Comment des instances antidopage qui n’ont jamais démontré leur efficacité à limiter la médicalisation de la performance, peuvent-elles s’offusquer de l’organisation des Jeux améliorés qui, eux, ont pour objectif ‘‘d’encadrer’’ le dopage et donc d’en limiter les risques ?
Le discours lénifiant et pathétique des instances sportives officielles (CIO, AMA, World Athletics, World Aquatics, etc.) ne trompe plus personne.
Ces institutions osent critiquer l’organisation des « Jeux améliorés » prévus pour mai-juin 2026 — une compétition autorisant un dopage encadré avec certaines substances — sous prétexte que cette initiative provoquerait une « épidémie de pathologies graves » liées à la libéralisation des pratiques médicales.
Les réactions indignées des dirigeants du sport, souvent d’anciens athlètes de haut niveau — donc possiblement eux-mêmes anciens dopés — relèvent de la pure hypocrisie. Ces mêmes responsables, aujourd’hui donneurs de leçons, dénoncent cette compétition ouverte aux athlètes dopés comme un « danger majeur pour la santé », oubliant commodément leurs propres dérives passées et leur incapacité chronique à bouter hors des stades le dopage, fléau n° 1 du sport de compétition.
Nous allons démontrer, preuves à l’appui, que l’imposture et l’hypocrisie se trouvent du côté des institutions officielles, faussement vertueuses. Cette démonstration s’appuiera sur :
Deux catégories de récompenses attribuées par les fédérations et les États à des sportifs notoirement dopés avec contrôles positifs attenants,
Les carences de la lutte antidopage officielle orchestrée par le CIO et ses collaborateurs : AMA, ITA, TAS et de leurs affidés (AFLD, CONI, FIDAL, ITIA, NADA, etc.)
Des dirigeants de l’AMA au CV antidopage inexistant.
Dans un article récent intitulé « Le dopage, il y a un siècle », publié à l’occasion de la présentation du Tour de France 2026, j’ai exploré les pratiques dopantes des années 1920.
Un lecteur attentif, Franck Biratelle — enseignant en histoire-géographie, cycliste de compétition et auteur d’une thèse sur le cyclisme en Pyrénées-Atlantiques et en Aquitaine entre 1945 et 1983 — m’a signalé une omission d’une pratique apparemment répandue dans le milieu de la petite reine : le Porto Flip (une boisson tonique composée de porto rouge, brandy, jaunes d’œufs).
Un mélange énigmatique et revigorant
Dans un premier temps, mes archives situant son apparition au début des années 1930, et avec des témoignages comme celui de Jean Stablinski, qui en parle comme d’une pratique courante à ses débuts en 1948, avant de l’abandonner pour son caractère indigeste. Il se souvient : ‘’J’y mettais deux jaunes d’œufs avec du porto’’, je n’indiquais pas le Porto Flip dans mon article sur le dopage en 1926
À la recherche des origines
Franck Biratelle, bien que ne disposant pas de sources précises pour 1926, évoquait pourtant des témoignages d’anciennes gloires locales recueillis lors de son DEA.
Découverte d’une référence historique
Suite à cet échange, j’ai effectué de nouvelles recherches dans mes archives et j’ai effectivement trouvé une mention intéressante. Le Porto Flip semble avoir été utilisé bien avant les années 1930, notamment dans le vestiaire de l’équipe de France de football, avant un match contre l’Italie à Milan, le 18 janvier 1920. Denis Chaumier, ancien rédacteur en chef de France Football, en parle dans son ouvrage Les Bleus, qui retrace l’histoire de l’équipe de France de 1904 à 2003. Voici l’extrait de Chaumier : « Emilien Devic, demi très apprécié, était un athlète remarquable. Il avait l’habitude de croquer du sucre en cours de match pour maintenir son énergie. Avant le match contre l’Italie, en janvier 1920, il a même été vu en train de se doper au Porto Flip (avec deux œufs). » (Les Bleus, Paris, éd. Larousse, 2004, pp 98-99)
Une pratique plus ancienne qu’il n’y paraît ?
