Rugby – Dopage – Tous les sports sont concernés par les médocs de la performance, le ballon ovale comme les autres

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Le quotidien La Montagne a consacré un article sur le Sud-Africain Asenathi Ntlabakanye qui, malgré une double affaire de dopage en cours, a joué récemment contre le Pays de Galles en participant à une raclée historique : 73-0 !

Article paru le 01.12.2025 et signé Arnaud Clergue.

Article from 'La Montagne' discussing South African rugby player Asenathi Ntlabakanye, who played against Wales despite facing doping allegations, featuring a report on the match's score of 73-0.

EN FICHIER JOINT :  Article La Montagne en PDF

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Dopage – Le quotidien Sud-Ouest piégé par ses propres outrances sur les Jeux  »améliorés »

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Pour décrédibiliser les Enhanced Games (Jeux « améliorés »), Sud-Ouest assure que tous les cyclistes dopés finiront avec un cancer des testicules à 40 ans. Sous-entendu : le dopage encadré mènerait à une véritable hécatombe sanitaire. Mais cette envolée démontre surtout une chose : entre le cyclisme et la presse, c’est bien cette dernière qui semble la plus malade.

Une illustration critique de l'article de _Sud-Ouest_ sur le dopage des cyclistes, avec le texte 'Fake news' en haut et une citation accusant tous les cyclistes dopés de souffrir de cancer des testicules, d'infertilité et d'enfants retardés.

Le 26 novembre, un article de Sud-Ouest signé Patrick Favier rapporte l’interview de Margot Chevrier. Perchiste de haut niveau et étudiante en 5ᵉ année de médecine à Bordeaux, sa vindicte envers ces Jeux améliorés la pousse au dérapage volontaire en s’en prenant aux seuls… cyclistes ! suivant la tendance de nombreux « experts » autoproclamés du dopage, qui se réfèrent presque exclusivement au vélo, ignorant l’athlétisme, le football, le tennis ou le rugby.

Article de Sud-Ouest rapportant des déclarations controversées sur le dopage dans le cyclisme, avec des accusations de santé non prouvées.

Dans son interview, Margot Chevrier affirme que « tous les cyclistes dopés souffrent de cancer des testicules à 40 ans, sont infertiles et que leurs enfants présentent des retards de développement. » Ces accusations, faites sans aucune preuve scientifique, sont alarmantes et diffamatoires.

Pour rappel, depuis 1903, 5 393 coureurs ont participé au moins une fois au Tour de France. Parmi eux, seuls six cas de cancer des testicules ont été recensés, soit environ 0,1 %. Aucun décès ni cas d’enfant « retardé » n’a été enregistré. Ces cancers ont été diagnostiqués à 27 ans et 2 mois, bien avant l’âge évoqué par Mme Chevrier.

La méconnaissance du cyclisme par Margot Chevrier est flagrante, mais cela ne l’empêche pas de formuler des accusations graves. Sur quelles sources scientifiques fiables s’appuie-t-elle ? Stigmatiser un sport entier sans preuves est non seulement inexact, mais relève de la diffamation.

Des questions se posent : les instances officielles – UCI, ministère des Sports, Conseil de l’Ordre des médecins, faculté de médecine de Bordeaux, Fédération française d’athlétisme – réagiront-elles face à ces propos stigmatisants ?

Face à ces élucubrations, le lecteur pourrait croire à un poisson d’avril ou à une fake news. Mais non : c’est bien paru dans Sud-Ouest. La responsabilité journalistique est ici engagée : un journaliste peu informé sur le dopage sélectionne une « experte » improvisée, encore moins qualifiée, pour relayer des informations scientifiquement infondées.

Le résultat : une désinformation qui nuit à la réputation des cyclistes et à la perception du public. Pour le lecteur lambda, quelles impressions tirer de ces affirmations ? Encouragerait-il ses enfants à pratiquer le cyclisme, un sport pourtant bénéfique pour la santé ?

