Dopage – La durée de vie des cyclistes du Tour de France toujours nettement supérieure à la population masculine générale

Par défaut

Rayon lecture – Texte paru dans Moustique, hebdo belge du 13 mai 2026.

Entretien du Dr JPDM avec Philippe Lambert, journaliste scientifique

Afin d’avancer sur la réalité de l’impact des dopants sur la durée de vie des sportifs, il faut réaliser des recherches sur les culturistes : Mr America depuis 1939, Univers (1948), Olympia (1965). Cette population de consommateurs de stéroïdes anabolisants doit permettre d’appréhender la réalité des effets délétères des engrais musculaires. De même, un travail sur la durée de vie des sportifs de RDA dopés à grande échelle de 1968 à 1988 doit chiffrer les véritables conséquences de cette médicalisation de la performance. Le problème dans ce genre de recherches c’est que personne au sein du milieu sportif ne souhaite entreprendre un tel travail qui, forcément, démontrera que les valeurs du sport naviguent aux antipodes de l’éthique médicale et sportive. Pour la RDA, il y a peu d’espoir pour voir aucune étude crédible être effectuée. En revanche, sur les culturistes des Mrs America, Univers et Olympia, cela doit être réalisable.

Moustique 2026, n° 20 / n° 5232, 13 mai, pp 27-29

En fichier joint (PDF) : Moustique, n° 20, 13 mai 2026

Tour de France – Présentés comme les plus dopés des sportifs, les cyclistes déjouent les clichés en vivant plus longtemps que la population masculine générale française

Par défaut

De nouvelles études confirment que le dopage maîtrisé est nettement plus efficace sur la durée de vie que toutes les mixtures anti-âge

Depuis début janvier 2026, j’ai publié à plusieurs reprises dans ce blog différents articles sur le thème de la longévité des cyclistes du Tour de France basées sur la durée de vie des Géants de la Route, à partir de leurs actes de décès.

Quelle que soit la période étudiée, des cyclistes exerçant de 1903 à 1914 puis de 1919 à 1939 et de 1947 aux années 1960, le constat est toujours le même : les cyclistes obtiennent un gain de longévité de plusieurs années à chaque époque étudiée.

Il est clair que, comme pour les médicaments thérapeutiques, les dopants sont pour la plupart des remèdes détournés de leur usage, les surdoses et les cocktails mal codifiés sont néfastes pour la santé, de même que la prise d’hormones pendant l’adolescence ou en phase de procréation ainsi que pendant la grossesse (mais cela figure de façon très lisible sur la notice des médicaments).

 Pour en savoir plus sur la longévité augmentée des cyclistes du Tour de France, l’article du Journal du Médecin signé par le journaliste scientifique Philippe Lambert et rédigé sur la base de mes récents travaux.

Blog JPDM à consulter sur la durée de vie des cyclistes du Tour de France

Tour de France ton histoire – Stop à l’idée reçue : dopage des années amphétamines / 1960 égal mort précoce ! Mes récentes études sur la durée de vie des cyclistes exerçant à cette époque  prouvent le contraire – publié le 07 avril 2026.

Tour de France 2026 – Dès 19 ans 9 mois, Paul Seixas veut s’illustrer pour sa première participation sur la prochaine Grande Boucle

Par défaut

Ce choix est-il le résultat d’une concertation avec des scientifiques de l’effort physique ou, plus simplement, de l’intérêt marketing de Décathlon afin de profiter au maximum des retombées médiatiques dues à l’engouement du public pour le prodige français natif de Lyon ?

On met régulièrement en avant son âge – 19 ans 7 mois – et ses victoires 2026 : Tour du Pays Basque et Flèche Wallonne pour rejeter tout risque de débuter le Tour de France, l’épreuve-monument la plus dure au monde.

Nous avons voulu vérifier si un début dans le Tour entre 17 et 20 ans impactait la suite de la carrière d’un coureur pas encore mature physiologiquement. Pour cela, nous avons listé la suite du palmarès des jeunes coureurs ayant débuté entre 17 et 20 ans et terminé l’épreuve de juillet.

