Retour sur le méthylphénidate, un proche parent des amphétamines, qui a commencé sa carrière sportive, notamment dans le peloton cycliste des années 1960 à 1974
Après une longue éclipse, le méthylphénidate réapparaît sur le marché en 1996. Très vite, la Ritaline® s’invite dans le sport de haut niveau. Plusieurs stars américaines se retrouvent alors sous les projecteurs pour en avoir utilisé :
Justin Gatlin (athlétisme, 100 m)
Simone Biles (gymnastique)
Michael Phelps (natation)
Leur ligne de défense est identique : tous trois sont diagnostiqués TDAH (trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité) et disposent d’une AUT leur permettant de prendre de la Ritaline®. C’est le paradoxe du sport officiel : on peut s’y doper légalement grâce aux AUT, véritable dopage institutionnalisé.
Le 24 mai 2026, les Enhanced Games poussent cette logique à son extrême : le dopage, encadré par des médecins, y est non seulement autorisé mais encouragé. Parmi les substances de la liste rouge de l’AMA, les 42 athlètes engagés en athlétisme, haltérophilie et natation pouvaient choisir entre quatre grandes familles de produits. Selon les chiffres fournis par les organisateurs, 62 % d’entre eux ont utilisé des psychostimulants, notamment l’Adderall® (sels d’amphétamines) et la Ritaline®, deux médicaments habituellement prescrits pour le TDAH.
Depuis longtemps, on sait que les amphétamines — et en particulier le méthylphénidate — ont un effet paradoxal : calmantes à faible dose, ce qui explique leur usage chez l’enfant dès 6 ans, mais stimulantes et dopantes à dose plus élevée. La Ritaline® est d’ailleurs interdite en compétition depuis les premières listes officielles de 1966, classée parmi les pipéridines apparentées aux amphétamines.
Le méthylphénidate apparaît pour la première fois noir sur blanc dans la liste publiée par la Fédération française de cyclisme le 26 juin 1969. Deux ans plus tard, le 17 mai 1971, le CIO l’intègre à son tour dans sa nomenclature des substances prohibées.
Index des sigles utilisés – AUT : Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques – CIO : Comité international olympique – TDAH : trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité
Mais seuls les sportifs passent au contrôle. Cherchez l’erreur
Mise à jour actualisée et enrichie par rapport à la version prédédente de 2020
La preuve par les témoignages
Cette corporation comme toutes les autres – médecins, avocats, hommes politiques, conférenciers, etc. – est soumise aux lois de la concurrence, du scoop, des cadences infernales, de la dernière ligne droite, du dépassement pour boucler dans les temps une enquête mais aussi pour avoir des interviews exclusives dues au copinage avec les acteurs emblématiques des stades, des pistes et des routes.
Des pisse-copies face à la feuille blanche ou à l’écran vide… Des commentateurs face à la panne des cordes vocales…
Rester éveillé en nocturne pour boucler un papier, ne pas avoir le trac devant la feuille blanche, le clavier de l’ordi, un micro, une caméra, doper sa voix qui s’éteint en direct… mais aussi faire la fête entre collègues et champions, sont des contraintes qui poussent certains à consommer des raccourcis chimiques comme les sportifs. Des histoires vécues par des plumitifs témoignent de cette relation à risques.
EN FICHIER PDF – Journalistes dopés pour exercer leur boulot : quelques exemples (non exhaustifs)
Ambiguité XXL : après ces Jeux améliorés reste UNE SEULE VÉRITÉ
Certains champions olympiques, mondiaux ou européens qui jubilent devant les contre‑performances des athlètes des Jeux améliorés feraient mieux de rester discrets. Car un constat s’impose : si des sportifs dopés, assumés et encadrés n’arrivent pas à rivaliser avec ceux qui sont officiellement “propres” et contrôlés par les laboratoires de l’AMA, alors des questions — sérieuses — se posent !
Des chiffres et des infos
Selon les données officielles publiées sur les athlètes participant aux épreuves :
athlétisme [100 m, 110 mh/100 mh],
natation [50 m et 100 m en NL et papillon],
haltérophilie,
4 familles de dopants étaient utilisées : testostérone et stéroïdes anabolisants, hGH, stimulants/psychotoniques puissants, EPO.. Entre les épreuves, le grand écran du stade éphémère indiquait aux spectateurs les produits pris par les athlètes : esters de testostérone et / ou stéroïdes anabolisants (91%), hormone de croissance (hGH 79%), stimulants type Adderall /Ritaline (62%), EPO (41%)
Aucun record du monde dû au dopage n’a été battu
Conclusion : les dopés des Jeux améliorés n’ont pas réussi à battre des records officiels de soi-disant non-dopés ! Or, on sait de longue date que le sport officiel carbure aux 4 familles citées : testostérone, hormone de croissance (hGh), stimulants, EPO. Pour certains c’est dû au fait que les super cracks du sport officiel étaient absents. A Las Vegas il n’y avait pas vraiment de stars. Autre hypothèse, les médecins des EG étaient probablement d’un niveau inférieur ou moins expérimentés que les Ferrari, Conconi et autres Fuentes du sport officiel.
Le soutien de la testostérone et des stéroïdes anabolisants même en natation
Les trois sports sélectionnés ont bénéficié en masse d’un soutien aux esters de la testostérone et stéroïdes anabolisants (91% des participants). On constate ainsi que la testostérone est utilisée dans un but de performance en athlétisme, en haltérophilie ainsi qu’en natation. Au sujet de la natation, rappelons que pendant des décennies, en France, les responsables fédéraux de la FFN et les médecins ont martelé que la testo était inefficace au prétexte – faux – que trop de puissance nuisait à la flottabilité ! Or, on sait que dès 1994, les Chinoises armées de testostérone avaient démontré que cela facilitait les performances.
Adderall / Ritaline : des stimulants puissants sur plusieurs paramètres de la performance
Il est également signalé que 62% des sélectionnés ont utilisé des stimulants puissants tels que la Ritaline/Adderall. Dans les 3 spécialités des Enhanced Games, les stimulants pouvaient jouer un rôle efficace en agissant sur le temps de réaction, la concentration, la vigilance. le tout favorisant la mise en action ultrarapide et l’hyperconcentration.
Dans le sport officiel, l’excuse de l’AUT pour l’Adderall/Ritaline – Aux EG, pas besoin d’AUT bidon pour se dopER 0 L4Adderall :Ritaline, un psychotonique puissant
Le stimulant Ritaline autorisé aux EG l’est également dans le sport officiel sous couvert d’une AUT (Autorisation de prendre un médicament dopant pour se soigner, souvent sans aucun motif sérieux). La Ritaline (Fra) / Adderall (Usa) est bien confirmée comme produit dopant et pourtant chaque fois qu’un sportif d’une épreuve officielle est testé à l’Adderall, on nous sort l’excuse de l’AUT.
Un faux record battu grâce à un dopage technologique
Les EG démontrent que l’éthique réglementaire n’est pas la priorité. Le seul record du monde battu l’a été par un nageur dopé mais surtout amélioré grâce au dopage technologique de la combinaison intégrale prohibée depuis 2010 dans le sport officiel. La nageur grec Gkolomeev, avec une combinaison spéciale interdite, a réalisé 20.81 sec sur 50 m NL améliorant de 0,08 sec le temps établi par l’Australien McEvoy en mars dernier. Ajourons que ce type de combinaison permet un gain de plus d’une seconde sur 50 m. Donc, Gkolomeev peut faire beaucoup mieux mais son record ne sera jamais officialisé sur les tables du sport mondial.