Margot Chevrier, futur médecin, démontre son ignorance sur plusieurs points :

  • le cancer des testicules,
  • la relation entre cette pathologie et le dopage,
  • le dopage dans l’athlétisme, son propre sport, pourtant historiquement touché par ce fléau.

Le dopage est un sujet complexe, méritant une analyse rigoureuse et des sources fiables. Les élucubrations médiatisées par Sud-Ouest n’apportent qu’une distorsion regrettable et injuste de la réalité sportive.

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Dopage – Les cas de contamination accidentelles, passives, involontaires

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Qu’elles soient alimentaires, environnementales ou même sexuelles, alimentent de plus en plus le débat autour du dopage

Depuis quelque temps, ce type de justification est devenu aussi fréquent que les no-shows : les sportifs contrôlés positifs affirment qu’« il ne s’agit pas de dopage » et tentent, souvent avec l’aide d’avocats experts dans l’art de brouiller les pistes, de convaincre les commissions antidopage que la présence du produit incriminé n’était pas intentionnelle, dans l’espoir d’obtenir une sanction réduite.

Affiche avec un panneau stop rouge et les mots 'Dopage' et 'Contamination passive' en gros caractères.

Récemment, dans Le Journal du Médecin, le journaliste scientifique Philippe Lambert a écrit en collaboration avec le Dr JPDM un article sur ce nouveau mode de dopage à l’insu. Cette lecture doit intéresser tous ceux qui veulent enrichir leur connaissance sur le thème du dopage.

Titre de l'article 'Dopage : que penser des contaminations accidentelles ?' par Philippe Lambert, publié dans Le Journal du Médecin

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EN FICHIER JOINT – Dopage : que penser des contaminations accidentelles (Le Journal du Médecin)

Dopage ton histoire – Quand le cognac stimulait la performance

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Au cours du XXe siècle, le cognac – cette eau-de-vie de raisin emblématique – a compté parmi les dopants les plus utilisés par les sportifs. De nombreux témoignages confirment qu’il était consommé pour améliorer la performance dans des disciplines aussi variées que l’alpinisme, la boxe, le football, le marathon, le rugby, le tennis ou encore le cyclisme (voir extraits de presse dans les étapes).

Affiche colorée sur le dopage, mettant en avant le cognac comme stimulant dans divers sports du XXe siècle.

Dès la fin du XIXe siècle, lors des premières compétitions, trois stimulants dominent déjà le podium des « produits coup de fouet » : l’alcool, la caféine et la cocaïne. Dès les années 1850, tous trois font partie des « soins » administrés aux athlètes. Au moment où débute la lutte antidopage, au milieu des années 1960, ce trio figure d’ailleurs parmi les premières substances interdites dans les épreuves sportives.

Dans cet article, nous nous intéressons plus particulièrement au cognac, sans doute l’eau-de-vie française la plus célèbre, et à sa place dans la pratique sportive de compétition.

Il est utile de rappeler que le premier article en français consacré à la stimulation de l’effort prolongé portait essentiellement sur les boissons alcoolisées. Publié dans L’Écho des Alpes et reprenant une conférence du Dr William Marcet au Club Alpin de Londres (7 juin 1887), il affirme clairement l’intérêt de l’alcool pour accroître le rendement musculaire : « De l’usage des stimulants alcooliques dans les courses de montagne ». Le médecin conclut même : « Grâce à lui, la victoire est à vous. »

Document en français sur l'usage des stimulants alcooliques dans les courses de montagne, par le Dr William Marcet, publié en 1887.

Fait notable : deux des trois stimulants historiques, la caféine et l’alcool, ont disparu de la liste des interdictions de l’Agence mondiale antidopage (AMA). La caféine est retirée en 2004, sous la pression du principal sponsor des Jeux olympiques, Coca-Cola. L’alcool, quant à lui, est supprimé en 2018.

Pour la cocaïne, la position de l’AMA s’est également assouplie : depuis 2004, elle n’est interdite qu’en compétition. Autrement dit, un sportif peut en consommer en période d’entraînement sans être sanctionné pour dopage. Depuis 2021, un athlète contrôlé positif peut même éviter toute sanction s’il parvient à démontrer un usage « festif » et accepte un programme de réhabilitation.