Bernard Hinault, triple lauréat du Tour de 1978 à 1985, 11e plus jeune vainqueur à 23 ans 8 mois 9 jours en 1978

  • « S’il veut montrer qu’il est le plus fort, il risque de prendre un gros revers, c’est comme au tennis, il ne faut pas se rater. »
  • « Il est Français, il ne faut pas l’oublier, il aura tout le public pour le stimuler, pour qu’il gagne le Tour parce qu’il ne peut pas se permettre de venir pour faire 5e ou 6e, par rapport à tout ce qu’il a fait. »
  • « Le Tour de France, ce n’est pas les vacances »
  • « Il grimpe, il roule, il fait ce qu’il faut. Après, on verra le résultat quand il aura fini le Tour, si c’est lui qui avait raison, ou si c’est moi. »
  • « Il n’a jamais fait une course de plus de huit jours, donc il reste quinze jours supplémentaires à tenir. C’est un monument, le Tour de France, ce n’est pas une partie de rigolade. »
  • « Quand on a 19 ans et qu’on y va, on a l’impression que ce sont les vacances, mais ce ne sont pas les vacances ». Pour sa première participation au départ du Tour de France en 1978, Bernard Hinault avait 23 ans et 7 mois et 18 jours, soit quatre ans de plus de Paul Seixas. [franceinfo.fr, Ici Armorique, 04.05.2026]

Cyrille Guimard, dit Le Druide (en tant que directeur sportif a remporté 6 Tours de France avec Lucien Van Impe, Laurent Fignon et Bernard Hinaul)

« Il lui manque 20 ou 30 watts »Les temps ont changé faisant souffler le vent du jeunisme sur le cyclisme. Paul Seixas n’a pas encore 20 ans et démontre des qualités de résistance hors norme. Le Lyonnais vise le meilleur classement possible et se projette naturellement sur un duel avec le quadruple vainqueur slovène. Il lui manque encore 20 ou 30 watts pour rivaliser avec Pogacar. Il a une marge de progression, c’est évident. Même Pogacar a progressé l’an dernier … Mais, est-ce utile d’aller maintenant sur le Tour ? La pression sera forte. Comment va-t-il gérer cette starisation ? À cet âge-là, on est fragile. S’aligner sur la Vuelta aurait été, selon moi, plus judicieux. Mais c’est une bonne nouvelle pour le Tour, c’est bien pour ASO. Pour son équipe, c’est autre chose, elle a toujours raté le Tour depuis 30 ans ! Paul Seixas sera porté par le public, qui attend une victoire française dans le Tour depuis 41 ans et le cinquième succès de Bernard Hinault. C’est une lourde responsabilité, prématurée tant que Pogacar et Vingegaard évoluent au niveau qu’on leur connaît. C’est une aubaine pour l’équipe UAE, la présence de Seixas. Elle va pouvoir dérouler son plan et permettre à Pogacar d’aller chercher un cinquième Tour. On a vu sur le Tour de Romandie, même sur une jambe, il gagne quatre étapes et le général. » [Ouest-France (propos recueillis par Vincent Côté), 06.05.2026]

Signalons que Jacques Anquetil, âgé de 19 ans 9 mois, remporte en 1953 son 1er Grand Prix des Nations (140 km en contre la montre) en mettant le second à plus de 6 minutes et les autres spécialistes encore plus loin. Le lendemain de cet exploit XXL, le 28 septembre, Le Figaro titre : « Le cyclisme français a son Coppi ». Aujourd’hui, on pourrait faire le buzz en annonçant à propos de Seixas : « Le cyclisme français a trouvé le successeur de Hinault ». La différence énorme, c’est qu’Anquetil malgré des performances à répétition va attendre d’avoir 23 ans 6 mois – soit 4 ans – pour débuter dans le Tour 1957 et le remporter à sa première participation. Ajoutons que la carrière du Normand durera 16 saisons.Jacques Anquetil

En fichiers joints (PDF)

  • TDF – Les benjamins du Tour ayant moins de 20 ans au départ de leur première participation. Liste non exhaustive
  • TDF – La liste glorieuse des plus jeunes vainqueurs du Tour de France

POUR EN SAVOIR PLUS – BLOG JPDM – Autres liens à consulter sur ‘’Le plus jeune lauréat du Tour »

  • Tour de France ton histoire – Tadej Pogacar est bien le plus jeune lauréat de la liste glorieuse – La preuve par cette contre-enquête inédite – publié le 02.10.2020
  • Tour de France – Paul Seixas doit-il le courir dès 2026 ou viser plutôt Giro ou Vuelta ? Compte tenu de son éclosion ultra accélérée au sein du World Tour et de son jeune âge (19 ans 7 mois aujourd’hui), la sagesse devrait lui conseiller de ne pas brûler les étapes – publié le 30 avril 2026

Tour de France – Paul Seixas doit-il le courir dès 2026 ou viser plutôt Giro ou Vuelta ?