Y avait-il un seul athlète ‘’propre’’ au EG ? On en doute !
Parmi les 42 athlètes inscrits aux EG, 3 concourraient paraît-il sous la bannière ‘’propre’’ et ont gagné. Mais comme aucun contrôle antidopage n’a été effectué pendant ces Jeux laissant la porte ouverte à la suspicion, on n’est pas obligé de croire ce trio sur la non-utilisation de produits ni les autres concurrents d’avoir respecté les règles antidopage des organisateurs. (pas de cocaïne, etc.)
Des organisateurs ravis d’avoir fait progresser la connaissance de l’homme ‘’augmenté’’
Les organisateurs crient victoire en ayant pris le contrôle d’internet pendant une semaine et en estimant que grâce à eux et à leurs sportifs dopés et encadrés médicalement, ils ont posé la première pierre de l’améliorations de la race humaine et de la longévité. Rien que çà ! On risque d’attendre longtemps un début de preuve. Les instances françaises du sport officiel : deux ministres des Sports, des présidentes de l’AFLD et du CNOSF ainsi qu’une journaliste du service public de la radio ont décrié, vent debout, les EG avec des mots , déconnectés de la réalité avant les épreuves. Après ce ’’cinq majeur ‘’ est devenu muet alors que l’on attend leurs commentaires ‘’éclairés et pertinents’’ d’experts chevronnés du dopage !
Pour secouer le tambour médiatique
Les Jeux améliorés n’avaient qu’un seul objectif : que l’un des 42 sportifs conviés à la fête, batte un record du monde pour faire la ‘’nique’’ au sport officiel. On a vu qu’un nageur grec avait battu le record du 50 m NL mais avec une combinaison spéciale non validé pour le sport officiel. Donc le record ne sera pas homologué. Même coup de pouce hors règlement pour un haltérophile canadien du nom de Boady Santavy ayant échoué à 3 levées autorisées pour battre le record mondial de l’arraché, a bénéficié d’un essai supplémentaire. Ça n’a pas marché ! Visiblement, la rigueur des Jeux améliorés laisse à désirer.
POUR EN SAVOIR PLUS sur les Enhanced Games (Jeux améliorés) – BLOG JPDM – Autres liens à consulter :
Dopage – Jeux améliorés ‘’encadrés’’ versus Jeux olympiques organisés par le CIO avec dopage légalisé par des contrôles passoires dus à une réglementation absurde. Objectif vérité de l’entrepreneur Aron D’Souza contre l’hypocrisie généralisée du CIO et de l’AMA – publié le 19 septembre 2025
Dopage – Sarkozy, Samaranch, Laporte, des décideurs garants de l’éthique au cœur d’une supercherie monumentale, bien orchestrée : la lutte antidopage ! Comment des instances antidopage qui n’ont jamais démontré leur efficacité à limiter la médicalisation de la performance, peuvent-elles s’offusquer de l’organisation des Jeux améliorés qui, eux, ont pour objectif ‘‘d’encadrer’’ le dopage et donc d’en limiter les risques ? – publié le 10 novembre 2025
Dopage – Triche récompensée (2e volet) – La grande hypocrisie du sport mondial face au dopage encadré des Jeux « améliorés ». Focus sur des athlètes qui ont été testés positifs au dopage et qui malgré ce fait de triche évident et connu des instances ou de leur pays ont été honorés du titre d’athlète de l’année ou d’une distinction similaire – publié le 12 novembre 2025
Dopage – Le quotidien Sud-Ouest piégé par ses propres outrances sur les Jeux améliorés. Pour décrédibiliser les Enhanced Games (Jeux « améliorés »), Sud-Ouest assure que tous les cyclistes dopés finiront avec un cancer des testicules à 40 ans. Sous-entendu : le dopage encadré mènerait à une véritable hécatombe sanitaire. Mais cette envolée démontre surtout une chose : entre le cyclisme et la presse, c’est bien cette dernière qui semble la plus malade.
Dopage – Enhanced Games, les Jeux du dopage encadré, décriés au prétexte que le dopage est mauvais pour la santé et qu’il tue. Le défilé des partisans de la pensée dominante, convaincus, sur la foi des discussions au Bar des Sports, que le dopage a des effets durables négatifs sur la santé et la longévité des sportifs entraînant des séquelles irréversibles – publié le 20 décembre 2025
Dopage -Les Jeux améliorés arrivent : Las Vegas va transformer le dopage en show défiant l’éthique sportive – publié le 08 mai 2026
Même Sophie, sa fille, en comptabilise trois. Pourtant, la vérité est tout autre : Anquetil est remonté sur un vélo au moins neuf fois, et pas seulement pour faire bonne figure devant un objectif.
Plusieurs témoignages et documents photographiques démontrent que Jacques Anquetil a refait du vélo au moins 9 fois
Dans L’Equipe du 17 novembre 2017, Philippe Brunel, le journaliste spécialiste du cyclisme revient sur la carrière de Jacques Anquetil, l’une de ses deux idoles avec Eddy Merckx. Le Normand est décédé le 18 novembre 1987, à cinquante-trois ans 10 mois. Trente ans après sa disparition, le ‘’grand reporter’’ du quotidien aux archives inexistantes, revient sur quelques hauts faits de la carrière du Viking de Quincampoix. Nous prendrons un seul exemple. Brunel, dans un encadré « Adieux discrets à Anvers » nous raconte que le premier quintuple vainqueur du Tour descend de vélo le 27 décembre 1969 (et non en novembre comme indiqué par Philippe Brunel autoproclamé fils spirituel de Pierre Chany et Antoine Blondin…) sur la piste du Sport Palais d’Anvers pour le pendre au clou définitivement.
En réalité, dans cet articulet signé P. Br. (initiales de Philippe Brunel), le journaliste de L’Equipe raconte une histoire fausse. Le Critérium de l’Ile de Man (île située entre l’Irlande et l’Angleterre) remporté par le Normand devant Eddy Merckx, date du 22 juin 1965, soit 4 ans avant sa retraite de cycliste pro. Donc le commentaire de Janine n’a pu avoir lieu après ce critérium puisque les mois et années suivantes, Anquetil a ajouté à son palmarès : 2 GP des Nations (1965 et 1966), Liège-Bastogne-Liège (1966), un titre de vice-champion du monde sur route (1966), un Tour de Catalogne (1967), etc.
Afin de contribuer à la connaissance du parcours sur deux roues du Mozart du vélo selon l’expression de Robert Chapatte, nous proposons les activités cyclistes du quintuple lauréat du Tour après sa carrière de 1970 à 1987.
L’ammoniaque en solution aqueuse de gaz ammoniac est un stimulant du système nerveux central avec effet instantané.
DÉCRYPTAGE d’une conduite dopante utilisée principalement dans quatre spécialités sportives : boxe, football américain, haltérophilie et hockey sur glace
Son absorption intervient dans l’environnement immédiat du début d’une compétition ou lors du soulevé d’une barre record en haltérophilie.
Les sels d’ammoniaque ne figurent pas dans la liste des substances illicites de l’AMA depuis 2004, année où l’Agence mondiale est devenue l’organisateur et responsable de la lutte antidopage internationale.
