Tour de France – Paul Seixas doit-il le courir dès 2026 ou viser plutôt Giro ou Vuelta ?

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Compte tenu de son éclosion ultra accélérée au sein du World Tour et de son jeune âge (19 ans 7 mois aujourd’hui), la sagesse devrait lui conseiller de ne pas brûler les étapes…

Le 4 juillet 2026, au départ de la Grande Boucle à Barcelone, le prodige de l’équipe Decathlon n’aura que 19 ans et 9 mois. Face à l’engouement populaire, une question cruciale se pose : à cet âge, le corps et l’esprit sont-ils réellement armés pour le plus grand défi cycliste du monde ?

Si les « piliers » des réseaux sociaux poussent pour une participation immédiate, portés par les performances hors-normes du Lyonnais cette saison, leur enthousiasme manque de recul scientifique. Jusqu’ici, Seixas a brillé sur des formats courts (une semaine) ou des classiques. Or, le Tour de France représente trois semaines de paroxysme physique, une exposition médiatique totale et une confrontation « XXL » face à des ogres comme Tadej Pogačar ou Jonas Vingegaard.

L’histoire nous rappelle que les plus grands (Anquetil, Merckx, Hinault, Fignon, Pogačar) ont souvent gagné dès leur première participation. Cependant, en 2026, Seixas ferait face à une concurrence déjà installée et à sa pleine maturité, rendant l’exploit d’une victoire immédiate statistiquement improbable.

L’analyse des records de précocité appelle à la nuance :

  • Giro : Fausto Coppi l’emporte en 1940 à 20 ans et 8 mois, mais dans un contexte national et en tant qu’équipier de Bartali.
  • Vuelta : Angelino Soler s’impose en 1961 à 21 ans et 5 mois.
  • Tour de France : Le Top 10 des plus jeunes vainqueurs montre une constante : l’âge de la victoire oscille généralement entre 22 ans (Pogačar) et 23 ans et demi (Ullrich).

(*)  Surlignés en jaune : les vainqueurs les plus jeunes des 55 dernières années

Note historique : Il faut écarter Henri Cornet (1904), vainqueur à 19 ans « sur tapis vert » après des disqualifications massives, ainsi que Philippe Thys, souvent cité à tort comme ayant moins de 23 ans en 1913 alors qu’il en avait un de plus.

Le talent ne suffit pas ; il faut pouvoir récupérer. Philippe Gilbert, dans son ouvrage Mon année de rêve, décrit avec précision le « cérémonial épuisant » imposé aux leaders : interviews à la chaîne, contrôles antidopage, podiums et transferts tardifs.

Cyrille Guimard avait déjà calculé ce coût invisible : un Maillot Jaune perd en moyenne une heure de sommeil par jour par rapport au peloton. Aujourd’hui, avec l’explosion médiatique, ce chiffre atteint 1h30. Pour un organisme de 19 ans en pleine croissance, ce déficit de récupération peut s’avérer dévastateur sur 21 jours.

La biologie est formelle : à moins de 20 ans, le processus de maturation n’est pas achevé.

  1. Maturation morphologique : La densification osseuse et musculaire se poursuit jusqu’à 22 ans. La clavicule, si exposée chez les cyclistes, ne se soude parfois qu’à 25 ans.
  2. Maturation neurologique : C’est l’apport majeur des neurosciences. Le cortex préfrontal (gestion du stress, planification, jugement) ne finit sa mutation qu’au milieu de la vingtaine.

Lancer un jeune homme de 19 ans dans l’essoreuse du Tour, c’est engager la responsabilité des encadrants et des sponsors sur le long terme.

Bernard Hinault lui-même soutient la prudence. En 1977, à 22 ans et demi, il avait choisi de retarder son premier Tour malgré la pression. Son conseil pour Seixas est clair : privilégier le Giro.