Par défaut

Compte tenu de son éclosion ultra accélérée au sein du World Tour et de son jeune âge (19 ans 7 mois aujourd’hui), la sagesse devrait lui conseiller de ne pas brûler les étapes…

Le 4 juillet 2026, au départ de la Grande Boucle à Barcelone, le prodige de l’équipe Decathlon n’aura que 19 ans et 9 mois. Face à l’engouement populaire, une question cruciale se pose : à cet âge, le corps et l’esprit sont-ils réellement armés pour le plus grand défi cycliste du monde ?

Si les « piliers » des réseaux sociaux poussent pour une participation immédiate, portés par les performances hors-normes du Lyonnais cette saison, leur enthousiasme manque de recul scientifique. Jusqu’ici, Seixas a brillé sur des formats courts (une semaine) ou des classiques. Or, le Tour de France représente trois semaines de paroxysme physique, une exposition médiatique totale et une confrontation « XXL » face à des ogres comme Tadej Pogačar ou Jonas Vingegaard.

L’histoire nous rappelle que les plus grands (Anquetil, Merckx, Hinault, Fignon, Pogačar) ont souvent gagné dès leur première participation. Cependant, en 2026, Seixas ferait face à une concurrence déjà installée et à sa pleine maturité, rendant l’exploit d’une victoire immédiate statistiquement improbable.

L’analyse des records de précocité appelle à la nuance :

  • Giro : Fausto Coppi l’emporte en 1940 à 20 ans et 8 mois, mais dans un contexte national et en tant qu’équipier de Bartali.
  • Vuelta : Angelino Soler s’impose en 1961 à 21 ans et 5 mois.
  • Tour de France : Le Top 10 des plus jeunes vainqueurs montre une constante : l’âge de la victoire oscille généralement entre 22 ans (Pogačar) et 23 ans et demi (Ullrich).

(*)  Surlignés en jaune : les vainqueurs les plus jeunes des 55 dernières années

Note historique : Il faut écarter Henri Cornet (1904), vainqueur à 19 ans « sur tapis vert » après des disqualifications massives, ainsi que Philippe Thys, souvent cité à tort comme ayant moins de 23 ans en 1913 alors qu’il en avait un de plus.

Le talent ne suffit pas ; il faut pouvoir récupérer. Philippe Gilbert, dans son ouvrage Mon année de rêve, décrit avec précision le « cérémonial épuisant » imposé aux leaders : interviews à la chaîne, contrôles antidopage, podiums et transferts tardifs.

Cyrille Guimard avait déjà calculé ce coût invisible : un Maillot Jaune perd en moyenne une heure de sommeil par jour par rapport au peloton. Aujourd’hui, avec l’explosion médiatique, ce chiffre atteint 1h30. Pour un organisme de 19 ans en pleine croissance, ce déficit de récupération peut s’avérer dévastateur sur 21 jours.

La biologie est formelle : à moins de 20 ans, le processus de maturation n’est pas achevé.

  1. Maturation morphologique : La densification osseuse et musculaire se poursuit jusqu’à 22 ans. La clavicule, si exposée chez les cyclistes, ne se soude parfois qu’à 25 ans.
  2. Maturation neurologique : C’est l’apport majeur des neurosciences. Le cortex préfrontal (gestion du stress, planification, jugement) ne finit sa mutation qu’au milieu de la vingtaine.

Lancer un jeune homme de 19 ans dans l’essoreuse du Tour, c’est engager la responsabilité des encadrants et des sponsors sur le long terme.

Bernard Hinault lui-même soutient la prudence. En 1977, à 22 ans et demi, il avait choisi de retarder son premier Tour malgré la pression. Son conseil pour Seixas est clair : privilégier le Giro.

