Tour de France – Hold-up : Froome dans la roue d’Armstrong…

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e Texan, grâce au dopage, a entubé le Tour de France de sept levées entre 1999 et 2005 ; la Sky avec l’aide des gains marginaux (Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) de complaisance pour Bradley Wiggins et éléments aérodynamiques pour Chris Froome, sans oublier en 2016 sa chute dans le Ventoux sans conséquence de temps par la grâce des officiels) est en passe d’en chiper cinq entre 2012 et 2017.

Cyclisme, ton éthique se fait la malle

Dans le contre-la-montre de Düsseldorf (14 km), Chris Froome a utilisé des éléments aérodynamiques favorisant le CX (bandes de vortex recouvertes de petites billes d’air disposées aux épaules et aux bras). Les spécialistes leur attribuent un gain sur cette étape de 20 à 25 secondes ! Soit un temps équivalent à celui qui sépare le Britannique du Français Romain Bardet (23 sec.) à l’entame de la 20e étape, le contre-la-montre décisif de Marseille (22,5 km).

L’Equipe de ce jour nous dit que Froome, selon l’article 10 du règlement, est tenu pour cette épreuve chronométrée de porter le maillot jaune tel qu’il est fourni par l’équipementier de l’organisation, le Coq Sportif. A priori, avec ce maillot de leader, Froome sera donc à armes égales avec Bardet et Uran.

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 Chris Froome, à Düsseldorf, au départ de la première étape du Tour de France 2017, porteur du maillot ‘’aérodynamique’’ de l’équipe Sky

 Plus ça change, plus c’est la même chose

Par ailleurs, les commissaires s’acharnent avec leurs scanners et autres caméras thermiques à surveiller les vélos du Tour à la recherche de systèmes créant une énergie capable de faire avancer la machine avec un effort musculaire moindre. Résultats des courses : aucun vélo n’est suspect.

Malgré leurs efforts sophistiqués et coûteux, les garants de l’éthique à la mode UCI ne trouvent rien de répréhensible sur les machines alors qu’ils restent les bras ballants face à la triche aérodynamique de la Sky qui, à l’inverse, est pourtant aveuglante.

Comme le dit si bien le journaliste David Walsh : « Plus ça change, plus c’est la même chose ».

POST-IT

Pour toute innovation technique, cette dernière devrait être expertisée par l’UCI avant de la libéraliser à toutes les équipes

Sport de compétition – Face à une blessure, l’éthique médicale est régulièrement bafouée par les staffs médico-techniques et les responsables fédéraux

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ABALO

L’Equipe, 30.08.2016

 

Une fois de plus un sportif handicapé par un problème de santé, joue malgré une blessure et se retrouve à l’arrêt plusieurs semaines.

Sans grand espoir de changer le comportement du milieu sportif, nous rappelons que le corps est le partenaire privilégié de l’athlète et n’a qu’une façon de manifester son désaccord : la douleur. Occulter celle-ci, c’est mépriser ‘’le cri’’ de la charpente musculo-tendineuse et par ricochet ses partenaires et ses adversaires.

Ce n’est pas du courage c’est de la bêtise !

Et on nous parle à longueur de discours, débités par les responsables sportifs (ministère, fédérations, clubs, etc.), des valeurs du sport…

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Luc Abalo