POST-IT – Effets recherchés par les sportifs
Stimuler la respiration et la circulation sanguine par un effet mécanique : l’irritation des membranes nasales par le gaz ammoniac déclenche instantanément un réflexe pulmonaire (une brusque et profonde inspiration). Cela provoque une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la pression artérielle, le tout aboutissant à une réaction de type « combat ou fuite » augmentant immédiatement la vigilance du sportif. L’inhalation du gaz ammoniac est utilisée pour :
Donner un coup de fouet, du courage, du punch
Lutter contre le stress précompétitif
Soulever une barre »record »
Les fabricants ont trouvé le filon pour se faire du blé sur le dos des sportifs. En cliquant sur le net, on trouve des préparations d’alcali volatil où il est mis en avant que l’AMA ne le considère pas comme un dopant ; ce n’est pas parce qu’il n’est pas interdit par l’AMA qu’il est ipso facto non-dopant et sans risques pour la santé. Le tour est joué, les sportifs tombent dans le panneau. Signalons aux sportifs que de nombreux produits réputés dopants ne sont pas en liste rouge pour ne pas gonfler le nombre de molécules prohibées afin de ne pas surcharger les laboratoires de l’AMA. Exemple : la caféine – un superdopant – n’est pas interdite. Elle définit parfaitement la conduite dopante. Précisons qu’un produit dopant pris dans un but de performer qui ne figure pas en liste rouge doit être considéré comme une conduite dopante. La compétition n’est pas une maladie que l’on doit soigner et stimuler avec des médocs.
Régulièrement, la presse canadienne se fait l’écho de ces pratiques, notamment dans le hockey sur glace, un sport très prisé en Amérique du Nord.
Pour ouvrir le sujet, nous proposons mon commentaire sur une affaire qui a secoué le hockey sur glace canadien fin novembre 2019.
HOCKEY SUR GLACE – Même les joueurs de 17 ans carburent aux « inhalations stimulantes »
Un jeune joueur canadien de hockey a bu de l’ammoniaque lors d’un match le dimanche 24 novembre 2019. Le liquide avait été amené par des coéquipiers qui désiraient, pour améliorer leurs performances sportives, l’inhaler au moment de pénétrer sur la glace.
A la suite de la révélation de ce cas d’ammoniaque ingéré par un joueur des Panthères Midget de Granby (hockey sur glace), la presse canadienne s’est réveillée en rangs serrés afin de solliciter l’avis de pseudo-experts pour nous débiter des platitudes d’un autre âge.
Selon un expert canadien, l’inhalation d’un sel d’ammoniaque n’est pas plus efficace qu’une ‘’bonne gifle’’. Pas sûr que les sportifs gobent cette fable !
Dans la Voix de l’Est, la journaliste Marie-Eve Martel donne la parole à deux soi-disant spécialistes de l’antidopage : « Il aurait pu demander à son copain de lui donner une claque dans la face ; ça lui aurait fait le même effet » illustre Claude Goulet, qui s’intéresse aux déterminants psychosociaux du dopage et de l’amélioration des performances sportives dans le cadre de ses recherches. « Ça n’a aucune utilité et ça ne devrait pas être encouragé. Ça ne donne strictement rien, c’est un stimulant qui procure un petit boost d’adrénaline qui ne dure que quelques instants. Après, c’est fini. » confirme pour sa part le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie (Québec).
Comme souvent avec les incompétents, il se contredit quelques lignes plus loin. Un produit qui n’a qu’un effet mineur sur les sportifs devient capable de ressusciter les pertes de connaissances : « L’inhalation d’ammoniaque a longtemps été une pratique médicale utilisée pour réanimer un patient après une perte de conscience. Mais ce n’est plus recommandé, précise le médecin, car ça donne un choc au patient. Sa réaction rapide, si son état est précaire, peut nuire davantage qu’aider. »
Idée reçue : « pas sur la liste donc sans effet sur la perf »
Un autre avis du même tonneau explique que si la substance était efficace, elle serait prohibée par l’AMA. Pas sûr que cela soit la bonne explication.
Il faut rappeler aux ignorants les trois critères qui font qu’un produit consommé dans un but de performance peut se retrouver en liste rouge :
Amélioration de la performance,
Contraire à l’éthique sportive, et médicale,
Potentiellement dangereux pour la santé.
Rappelons que les sels d’ammoniaque sont inhalés par les sportifs depuis, au moins, … 1891 ! Cette pratique a d’abord surtout contaminé le noble art mais ensuite s’est répandu dans l’alpinisme, les six jours cyclistes, l’haltérophilie, le football, la lutte, le tennis, le hockey sur glace…
Ammoniaque ou alcali volatil
Solution aqueuse de gaz ammoniac (gaz dissout dans l’eau) incolore, à odeur pénétrante et aux propriétés alcalines, d’où son nom d’alcali volatil. L’ammoniaque s’emploie en inhalation par voie orale sous forme de 5 à 6 gouttes dans un verre d’eau. Elle influe sur le système nerveux central par excitation de la muqueuse nasale et de cette façon agit comme stimulant. A ce jour, elle fait toujours partie de la panoplie des soigneurs de boxe, d’haltérophilie et de hockey sur glace.
Dès le début de la lutte antidopage au mitan des années 1960, le seul discours des médecins pour décourager les sportifs, était de leur affirmer que les ‘’médocs énergisants’’ étaient inefficaces. Ainsi, on pouvait lire dans la presse sportive les avis des gardiens de l’éthique affirmant haut et fort que :
les amphétamines n’amélioreraient pas les performances,
les anabolisants n’avaient aucun effet pour prendre du muscle,
les corticoïdes étaient un non-sens pour booster son potentiel, etc.
Inutile de préciser que ces ‘’sapiteurs à la manque’’ s’étaient copieusement discrédités auprès de la gent sportive adepte des ‘’grains marginaux pharmaceutiques’’.
D’autres substances boostant les perfs ne sont pas sur la liste rouge
Ajoutons, pour enfoncer le clou, que de nombreuses substances plus performantes que les sels d’ammonium, elles non plus ne sont pas listées dans la nomenclature officielle des interdictions :
La triméthylxanthine (caféine)
Les hormones thyroïdiennes
Le Néoton® (créatine injectable)
La trinitrine (vasodilatateur coronarien)
Le Viagra® (sildénafil) (vasodilatation des vaisseaux sanguins pulmonaires)
Etc. (liste ouverte)
Au final, se référer à l’AMA, pour classer une substance en liste rouge ou l’écarter, n’est pas la bonne réponse. Par exemple, la caféine – un stimulant utilisé larga manu depuis bien au-delà d’un siècle par tous les athlètes de la planète et encore aujourd’hui – a été prohibé par le CIO de 1982 à 2003 pour être ensuite retirée des substances illicites afin de faire plaisir à Coca-Cola, le sponsor n° 1 de l’olympisme.
EN FICHIER joint – Dictionnaire du dopage – Fiche AMMONIAQUE et SELS D’AMMONIUM
De nouvelles études confirment que le dopage maîtrisé est nettement plus efficace sur la durée de vie que toutes les mixtures anti-âge
Depuis début janvier 2026, j’ai publié à plusieurs reprises dans ce blog différents articles sur le thème de la longévité des cyclistes du Tour de France basées sur la durée de vie des Géants de la Route, à partir de leurs actes de décès.