« Le Giro est une meilleure option. C’est l’occasion de se tester sur 23 jours face à une opposition de haut niveau, mais avec une pression moindre. Face à un Pogačar qui ne fera aucun cadeau pour égaler le record de cinq Tours, l’apprentissage pourrait être brutal. »

Pour Paul Seixas, la patience est une vertu de champion. Le Giro ou la Vuelta offrent un terrain d’apprentissage idéal : moins de chaos médiatique, une récupération mieux préservée et une montée en puissance progressive. Le temps n’est pas un adversaire à battre, mais le meilleur allié de son futur palmarès.

Tour de France ton histoire – Stop à l’idée reçue : dopage des années amphétamines/1960 égale mort précoce !

Par défaut

Mes récentes études sur la durée de vie des cyclistes exerçant à cette époque prouvent le contraire.

DECRYPTAGE –

Dans les années 1960, les amphétamines, alors largement utilisées dans le peloton, s’imposent comme les principaux « amplificateurs » de performance. À l’époque, la pratique est banalisée, presque tolérée.

Très vite pourtant, le corps médical tire la sonnette d’alarme. Les risques pour la santé sont jugés majeurs, voire vitaux. Face à ces inquiétudes croissantes, les pouvoirs publics réagissent : les premières politiques de lutte antidopage voient le jour…

Mais plusieurs décennies plus tard, contre toute attente, ces athlètes affichent une durée de vie supérieure de 7 à 8 ans par rapport à la moyenne de la population masculine ayant 25 ans en 1959-1960 (écartant ainsi le biais de la mortalité infantile).

Le cyclisme de haut niveau, avec ses volumes d’entraînement extrêmes, aurait des effets protecteurs durables sur l’organisme, notamment au plan cardiovasculaire alors que l’impact  supposé négatif des amphets (l’important c’est la dose) n’a pas suffi à annuler les bénéfices physiologiques d’une activité physique intense— bien supérieure à celle promise aujourd’hui par les hormones et autres solutions anti-âge.

CONTROVERSE : une attaque diffamatoire sournoise

C’est en lisant en novembre dernier, dans Sud-Ouest la phrase hallucinante d’aversion envers les cyclistes d’une athlète, étudiante en 5e année de médecine, qui affirmait sans sourciller et sans aucune preuve : « que tous les cyclistes dopés ont tous un cancer des testicules à 40 ans, sont infertiles ou, s’ils ont des enfants, ceux-ci ont des retards de développement » – sans que Sud-Ouest qui lui a donné une telle tribune ni les instances cyclistes ne s’émeuvent de ces divagations diffamatoires – que je décidai de publier mes travaux poursuivis depuis des années sur la durée de vie des coureurs ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France.

Les chiffres ne mentent pas : du 1er Tour de 1903 à celui de 1960, les Géants de la route, malgré leur médicalisation de la performance, ont une durée de vie supérieure à la moyenne des hommes en France.

Quant aux instances antidopage, leur stratégie est à revoir en profondeur. Brandir la peur de la maladie et de la mort jeune, c’est totalement à côté de la plaque !

Mon étude, exclusive et originale, sur la durée de vie des coureurs du Tour de France des années 1960 vient bousculer les idées reçues. Là où beaucoup se contentent de relayer des croyances toutes faites, j’apporte une analyse rigoureuse qui invite à penser autrement et à sortir d’un certain conformisme stérile.

Dans l’imaginaire collectif, le dopage est associé à la tricherie, aux scandales et aux carrières brisées. À une époque où le Tour de France était déjà l’une des épreuves les plus exigeantes au monde, de nombreux coureurs, malgré l’usage répandu de substances dopantes,  affichent une étonnante longévité.

Pour démontrer la dangerosité du dopage, les partisans de la lutte antidopage ont souvent mis en avant quelques cas de cyclistes décédés relativement jeunes (avant 60 ans). Ces exemples, parfois emblématiques — Jacques Anquetil, Louison Bobet, Roger Rivière, Raymond Mastrotto — ont servi à crédibiliser leur discours sur les dangers des substances de performance. Mais qu’en est-il de l’ensemble du peloton ?