Si les traces écrites manquent pour les années 1920, il semble bien que le Porto Flip pourrait avoir été utilisé plus tôt qu’on ne le pensait, aussi bien dans le cyclisme que dans d’autres sports.
Cette référence historique apporte un éclairage intéressant sur la pratique de cette potion énergisante.
(5e volet) – Il y a un siècle, une saga en cinq volets
De nos jours, même les cyclistes amateurs sont familiers des substances auxquelles ont recours les champions du XXIe siècle pour optimiser leurs performances : EPO, stéroïdes anabolisants, glucocorticoïdes, Aicar, caféine omniprésente, corps cétoniques, voire monoxyde de carbone. Mais qu’en était-il au cours des années 1920 ? Que contenaient les fioles soigneusement rangées dans les poches du maillot ? Quelle était la composition réelle des pilules fournies discrètement par les soigneurs ? Retour sur les premiers jalons d’un dopage encore balbutiant, mais déjà bien présent.
Il est toujours surprenant – voire consternant – de constater à quel point le sujet des stéroïdes anabolisants est mal compris, même au sein de publications médicales ou lors d’interviews sur le dopage. Pourtant, leur usage concerne toutes les disciplines sportives, de l’endurance à la force, en passant par les sports de précision ou de dextérité. Autrement dit, du marathonien à l’haltérophile, du joueur de billard au tireur sportif en passant par le curleur, tous peuvent y avoir recours et y trouver un avantage.
Usage généralisé : Les stéroïdes anabolisants sont utilisés dans tous les sports pour améliorer force, endurance et précision.
Dopage majoritaire : Ils représentent 45 % des cas positifs détectés en compétition.
Efficacité multiple : Ils augmentent masse musculaire, oxygénation du sang et agressivité mentale.
Effet »Obélix » : des avantages qui perdurent malgré un arrêt prolongé
Conséquences délétères au plan santé : troubles hormonaux, sexuels et mentaux ( »rage des stéroïdes’‘) chez les hommes et les femmes.
Confusion fréquente : À ne pas confondre avec les corticostéroïdes.
POST-IT – Au début de la lutte contre le dopage, vers le milieu des années 1960, les stéroïdes anabolisants androgènes (SAA) étaient encore perçus par la communauté scientifique comme de simples vitamines. Ce n’est qu’au bout d’environ dix ans qu’ils seront officiellement inscrits sur les listes des substances interdites par le Comité international olympique (CIO) et la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF, aujourd’hui World Athletics). Ensuite, les autres instances suivront.
Les stéroïdes anabolisants figurent en tête des substances détectées.
D’après les statistiques de l’Agence mondiale antidopage (AMA), les stéroïdes anabolisants androgènes (SAA) dominent largement les substances interdites retrouvées lors des contrôles antidopage. En 2023, ils représentaient 45 % des cas positifs. La testostérone – hormone phare – ses dérivés les SAA – ainsi que des substances plus récentes comme les SARMs (Modulateurs Sélectifs des Récepteurs aux Androgènes, tels que l’ostarine, le ligandrol ou l’andarine) sont très prisés des compétiteurs, quelle que soit leur spécialité.
Des effets visibles dans toutes les disciplines
En athlétisme, les SAA ont des effets notables sur la puissance, la masse musculaire, mais aussi sur l’endurance. Deux cas emblématiques illustrent cette réalité :
Ben Johnson, sprinteur canadien, remporte le 100 m des JO de Séoul en 1988 avec un temps record de 9’’79. Trois jours plus tard, son contrôle antidopage révèle la présence de stanozolol, un stéroïde alors réputé indétectable si interrompu deux semaines avant la compétition. Avec son physique de culturiste (1,80 m / 76 kg), le surnom de « Bénoïde » ne laissait que peu de place au doute.