• 1919 – Suzanne Lenglen à Wimbledon
Lors de sa première victoire à Wimbledon, la joueuse française est en difficulté au deuxième set face à Dorothea Lambert-Chambers, sept fois titrée. Son père lui lance alors un petit flacon en argent contenant du vieux cognac. Après l’avoir bu, sous les yeux du Roi George V, de la Reine Mary et du Prince de Galles, Suzanne « retrouve un jeu brillant et assuré » et l’emporte finalement 10-8 / 4-6 / 9-7.
De nombreux témoignages datant des années 1920 à 1950 confirment que le cognac était largement présent sur les courts fréquentés par les champions, notamment Suzanne Lenglen et Jean Borotra.

• 1967 – La mort de Tom Simpson sur le Mont Ventoux
Le second épisode, bien plus tragique, concerne le décès du cycliste britannique Tom Simpson le 13 juillet 1967, lors de la 13e étape du Tour de France. L’enquête révèle que la chaleur extrême (40 °C), l’absorption d’amphétamines et surtout celle d’une demi-bouteille de cognac avant l’ascension ont été des facteurs déterminants dans son effondrement fatal.
Alors que la plupart des coureurs prenaient des amphétamines à l’époque, seul Simpson succombe. On sait en effet que le cognac augmente la chaleur interne et aggrave la déshydratation. Combiné à un effort intense sur 20 km à 7,5 %, à des températures très élevées et à l’effet thermogène des amphétamines, il a probablement joué un rôle décisif dans le collapsus cardiovasculaire.

Un témoin de la Grande Boucle affirme que le cognac consommé par Simpson était du « Cognac Bisquit », une marque alors fréquemment annoncée dans L’Équipe, organisateur du Tour.

Infographie sur le cognac avec deux cas emblématiques : Suzanne Lenglen remportant Wimbledon en 1919 grâce au cognac et Tom Simpson souffrant d'un collapsus cardiovasculaire fatal en 1967 à cause du cognac. Comprend des images de chaque athlète.

Dopage – Sarkozy, Samaranch, Laporte, des décideurs garants de l’éthique au coeur d’une supercherie monumentale bien orchestrée : la lutte antidopage !

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Comment des instances antidopage qui n’ont jamais démontré leur efficacité à limiter la médicalisation de la performance, peuvent-elles s’offusquer de l’organisation des Jeux améliorés qui, eux, ont pour objectif ‘‘d’encadrer’’ le dopage et donc d’en limiter les risques ?

Affiche colorée comparant le dopage encadré lors des Jeux "améliorés" aux Jeux officiels avec des tests antidopage, avec les mots 'DOPAGE', 'Versus' et les explications sur les types de dopage.
Un panneau listant six mots clés de la lutte antidopage officielle : ÉQUITÉ, ÉTHIQUE, INDÉPENDANCE, MORALE SPORTIVE, PROTECTION des VALEURS SPORTIVES, SANTÉ des COMPÉTITEURS.

Le discours lénifiant et pathétique des instances sportives officielles (CIO, AMA, World Athletics, World Aquatics, etc.) ne trompe plus personne.

Ces institutions osent critiquer l’organisation des « Jeux améliorés » prévus pour mai-juin 2026 — une compétition autorisant un dopage encadré avec certaines substances — sous prétexte que cette initiative provoquerait une « épidémie de pathologies graves » liées à la libéralisation des pratiques médicales.

Les réactions indignées des dirigeants du sport, souvent d’anciens athlètes de haut niveau — donc possiblement eux-mêmes anciens dopés — relèvent de la pure hypocrisie. Ces mêmes responsables, aujourd’hui donneurs de leçons, dénoncent cette compétition ouverte aux athlètes dopés comme un « danger majeur pour la santé », oubliant commodément leurs propres dérives passées et leur incapacité chronique à bouter hors des stades le dopage, fléau n° 1 du sport de compétition.