Bien sûr, lors du Tour de France 1959, sur les 12 coureurs sélectionnés en équipe de France, cinq ne dépassèrent pas la soixantaine, soit 41,7 %. Pourtant, rapportés aux 120 partants, ces décès prématurés n’ont pas d’impact significatif sur la longévité globale du peloton.

Les chiffres sont sans appel


Sur les 128 partants, la durée de vie moyenne s’élève à 80 ans et 6 mois, soit un avantage de 8 ans et 5 mois par rapport à la population masculine générale.


Au 7 avril 2026, 22 coureurs du Tour 1959 sont encore en vie. Ils sont même 32 survivants pour l’édition 1960, preuve supplémentaire d’une longévité remarquable.

Tous les anciens coureurs du Tour de France que j’ai interrogés au sujet des « pastilles » consommées dans les années 1950-1960 ont reconnu, sans exception, avoir eu recours à des amphétamines — notamment le Maxiton®, le Tonédron® ou encore la Corydrane®.

Certains en faisaient un usage intensif, à l’image de ce vainqueur du Tour qui plongeait la langue dans sa boîte de médicaments pour avaler tous les comprimés qui s’y collaient. La majorité, toutefois, limitait leur consommation aux périodes de compétition.

Au final, le respect des doses recommandées par les laboratoires, associé à une certaine prudence (notamment en cas de forte chaleur), ne semble pas avoir eu d’impact significatif sur la longévité de ces athlètes de haut niveau.

Malgré ces constats, les cyclistes continuent d’être régulièrement critiqués par certains médias et pseudo-spécialistes, notamment sur les risques sanitaires liés au dopage. Face à ces attaques, le silence du monde du cyclisme interroge.

  • Une étude scientifique menée sur 786 coureurs français du Tour de France (1947–2012) a montré qu’ils vivaient en moyenne 6,3 années de plus que la population masculine générale.
    Cette recherche, conduite par l’INSERM et l’IRMES, a été publiée le 3 septembre 2013 dans l’European Heart Journal et présentée au congrès de la Société européenne de cardiologie à Amsterdam. Elle a été largement relayée par des médias tels que Le Nouvel Obs, Le Point, Libération ou Le Parisien
  • Depuis 2021, j’ai moi-même publié à plusieurs reprises des travaux confirmant cette tendance.

CONCLUSION

Depuis 1903, malgré un dopage présent dès les premières éditions, les coureurs du Tour de France — les « Géants de la route » — affichent une longévité nettement supérieure, de plusieurs années, à celle de la population masculine française.

POUR EN SAVOIR PLUS – Blog JPDM – Autres liens à consulter sur la longévité des cyclistes

  • Tour de France ton histoire – Et si le Monument n° 1 du cyclisme était un élixir de longévité ? Les anciens cyclistes du Tour de France décédés ces quatre dernières années (2022-2025) ont bénéficié d’un avantage de longévité d’environ 7 ans 2 mois par rapport à la population générale de cette période – publié le 01 janvier 2026
  • Tour de France ton histoire : dès la 1re édition en 1903, les coureurs ont une durée de vie hors norme. Et ce malgré le dopage ! Dès l’édition inaugurale de 1903, les Géants de la Route présentent une durée de vie moyenne nettement supérieure à celle de la population française de leur époque en dépit de l’usage alors courant d’amplificateurs artificiels de performance, autrement dit de produits dopants – publié le 05 janvier 2026

Tour de France – Statistiques : nombre de Tours, durée de carrière, âge de la retraite des 61 vainqueurs (1903-2018)

Par défaut

Comparé aux 39 coureurs du peloton ayant pris leur retraite en 2024 et aux 48 en 2025

Après une analyse récente portant sur les 39 puis 48 cyclistes retraités en 2024 et 2025, tous ayant disputé au moins une édition de la Grande Boucle, plusieurs enseignements émergent lorsqu’on compare leurs parcours à ceux des 61 vainqueurs du Tour de France retirés entre 1903 et 2018.

Cette comparaison repose sur trois indicateurs principaux :

  • le nombre moyen de saisons professionnelles,
  • l’âge moyen au moment de la retraite,
  • le nombre moyen de participations au Tour de France.