À l’opposé morphologique, Martti Vainio, coureur de fond finlandais (1,92 m / 72 kg), est disqualifié aux JO de Los Angeles en 1984 pour usage de méténolone, un autre SAA. Il avait terminé 2e du 10 000 m, derrière l’Italien Alberto Cova, adepte de la transfusion sanguine.
Conclusion : un sprinteur musclé et un coureur longiligne peuvent utiliser les mêmes substances dopantes. Ce qui différencie leur apparence, c’est, associé à l’entraînement spécifique de leur spécialité, essentiellement leur régime alimentaire : hyperprotéiné pour les sports de force, riche en glucides lents pour les sports d’endurance.
Les effets méconnus des SAA
1. Amélioration du transport de l’oxygène
Les SAA stimulent la production de globules rouges, augmentent l’hématocrite (densité des cellules rouges dans le sang), la concentration en hémoglobine (protéine fixant l’oxygène), améliorant ainsi le transport de ce même oxygène. Un effet similaire à celui de l’EPO, bien que généralement moins puissant.
2. Effets psychiques et comportementaux
Dès les années 1960, les publicités médicales soulignaient le potentiel « psychotonique » des SAA. Aujourd’hui encore, leur effet stimulant sur le mental, la confiance en soi, mais aussi l’agressivité, est reconnu. Ce phénomène, connu sous le nom de rage des stéroïdes, peut mener à des comportements violents, parfois extrêmes, voire à des homicides.
3. Efficacité accrue chez les femmes
Les SAA ont un effet plus marqué sur les femmes que sur les hommes. Il est en effet plus aisé de viriliser une femme que de « surviriliser » un homme. Entre 1976 et 1988, les sportives est-allemandes dominaient largement la natation et l’athlétisme mondial, alors que leurs homologues masculins, bien que soumis aux mêmes protocoles dopants, ne surpassaient pas autant leurs concurrents.
4. Effet Obélix : les avantages acquis avec les SAA perdurent un temps prolongé malgré l’arrêt du dopage
Un sportif dopé, notamment aux stéroïdes anabolisants androgènes (SAA), qui arrête un temps prolongé ses cures d’engrais musculaires, conserve le gain des avantages acquis (musculaire, mental, transport d’O2) sur une durée variable pouvant atteindre des mois, voire des années. Certaines études tendraient à démontrer que les muscles et les gènes ayant bénéficié du dopage un certain temps, continuent à fonctionner au même niveau pendant plusieurs mois, voire plusieurs années après l’arrêt des substances illicite. Ce sont des travaux en épigénétique qui ont intrigué les chercheurs. Cette science – l’épigénétique – s’intéresse aux modifications provoquées par les médicaments, les substances dopantes… pouvant interagir avec le génome permettant l’expression de certains gènes plutôt que d’autres.
‘’L’effet Obélix’’ : même après avoir arrêté la dope, ça marche toujours autant…
Aujourd’hui des scientifiques scandinaves estiment que des années de dopage induisent des mutations durables persistant bien après l’arrêt des produits miracles. Cette transformation durable, baptisée ‘’effet Obélix’’ au prétexte que le livreur de menhirs était tombé tout petit dans la marmite contenant la potion magique et que, même sans la boire, il avait acquis une force légendaire à vie.
5. Risques sur la sexualité : loin d’être anecdotiques
– Chez les hommes : gynécomastie (développement des seins), troubles de la sexualité.
– Chez les femmes : masculinisation (voix grave, réduction mammaire, hypertrophie du clitoris et de la pomme d’Adam).
– Dans les deux sexes : phase d’hypersexualité au début, suivie souvent d’un effondrement de la libido.