Nous allons démontrer, preuves à l’appui, que l’imposture et l’hypocrisie se trouvent du côté des institutions officielles, faussement vertueuses.
Cette démonstration s’appuiera sur :

  • Deux catégories de récompenses attribuées par les fédérations et les États à des sportifs notoirement dopés avec contrôles positifs attenants,
  • Les carences de la lutte antidopage officielle orchestrée par le CIO et ses collaborateurs : AMA, ITA, TAS et de leurs affidés (AFLD, CONI, FIDAL, ITIA, NADA, etc.)
  • Des dirigeants de l’AMA au CV antidopage inexistant.
Texte sur les dirigeants du sport critiquant l'imposture de la lutte antidopage officielle, mettant en lumière leur hypocrisie face à l'organisation des Jeux améliorés.
Tableau avec un index des sigles utilisés dans la lutte antidopage, incluant les noms et années de fondation des agences comme AMA, AFLD, CONI, et World Athletics.

Dopage ton histoire – Le Porto Flip, un coup de pouce énergisant dès les années 1920

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Dans un article récent intitulé « Le dopage, il y a un siècle », publié à l’occasion de la présentation du Tour de France 2026, j’ai exploré les pratiques dopantes des années 1920.

Un lecteur attentif, Franck Biratelle — enseignant en histoire-géographie, cycliste de compétition et auteur d’une thèse sur le cyclisme en Pyrénées-Atlantiques et en Aquitaine entre 1945 et 1983 — m’a signalé une omission d’une pratique apparemment répandue dans le milieu de la petite reine : le Porto Flip (une boisson tonique composée de porto rouge, brandy, jaunes d’œufs).

Affiche colorée sur le Porto Flip, une boisson énergisante composée de porto, brandy et jaunes d'œufs, associée au dopage dans le sport.

Un mélange énigmatique et revigorant

Dans un premier temps, mes archives situant son apparition au début des années 1930, et avec des témoignages comme celui de Jean Stablinski, qui en parle comme d’une pratique courante à ses débuts en 1948, avant de l’abandonner pour son caractère indigeste. Il se souvient : ‘’J’y mettais deux jaunes d’œufs avec du porto’’, je n’indiquais pas le Porto Flip dans mon article sur le dopage en 1926

À la recherche des origines

Franck Biratelle, bien que ne disposant pas de sources précises pour 1926, évoquait pourtant des témoignages d’anciennes gloires locales recueillis lors de son DEA.

Découverte d’une référence historique

Suite à cet échange, j’ai effectué de nouvelles recherches dans mes archives et j’ai effectivement trouvé une mention intéressante. Le Porto Flip semble avoir été utilisé bien avant les années 1930, notamment dans le vestiaire de l’équipe de France de football, avant un match contre l’Italie à Milan, le 18 janvier 1920. Denis Chaumier, ancien rédacteur en chef de France Football, en parle dans son ouvrage Les Bleus, qui retrace l’histoire de l’équipe de France de 1904 à 2003. Voici l’extrait de Chaumier : « Emilien Devic, demi très apprécié, était un athlète remarquable. Il avait l’habitude de croquer du sucre en cours de match pour maintenir son énergie. Avant le match contre l’Italie, en janvier 1920, il a même été vu en train de se doper au Porto Flip (avec deux œufs). » (Les Bleus, Paris, éd. Larousse, 2004, pp 98-99)

Un extrait présentant Emilien Devic, footballeur français, avec une photographie et des informations sur ses sélections nationales.

Une pratique plus ancienne qu’il n’y paraît ?

Si les traces écrites manquent pour les années 1920, il semble bien que le Porto Flip pourrait avoir été utilisé plus tôt qu’on ne le pensait, aussi bien dans le cyclisme que dans d’autres sports.

Cette référence historique apporte un éclairage intéressant sur la pratique de cette potion énergisante.

Une capture d'écran d'un document évoquant les étapes du Porto Flip comme ergogénique dans le milieu sportif de 1920 à aujourd'hui.