La période 2006-2018 se distingue par une durée de carrière particulièrement élevée, supérieure à celle des quatre périodes précédentes.

Les coureurs retraités en 2024-2025 totalisent en moyenne 14,25 saisons professionnelles, contre 15,3 pour les vainqueurs de la période 1919-1939, un chiffre légèrement supérieur à celui observé entre 2006 et 2018 (15,1).

La première période (1903-1914) fait exception, avec seulement 8,5 saisons en moyenne. Cette singularité s’explique par le déclenchement de la Première Guerre mondiale le 3 août 1914. En effet, la carrière de 6 vainqueurs sur 10 a été interrompue par le conflit : trois y ont perdu la vie, un autre s’est suicidé et deux ont vu leur carrière fortement perturbée par la désorganisation des compétitions cyclistes durant la guerre.

Les vainqueurs des périodes 2006-2018 (36,1 ans) et 1919-1939 (36,2 ans) mettent fin à leur carrière plus tardivement que les coureurs retraités en 2024-2025, qui arrêtent en moyenne plus jeunes.

Par ailleurs, les périodes 1947-1977 et 1978-1998, avec 13,7 et 13,2 saisons au compteur, sensiblement inférieures aux périodes antérieure 1919-1939 (15,3) et 2006-2018 (15,1) et postérieure, témoignent que les affaires de dopage ont réduit le nombre de saisons mais aussi l’âge de la retraite (cf graph 2).

Ainsi, successivement, les affaires de dopage sont venues impacter l’activité des cyclistes du Tour de France : premiers contrôles antidopage sur la route du Tour et grève des coureurs (1966), décès du Britannique Tom Simpson sur les pentes du Mt Ventoux (1967), exclusion d’Eddy Merckx du Giro pour test positif (1969), triche par substitution d’urine du maillot jaune Michel Pollentier à l’Alpe d’Huez (1978), affaire Festina où l’ensemble de l’équipe est exclu du Tour à la suite des aveux du directeur sportif et du soigneur (1998).

À l’inverse, les lauréats de la période 1903-1914 se retirent nettement plus tôt, avec un âge moyen de 31,5 ans, conséquence directe du contexte historique lié à la guerre.

Depuis 1978, les vainqueurs du Tour participent plus fréquemment à l’épreuve :

  • 9,7 participations en moyenne entre 1978 et 1998,
  • 8,9 entre 2006 et 2018.

En comparaison, les coureurs retraités en 2024-2025 affichent une moyenne nettement plus faible, avec seulement 4,8 participations.

Ce contraste s’explique notamment par les bénéfices sportifs, médiatiques et financiers liés à une victoire sur le Tour, qui incitent les lauréats à revenir pour viser d’autres succès (étapes, classements annexes, primes).

À l’inverse, de nombreux coureurs du peloton 2024-2025 n’ont participé qu’à peu d’éditions, voire une seule car cantonné au rôle d’équipier, souvent moins valorisé, au service d’un leader.

La plus grande diversité de vainqueurs s’observe entre 1903 et 1914.

La raison du plus grand nombre de vainqueurs différents est due principalement à l’absence de la notion d’équipe avec un leader unique mais au recrutement par les constructeurs de cycles des meilleures pédales de l’époque au sein d’un même groupe. Par exemple, en 1909, l’équipe Alcyon est dirigée par Alphonse Baugé ne comporte que des cadors. Sur les 6 ‘’coéquipiers’’, on dénombre un ancien lauréat Louis Trousselier (1er en 1905), deux futurs vainqueurs : François Faber (1er en 1909), Gustave Garrigou (1er en 1911) et deux futurs seconds : Paul Duboc en 1911 et Jean Alavoine en 1919 et 1922.

Difficile pour le directeur sportif de faire régner l’esprit d’équipe. Dans les comptes-rendus de ces années, il est signalé que l’entraide entre coureurs n’est pas la priorité. Lors d’un incident ou accident de machine, la victime doit réparer toute seule.

De même, en 1910, sur 10 coureurs composant le team Alcyon, on dénombre quatre anciens ou futurs gagnants de la Grande Boucle.

Aujourd’hui, les formations susceptibles de conquérir le maillot jaune n’ont qu’un seul leader au départ. Si défaillance de ce n° 1, le reste du groupe se met au service du lieutenant.

