d’une consommation d’amphétamines !
Il fut déclassé et sanctionné lourdement pour fraude caractéristique au contrôle antidopage. Comme nous l’avons dit plus haut, il avait déjà eu dans le passé maille à partir avec les tests d’urine. En effet, quelques années auparavant, après avoir remporté une épreuve italienne de renom, il avait réussi, au moment du contrôle, à transvaser avec son système, dans le flacon officiel… les urines de son soigneur.
A son grand étonnement, il fut déclaré positif. Explication de texte : l’épouse de son serviable compagnon avoua qu’il arrivait à son mari de prendre des produits dopants pour combattre la fatigue des heures de route qu’il accomplissait au volant de sa voiture. Pour la compétition incriminée, il était parti de Belgique, avait traversé de nuit, en voiture, tout le nord-est de la France, la Suisse et, bien sûr, n’avait pas failli à la tradition en se « chargeant » au maximum pour ne pas s’assoupir au volant.
Epilogue : notre invétéré tricheur avait été évidemment exclu de la première place.
Suite à l’article paru sur ce blog le 21 janvier : Tour de France – Durée de vie et statistiques : le doute peut se comprendre, pas l’interprétation erronée et malveillante
Afin d’éviter toute confusion liée à des biais de comparaison, il est indispensable de bien distinguer durée de vie et espérance de vie.
L’espérance de vie correspond à l’espérance de vie à la naissance. En France, pour un homme né en 2024, elle est estimée à 80 ans selon les données démographiques les plus récentes de l’INSEE.
La durée de vie, en revanche, renvoie à l’âge moyen au décès. En 2024, la Base nationale de suivi de la population (BNSP) de l’INSEE indique une durée de vie moyenne de 75 ans et 8 mois pour les hommes.
Les durées de vie publiées dans le blog concernent précisément cet âge moyen au décès. En comparant, sur une dizaine d’années, la durée de vie de la population masculine française à celle des cyclistes ayant participé au Tour de France, on observe un allongement moyen d’environ 7 ans en faveur de ces derniers.
Les risques sanitaires du dopage : un dogme sans fondement scientifique solide
Les risques du dopage pour la santé constituent un dogme apparu au début de la lutte antidopage et encore largement véhiculé aujourd’hui, souvent sans preuves scientifiques robustes. Ce discours est principalement porté par des représentants d’institutions antidopage qui, pour beaucoup, ne possèdent aucune qualification médicale.
Dès les années 1960, l’objectif principal de la lutte antidopage — notamment dans le cyclisme — était de dissuader par la peur, en affirmant que :
les produits améliorant la performance étaient inefficaces ;
leurs effets secondaires réduisaient la durée de vie.
Or, empiriquement, les sportifs ont rapidement constaté l’inverse :
ces substances amélioraient effectivement les performances ;
ils côtoyaient d’anciens coureurs tout à fait dispos.
Faute d’études scientifiques validées par la communauté internationale, ces affirmations ont rapidement discrédité la lutte antidopage auprès du milieu sportif.
Longévité des coureurs du Tour de France : un constat historique
Après un travail de compilation minutieux auprès des services d’état civil des communes — un véritable travail de bénédictin — portant sur l’ensemble des coureurs du Tour de France depuis 1903, il apparaît que :
pour la période 1903–1939 (tous les coureurs étant aujourd’hui décédés), la durée de vie moyenne des coureurs est nettement supérieure à celle de la population masculine française ;
cet avantage persiste pour les générations suivantes, notamment depuis 1947, avec les décès observés chez les coureurs actifs dans les années 1950–1960.
Il est important de rappeler que le peloton était majoritairement français :
à 75 % entre 1903 et 1914 ;
encore 48 % entre 1919 et 1939.
Le dopage a toujours existé dès lors qu’il y a compétition : dès le premier Tour de France en 1903, des stimulants tels que la caféine, l’alcool, la cocaïne ou la strychnine étaient utilisés. La « course aux armements » pharmacologiques s’est maintenue sans temps mort. Pourtant, l’hécatombe sanitaire annoncée par les Cassandres de la lutte antidopage ne s’est jamais matérialisée.