6. Confusion fréquente : stéroïdes anabolisants versus corticostéroïdes
Dans les médias anglophones, le terme « stéroïdes » est souvent utilisé de manière ambiguë. Il faut bien distinguer :
Les stéroïdes anabolisants, qui favorisent la construction musculaire (anabolisme),
Des corticostéroïdes, qui ont des effets opposés : décalcifiants, immunosuppresseurs, et utilisés à visée thérapeutique.
EN CONCLUSION
Les stéroïdes anabolisants restent aujourd’hui la substance dopante la plus fréquemment utilisée et détectée en compétition. Leur efficacité ne fait aucun doute : ils agissent sur la masse musculaire, l’endurance, le mental, et même le métabolisme de l’oxygène. Pourtant, leur usage n’est pas sans conséquences, tant sur le plan physiologique que psychologique. Une connaissance précise et sans tabou de leurs effets s’impose, tant pour le public que pour les professionnels du sport et de la santé.
MISE EN GARDE – Aujourd’hui, la plupart des SAA sont facilement détectables notamment par les métabolites longue durée
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Objectif vérité de l’entrepreneur Aron D’Souza contre l’hypocrisie généralisée du CIO et de l’AMA
A la suite de la décision de Fred Kerley de rejoindre en 2026 les Enhanced Games dits ‘’jeux des dopés’’, de nombreuses voix dans les instances fédérales et olympiques, se sont élevées pour dénoncer cet avis au nom de la moralité et l’intégrité du sport.
La tartuferie de ces discours bien-pensants m’ont permis de faire quelques posts (sur X) dénonçant l’hypocrisie de la lutte antidopage et de ses dirigeants qui tolèrent la médicalisation à outrance des sportifs.
Posts JPDM publiés sur X le 19.09.2025
Lors d’une interview à une radio concernant les Jeux à dopage ‘’encadré’’ prévus en 2026, je souligne que ce modèle ne maquille pas la triche alors que les JO classiques sont une farce cynique : dopage généralisé, indignation feinte. Le mensonge en étendard, l’hypocrisie en discipline olympique et contrôles passoires.
Pourquoi passoires ? Parce que sous l’égide de l’Agence mondiale antidopage (AMA) des substances dopantes font l’objet d’un suivi sans entraîner de sanctions. Ce programme, inscrit dans le Code mondial antidopage, inclut 20 produits dont la caféine alors que celle-ci est massivement consommée par les sportifs, sous diverses formes, en toute légalité, au vu de tous.
Les Autorisations d’Usage à des fins Thérapeutiques (AUT) permettent aux athlètes d’utiliser des substances normalement interdites. Serena Williams, par exemple, a bénéficié de 9 dérogations successives. Elle promeut aujourd’hui un produit inscrit sur la liste de surveillance de l’AMA.
Certains stimulants, tels que les amphétamines, le Captagon ou même la cocaïne, sont autorisés hors compétition. Ils sont utilisés à l’entraînement pour augmenter les charges de travail, ce qui a un effet direct sur les performances lors des compétitions.
L’ignorance abyssale de la journaliste qui m’a objecté : « Si on stoppe avant la compétition, l’effet s’arrête ! » Preuve que son niveau de connaissance sur le dopage est pathétique. Souvent la presse, censée informer, ignore tout du fléau n°1 du sport.
Autre stratégie à l’instar du sprinteur Fred Kerley : 3 « no-shows » (NS) en 12 mois, ce n’est pas une négligence. Il peut suivre un protocole de dope sans risque en s’arrêtant à 2 NS et au pire, pour 3, prendre 2 ans de suspension au lieu de 4 en cas de contrôle classique à un produit lourd.
Dopage – Les tricheurs connaissent les règles : jamais plus de 2 « no-shows » par an, car le compteur se remet à zéro tous les 12 mois. Avant 2021, un test positif à la cocaïne = 4 ans. Aujourd’hui 3 mois… voire 1 avec une excuse « festive » et le suivi d’un programme de réhabilitation.