Tour de France ton histoire – En 1926, lors des années folles : quels étaient les agents artificiels de la performance ?

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(5e volet) – Il y a un siècle, une saga en cinq volets

De nos jours, même les cyclistes amateurs sont familiers des substances auxquelles ont recours les champions du XXIe siècle pour optimiser leurs performances : EPO, stéroïdes anabolisants, glucocorticoïdes, Aicar, caféine omniprésente, corps cétoniques, voire monoxyde de carbone. Mais qu’en était-il au cours des années 1920 ? Que contenaient les fioles soigneusement rangées dans les poches du maillot ? Quelle était la composition réelle des pilules fournies discrètement par les soigneurs ? Retour sur les premiers jalons d’un dopage encore balbutiant, mais déjà bien présent.

Affiche colorée sur le dopage au Tour de France, mentionnant "Stimulants utilisés en 1926", avec le texte "TOUR DE FRANCE ton histoire (5e volet)" et "20e édition", sur fond jaune.
Texte explicatif sur le dopage dans le cyclisme durant la période de l'entre-deux-guerres, mettant en lumière les pratiques stimulantes de l'époque.
Texte sur le dopage en 1926, énumérant les substances consommées par les cyclistes de l'époque, y compris l'alcool, l'arsenic, la caféine, et d'autres.
Document contenant des informations sur le Tour de France 1926, avec des détails sur les coureurs, les statistiques, et l'analyse des cols.

Dopage – Les stéroïdes anabolisants, champions de l’efficacité en compét., ne donnent pas que de gros musles ! Décryptage.

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Il est toujours surprenant – voire consternant – de constater à quel point le sujet des stéroïdes anabolisants est mal compris, même au sein de publications médicales ou lors d’interviews sur le dopage. Pourtant, leur usage concerne toutes les disciplines sportives, de l’endurance à la force, en passant par les sports de précision ou de dextérité. Autrement dit, du marathonien à l’haltérophile, du joueur de billard au tireur sportif en passant par le curleur, tous peuvent y avoir recours et y trouver un avantage.

Titre informatif sur les stéroïdes anabolisants avec un sous-titre pour les journalistes et le monde du sport
  1. Usage généralisé : Les stéroïdes anabolisants sont utilisés dans tous les sports pour améliorer force, endurance et précision.
  2. Dopage majoritaire : Ils représentent 45 % des cas positifs détectés en compétition.
  3. Efficacité multiple : Ils augmentent masse musculaire, oxygénation du sang et agressivité mentale.
  4. Effet  »Obélix » : des avantages qui perdurent malgré un arrêt prolongé
  5. Conséquences délétères au plan santé : troubles hormonaux, sexuels et mentaux ( »rage des stéroïdes’‘) chez les hommes et les femmes.
  6. Confusion fréquente : À ne pas confondre avec les corticostéroïdes.

POST-IT – Au début de la lutte contre le dopage, vers le milieu des années 1960, les stéroïdes anabolisants androgènes (SAA) étaient encore perçus par la communauté scientifique comme de simples vitamines. Ce n’est qu’au bout d’environ dix ans qu’ils seront officiellement inscrits sur les listes des substances interdites par le Comité international olympique (CIO) et la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF, aujourd’hui World Athletics). Ensuite, les autres instances suivront.

Les stéroïdes anabolisants figurent en tête des substances détectées.

D’après les statistiques de l’Agence mondiale antidopage (AMA), les stéroïdes anabolisants androgènes (SAA) dominent largement les substances interdites retrouvées lors des contrôles antidopage. En 2023, ils représentaient 45 % des cas positifs. La testostérone – hormone phare – ses dérivés les SAA – ainsi que des substances plus récentes comme les SARMs (Modulateurs Sélectifs des Récepteurs aux Androgènes, tels que l’ostarine, le ligandrol ou l’andarine) sont très prisés des compétiteurs, quelle que soit leur spécialité.