Quelle que soit la période étudiée, des cyclistes exerçant de 1903 à 1914 puis de 1919 à 1939 et de 1947 aux années 1960, le constat est toujours le même : les cyclistes obtiennent un gain de longévité de plusieurs années à chaque époque étudiée.
Il est clair que, comme pour les médicaments thérapeutiques, les dopants sont pour la plupart des remèdes détournés de leur usage, les surdoses et les cocktails mal codifiés sont néfastes pour la santé, de même que la prise d’hormones pendant l’adolescence ou en phase de procréation ainsi que pendant la grossesse (mais cela figure de façon très lisible sur la notice des médicaments).
Pour en savoir plus sur la longévité augmentée des cyclistes du Tour de France, l’article du Journal du Médecin signé par le journaliste scientifique Philippe Lambert et rédigé sur la base de mes récents travaux.
En fichier joint (PDF) – Philippe Lambert – le Journal du Médecin, 2026, n° 2816, 28 avril, pp 14-15
Blog JPDM à consulter sur la durée de vie des cyclistes du Tour de France
Tour de France ton histoire – Stop à l’idée reçue : dopage des années amphétamines / 1960 égal mort précoce ! Mes récentes études sur la durée de vie des cyclistes exerçant à cette époque prouvent le contraire – publié le 07 avril 2026.
Selon Henri Desgrange, le patron du Tour, la deuxième édition de 1904 faillit bien être la dernière. Les violences commises contre les coureurs dans le col de la République, au‑dessus de Saint‑Étienne, ajoutées aux tricheries répétées, avaient plongé l’épreuve dans le chaos. À l’issue de l’enquête menée par les commissaires de l’UVF (Union vélocipédique française), les quatre premiers du classement furent disqualifiés : Maurice Garin, Lucien Pothier, César Garin et Hippolyte Aucouturier. Le cinquième, Henri Cornet, relégué à près de trois heures, fut alors déclaré vainqueur, devant Jean‑Baptiste Dortignacq et le Belge Aloïs Catteau.
Coureur cycliste : une profession mal considérée
À cette époque, fin XIXᵉ – début XXᵉ siècle, la profession de coureur cycliste était mal considérée. Pour ne pas être reconnus par leur entourage, plusieurs champions couraient sous un autre prénom ou un pseudonyme. Henri Cornet lui‑même n’était pas connu sous son nom d’état civil : Jardry.
Une mère âgée de 15 ans 8 mois
Né à Desvres (Pas‑de‑Calais), il avait d’abord été inscrit à la mairie sous le nom de sa mère, Augustine David. Particularité étonnante : celle‑ci n’avait que quinze ans 8 mois lorsqu’elle mit au monde le futur vainqueur du Tour. Cornet fut reconnu en 1893 par son père, Jean‑Eugène‑Adolphe Jardry, et prit alors officiellement le nom d’Henri Jardry. Lorsqu’il débuta en compétition, il adopta le pseudonyme Cornet, le nom du mari de sa grand‑mère. C’est sous ce patronyme qu’il passera à la postérité.
Un palmarès des plus honorables
Son surnom de Rigolo (yeux ronds, nez en trompette et caractère jovial), associé à sa victoire sur tapis vert en 1904, a conduit certains auteurs à le considérer un peu vite comme un coureur de second plan. Deux journalistes pourtant réputés, Abel Michéa et Émile Besson, écrivaient dans 100 ans de cyclisme : « Il fut rapidement oublié. On ne trouve son nom dans aucun des grands palmarès routiers. » La réalité est tout autre. Le natif du Pas‑de‑Calais a brillé dans plusieurs grandes classiques : 3ᵉ de Paris‑Roubaix en 1905, vainqueur en 1906, 3ᵉ de Bordeaux‑Paris en 1905, 2ᵉ en 1906. On peut encore citer sa 3ᵉ place au Bol d’Or 1911 (24 h sur piste) et sa 4ᵉ place à Paris‑Brest‑Paris (1 200 km non‑stop).
Son titre le plus éclatant demeure toutefois celui de plus jeune vainqueur du Tour de France.
À la veille de la 113ᵉ édition en 2026, il reste, parmi les 64 lauréats de 1903 à 2025, le benjamin de l’histoire : le 24 juillet 1904, lorsqu’il remporte la Colossale épreuve, Henri Cornet n’a que 19 ans, 11 mois et 20 jours.
Tout savoir sur Rigolo Cornet, le lauréat le plus jeune de la Grande Boucle :19 ans 11 mois
Dans la Liste glorieuse chère à Henri Desgrange, il se situe depuis 1903 en 2e position.
Le document exclusif que nous proposons passe en revue son palmarès détaillé avec les dates attenantes.
Durant sa carrière pro, notamment les incidents de parcours, les blessures et les problèmes de santé .
La dernière partie du document regroupe les références précises des livres et articles qui lui sont dédiés : livres, documents, hors-séries
CHRONOLOGIE des ITEMS – Sans langue de bois, avec l’exigence de rendre compte des faits, différents aspects sont abordés :
Pour en savoir plus – BLOG JPDM – autres liens sur 19 vainqueurs du Tour de France
5e Lucien Petit-Breton (Fra), 1er en 1907 et 1908 – En 1907 et 1908, dans la liste glorieuse d’Henri Desgrange, Lucien Petit-Breton est le 5e lauréat – publié le 28 février 2026
6e François Faber (Lux), 1er en 1909 – En 1909, dans la liste glorieuse d’Henri Desgrange, François Faber, le Géant de Colombes, est le 6e lauréat – publié le 26 février 2026
7e Octave Lapize (Fra) ; 1er en 1910 – Octave Lapize, au 7e rang de la liste glorieuse d’Henri Desgrange, au cœur d’un duel d’anthologie – publié le 27 mars 2026
9e Gustave Garrigou (Fra), 1er en 1911 – Coup de projecteur sur le lieu de naissance de Gustave Garrigou, un »élégant » qui courait à l’époque des Forçats de la Route – publié le 05 décembre 2023
13e Henri Pélissier (Fra), 1er en 1923 et 1948 – publié le 30 janvier 2023
14e Ottavio Bottecchia (Ita), 1er en 1924 – Tour de France ton histoire – Il y a un siècle, en 1924, l’Italien Ottavio Bottecchia remportait la 18e Grande Boucle. Retour sur le vainqueur de la Randonnée de juillet 1924 qui exerçait son métier de coureur cycliste à l’époque des Forçats de la Route. Dans la série des vainqueurs du Tour de France « il y a un siècle », avec ce check-up détaillé, nous contribuons à la connaissance de l’Italien Ottavio Bottecchia, double lauréat du Long Tour en 1924 et 1925 – publié le 05 novembre 2023
15e Lucien Buysse (Bel), 1er en 1926 – Depuis 1903, il est le 15e lauréat du Tour – publié le 15 octobre 2025
24e Gino Bartali (Ita), 1er en 1938 et 1948 – Hommage à la carrière exceptionnelle de Gino Le Pieux, le juste parmi les Nations – publié le 29 mai 2018
25e Jean Robic (Fra), 1er en 1947 – Jean Robic, dit Biquet, aux multiples autres surnoms en raison de sa taille – moins de 1,60 m – de ses gamelles retentissantes et de son caractère bien trempé – voire de cochon – a parcouru les routes du Tour de France de 1947 à 1959. Comme tous les cadors de la Grande Boucle, il a remporté la 34e édition à sa première participation. Il savait tout faire : grimper, sprinter, rouler ; il a même été champion du monde dans les sous-bois en 1947 et en 1950. Il s’est aussi essayé au demi-fond – publié le 20 octobre 2021