Des Jeux encadrés plutôt qu’hypocrites ? L’idée de Jeux à dopage encadré, comme ceux envisagés pour 2026, pourrait apparaître plus honnête que les Jeux du CIO, où l’on dénonce officiellement le dopage tout en tolérant une médicalisation systématique de la performance.
Malgré des discours volontaristes, le CIO et l’AMA tolèrent une certaine forme de dopage maîtrisé. Moins il y a de sanctions, plus l’image d’un sport « propre » est préservée. Une stratégie de communication davantage axée sur la réputation que sur une éthique assumée.
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CONTRIBUTION à la connaissance du mode opératoire du sieur Sainz
Bernard Sainz, le spécialiste des CV bidonnés : n’a jamais suivi le moindre cursus médical
Dès 1974, alors que sur plainte du Conseil de l’ordre des médecins, il est poursuivi pour exercice illégal de la médecine devant les juges de la 16e chambre du TGI de Paris, il justifie ses aptitudes à ‘’soigner’’ sur le fait qu’il a « suivi pendant deux années des courses à l’Ecole supérieure de Biochimie et de Biologie sans qu’aucun diplôme ne sanctionne ces études ».
Tout au long des cinquante années suivantes, Mabuse va additionner les bobards en affirmant qu’il a fait 4 années de médecine, qu’il a passé le diplôme d’homéopathe, de naturopathe…
Jamais, durant ces cinq décennies face à un tribunal, il n’a présenté un seul document officiel confirmant une inscription dans un cursus quelconque. Son comportement correspond bien à la définition d’une pratique illégale de la médecine. De plus, il s’est prétendu magnétiseur, vétérinaire…
Dans lequipe.fr du 14 septembre 2025, il affirme : « Jamais je n’ai été lié directement au dopage d’un coureur, on me condamne sur des faisceaux d’indices ».
On constate une fois de plus que le mensonge est le mode de communication de Mabuse.
En 1977, un coureur contrôlé positif sur prescription de Sainz, a révélé les pratiques dopantes du ‘’Dr’’ devant une commission médicale de la Fédération française de cyclisme. Concernant le cas de ce cycliste, une thèse de doctorat en médecine a été publiée en 1979.
Thèse que tous les juges et journalistes de France et de Navarre peuvent consulter dans une bibliothèque universitaire de leur région.
En 2001, le coureur amateur s’est déplacé de sa région d’Auvergne pour témoigner devant la 17e chambre correctionnelle du TGI de Paris des activités dopantes de Sainz. Celui-ci avait porté plainte pour diffamation à l’encontre de France Télévisions et d’un médecin qui, lors d’un journal d’information, avait confirmé que Mabuse était bien un dopeur.
Le témoignage à la sincérité évidente du cycliste amateur avait convaincu la présidente du Tribunal qui, sur la base de cette audition, avait débouté Sainz de sa plainte. Comme souvent lors de procès antérieurs pour diffamation publique, Mabuse n’était pas présent sur le banc de la partie civile, pour ne pas avoir à répondre aux questions du tribunal ou de l’avocat de la défense, mais dissimulé, tout au fond de la salle d’audience.
Depuis 2015, Bernard Sainz figure sur la liste noire de l’Union cycliste internationale (UCI)
qui impose aux cyclistes soumis au code monde antidopage de ne pas avoir de relation professionnelle ou sportive avec différents personnages ayant eu maille à partie avec la justice ou la réglementation antidopage.
En 2025, Bernard Sainz est toujours nominativement inclus dans cette liste.
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EN FICHIERS JOINTS –
Mode opératoire de Mabuse alias Bernard Sainz
Témoignages à charge d’Erwann Menthéour et de sa belle-sœur Isabelle Billet-Menthéour
Contribution de la presse à fabriquer le CV médical de Bernard Sainz
Les contrôles antidopage de l’AMA (urinaires, sanguins, passeport biologique, test ADN) sont désespéréement inefficaces avec des résultats pathétiques de 1% de cas positifs
Dans les cas de décès suspects, l’autopsie peut-elle confirmer la prise de médocs de la performance ?