« Le Giro est une meilleure option. C’est l’occasion de se tester sur 23 jours face à une opposition de haut niveau, mais avec une pression moindre. Face à un Pogačar qui ne fera aucun cadeau pour égaler le record de cinq Tours, l’apprentissage pourrait être brutal. »

Pour Paul Seixas, la patience est une vertu de champion. Le Giro ou la Vuelta offrent un terrain d’apprentissage idéal : moins de chaos médiatique, une récupération mieux préservée et une montée en puissance progressive. Le temps n’est pas un adversaire à battre, mais le meilleur allié de son futur palmarès.

Football/PSG – Luis Enrique, le coach emblématique, une posture qui menace ses ménisques !

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UNE IMAGE, UNE INFO

De nombreuses images montrent l’entraîneur du PSG, Luis Enrique, en poste depuis le 5 juillet 2023 après avoir succédé à Christophe Galtier, suivre les matchs de son équipe au bord du terrain dans une position accroupie : genoux fléchis, le poids du corps porté vers l’avant des pieds.

Ce positionnement devient encore plus problématique si lors d’un but, Enrique se redresse brusquement pour exprimer sa joie. Ce mouvement rapide et soudain peut exercer une forte contrainte sur les fibrocartilages et ainsi fragiliser les ménisques.

À titre de comparaison, l’ancien entraîneur de l’OM, Marcelo Bielsa, adoptait une position bien moins contraignante pour les genoux : il suivait les rencontres assis sur une glacière, les pieds à plat au sol, le poids du corps reposant sur le bassin plutôt que sur les articulations des genoux.

La vie quotidienne est faite d’efforts constants et répétés et de sollicitations extrêmes imposées aux muscles, aux os et aux articulations, particulièrement aux ménisques des genoux. L’automobiliste qui change une roue de son véhicule, le maladroit qui cherche sous un meuble l’objet qu’il a laissé choir et tous ceux qui travaillent accroupis, tels que carreleurs ou maraîchers, mettent à l’épreuve les articulations des genoux.

La plupart des Occidentaux s’accroupissent sur la pointe des pieds par exemple pour prendre sur le rayon le plus bas d’une bibliothèque, un dictionnaire ou autre ouvrage de poids ou tout simplement pour soulever un enfant en bas-âge.

Ce geste, surtout s’il est exécuté brutalement, peut se révéler particulièrement efficace pour fissurer un ménisque. Il est donc recommandé de plier les genoux en maintenant les talons posés bien à plat sur le sol tout en gardant le dos droit. Les marchands des souks d’Afrique du Nord, qui étalent leurs bibelots à même le sol et se tiennent des heures à croupetons, peuvent maintenir « indéfiniment » cette position sans problème, parce qu’ils adoptent l’attitude ancestrale dite des pieds à plat.

C’est l’ancien gardien de l’équipe de France, Jean-Paul Bertrand-Demanes (11 sélections de 1973 à 1978), qui en témoigne : « En 1967, Paul Courtin a signé à Nantes. C’est un ailier gauche de très bon niveau qui a été sélectionné en équipe de France en 1966 avant de voir sa carrière décliner à cause d’une grave blessure au genou, survenue dans des circonstances improbables : pour une photo d’avant-match, il s’est accroupi et coincé le ménisque, signant le début de ses galères sportives. » [in ‘’Stade 4’’. – éd. Max Milo, 2022.- 335 p (p 159)]

A l’inverse, si l’on s’accroupit sur la pointe des pieds, comme la majorité des Français, il suffit de rester quelques minutes dans cette posture pour qu’on l’abandonne, vaincu par la douleur.

La position non traumatisante était parfaitement connue de nos lointains aïeuls, qui l’adoptaient dans de nombreuses tâches de la vie quotidienne. Jean-Jacques Annaud, metteur en scène du film La guerre du feu, expliquait comment la position accroupie normale lui a servi de critère de sélection pour trouver des acteurs capables de jouer « vrai » les primitifs : « Vous connaissez un peu la vie primitive ? Très bien : imaginez-vous quatre-vingt mille ans plus tôt et accroupissez-vous ! Ça, c’était mon test infaillible que j’imposais à tous les acteurs que j’auditionnais pour « La Guerre du feu ». Eh bien, dans quatre-vingt-dix pour cent des cas, les gens à qui je demandais ça se mettaient sur les orteils : une hérésie ! Or, quand la ravissante Rae (Ika dans le film) s’est accroupie devant moi, elle a trouvé d’instinct la position idéale, non seulement elle avait les pieds bien à plat, assez écartés mais elle a les jambes si longues et si souples que ses fesses touchaient le sol. Rarissime ! ».