Il est donc possible d’affirmer, sans déformer la réalité, que la pratique du cyclisme professionnel au plus haut niveau a, sur le plan sanitaire, un effet globalement favorable, compensant largement les effets négatifs supposés des produits dopants.
Limites des exemples individuels et biais statistiques
Le décès prématuré de certains sportifs (par exemple Jacques Anquetil à 53 ans ou Laurent Fignon à 50 ans) ne permet en aucun cas de tirer des conclusions générales. En statistique, il s’agit de cas anecdotiques, dénués de valeur démonstrative.
Entre le début des années 1950 et l’instauration officielle de la lutte antidopage (1965 en France, 1968 pour les Jeux olympiques), le recours aux amphétamines — réputées dangereuses — était généralisé dans de nombreux sports (cyclisme, alpinisme, voile, rugby, football, etc.). Pourtant, le peloton cycliste des Tours des France des années 1950–1960 présente une longévité exceptionnelle, avec un nombre de nonagénaires quatre fois supérieur à celui observé dans la population générale.
L’utopie d’une étude prospective « dopés vs non-dopés »
Comparer des cyclistes professionnels dopés à des cyclistes professionnels non dopés relève de l’utopie méthodologique. Comment constituer ces groupes ? Sur la base de déclarations individuelles ? Par ailleurs, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) émettrait un avis défavorable, et le Comité de protection des personnes (CPP) interdirait une telle expérimentation sur la durée.
Le dopage est efficace et, aujourd’hui, l’ensemble des cyclistes professionnels est médicalisé dans un objectif de performance. Il est donc impossible d’imaginer une étude prospective comparant un groupe « soigné » à un groupe « non soigné » sur une carrière entière, puis durant la retraite, soit sur plus de 60 ans.
Comparaison avec d’autres sports
Dans d’autres disciplines de haut niveau, on observe en revanche des durées de vie nettement réduites, en raison :
des traumatismes répétés (football américain, rugby, boxe, hockey sur glace) ;
de la suralimentation (sumo) ;
ou de formes extrêmes de dopage (culturisme, avec polydopage et cures prolongées d’anabolisants).
Durée de vie de référence (population masculine française 2024) : 75 ans et 8 mois
Sports associés à une longévité accrue
Cyclisme (Tour de France) : 82 ans et 10 mois (+7 ans et 2 mois) – Étude Dr JPDM, 2025
Course à pied : +3 à +7 ans – Journal of Sports Sciences, 2012
Sports associés à une longévité réduite (estimations)
Football américain : –10 à –15 ans
Bodybuilding : –5 à –15 ans
Sumo : –8 à –12 ans
Boxe : –5 à –10 ans
Rugby : –3 à –7 ans
Une carence majeure des institutions sportives
Ce qui demeure le plus inadmissible est l’absence quasi totale d’études rétrospectives sur la longévité des sportifs de haut niveau menées par les fédérations internationales. On ne dispose d’aucune donnée solide sur la durée de vie des tennismen du top 100, des nageurs, des footballeurs, des haltérophiles ou des lanceurs de poids. Les ministères des Sports sont également absents sur ce terrain de recherche. Depuis cinquante ans, mon objectif est de contribuer à la diffusion des connaissances auprès de mes lecteurs, tout en approfondissant moi-même ces questions.
Point de vue : le paradoxe des AUT « sans risque pour la santé »
Au début des années 2000, la réglementation antidopage introduit le système des AUT (autorisations d’usage à des fins thérapeutiques). Celui-ci reconnaît que certains athlètes peuvent avoir besoin, pour raisons médicales, de substances pourtant inscrites sur la liste des produits interdits.
Par un paradoxe frappant, ces substances perdraient soudainement leurs effets délétères dès lors qu’elles sont utilisées dans le cadre d’une AUT. Cette dérive a notamment permis à Serena Williams de bénéficier de neuf AUT au cours de sa carrière.
Ainsi, des produits considérés comme dangereux pour la santé deviennent, par décision réglementaire, inoffensifs dès lors qu’ils sont médicalement autorisés. Un paradoxe majeur pour une lutte antidopage qui se revendique garante de la santé des sportifs.