Ce n’est qu’à partir de 1930 et la création des équipes nationales sous le contrôle d’un directeur technique que la cohésion va s’installer au service d’un leader désigné au départ. Pendant cette période de l’entre-deux guerres, on va comptabiliser six vainqueurs récidivistes (Lambot, Bottecchia, Frantz, Leducq, Magne, S. Maes).

A la bascule des années 2000, l’avènement de Lance Armstrong avec à sa solde l’équipe US Postal, va booster l’organisation des équipes dont la création suivra le professionnalisme de l’Américain et de ses boys : Sky-Ineos, Visma, UAE Emirates.

Pour en revenir au commentaire du graphique 4

Au cours des périodes suivantes, les victoires répétées deviennent plus fréquentes, certains coureurs remportant plusieurs éditions.

La période 2006-2018 semble marquer un retour à une plus grande diversité de vainqueurs. Toutefois, cette impression est biaisée par l’absence de Lance Armstrong, vainqueur de sept Tours entre 1999 et 2005, dont les titres ont été annulés. Sans cette disqualification, la concentration des victoires aurait été plus marquée.

Sur ce graphique, on constate que le nombre de vainqueurs différents diminue régulièrement depuis la 1re période 1903-1914 à 1978-1998. En revanche, la période 2006-2018 remonte en raison de la disqualification pour dopage de Lance Armstrong, lauréat de 7 Tours consécutifs. Si on maintient l’Américain (colonne orange), le résultat est concordant avec l’ensemble des périodes.

Remarque : avoir disqualifié Armstrong est une imposture car de nombreux lauréats du Tour ont avoué carburer aux amplificateurs artificiels de performances ou, durant leur carrière ont été contrôlés positifs.

L’étude globale met en évidence plusieurs caractéristiques des vainqueurs du Tour de France :

  • une participation plus fréquente à l’épreuve,
  • une grande polyvalence, combinant qualités de grimpeur et de rouleur,
  • un encadrement collectif structuré, avec une équipe dédiée à leur protection,
  • et, depuis le milieu des années 1990, des progrès décisifs dans la préparation scientifique et la médicalisation de la performance.

Tour de France – Rayon lecture : « Histoires insolites et curieuses du sport » par Louis Nore (City Editions)

Par défaut

Louis Nore, ancien responsable des sports à La Marseillaise, et Sylvain Letouzé, tous deux auteurs publiés par City Editions, semblent avoir une passion commune pour les récits originaux. Cependant, leurs livres donnent parfois l’impression qu’ils prennent des libertés avec la réalité, un peu trop !

Le livre de Louis Nore a du mal à convaincre, tout comme celui de son collègue Letouzé, qui partage la même maison d’édition. Les deux ouvrages, malheureusement, peinent à répondre aux attentes des amateurs de sport passionnés de détails précis.

L’éditeur n’hésite pas à qualifier Nore de « spécialiste encyclopédique du sport », ce qui est difficile à croire, surtout au regard de certaines erreurs grossières, notamment sur le cyclisme.

Certaines anecdotes de Nore, censées être emblématiques, s’éloignent trop des faits rapportés par les témoins de l’époque, ce qui peut prêter à confusion.

En fichier joint (PDF) : Critiques argumentées de l’ouvrage Histoires insolites et curieuses du sport

Tour de France – Rayon lecture -« 100 Français dans l’histoire du Tour de France de 1903 à nos jours »

Par défaut

Par un trio de journaliste de Sud-Ouest, Hevé Mathurin, Jean-Caude Felon, Julien Duby

Des bourdes, des fautes et des approximations à la pelle sur le Monument N° 1 du cyclisme et sur ses serviteurs


57 erreurs ! Oui, 57 !

Des dates d’état civil erronées.
Des nombres de victoires faux.
Des participations inexactes.
Des photos doublées pour illustrer deux coureurs différents avec le même cliché.
Des légendes fantaisistes.
Et même… un négatif publié tel quel.

Pour un « beau livre » illustré de 141 pages, c’est beaucoup. Beaucoup trop.