En fichier joint (PDF) : Les ménisques au stéthoscope

  1. Football – Sur les conseils de spécialistes français, Paul Pogba a privilégié la mauvaise option : la thérapie conservatrice du ménisque externe. Il a perdu un mois plein ! Dorénavant, son parcours pour être prêt pour le Mondial au Qatar s’écrit en pointillés – publié le 10 septembre 2022

Football – Sur les conseils de spécialistes français, Paul Pogba a privilégié la mauvaise option : la thérapie conservatrice du ménisque externe. – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  • Football – Insolite – Lésions méniscales : sur la photo d’avant-match du onze titulaire, la position accroupie des années 1950 à 2015 était à risque ! Au fil du temps, les équipes de football – exclusivement le 1er rang – avaient pris la pose en situation accroupie… celle qui agresse le plus les ménisques. Mais depuis quelques années, la tendance s’inverse avec une position parfaitement respectueuse de ces cartilages du genou. Prise de conscience des staffs ou mode plus fun ? – publié le 05 février 2023

Football – Insolite – Lésions méniscales : sur la photo d’avant-match du onze titulaire, la position accroupie des années 1950 à 2015 était à risque ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

  • Tennis – Novak Djokovic, malgré une lésion méniscale opérée récemment, pourrait performer aux Jeux de Paris. Et ce grâce à l’arthroscopie, une technique chirurgicale miniaturisée qui, depuis, 1978, a révolutionné le traitement de cette affection – publié le 06 juin 2024

N. Djokovic pourrait être dans les temps pour participer aux Jeux olympiques (dopagedemondenard.com)

Dopage – Des femmes hypermusclées grâce aux engrais artificiels, s’affichent sur la toile pour recruter des adeptes

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La lutte antidopage apparaît désarmée

Sur le net, les images de femmes à la musculature « écorchée », rappelant les planches anatomiques ou les culturistes masculins, se multiplient. Pourtant, cette apparence cache souvent une réalité biologique occultée : l’imposture du dopage.

Rappelons que la masse musculaire est un caractère sexuel secondaire masculin, régi par la testostérone. Physiologiquement, même avec un entraînement intensif et des équipements de pointe high tech, une femme ne peut atteindre naturellement un tel niveau de définition.

À l’inverse, le système hormonal féminin, dominé par les estrogènes, favorise :

  • Le développement de la poitrine.
  • Une réserve adipeuse plus importante (environ 40 milliards d’adipocytes contre 20 milliards chez l’homme).
  • Une répartition des graisses sur les hanches et les cuisses, créant la silhouette dite « en guitare ».

Pour obtenir des muscles hypertrophiés et une peau si fine que chaque fibre devient apparente, le recours à la testostérone exogène et/ou à d’autres substances dopantes (hormones thyroïdiennes, diurétiques…) sont indispensables. En diffusant ces images, les plateformes numériques telles Facebook, Instagram ou Youtube, participent activement à la promotion du dopage et à le banaliser, face à des autorités de contrôle souvent dépassées par manque de moyens. Pour maîtriser la dérive, il faudrait recruter des centaines de fonctionnaires et les former.

Cette quête de muscles a des conséquences directes sur la silhouette féminine :

  1. Atrophie mammaire : L’entraînement intensif allié à un régime hyperprotéiné réduit naturellement le volume de la poitrine.
  2. Effet des stéroïdes anabolisants : Ils accélèrent la fonte des graisses mammaires, transformant la poitrine en pectoraux saillants.