Des effets visibles dans toutes les disciplines

En athlétisme, les SAA ont des effets notables sur la puissance, la masse musculaire, mais aussi sur l’endurance. Deux cas emblématiques illustrent cette réalité :

  • Ben Johnson, sprinteur canadien, remporte le 100 m des JO de Séoul en 1988 avec un temps record de 9’’79. Trois jours plus tard, son contrôle antidopage révèle la présence de stanozolol, un stéroïde alors réputé indétectable si interrompu deux semaines avant la compétition. Avec son physique de culturiste (1,80 m / 76 kg), le surnom de « Bénoïde » ne laissait que peu de place au doute.
  • À l’opposé morphologique, Martti Vainio, coureur de fond finlandais (1,92 m / 72 kg), est disqualifié aux JO de Los Angeles en 1984 pour usage de méténolone, un autre SAA. Il avait terminé 2e du 10 000 m, derrière l’Italien Alberto Cova, adepte de la transfusion sanguine.

Conclusion : un sprinteur musclé et un coureur longiligne peuvent utiliser les mêmes substances dopantes. Ce qui différencie leur apparence, c’est, associé à l’entraînement spécifique de leur spécialité, essentiellement leur régime alimentaire : hyperprotéiné pour les sports de force, riche en glucides lents pour les sports d’endurance.

Les effets méconnus des SAA

Les SAA stimulent la production de globules rouges, augmentent l’hématocrite (densité des cellules rouges dans le sang), la concentration en hémoglobine (protéine fixant l’oxygène), améliorant ainsi le transport de ce même oxygène. Un effet similaire à celui de l’EPO, bien que généralement moins puissant.

Dès les années 1960, les publicités médicales soulignaient le potentiel « psychotonique » des SAA. Aujourd’hui encore, leur effet stimulant sur le mental, la confiance en soi, mais aussi l’agressivité, est reconnu. Ce phénomène, connu sous le nom de rage des stéroïdes, peut mener à des comportements violents, parfois extrêmes, voire à des homicides.

Les SAA ont un effet plus marqué sur les femmes que sur les hommes. Il est en effet plus aisé de viriliser une femme que de « surviriliser » un homme. Entre 1976 et 1988, les sportives est-allemandes dominaient largement la natation et l’athlétisme mondial, alors que leurs homologues masculins, bien que soumis aux mêmes protocoles dopants, ne surpassaient pas autant leurs concurrents.

Un sportif dopé, notamment aux stéroïdes anabolisants androgènes (SAA), qui arrête un temps prolongé ses cures d’engrais musculaires, conserve le gain des avantages acquis (musculaire, mental, transport d’O2) sur une durée variable pouvant atteindre des mois, voire des années. Certaines études tendraient à démontrer que les muscles et les gènes ayant bénéficié du dopage  un certain temps, continuent à fonctionner au même niveau pendant plusieurs mois, voire plusieurs années après l’arrêt des substances illicite. Ce sont des travaux en épigénétique qui ont intrigué les chercheurs. Cette science – l’épigénétique – s’intéresse aux modifications provoquées par les médicaments, les substances dopantes… pouvant interagir avec le génome permettant l’expression de certains gènes plutôt que d’autres.

‘’L’effet Obélix’’ : même après avoir arrêté la dope, ça marche toujours autant…

Aujourd’hui des scientifiques scandinaves estiment que des années de dopage induisent des mutations durables persistant bien après l’arrêt des produits miracles. Cette transformation durable, baptisée ‘’effet Obélix’’ au prétexte que le livreur de menhirs était tombé tout petit dans la marmite contenant la potion magique et que, même sans la boire, il avait acquis une force légendaire à vie.

–  Chez les hommes : gynécomastie (développement des seins), troubles de la sexualité.

–  Chez les femmes : masculinisation (voix grave, réduction mammaire, hypertrophie du clitoris et de la pomme d’Adam).

–  Dans les deux sexes : phase d’hypersexualité au début, suivie souvent d’un effondrement de la libido.

Dans les médias anglophones, le terme « stéroïdes » est souvent utilisé de manière ambiguë. Il faut bien distinguer :

  • Les stéroïdes anabolisants, qui favorisent la construction musculaire (anabolisme),
  • Des corticostéroïdes, qui ont des effets opposés : décalcifiants, immunosuppresseurs, et utilisés à visée thérapeutique.

