Tour de France – Rayon lecture -« 100 Français dans l’histoire du Tour de France de 1903 à nos jours »

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Par un trio de journaliste de Sud-Ouest, Hevé Mathurin, Jean-Caude Felon, Julien Duby

Des bourdes, des fautes et des approximations à la pelle sur le Monument N° 1 du cyclisme et sur ses serviteurs


57 erreurs ! Oui, 57 !

Des dates d’état civil erronées.
Des nombres de victoires faux.
Des participations inexactes.
Des photos doublées pour illustrer deux coureurs différents avec le même cliché.
Des légendes fantaisistes.
Et même… un négatif publié tel quel.

Pour un « beau livre » illustré de 141 pages, c’est beaucoup. Beaucoup trop.

Comment les 100 cyclistes sélectionnés — dont la majorité est encore en vie — peuvent-ils se réjouir de figurer dans cet ouvrage face à leurs proches et à leurs supporters ?

Les trois auteurs ne sont pourtant pas des novices. Envoyés spéciaux à de multiples reprises sur le Tour, deux d’entre eux comptent plus de vingt éditions au compteur. On pouvait attendre rigueur et précision. Alors que s’est-il passé ? Copier-coller d’ouvrages déjà truffés d’erreurs, reproduites d’année en année ?
Confiance excessive dans des souvenirs non vérifiés ?
Course contre la montre éditoriale sans contrôle des sources ni relecture sérieuse ?

Et l’éditeur ? Méconnaissance du sujet ? Absence de relecteur spécialisé, alors qu’il existe de véritables historiens de la Grande Boucle ? Quant au travail iconographique, il laisse lui aussi perplexe.

Le plus inquiétant n’est pas là. Signé par trois journalistes chevronnés, témoins de décennies d’épopée du Tour, ce livre risque de devenir une référence. Et donc de servir de base à d’autres ouvrages. Avec, à la clé, une propagation et une amplification des erreurs.

Au final, le sentiment est amer. Les lecteurs de Sud-Ouest se retrouvent avec un ouvrage approximatif vendu 30 euros.

Dans ce flot de bévues, un seul point mérite d’être souligné : le traitement du dopage. Les auteurs mentionnent clairement ceux qui ont été liés aux pratiques interdites — Jean Malléjac, Cyrille Guimard, Laurent Brochard, Armand De Las Cuevas, Jacky Durand, Luc Leblanc, Laurent Jalabert, Pascal Lino, Pascal Simon, Richard Virenque — et distinguent ceux reconnus comme épargnés : Christophe Bassons, Charly Mottet, David Moncoutié.

Sur 57 erreurs relevées, une trentaine ont été détaillées et sourcées, notamment les plus emblématiques. Pour un ouvrage consacré au Monument n°1 du cyclisme, l’approximation ne peut pas être une option.

Fichier joint en PDF : « 100 Français dans l’histoire du Tour de France de 1903 à nos jours » – les erreurs relevées par JPDM

Tour de France ton histoire – Hommage à Jacques Marchand, un journaliste de sport qui m’a marqué durablement…

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Compte tenu qu’à l’occasion de la 21e étape Chatou-Paris Champs-Elysées, la Grande Boucle se souvient de l’un de ses plus fidèles serviteurs, nous pensons que les commentaires sur le dopage de ce journaliste emblématique ne peuvent que contribuer à la connaissance de cette dérive humaine toujours omniprésente.

La première parution de ce texte date du 26 mars 2016

Langue de bois…

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[publié le 19 janvier 2017]

Depuis quelque temps, la presse, afin de nous appâter, nous sert à qui mieux mieux des interviews sans langue de bois. Par exemple, Le Parisien du 13 janvier avec son magazine TV où l’on nous raconte les 25 ans de petit-écran de Marc-Olivier Fogiel avec à la clé les confidences ‘sans langue de bois’’ de l’un des anchormen du PAF.

Sans vouloir faire preuve de mauvais esprit, on peut en conclure que tout le reste du journal ‘’nous la raconte’’ en mode langue de bois !

De même, les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme du quotidien Le Monde ont lancé récemment sur Radio Nova une émission d’interviews ‘‘sans langue de bois’’. Ce titre m’interpelle car cela laisse supposer que tout le reste est bidonné ! De même comment être sûr que les interviews en question sont réellement sans langue de bois lorsqu’on sait que même devant un tribunal correctionnel la majorité des intervenants mentent (défense, accusation, avocats, juges) ? Rappelons que le mensonge est consubstantiel à l’homme et qu’en interrogeant ce dernier, on aura forcément des réponses éloignées de la vérité.

3-singes

Comme les trois singes, l’homme ne veut rien entendre qui le dérange, ne rien voir qui le confonde et ne rien avouer qui le déprécie

Au final, des réponses ‘’sans langue de bois’’ c’est hors de porté de la nature humaine et la presse ne fait que nous vendre des histoires le plus souvent AVEC LANGUE DE BOIS.