Pour compenser cette perte de féminité selon les canons de beauté actuels, beaucoup de ces athlètes ont recours à la chirurgie esthétique. Ce contraste artificiel entre muscles saillants et implants mammaires devient un nouveau standard visuel de notre siècle.

Ces jeunes femmes hypermusclées accros aux regards des mâles, cherchent – grâce aux réseaux sociaux – à attirer d’autres adeptes féminines dans leurs salles de musculation.

Il arrive également que certaines adeptes de la musculation intensive, afin de financer l’achat de leurs substances dopantes et de leur chirurgie, n’hésitent pas à se tourner vers des activités d’escorte via des sites internet controversés.

Ce goût du muscle touche aussi désormais une large population d’hommes jeunes (20-40 ans) qui se procurent stéroïdes anabolisants, SARMS et peptides synthétiques sur Internet sans avoir réellement conscience des dangers de ces substances et se fiant aux beaux discours d’influenceurs totalement incompétents et eux-mêmes dopés jusqu’à la garde pour être plus crédibles..

Ces pratiques, fondées sur des cures prolongées et répétées, font peser un risque sanitaire majeur sur toute une génération, quel que soit le sexe.

POUR EN SAVOIR PLUS – BLOG Dr JPDM – Autres liens à consulter sur l’impact des stéroïdes anabolisants sur les muscles masculins et féminins

  1. Clin d’œil – Culturisme : le muscle féminin fait débat dès 1935 ! Dans la revue Sport et Santé de décembre 1935, la rédaction du mensuel composé de propagandistes de l’exercice physique pour un développement harmonieux à la fois du corps, de l’appareil cardiovasculaire et de l’esprit, critique la musculature d’une jeune femme faisant admirer ses dorsaux. Un dos musclé harmonieusement qui ‘’révulse’’ les hygiénistes des années 1930-1940 – publié le 22 décembre 2019
  2. Culturisme – On peut être bien gaulé sans être hypertrophié par des engrais musculaires illicites – David Hosteau, champion de France de culturisme naturel, en apporte la preuve par l’image – publié le 05 novembre 2020
  3. Bodybuilding – Ronnie Coleman, 8 fois Monsieur Olympia mais une santé qui s’effiloche à grands pas. Se faire plus gros que le bœuf avec des consommations d’engrais musculaires débutées en 1995. Pour obtenir un tel poids de 134 kg pour une taille de 1,80 m, soit on est atteint d’une hyperphagie boulimique, d’une maladie métabolique ou on consomme des stéroïdes anabolisants – publié le 28 avril 2023
  • Hypertrophie musculaire artificielle – Ronnie Coleman, 8 fois Monsieur Olympia mais une santé qui s’effiloche à grand pas – publié le 30 avril 2023  (complète l’article du 28.04)
  • Musculation– S’occuper de sa carrosserie c’est bien mais entretenir prioritairement son moteur c’est encore mieux. Selon le baromètre 2022 de l’UCPA-Crédoc relayé par Le Monde, avec 43% de pratiquants chez les 16-25 ans, la musculation est le sport favori des jeunes Français. Cette activité développe prioritairement la carrosserie pour attirer les tanagras. En revanche, le moteur cardiovasculaire reste en plan ! publié le 11 mai 2023
  • Dopage – Les femmes prennent aussi des stéroïdes anabolisants pour singer les hommes hypermusclés – publié le 13 décembre 2025

Tour de France ton histoire – Stop à l’idée reçue : dopage des années amphétamines/1960 égale mort précoce !

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Mes récentes études sur la durée de vie des cyclistes exerçant à cette époque prouvent le contraire.

DECRYPTAGE –

Dans les années 1960, les amphétamines, alors largement utilisées dans le peloton, s’imposent comme les principaux « amplificateurs » de performance. À l’époque, la pratique est banalisée, presque tolérée.