EN CONCLUSION

Les stéroïdes anabolisants restent aujourd’hui la substance dopante la plus fréquemment utilisée et détectée en compétition. Leur efficacité ne fait aucun doute : ils agissent sur la masse musculaire, l’endurance, le mental, et même le métabolisme de l’oxygène. Pourtant, leur usage n’est pas sans conséquences, tant sur le plan physiologique que psychologique. Une connaissance précise et sans tabou de leurs effets s’impose, tant pour le public que pour les professionnels du sport et de la santé.

MISE EN GARDE – Aujourd’hui, la plupart des SAA sont facilement détectables notamment par les métabolites longue durée

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Controverse – Jeux améliorés avec dopage encadré versus Jeux olympiques du CIO avec dopage surveillé par une réglementation absurde

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Objectif vérité de l’entrepreneur Aron D’Souza contre l’hypocrisie généralisée du CIO et de l’AMA

A la suite de la décision de Fred Kerley de rejoindre en 2026 les Enhanced Games dits ‘’jeux des dopés’’, de nombreuses voix dans les instances fédérales et olympiques, se sont élevées pour dénoncer cet avis au nom de la moralité et l’intégrité du sport.

La tartuferie de ces discours bien-pensants m’ont permis de faire quelques posts (sur X) dénonçant l’hypocrisie de la lutte antidopage et de ses dirigeants qui tolèrent la médicalisation à outrance des sportifs.

Image contenant des commentaires sur la lutte antidopage aux Jeux olympiques, incluant des sections sur le programme de surveillance, les contrôles passoires, et les substances dopantes autorisées.

Posts JPDM publiés sur X le 19.09.2025

  1. Lors d’une interview à une radio concernant les Jeux à dopage ‘’encadré’’ prévus en 2026, je souligne que ce modèle ne maquille pas la triche alors que les JO classiques sont une farce cynique : dopage généralisé, indignation feinte. Le mensonge en étendard, l’hypocrisie en discipline olympique et contrôles passoires.
  • Pourquoi passoires ? Parce que sous l’égide de l’Agence mondiale antidopage (AMA) des substances dopantes font l’objet d’un suivi sans entraîner de sanctions. Ce programme, inscrit dans le Code mondial antidopage, inclut 20 produits dont la caféine alors que celle-ci est massivement consommée par les sportifs, sous diverses formes, en toute légalité, au vu de tous.
  • Les Autorisations d’Usage à des fins Thérapeutiques (AUT) permettent aux athlètes d’utiliser des substances normalement interdites. Serena Williams, par exemple, a bénéficié de 9 dérogations successives. Elle promeut aujourd’hui un produit inscrit sur la liste de surveillance de l’AMA.
  • Certains stimulants, tels que les amphétamines, le Captagon ou même la cocaïne, sont autorisés hors compétition. Ils sont utilisés à l’entraînement pour augmenter les charges de travail, ce qui a un effet direct sur les performances lors des compétitions.
  • L’ignorance abyssale de la journaliste qui m’a objecté : « Si on stoppe avant la compétition, l’effet s’arrête ! » Preuve que son niveau de connaissance sur le dopage est pathétique. Souvent la presse, censée informer, ignore tout du fléau n°1 du sport.
  • Autre stratégie à l’instar du sprinteur Fred Kerley : 3 « no-shows » (NS) en 12 mois, ce n’est pas une négligence. Il peut suivre un protocole de dope sans risque en s’arrêtant à 2 NS et au pire, pour 3, prendre 2 ans de suspension au lieu de 4 en cas de contrôle classique à un produit lourd.
  • Dopage – Les tricheurs connaissent les règles : jamais plus de 2 « no-shows » par an, car le compteur se remet à zéro tous les 12 mois. Avant 2021, un test positif à la cocaïne = 4 ans. Aujourd’hui 3 mois… voire 1 avec une excuse « festive » et le suivi d’un programme de réhabilitation.
  • Des Jeux encadrés plutôt qu’hypocrites ? L’idée de Jeux à dopage encadré, comme ceux envisagés pour 2026, pourrait apparaître plus honnête que les Jeux du CIO, où l’on dénonce officiellement le dopage tout en tolérant une médicalisation systématique de la performance.
  • Malgré des discours volontaristes, le CIO et l’AMA tolèrent une certaine forme de dopage maîtrisé. Moins il y a de sanctions, plus l’image d’un sport « propre » est préservée. Une stratégie de communication davantage axée sur la réputation que sur une éthique assumée.