Comment les 100 cyclistes sélectionnés — dont la majorité est encore en vie — peuvent-ils se réjouir de figurer dans cet ouvrage face à leurs proches et à leurs supporters ?

Les trois auteurs ne sont pourtant pas des novices. Envoyés spéciaux à de multiples reprises sur le Tour, deux d’entre eux comptent plus de vingt éditions au compteur. On pouvait attendre rigueur et précision. Alors que s’est-il passé ? Copier-coller d’ouvrages déjà truffés d’erreurs, reproduites d’année en année ?
Confiance excessive dans des souvenirs non vérifiés ?
Course contre la montre éditoriale sans contrôle des sources ni relecture sérieuse ?

Et l’éditeur ? Méconnaissance du sujet ? Absence de relecteur spécialisé, alors qu’il existe de véritables historiens de la Grande Boucle ? Quant au travail iconographique, il laisse lui aussi perplexe.

Le plus inquiétant n’est pas là. Signé par trois journalistes chevronnés, témoins de décennies d’épopée du Tour, ce livre risque de devenir une référence. Et donc de servir de base à d’autres ouvrages. Avec, à la clé, une propagation et une amplification des erreurs.

Au final, le sentiment est amer. Les lecteurs de Sud-Ouest se retrouvent avec un ouvrage approximatif vendu 30 euros.

Dans ce flot de bévues, un seul point mérite d’être souligné : le traitement du dopage. Les auteurs mentionnent clairement ceux qui ont été liés aux pratiques interdites — Jean Malléjac, Cyrille Guimard, Laurent Brochard, Armand De Las Cuevas, Jacky Durand, Luc Leblanc, Laurent Jalabert, Pascal Lino, Pascal Simon, Richard Virenque — et distinguent ceux reconnus comme épargnés : Christophe Bassons, Charly Mottet, David Moncoutié.

Sur 57 erreurs relevées, une trentaine ont été détaillées et sourcées, notamment les plus emblématiques. Pour un ouvrage consacré au Monument n°1 du cyclisme, l’approximation ne peut pas être une option.

Fichier joint en PDF : « 100 Français dans l’histoire du Tour de France de 1903 à nos jours » – les erreurs relevées par JPDM

Cyclisme – Rayon lecture – L’Année à bloc (éd. Hatier), un ouvrage promis au top 10 des publications les plus médiocres !

Par défaut

Trop d’erreurs. Trop d’approximations sur le vélo. Trop de confusions et de lacunes historiques, notamment concernant le Tour de France.


Proposer à la vente un ouvrage aussi truffé de fautes relève, au mieux, de la négligence, au pire, d’un profond manque de respect envers les lecteurs.

Douze auteurs ont contribué à ce livre, publié par Hatier — un éditeur qui semble pourtant ignorer les bases du cyclisme, au point de laisser paraître un tel concentré d’erreurs sans la moindre vérification sérieuse.

Le concept

Paru fin 2024 aux éditions Hatier (collection Play Bac), L’Année à bloc – La Passion du vélo propose, sous forme de fiches quotidiennes, un parcours d’infos cyclistes à lire pendant l’année 2025.

Depuis trois ans, j’anime sur ma page Facebook un quiz consacré au cyclisme en général et au Tour de France en particulier. À partir de juin 2025, j’y ai intégré les erreurs relevées dans L’Année à bloc. Elles sont désormais rassemblées dans un article de blog, classées par date de parution.

La sélection présentée ici comporte 13 corrections détaillées. Neuf autres, plus brèves, figurent dans une rubrique « En vrac ». Et malgré ces 22 rectifications, la liste des inexactitudes est loin d’être close.

Amis lecteurs, passionnés de cyclisme et de la Grande Boucle, ces erreurs et leurs correctifs — appuyés sur des sources fiables — vous permettront au moins d’enrichir et de consolider vos connaissances.

Reste une question : quelles sont les méthodes éditoriales de Hatier pour publier un tel ouvrage ? Miser sur la méconnaissance ou la naïveté des lecteurs ne saurait constituer une ligne éditoriale acceptable.

À mes yeux, une seule destination pour ce livre : la poubelle jaune.

Fichiers joints (PDF)

  • L’Année à bloc – 13 questions/réponses sur Facebook : Jean Pierre Demondenard
  • Des erreurs en vrac