Très vite pourtant, le corps médical tire la sonnette d’alarme. Les risques pour la santé sont jugés majeurs, voire vitaux. Face à ces inquiétudes croissantes, les pouvoirs publics réagissent : les premières politiques de lutte antidopage voient le jour…

Mais plusieurs décennies plus tard, contre toute attente, ces athlètes affichent une durée de vie supérieure de 7 à 8 ans par rapport à la moyenne de la population masculine ayant 25 ans en 1959-1960 (écartant ainsi le biais de la mortalité infantile).

Le cyclisme de haut niveau, avec ses volumes d’entraînement extrêmes, aurait des effets protecteurs durables sur l’organisme, notamment au plan cardiovasculaire alors que l’impact  supposé négatif des amphets (l’important c’est la dose) n’a pas suffi à annuler les bénéfices physiologiques d’une activité physique intense— bien supérieure à celle promise aujourd’hui par les hormones et autres solutions anti-âge.

CONTROVERSE : une attaque diffamatoire sournoise

C’est en lisant en novembre dernier, dans Sud-Ouest la phrase hallucinante d’aversion envers les cyclistes d’une athlète, étudiante en 5e année de médecine, qui affirmait sans sourciller et sans aucune preuve : « que tous les cyclistes dopés ont tous un cancer des testicules à 40 ans, sont infertiles ou, s’ils ont des enfants, ceux-ci ont des retards de développement » – sans que Sud-Ouest qui lui a donné une telle tribune ni les instances cyclistes ne s’émeuvent de ces divagations diffamatoires – que je décidai de publier mes travaux poursuivis depuis des années sur la durée de vie des coureurs ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France.

Les chiffres ne mentent pas : du 1er Tour de 1903 à celui de 1960, les Géants de la route, malgré leur médicalisation de la performance, ont une durée de vie supérieure à la moyenne des hommes en France.

Quant aux instances antidopage, leur stratégie est à revoir en profondeur. Brandir la peur de la maladie et de la mort jeune, c’est totalement à côté de la plaque !

Mon étude, exclusive et originale, sur la durée de vie des coureurs du Tour de France des années 1960 vient bousculer les idées reçues. Là où beaucoup se contentent de relayer des croyances toutes faites, j’apporte une analyse rigoureuse qui invite à penser autrement et à sortir d’un certain conformisme stérile.

Dans l’imaginaire collectif, le dopage est associé à la tricherie, aux scandales et aux carrières brisées. À une époque où le Tour de France était déjà l’une des épreuves les plus exigeantes au monde, de nombreux coureurs, malgré l’usage répandu de substances dopantes,  affichent une étonnante longévité.

Pour démontrer la dangerosité du dopage, les partisans de la lutte antidopage ont souvent mis en avant quelques cas de cyclistes décédés relativement jeunes (avant 60 ans). Ces exemples, parfois emblématiques — Jacques Anquetil, Louison Bobet, Roger Rivière, Raymond Mastrotto — ont servi à crédibiliser leur discours sur les dangers des substances de performance. Mais qu’en est-il de l’ensemble du peloton ?

Bien sûr, lors du Tour de France 1959, sur les 12 coureurs sélectionnés en équipe de France, cinq ne dépassèrent pas la soixantaine, soit 41,7 %. Pourtant, rapportés aux 120 partants, ces décès prématurés n’ont pas d’impact significatif sur la longévité globale du peloton.

Les chiffres sont sans appel


Sur les 128 partants, la durée de vie moyenne s’élève à 80 ans et 6 mois, soit un avantage de 8 ans et 5 mois par rapport à la population masculine générale.


Au 7 avril 2026, 22 coureurs du Tour 1959 sont encore en vie. Ils sont même 32 survivants pour l’édition 1960, preuve supplémentaire d’une longévité remarquable.

Tous les anciens coureurs du Tour de France que j’ai interrogés au sujet des « pastilles » consommées dans les années 1950-1960 ont reconnu, sans exception, avoir eu recours à des amphétamines — notamment le Maxiton®, le Tonédron® ou encore la Corydrane®.