27e Ferdi Kubler (Sui), 1er en 1950 – Ll’Homme Cheval, pour sa dernière échappée à 97 ans a rejoint le paradis des cadors de la petite reine. Le 27e lauréat de la Grande Boucle en 1950 a, malgré la consommation d’amphétamines – viatique généralisé à son époque – atteint l’âge de 97 ans 5 mois. Aucun vainqueur du Tour n’a eu un si long parcours de vie – publié le 01 janvier 2017
28e Hugo Koblet (Sui), 1er en 1951 – Tout savoir sur Le Pédaleur de charme, champion hors norme du début des années 1950. Dans la Liste glorieuse chère à Henri Desgrange, il se situe depuis 1903 en 28e position – publié le 21 mars 2025
29e Louison Bobet (Fra), 1er en 1953, 1954, 1955 – Tout savoir sur l’homme de St-Méen-le-Grand qui, parmi les champions cyclistes tricolores, fait partie du gotha. Dans la Liste glorieuse chère à Henri Desgrange, il se situe avant Jacques Anquetil et Bernard Hinault qui, tous les deux, ont remporté cinq fois la Grande Boucle. Louison Bobet s’est contenté de trois levées – publié le 12 mars 2025
30e Roger Walkowiak (Fra), 1er en 1956 – Walko a tiré sa révérence à près de 90 ans pour rejoindre au paradis de la petite reine 35 autres vainqueurs de la Formidable Randonnée. Afin d’honorer sa mémoire à sa juste valeur, nous vous proposons la lecture de trois textes écrits par mes soins. Les deux premiers ont été publiés dans des ouvrages, le troisième inédit raconte – par les faits – sa carrière et ses à-côtés. – publié le 11 février 2017
33e Federico Bahamontes (Esp), 1er en 1959 – Tour de France ton histoire – Hommage à Federico Bahamontes qui vient d’entreprendre le 8 août sa dernière échappée au long cours. Surnommé l’Aigle de Tolède pour son aptitude à s’envoler dans les ascensions mythiques du Tour de France, il avouait d’ailleurs que son grand plaisir de cycliste, il le prenait en grimpant : « C’est là que je me fatiguais le moins… » – publié le 09 août 2023
35e Felice Gimondi (Ita), 1er en 1965 – Disparition de Felice Gimondi, chronologiquement le 35e lauréat de la Grande Boucle – publié le 18 août 2019
37e Roger Pingeon (Fra), 1er en 1967. Il s’est éteint le 19 mars 2017. Chiffre surprenant : il est aussi le 37e vainqueur du Tour à rejoindre les sommets éternels. Sa carrière d’une dizaine de saisons est riche d’exploits agrémentée de quelques renoncements mais surtout de réflexions afin d’optimiser ses aptitudes de cycliste – – publié le 21 mars 2017
39e Eddy Merckx (Bel) , 1er en 1969, 1970, 1971, 1972, 1974 -Tour de France – 50e anniversaire de la 1re victoire du Cannibale. Une sommation de chiffres et d’infos jamais réunis en un seul document – publié le 30 juin 2018
52e Marco Pantani (Ita), 1er en 1998 – Hommage à Marco Pantani – publié le 05 mars 2024
60e Vincenzo Nibali (Ita), 1er en 2014 qui prend sa retraite après 18 saisons de cycliste professionnel. Pour les fans de la Grande Boucle, nous offrons un document unique sur Vincenzo Nibali, le Requin de Messines – publié le 24 décembre 2022
Les instances du sport mondial, flanquées de leurs VRP de la presse‑lige, montent au créneau contre l’intrus qui menace l’équilibre sacro‑saint de leurs ressources financières et médiatiques. Le tout, évidemment, emballé dans le discours habituel sur « l’éthique » et « la santé ».
Comme toujours, le CIO, l’AMA et les ministres des Sports se rangent dans le camp de la vertu proclamée. Ils prédisent pour les athlètes qui participeraient à une compétition où le dopage serait encadré par des médecins (athlétisme, haltérophilie, natation) un désastre sanitaire sans aucune preuve certifiée par un consensus scientifique.
EXPERTISE JPDM sur :
Camp de l’antidopage officiel (AMA, ITA), versus dopage libéré prôné par les Jeux améliorés (Enhanced Games)
En fichier joint – Efficacité de la lutte antidopage : la grande illusion – Témoignages d’experts
POUR EN SAVOIR PLUS sur les Enhanced Games (Jeux améliorés) – BLOG JPDM
Dopage – Jeux améliorés ‘’encadrés’’ versus Jeux olympiques organisés par le CIO avec dopage légalisé par des contrôles passoires dus à une réglementation absurde. Objectif vérité de l’entrepreneur Aron D’Souza contre l’hypocrisie généralisée du CIO et de l’AMA – publié le 19 septembre 2025
Dopage – Sarkozy, Samaranch, Laporte, des décideurs garants de l’éthique au cœur d’une supercherie monumentale, bien orchestrée : la lutte antidopage ! Comment des instances antidopage qui n’ont jamais démontré leur efficacité à limiter la médicalisation de la performance, peuvent-elles s’offusquer de l’organisation des Jeux améliorés qui, eux, ont pour objectif ‘‘d’encadrer’’ le dopage et donc d’en limiter les risques ? – publié le 10 novembre 2025
Dopage – Triche récompensée (2e volet) – La grande hypocrisie du sport mondial face au dopage encadré des Jeux « améliorés ». Focus sur des athlètes qui ont été testés positifs au dopage et qui malgré ce fait de triche évident et connu des instances ou de leur pays ont été honorés du titre d’athlète de l’année ou d’une distinction similaire – publié le 12 novembre 2025
Dopage – Le quotidien Sud-Ouest piégé par ses propres outrances sur les Jeux améliorés. Pour décrédibiliser les Enhanced Games (Jeux « améliorés »), Sud-Ouest assure que tous les cyclistes dopés finiront avec un cancer des testicules à 40 ans. Sous-entendu : le dopage encadré mènerait à une véritable hécatombe sanitaire. Mais cette envolée démontre surtout une chose : entre le cyclisme et la presse, c’est bien cette dernière qui semble la plus malade.
Dopage – Enhanced Games, les Jeux du dopage encadré, décriés au prétexte que le dopage est mauvais pour la santé et qu’il tue. Le défilé des partisans de la pensée dominante, convaincus, sur la foi des discussions au Bar des Sports, que le dopage a des effets durables négatifs sur la santé et la longévité des sportifs entraînant des séquelles irréversibles – publié le 20 décembre 2025
Ce choix est-il le résultat d’une concertation avec des scientifiques de l’effort physique ou, plus simplement, de l’intérêt marketing de Décathlon afin de profiter au maximum des retombées médiatiques dues à l’engouement du public pour le prodige français natif de Lyon ?
Seixas futur plus jeune vainqueur du Tour en 2026 ? L’année suivante, ce sera trop tard pour être le plus jeune rookie des 113 éditions !