Analyse du cas Tom Simpson décédé sur les pentes du Ventoux le jeudi 13 juillet 1967
Pédaler sur les pentes abruptes la bouche légèrement ouverte est-il un signe objectif de dopage ?
Deux éléments m’ont motivé pour aborder l’autopsie comme preuve éventuelle du dopage.
Pendant le dernier Tour de France, la suspicion à l’encontre des duettistes Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard survolant les pentes escarpées, s’est amplifiée au prétexte qu’ils dominent outrageusement le reste du peloton et, qu’en plein effort, ils grimpent la bouche fermée.
Pour ce dernier constat relayé par les réseaux sociaux, c’est bien sûr faux. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter le Une de L’Equipe du 18 juillet qui montre Pogi en plein effort, la bouche ouverte dans la montée d’Hautacam. D’ailleurs, si on observe le Slovène et le Danois, sur les cinq derniers kilomètres de cette 12e étape, chacun des deux isolés à l’avant, Pogacar en tête, Vingegaard le suivant à 1’30 les deux hommes ont le visage très marqué par l’effort… et la bouche ouverte.
La confusion vient du fait que tous les cyclistes-amateurs ignares et jaloux, n’ayant évidemment pas leur forme physique ni leur entraînement, pensent que pour grimper de telles pentes, il faut obligatoirement avoir la bouche grande ouverte comme des poissons hors de l’eau.
Cette suspicion malsaine sans la moindre preuve a inspiré (sans jeu de mots) le dessinateur Soulcié dans L’Equipe du 25 juillet.
L’étude toxicologique des cheveux est-elle l’arme absolue pour débusquer la triche biologique ?
La légende est humoristique. Comme les vélos du Tour de France sont passés aux détecteurs d’assistance électrique, l’illustrateur suggère de passer Pogacar et Vingegaard aux rayons X corps entier afin « de vérifier que vous n’êtes pas des robots ». Sur le ton du dépit, le membre de l’antidopage de l’UCI pourrait aussi demander une autopsie.
Bien sûr l’idée absurde de l’autopsie démontre que la lutte antidopage a plusieurs trains de retard puisque le dernier test positif sur le Tour remonte à 2015 !
En fait, l’examen postmortem ne peut aider qu’à déterminer la responsabilité de la présence de la catégorie des stimulants tels les amphétamines (viscères, liquides biologiques, poils, cheveux et ongles) mais beaucoup moins facilement sur des substances prises sous forme de cures ayant été arrêtées en amont de la compétition.
Les résultats seront aléatoires. L’examen capillaire et des phanères détecte de nombreux dopants mais ni l’EPO ni les peptides mimétiques (grosses molécules qui ne peuvent migrer dans le poil), ce qui bien sûr en limite l’efficacité pour le diagnostic.
L’Agence mondiale antidopage (AMA) n’a pas inclus dans sa batterie de tests antidopage l’examen capillaire car, selon elle, les stéroïdes anabolisants, les glucocorticoïdes et les modulateurs sélectifs des récepteurs aux androgènes (SARMS) s’incorporent mal dans les cheveux. Et comme ceux-ci représentent ces dernières années environ 50% des cas positifs, l’examen capillaire n’est utilisé que dans des cas-ciblés.
EN FICHIERS JOINTS :
Contre-enquête – Analyse du cas Tom Simpson décédé sur les pentes du Ventoux le 13 juillet 1967
Autopsies des sportifs décédés subitement au repos ou lors de défaillance en compétition
Références bibliographies sur le décès de Thomas Simpson le 13 juillet 1967
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A minima, c’est une conduite dopante. Le procédé n’est pas référencé dans le Code mondial antidopage, en revanche si on y ajoute des médocs tels que diurétiques, stéroïdes anabolisants, hormones de croissance ou thyroïdienne, c’est du dopage pur et dur. Décryptage.