Certains en faisaient un usage intensif, à l’image de ce vainqueur du Tour qui plongeait la langue dans sa boîte de médicaments pour avaler tous les comprimés qui s’y collaient. La majorité, toutefois, limitait leur consommation aux périodes de compétition.

Au final, le respect des doses recommandées par les laboratoires, associé à une certaine prudence (notamment en cas de forte chaleur), ne semble pas avoir eu d’impact significatif sur la longévité de ces athlètes de haut niveau.

Malgré ces constats, les cyclistes continuent d’être régulièrement critiqués par certains médias et pseudo-spécialistes, notamment sur les risques sanitaires liés au dopage. Face à ces attaques, le silence du monde du cyclisme interroge.

  • Une étude scientifique menée sur 786 coureurs français du Tour de France (1947–2012) a montré qu’ils vivaient en moyenne 6,3 années de plus que la population masculine générale.
    Cette recherche, conduite par l’INSERM et l’IRMES, a été publiée le 3 septembre 2013 dans l’European Heart Journal et présentée au congrès de la Société européenne de cardiologie à Amsterdam. Elle a été largement relayée par des médias tels que Le Nouvel Obs, Le Point, Libération ou Le Parisien
  • Depuis 2021, j’ai moi-même publié à plusieurs reprises des travaux confirmant cette tendance.

CONCLUSION

Depuis 1903, malgré un dopage présent dès les premières éditions, les coureurs du Tour de France — les « Géants de la route » — affichent une longévité nettement supérieure, de plusieurs années, à celle de la population masculine française.

POUR EN SAVOIR PLUS – Blog JPDM – Autres liens à consulter sur la longévité des cyclistes

  • Tour de France ton histoire – Et si le Monument n° 1 du cyclisme était un élixir de longévité ? Les anciens cyclistes du Tour de France décédés ces quatre dernières années (2022-2025) ont bénéficié d’un avantage de longévité d’environ 7 ans 2 mois par rapport à la population générale de cette période – publié le 01 janvier 2026
  • Tour de France ton histoire : dès la 1re édition en 1903, les coureurs ont une durée de vie hors norme. Et ce malgré le dopage ! Dès l’édition inaugurale de 1903, les Géants de la Route présentent une durée de vie moyenne nettement supérieure à celle de la population française de leur époque en dépit de l’usage alors courant d’amplificateurs artificiels de performance, autrement dit de produits dopants – publié le 05 janvier 2026

Tour des Flandres ton histoire – En chiffres remarquables : les plus et les moins des 83 lauréats

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Classiques-Monuments : Le Tour des Flandres/ Le Ronde

POUR EN SAVOIR PLUS – Blog JPDM – Autres liens sur le Tour des Flandres

  1. Tour des Flandres – Tous les ‘’plus’’ : les lauréats récidivistes, les plus grands, les plus lourds… et le portrait-robot d’un vainqueur établi sur les 101 éditions – publié le 30 mars 2018
  2. Tour des Flandres – Le morphotype d’un cador du Ronde bascule au décours des années 2000. Auscultation d’une épreuve plus que centenaire ayant vu le jour en 1913. Tous les « plus »: les lauréats récidivistes, les plus grands, les plus lourds … et le portrait-robot du probable lauréat 2021 établi à partir des vainqueurs des 104 éditions de 1913 à 2020. La 105e édition a lieu demain dimanche 4 avril 2021 – publié le 04 avril 2021

3. Actualité cycliste – Tour des Flandres : le bonus du morphotype. Le Danois Kasper Asgreen n’est pas un vainqueur inattendu comme les consultants d’Eurosport nous l’ont répété dans le final et à l’arrivée du 105e Ronde – publié le 05 avril 2021

4. Tour des Flandres 2023 – Un monument à la hauteur d’une course à très haute intensité à 44,083 km/h, record de l’épreuve battu. Tout savoir sur les 107 éditions du Ronde van Vlaanderen  – publié le  05 avril 2023

Tour des Flandres 2023 – Un Monument à la hauteur d’une course à très haute intensité à 44,083 km/h, record de l’épreuve battu ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)