On met régulièrement en avant son âge – 19 ans 7 mois – et ses victoires 2026 : Tour du Pays Basque et Flèche Wallonne pour rejeter tout risque de débuter le Tour de France, l’épreuve-monument la plus dure au monde.
Nous avons voulu vérifier si un début dans le Tour entre 17 et 20 ans impactait la suite de la carrière d’un coureur pas encore mature physiologiquement. Pour cela, nous avons listé la suite du palmarès des jeunes coureurs ayant débuté entre 17 et 20 ans et terminé l’épreuve de juillet.
Paul Seixas sur le Tour 2026 : avis d’experts
Bernard Hinault, triple lauréat du Tour de 1978 à 1985, 11e plus jeune vainqueur à 23 ans 8 mois 9 jours en 1978
« S’il veut montrer qu’il est le plus fort, il risque de prendre un gros revers, c’est comme au tennis, il ne faut pas se rater. »
« Il est Français, il ne faut pas l’oublier, il aura tout le public pour le stimuler, pour qu’il gagne le Tour parce qu’il ne peut pas se permettre de venir pour faire 5e ou 6e, par rapport à tout ce qu’il a fait. »
« Le Tour de France, ce n’est pas les vacances »
« Il grimpe, il roule, il fait ce qu’il faut. Après, on verra le résultat quand il aura fini le Tour, si c’est lui qui avait raison, ou si c’est moi. »
« Il n’a jamais fait une course de plus de huit jours, donc il reste quinze jours supplémentaires à tenir. C’est un monument, le Tour de France, ce n’est pas une partie de rigolade. »
« Quand on a 19 ans et qu’on y va, on a l’impression que ce sont les vacances, mais ce ne sont pas les vacances ». Pour sa première participation au départ du Tour de France en 1978, Bernard Hinault avait 23 ans et 7 mois et 18 jours, soit quatre ans de plus de Paul Seixas. [franceinfo.fr, Ici Armorique, 04.05.2026]
Cyrille Guimard, dit Le Druide (en tant que directeur sportif a remporté 6 Tours de France avec Lucien Van Impe, Laurent Fignon et Bernard Hinaul)
« Il lui manque 20 ou 30 watts » – Les temps ont changé faisant souffler le vent du jeunisme sur le cyclisme. Paul Seixas n’a pas encore 20 ans et démontre des qualités de résistance hors norme. Le Lyonnais vise le meilleur classement possible et se projette naturellement sur un duel avec le quadruple vainqueur slovène.Il lui manque encore 20 ou 30 watts pour rivaliser avec Pogacar. Il a une marge de progression, c’est évident. Même Pogacar a progressé l’an dernier … Mais, est-ce utile d’aller maintenant sur le Tour ? La pression sera forte. Comment va-t-il gérer cette starisation ? À cet âge-là, on est fragile. S’aligner sur la Vuelta aurait été, selon moi, plus judicieux. Mais c’est une bonne nouvelle pour le Tour, c’est bien pour ASO. Pour son équipe, c’est autre chose, elle a toujours raté le Tour depuis 30 ans !Paul Seixas sera porté par le public, qui attend une victoire française dans le Tour depuis 41 ans et le cinquième succès de Bernard Hinault. C’est une lourde responsabilité, prématurée tant que Pogacar et Vingegaard évoluent au niveau qu’on leur connaît. C’est une aubaine pour l’équipe UAE, la présence de Seixas. Elle va pouvoir dérouler son plan et permettre à Pogacar d’aller chercher un cinquième Tour. On a vu sur le Tour de Romandie, même sur une jambe, il gagne quatre étapes et le général. » [Ouest-France (propos recueillis par Vincent Côté), 06.05.2026]
Signalons que Jacques Anquetil, âgé de 19 ans 9 mois, remporte en 1953 son 1er Grand Prix des Nations (140 km en contre la montre) en mettant le second à plus de 6 minutes et les autres spécialistes encore plus loin. Le lendemain de cet exploit XXL, le 28 septembre, Le Figaro titre : « Le cyclisme français a son Coppi ». Aujourd’hui, on pourrait faire le buzz en annonçant à propos de Seixas : « Le cyclisme français a trouvé le successeur de Hinault ». La différence énorme, c’est qu’Anquetil malgré des performances à répétition va attendre d’avoir 23 ans 6 mois – soit 4 ans – pour débuter dans le Tour 1957 et le remporter à sa première participation. Ajoutons que la carrière du Normand durera 16 saisons.Jacques Anquetil
En fichiers joints (PDF)
TDF – Les benjamins du Tour ayant moins de 20 ans au départ de leur première participation. Liste non exhaustive
TDF – La liste glorieuse des plus jeunes vainqueurs du Tour de France
POUR EN SAVOIR PLUS – BLOG JPDM – Autres liens à consulter sur ‘’Le plus jeune lauréat du Tour »
Tour de France ton histoire – Tadej Pogacar est bien le plus jeune lauréat de la liste glorieuse – La preuve par cette contre-enquête inédite – publié le 02.10.2020
Tour de France – Paul Seixas doit-il le courir dès 2026 ou viser plutôt Giro ou Vuelta ? Compte tenu de son éclosion ultra accélérée au sein du World Tour et de son jeune âge (19 ans 7 mois aujourd’hui), la sagesse devrait lui conseiller de ne pas brûler les étapes – publié le 30 avril 2026
Décryptage – Le basculement de la prévention à la transgression
Le médecin du sport par définition se doit de protéger la santé des athlètes tout en garantissant l’équité face à la compétition. Or, l’histoire du sport professionnel montre que la frontière entre optimisation de la performance et dopage est souvent franchie. Et que des praticiens actifs dans l’antidopage pendant des années vont basculer dans l’accompagnement des soins illicites à leurs patients sportifs.
Les ‘’parias’’ de l’antidopage changent de casquette pour devenir, auprès des sportifs, les Maîtres adulés des boosters illicites de performance.
Des piliers de l’antidopage vont devenir des médecins miracles très recherchés grâce à leurs protocoles de dopage high tech. Dans cette confrérie de la seringue, on trouve des stars de la dope, en particulier Francesco Conconi, initiateur et propagandiste du dopage à l’EPO et à la transfusion sanguine.
Parallèlement, il était chargé (sans jeu de mots) de mettre au point une technique analytique afin de détecter l’EPO. Il a reçu de fortes subventions pour, au final, ne rien trouver en racontant pendant des années – tous les six mois – qu’il était sur le point d’aboutir.
Le médecin allemand Joseph Keul était au cœur d’un système de dopage organisé sous sa direction à l’université de Fribourg-en-Briseau.
Un troisième gros poisson du dopage, le Russe, Grigory Rodchenkov, était à la fois le patron des laboratoires de Moscou et de Sotchi accrédité par l’Agence mondiale antidopage (AMA) de 2005 à 2015 alors que dans le même temps, il avait mis au point un système sophistiqué pour remplacer les urines de ses compatriotes dopés par des urines propres de complices.
Le retournement de veste se produit en raison de l’antipathie affichée du milieu de la compétition envers les gendarmes de l’éthique
Pour nous, la raison principale du basculement est due à l’hostilité de l’ensemble du milieu sportif (Fédérations, dirigeants, organisateurs, sponsors, staffs médico-sportifs des fédérations et/ou des clubs, sportifs eux-mêmes le plus souvent véhéments, en vérité par l’ensemble des composants du milieu ) envers les médecins de l’antidopage, notamment ceux qui sont mandatés et assermentés pour effectuer le recueil des prélèvements urinaires et sanguins.