Le dopage morphologique est pratiqué depuis la mythologie grecque. Les historiens rappellent que les Amazones, femmes guerrières montées sur des chevaux, vivant de pillages et de rapine, se faisait brûler la mamelle droite pour faciliter leurs mouvements de tireuses au cours des combats. Depuis lors, à l’ablation de la rate pour courir plus vite, des seins pour mieux piloter une voiture de course ou jouer au football sont venus s’ajouter à la panoplie d’autres méthodes consistant à modifier le corps (forme et volume) pour mieux performer.
Récemment, la cycliste Pauline Ferrand-Prévot, après qu’elle eut remporté la classique Paris-Roubaix le 12 avril 2025, décide, alors qu’elle est déjà affûtée (1,65 m / 53 kg, soit une différence de 12), de perdre plusieurs kilos supplémentaires en peu de temps. Et le 26 juillet au départ du Tour de France Femmes 2025 avec Swift, elle se présente très amaigrie. Certaines de ses concurrentes vont alerter par voie de presse cette dérive de la maigreur pour être plus efficace dans les cols.
Perdre 4 kg dans l’objectif de gagner une épreuve alors que l’on est déjà affûtée, c’est l’équivalent de médicaliser la performance.
Les modifications du corps en tant que paramètres influençant les résultats sportifs de haut niveau que l’on constate dans différentes spécialités s’apparentent a minima à une conduite dopante mais lorsqu’il y a utilisation de substances illicites, à du dopage pur et dur.
Les culturistes, pour avoir des muscles hypertrophiés plus rapidement qu’avec l’utilisation de machines high tech, prennent des stéroïdes anabolisants.
Les sportifs des spécialités à catégorie de poids (judo, karaté, boxe, etc.) maigrissent de plusieurs kilos en de courtes périodes pour intégrer de justesse la catégorie inférieure à leur poids de forme naturel pour mieux combattre et performer. Certain (es) y arrivant difficilement associent à leur régime drastique un médicament diurétique qui a l’inconvénient de figurer sur la liste des substances illicites de l’AMA et d’être détectable. D’où le risque d’être contrôlée positive et sanctionnée.
Il a été prouvé que la femme enceinte, dans les deux premiers mois de la grossesse pouvait, grâce à un surplus de globules rouges naturels, acquérir 30% d’amélioration du transport de l’oxygène à la disposition des fibres musculaires féminines. D’où la dérive de certaines se faisant mettre enceintes par leur compagnon, voire l’entraîneur, 2 à 3 mois avant des compétitions majeures (JO, Championnat du monde). Des témoignages crédibles en ont apporté la preuve.
L’histoire du sport à travers les étapes des modifications morphologiques imposées au corps pour performer qui sont décrites dans ce fichier démontre que ces pratiques sont anciennes tout en étant, pour certaines d’entre elles, toujours d’actualité. Il faut préciser que lorsque le but ultime d’un sportif est de performer sans se préoccuper réellement de l’impact sur la santé de la méthode morphologique utilisée, on est dans le cadre d’une conduite dopante. La différence avec le dopage c’est que la conduite dopante n’est pas référencée dans le Code mondial antidopage mais le but est le même : utiliser un truc qui fait la différence avec les adversaires.
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EN FICHIER JOINT – DICTIONNAIRE DU DOPAGE – La fiche actualisée sur le dopage morphologique (quelques exemples)
Il fut l’un des premiers à faire bouger les lignes sur la présence de la dope dans les vestiaires des courts.
Lors de ses débuts de journaliste en 1980, l’Homme en Noir réalise une interview de Yannick Noah, à l’époque star montante du tennis tricolore. Les révélations du futur chanteur seront confirmées au fil des années. Dans ce papier, le dopage est abordé sans langue de bois et déclenchera un tsunami dans le monde du tennis. Comme d’habitude dans une telle situation, le milieu de la petite balle jaune fait front en niant sur les courts toute présence d’amplificateurs artificiels de performance.