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Dopage – Ce jour, Mabuse alias Bernard Sainz est condamné à 2 ans de prison dont un avec sursis

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CONTRIBUTION à la connaissance du mode opératoire du sieur Sainz

Bernard Sainz, le spécialiste des CV bidonnés : n’a jamais suivi le moindre cursus médical

Dès 1974, alors que sur plainte du Conseil de l’ordre des médecins, il est poursuivi pour exercice illégal de la médecine devant les juges de la 16e chambre du TGI de Paris, il justifie ses aptitudes à ‘’soigner’’ sur le fait qu’il a « suivi pendant deux années des courses à l’Ecole supérieure de Biochimie et de Biologie sans qu’aucun diplôme ne sanctionne ces études ».

Tout au long des cinquante années suivantes, Mabuse va additionner les bobards en affirmant qu’il a fait 4 années de médecine, qu’il a passé le diplôme d’homéopathe, de naturopathe…

Jamais, durant ces cinq décennies face à un tribunal, il n’a présenté un seul document officiel confirmant une inscription dans un cursus quelconque. Son comportement correspond bien à la définition d’une pratique illégale de la médecine. De plus, il s’est prétendu magnétiseur, vétérinaire…

Dans lequipe.fr du 14 septembre 2025, il affirme : « Jamais je n’ai été lié directement au dopage d’un coureur, on me condamne sur des faisceaux d’indices ».

On constate une fois de plus que le mensonge est le mode de communication de Mabuse.

  • En 1977, un coureur contrôlé positif sur prescription de Sainz, a révélé les pratiques dopantes du ‘’Dr’’ devant une commission médicale de la Fédération française de cyclisme. Concernant le cas de ce cycliste, une thèse de doctorat en médecine a été publiée en 1979.
  • Thèse que tous les juges et journalistes de France et de Navarre peuvent consulter dans une bibliothèque universitaire de leur région.
  • En 2001, le coureur amateur s’est déplacé de sa région d’Auvergne pour témoigner devant la 17e chambre correctionnelle du TGI de Paris des activités dopantes de Sainz. Celui-ci avait porté plainte pour diffamation à l’encontre de France Télévisions et d’un médecin qui, lors d’un journal d’information, avait confirmé que Mabuse était bien un dopeur.
  • Le témoignage à la sincérité évidente du cycliste amateur avait convaincu la présidente du Tribunal qui, sur la base de cette audition, avait débouté Sainz de sa plainte. Comme souvent lors de procès antérieurs pour diffamation publique, Mabuse n’était pas présent sur le banc de la partie civile, pour ne pas avoir à répondre aux questions du tribunal ou de l’avocat de la défense, mais dissimulé, tout au fond de la salle d’audience.

Depuis 2015, Bernard Sainz figure sur la liste noire de l’Union cycliste internationale (UCI)

qui impose aux cyclistes soumis au code monde antidopage de ne pas avoir de relation professionnelle ou sportive avec différents personnages ayant eu maille à partie avec la justice ou la réglementation antidopage.

En 2025, Bernard Sainz est toujours nominativement inclus dans cette liste.

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EN FICHIERS JOINTS –

  • Mode opératoire de Mabuse alias Bernard Sainz
  • Témoignages à charge d’Erwann Menthéour et de sa belle-sœur Isabelle Billet-Menthéour
  • Contribution de la presse à fabriquer le CV médical de Bernard Sainz