Alors qu’au contraire les médecins dopeurs sont adulés et recherchés par la majorité des sportifs de haut niveau, les surnoms attribués à ces stars de la pastoche en témoignent : Dr Légende, Dr Miracle, le Mythe, Le Mage, El Importante…
En vérité, c’est beaucoup plus valorisant et glorieux d’être admis à la table du champion, invité à son mariage ou sollicité pour être le parrain du fiston, que d’être voué aux gémonies par le sportif contrôlé positif.
Roger Bastide, un immense journaliste de sport (il en existe !), tout à tour collaborateur de L’Equipe au début des années 1950 puis au Miroir des Sports et au Parisien Libéré (1951-1981), avait bien analysé le comportement du milieu de la compétition envers les gardiens de l’éthique : « Les médecins contrôleurs sentent, autour d’eux, une réserve quand ce n’est pas une hostilité à peine déguisée. Ils sont accueillis sans chaleur, c’est le moins que l’on puisse dire, par les coureurs, les directeurs sportifs et même les organisateurs. » [Cyclisme Magazine, 1972, n° 48, 18 mai, p 28]
Le Dr Jean-Paul Fanen, médecin fédéral de cyclisme au comité d’Aquitaine au début des années 1970, raconte que l’hostilité aux contrôles et à ceux qui les effectuent entraîne des actes violents à leur encontre. C’est dans l’hebdo Le Point qu’il s’exprime pour dénoncer les faits suivants : « J’ai autre chose à faire que de m’occuper de délinquance. En août 1971, j’ai été poursuivi en voiture par des coureurs furieux. En octobre 1972, un directeur sportif a soudoyé une bande de voyous pour m’agresser. J’ai eu une vertèbre et deux côtes cassées. » [Le Point, 22.11.1976]
C’est peut être un cas extrême mais moi-même j’ai reçu des menaces de mort téléphoniques, ma voiture a été cabossée volontairement pendant que j’étais occupé à donner une conférence sur le dopage en banlieue parisienne. Le docteur Gérard Porte, médecin sur le Tour de France de 1976 à 2010, pour sa part, se range dans une catégorie plus qu’étonnante mais aussi significative quant à son ‘’empathie’’ à l’encontre des ‘’pestiférés’’ de l’antidopage. Fréquentant les pelotons par amour du vélo, il ne cherchait pas à dissimuler aux coureurs les risques liés aux cocktails ainsi qu’au surdosage qu’à les dissuader de les utiliser. Sa philosophie de la médecine ? : « Nous, nous sommes les médecins de la course : nous sommes là pour assurer les soins des coureurs. Et puis il y a d’autres médecins sur la course pour faire les contrôles antidoping. Ces gens- là on ne les connaît pas et on ne veut pas les connaître… » |Tonus, 11.07.1980, n° 493]
Dernier témoin, Bernard Hinault dit Le Blaireau, au palmarès le plus riche du cyclisme tricolore, qui ne fait pas semblant de ne pas aimer ceux qui assument la mission délicate d’effectuer des tests urinaires : « Il faut savoir faire confiance aux médecins. Pour moi, ceux du CHU de Nantes. A partir de là, il ne peut y avoir de problèmes. Ils savent ce qu’est un corps humain, peut-être mieux que ceux qui font les contrôles et, surtout, ils connaissent toutes ses réactions face aux efforts sportifs. » [Lui, 1983, n° 234, juillet, p 24]
Pour le boss du peloton, le labo français était le « top mondial » quand il ne trouvait rien et »top tocard » quand il trouva de l’EPO dans ses urines !
Globalement, toute la chaîne antidopage est perçue par l’ensemble des acteurs de la performance comme un obstacle à se soigner, euphémisme signifiant en clair à se doper. A ce sujet, rappelons le commentaire de Lance Armstrong à l’adresse du patron de l’AFLD Pierre Bordry. Tant que le laboratoire ne détectait aucun produit dopant dans les urines de l’Américain, le labo était considéré comme le meilleur centre analytique du monde. Dès que les analyses du Tour 1999 effectuées a posteriori dans le cadre d’un travail destiné à améliorer la détection d’ l’EPO, ont décelé qu’Armstrong avait utilisé la fameuse hormone, le laboratoire français de Châtenay-Malabry est devenu aux yeux du boss du peloton, le plus tocard de la planète.
En dehors d’être les mal-aimés du sport de compétition, les tenants de l’antidopage sont sous la pression malsaine des acteurs du monde professionnel qui se croient intouchables et veulent imposer leurs vues en entravant la régularité des contrôles antidopage.
C’est Jean-Pierre Verdy (JPV), directeur du département des contrôles de l’Agence français de lutte antidopage (AFLD) de 2006 à 2015 qui en témoigne dans son ouvrage « Dopage. Ma guerre contre les tricheurs » (éd. Arthaud, 2021).
Les acteurs du monde professionnel mettent la pression pour entraver les contrôle
Cyclisme – Le cas emblématique de Lance Armstrong
L’Américain, après avoir ‘’résisté’’ à un cancer des testicules, remporté 7 Tours de France, prend sa retraite pendant 3 ans (2006-2008), mais décide de faire son come-back sur la Grande Boucle 2009. Une erreur majuscule !La suspicion du dopage le poursuit depuis 1999. Au printemps 2009, l’AFLD décide d’organiser un contrôle antidopage au domicile de location dans les Alpes-Maritimes où s’entraîne le coureur.
Alors qu’après la notification du préleveur, il doit rester sous son contrôle visuel, L.A. va entraver le contrôle en prétextant prendre une douche tout en laissant à la porte de l’habitation pendant plus de 20 minutes le médecin contrôleur.
JPV décrit la suite rapportée par le médecin contrôleur Olivier Grondin : « Là, il jette un œil dans la cabine de douche, qui se trouve être complètement sèche. Armstrong n’a donc pas pris de douche comme il l’a prétexté. En revenant dans la pièce, Grondin constate que le coureur est au téléphone, avec semble-t-il le président de l’Union cycliste internationale, pour vérifier si ce contrôle est légal. Quel autre sportif peut se permettre d’appeler en direct, au moment d’un contrôle, le président de sa fédération internationale ? Pour que celui-ci prenne le temps de lui expliquer le cadre légal de la procédure ! Bravache, Armstrong lance à Grondin que les analyses seront négatives … Bien sûr, elles le seront. En revanche, le contrôle ne s’est pas du tout déroulé en conformité avec la procédure. Le préleveur a donc produit un rapport circonstancié de la manière dont s’est réalisé le contrôle inopiné du septuple vainqueur du Tour de France. À la suite de quoi, normalement, Lance Armstrong aurait dû être sanctionné. Curieusement, il n’en sera rien … Aujourd’hui encore, je ne sais toujours pas pourquoi. Car un refus de se soumettre à un contrôle équivaut à un contrôle positif. En toute logique, l’Union cycliste internationale devait suspendre le coureur. Au lieu de quoi, son président Pat McQuaid va monter au créneau pour défendre son protégé. De son côté, Armstrong a déclaré dans la presse: « Je trouve incroyable d’avoir été testé 24 fois sans incident et que le premier test fait en France donne lieu à d’outrageuses accusations … C’est un autre exemple de la conduite inappropriée des organisations françaises antidopage. Je suis désolé qu’elles soient déçues, que tous les contrôles soient négatifs, mais je n’utilise pas de produits ou substances interdites. » [NDLR : on connaît la suite et ses aveux en direct à la TV américaine]
Au lendemain de cette affaire, nous avons reçu à l’Agence des lettres d’insultes du monde entier. On nous accusait de harcèlement à l’encontre de ce magnifique champion. » (pp 108-109)
Armstrong le tricheur absolu est défendu par des pseudos-supporters qui prennent pour cible les tenants de la lutte antidopage. Ce n’est pas nouveau mais cela confirme qu’au jeu du gendarme et du voleur, il vaut mieux appartenir à la catégorie de ceux qui fonctionnent en dehors des clous.