Même Noah va se rétracter. Par exemple, dans Paris-Match du 12 septembre 1980 : « Des drogues au tennis ?… je blaguais ! » ; « Au tennis, il est impossible de jouer dopé », ou dans L’Equipe du 29 août 1980 : « Je ne sais rien… ». Le président de la Fédération internationale et Française, Philippe Chatrier, est consterné par les déclarations de Noah dans Rock and Folk : « Je serais étonné que les faits invoqués par Yannick soient vrais (…) Je nie tout en bloc (…) La nature de notre sport ne se prête pas à cela. Toutefois, pour l’instant rien n’est prouvé et je crains un peu que l’on se serve de toute cette histoire, que l’on aille chercher toutes sortes de médecins pour faire du scandale et jeter ainsi le discrédit sur le tennis. C’est dramatique.»
Comme d’habitude, les instances sportives se trompent de cible. Pour elles, ce n’est pas le dopage qui est l’adversaire à combattre sans défaillance mais ceux qui témoignent de la présence des médocs de la performance chez les joueurs.
En 2010, le 28 août dans L’Equipe magazine, Thierry Ardisson est revenu sur l’ITW parue en 1980 dans le magazine Rock and Folk : « On s’est revu il y a 10 ans (Ndlr : avec Noah). Il m’a serré la main, c’est tout. Il savait que tout était vrai. Il a juste regretté l’importance que ça avait pris. » Malgré témoignages et contrôles positifs, le milieu du tennis a continué, les décennies suivantes, à utiliser la langue de bois pour nier le dopage.
Les forçats de la langue de bois
Arguments angéliques, minimalistes ou tout simplement bidon du milieu de la petite balle jaune :
« On ne connaît pas à l’avance la durée du match »; « Les dopants perturbent la durée du match »; « Avec tous ces contrôles, on ne peut pas tricher »; « Trop compliqué pour se doper »; « Parce que le tennis n’est pas un sport d’équipe mais un sport individuel »; « Les joueurs de tennis sont trop individualisés et ne font que se croiser »; « La cocaïne n’améliore pas les performances »; « Les joueurs ont une haute idée de l’éthique »; « On nous teste 20 fois par an, il est impossible de tricher »
Ajoutons que le dopage, ce n’est pas que prendre une pastille avant de pénétrer sur le court mais d’améliorer par des programmes de soins utilisant des méthodes répréhensibles (microdoses, transfusions sanguines, etc.), la vitesse de jambes, la détente verticale, la condition physique, la résistance à la fatigue, le temps de réaction, le tout permettant d’être plus performant raquette en mains.
Un contrôle antidopage négatif n’est pas la preuve que l’on n’a rien pris (cf Lance Armstrong et ses 500 tests négatifs) mais tout simplement que l’on n’a pas été pris par la patrouille.
Des tests positifs et des témoignages écrits prouvent que, de longue date, les autodromes et les circuits d’endurance sont impactés par la dope malgré le martèlement du milieu niant avec des arguments peu crédibles l’absence d’amplificateurs artificiels de performance dans les écuries de course.
Un pilote se prépare comme une voiture de course, bien avant le jour de l’épreuve ! C’est dans cette optimisation de la ‘’caisse’’ humaine que le dopage est particulièrement efficace.
Pour convaincre les sceptiques et les hésitants, je propose différents fichiers basés sur des faits objectifs et non sur des affirmations fumeuses.
Arguments sans preuve ou plus simplement bidon colportés par le milieu du sport auto
Sport automobile face au dopage : témoignages et cas positifs
GP F1 : « Piloter, un métier de gros bras »
Débat/controverse : les langues de bois face aux adeptes du parler vrai