Football : en tête des mauvais coucheurs
Le Dr Marc Germain, directeur médical de la FFF de 2010 à 2014
JPV : « Le 20 septembre 2010, un nouveau médecin s’est présenté à l’Agence. Il venait d’être nommé directeur médical à la Fédération française de football et nous avions rendez-vous pour une prise de contact. Nous avons discuté dans mon bureau en présence de mes adjointes Maud Ehrlich et Sylvie Montalibet. Le docteur a commencé par s’étonner du nombre de contrôles dans le football. Il les jugeait trop importants ! Je lui ai expliqué que nous avions mis en place, conformément aux textes de loi, un plan annuel des contrôles validé par le collège de l’Agence française de lutte contre le dopage. Et ce plan prévoyait un nombre de sportifs identique pour tous les sports collectifs. Il s’est alors emporté, prétextant qu’aucun footballeur n’avait jamais été contrôlé positif à l’EPO. En conséquence, il nous fallait arrêter d’embêter les footballeurs pour nous concentrer sur des sports de tricheurs – dont il s’est empressé de nous citer les noms … Sidéré, j’ai néanmoins gardé mon calme pour lui répondre qu’il en était hors de question. Une politique avait été définie par le collège de l’Agence et de toute manière, ce serait injuste vis-à-vis des autres disciplines. Chaque sport devait être traité de la même manière et avec équité. Le docteur s’est alors mis à hurler devant mes collaboratrices : « Mais qui vous êtes ?» Je lui ai rappelé ma fonction de « responsable national des contrôles antidopage». Il m’a alors lancé : « Que représentez-vous vis-à-vis de nous? Qui êtes-vous par rapport à nous ? » Puis il a quitté mon bureau en criant « Il se prend pour qui ? »
C’était la première fois qu’un responsable médical d’une fédération venait dans mon bureau pour me mettre ce que je ressentais comme de la pression. Avec nous, il était plutôt mal tombé : un mois après, je doublais le volume des contrôles sur le foot. » (pp 77-78)
Didier Deschamps (alors coach de l’OM de 2009 à 2012)
JPV : « Le comportement du médecin (Dr Marc Germain) concerné traduisait en tout cas une forme de sentiment d’impunité du monde du football. Par exemple, lors d’un match Lyon-Marseille le dimanche 8 mai 2011, deux médecins avaient été dépêchés au stade de Gerland pour effectuer des contrôles sur des joueurs après la rencontre. Le docteur Philippe Radoszycki a relaté par courrier à l’Agence un incident avec le coach de l’OM. Sans y être invité, Didier Deschamps est entré dans le local réservé aux préleveurs. Il a expliqué aux médecins que le club avait déjà eu la visite d’un préleveur le vendredi et que huit joueurs de son équipe avaient déjà été contrôlés. « Il me dit que je devrais être au courant de ce contrôle, raconte le médecin. Il précise que l’ AFLD et ses préleveurs ont de la crème fraîche au lieu du cerveau. Je me permets de répondre que l’activité de préleveurs ne se résume pas aux prélèvements mais que chacun de nous a une activité professionnelle. Je précise que le lundi 9 mai (soit le lendemain), je réaliserai des autopsies à Lyon d’ordre judiciaire. [ … ] Il me confirme que l’AFLD et ses préleveurs sont incompétents. » Didier Deschamps ignore que l’on peut être contrôlé plusieurs fois, que c’est le lot des coureurs du Tour de France par exemple. Mais il se permet de mettre en cause des médecins qui viennent prélever des joueurs le soir, après une longue journée de travail à leur cabinet. Ses interventions nous montraient que certains acteurs de ce sport se croient en marge des autres, avec sa culture propre, avec laquelle il allait nous être difficile de composer. » (pp 78-79)
Aujourd’hui : des juristes, pas des médecins, à la tête de l’antidopage
Avec les moyens financiers considérables de l’AMA, de l’ITA, du TAS, de l’AFLD et de ses antennes, les dirigeants ne sont plus des médecins du sport. Ce sont désormais des juristes, des avocats, des pharmaciens issus de l’industrie. Ils ne peuvent pas devenir des « dopeurs » pour deux raisons simples :
ils ne maîtrisent pas les protocoles sophistiqués utilisés sur le terrain ;
ils ne sont pas connus ni intégrés dans les réseaux des sportifs.
En revanche, leur fonction leur permet de voyager à travers le monde, d’assister à des congrès sous les tropiques, de séjourner dans des palaces… et d’être très confortablement rémunérés.
POUR EN SAVOIR PLUS – BLOG JPDM – Autres liens sur les dérives des médecins du sport impliqués dans des affaire de dopage
Antidopage – Certains médecins impliqués dans la lutte nient l’efficacité des médocs de la performance … alors que d’autres qui ont suivi le même cursus universitaire démontrent que la dope ça marche ! Il y quelques jours, nous avons publié un texte opposant Jacques Anquetil et Laurent Fignon sur la réalité de l’impact des stimulants dans le palmarès des Géants de la route. Mais quels sont les propres arguments des médecins défenseurs de l’équité sportive, face à la réalité du dopage? Les radars des laboratoires analytiques étant peu sensibles, les toubibs – pour dissuader prônent à la fois l’inefficacité et la dangerosité … sans preuve scientifique. Décryptage – publié le 31 mai 2021
Antidopage – Certains médecins impliqués dans la lutte nient l’efficacité des médocs de la performance … alors que d’autres qui ont suivi le même cursus universitaire démontrent que la dope ça marche ! Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagederhondenard.com)
Dopage – La triche biologique est efficace – Un énième témoignage s’ajoute aux expertises scientifiques validées ! Un skieur de fond constate qu’il obtient 30 secondes de bénef sur 30 minutes de course, soit un gain des de 1,7%. C’est suffisant pour grimper dans la hiérarchie ! Or, par un effet pendulaire, pendant de nombreuses années, les tenants de l’antidopage ont nié mordicus la moindre efficacité aux substances illicites alors qu’aujourd’hui, rares sont ceux qui croient encore à cette fable – publié le 28 février 2022
Tour de France ton histoire – La liste noire des « préparateurs » du peloton soupçonnés de soins illicites. Pour la grande majorité, rattrapés par la justice. Pour être médecin ou préparateur-star du peloton, il n’est pas indispensable d’avoir fait des études de médecine de haut niveau. Il suffit de s’y connaître en médocs de la performance et d’avoir la réputation d’éviter à ses adeptes les tests positifs – publié le 29 juin 2025