Tour de France ton histoire – En 1907 et 1908, dans la  »Liste glorieuse » d’Henri Desgrange, Lucien Petit-Breton est le 5e lauréat

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Il en est même le premier double-vainqueur

Bien que né en France en 1882, Lucien Mazan (nom de naissance) a passé toute sa jeunesse en Argentine d’où son surnom ‘’L’Argentin’’. Mais, rapidement, en fréquentant le peloton cycliste, il se fait appelé Breton pour ne pas indisposer son père qui n’apprécie pas l’activité de cycliste comme honorable car proche de saltimbanque puis, rapidement pour ne pas faire doublon avec un coureur qui a pour nom Breton, il s’octroie le patronyme de  Petit-Breton pendant sa carrière et jusqu’à son destin tragique en 1917.

Lucien devient professionnel en 1902 et le restera jusqu’en 1914.

Comme deux autres vainqueurs du Tour, François Faber (1er en 1909) et Octave Lapize (1er en 1910), Lucien P.-B. perdra la vie pendant la guerre de 1914-1918 lors d’un accident impliquant une charrette.

Des cris de bête sauvage à répétition

Que ce soit sur la piste (six jours, Bol d’Or) ou sur la route (Tour de France), Petit-Breton se singularise par cette tactique inusitée jusqu’alors dans le peloton. Son fils, Yves Petit-Breton, auteur d’une plaquette-hommage à son père publiée en 1978, résume ce comportement : « Il était téméraire, il n’hésitait pas à partir dès le départ et s’il était rejoint, il redémarrait à nouveau. Il répétait l’attaque dix à vingt fois s’il le fallait. A chaque démarrage, il prévenait ses adversaires en hurlant très fort. »

A notre connaissance, les ‘’crises’’ de Petit-Breton ont eu pour émule le Suisse Ferdi Kübler, lauréat du Tour 1950 surnommé le Champion hennissant, l’Homme-Cheval ou le Fou pédalant. C’est un hors-série de Route et Piste en 1952 qui en témoigne : « Les coureurs qui ont eu la chance d’être à ses côtés dans une échappée de fin de course alors que l’arrivée est proche, gardent de Ferdi un souvenir inoubliable. Nerveux comme un pur-sang, il encourage les uns, les autres et lui-même à aller plus vite : ‘’Pense à ta fille !’’, ‘’Pense à ta femme !’’, ‘’Allez Ferdi, allez Ferdi !’’. Criant plus haut et plus fort à mesure que le rythme s’accélère, il arrive ainsi à se survolter, à se donner la fièvre et à se présenter dans une sorte d’état second au moment du sprint. Qui pourrait le battre, alors ? »

Depuis les années 1960 dans le tennis, les joueurs ‘’grynt’’ ou poussent des cris puissants en frappant la balle. Ce phénomène n’est pas juste instinctif ou anecdotique : plusieurs études et analyses démontrent qu’il sert à améliorer l’expiration, la puissance ou même à ‘’effacer’’ le son de la balle sur la raquette gênant l’adversaire pour anticiper la trajectoire.

Chez les joueuses, Monica Seles a fortement popularisé ces vocalisations au début des années 1990.

En revanche, dans le cyclisme professionnel, les vociférations ou cris ‘’à la Petit-Breton’’ ne sont pas une norme rituelle liée à l’effort ou à l’attaque comme cela peut l’être au tennis.

– Tout savoir sur  Lucien Petit-Breton dit L’Argentin, champion hors norme des pionniers des premiers Tour de France. Dans la Liste glorieuse chère à Henri Desgrange, il se situe depuis 1903 en 5e position.

– Le document exclusif que nous proposons passe en revue son état civil et ses parentés cyclites, son palmarès détaillé avec les dates attenantes.

– Durant sa carrière pro, notamment les incidents de parcours, les blessures, les problèmes de santé ainsi que les sorties de route sont répertoriés et analysés.

– Puis sont abordés l’entraînement, l’alimentation, la course, les pratiques irrégulières nombreuses à l’époque.

– La dernière partie du document regroupe les références précises des livres et articles qui lui sont dédiés : livres, documents, hors-séries : 30 ; articles : 24, film : 1

Tour de France – En 1909, dans la  »liste glorieuse » d’Henri Desgrange, François Faber, le Géant de Colombes, est le 6e lauréat

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Le Tour de France 1909, 7e édition, fut l’un des plus difficiles de l’histoire accompagné de pluie, boue, grêle et vent. Et pourtant avec son gabarit hors norme (1,78 m / 91 kg), le Colosse de Colombes va dominer l’épreuve longue de 14 étapes en restant leader de la 2e à la 14e étape. Encore mieux : Faber va remporter cinq étapes d’affilée à travers les Vosges et les Alpes. Série inégalée à ce jour.

Aujourd’hui, un tel exploit ne pourrait sans doute être réalisé que par Tadej Pogacar lui-même.

Né en France d’un père luxembourgeois, il optera à sa majorité pour la nationalité du Grand-Duché. En 1914, Faber s’engagera dans la Légion étrangère au service de la France. Tué à l’ennemi le 09 mai 1915 près d’Arras, son corps ne sera jamais retrouvé, il obtiendra la mention honorifique posthume de ‘’Mort pour la France’’ et fait partie des 63 cyclistes morts ‘’Morts pour la France’’ (MPLF) ou pour leur pays (MPLP) lors du conflit mondial 1914-1918.

Par rapport aux 665 concurrents ayant pris le départ du Tour de France de 1903 à 1914, cela donne 9,47% de décès parmi les cyclistes ayant participé aux TDF avant la guerre de 1914 (60 Français, 1 Belge, 1 Italien, 1 Luxembourgeois).

Par ailleurs, il est qualifié par la presse de Géant de Colombes en raison de ses mensurations et de la commune où il vécut pendant toute sa jeunesse. Sauf que son gabarit va être gonflé par de nombreux auteurs, laxistes sur les faits précis.

Sa taille, notamment, va passer de 1,78 m à 1,92 m. En réalité, il faut attendre 2005 pour que le journaliste Pascal Leroy, auteur d’un livre sur Faber, obtienne la fiche de la Légion étrangère sur laquelle est mentionné : 1,78 m.

L’Homme-locomotive, autre surnom de Faber, décédé le 09 mai 1915, ne connaîtra pas sa fille Raymonde née cinq jours plus tôt, le 05 mai 1915 à Colombes. Un courrier de son épouse lui apprendra la naissance de son enfant.

Pour la petite histoire – Un autre lauréat du Tour de France, René Pottier, vainqueur en 1906, ne saura jamais que sa fille, Renée, naissait le 22 juin 1907. Il s’était suicidé le 25 janvier précédant !

En fichier joint (PDF) – François Faber – Document complet

Cyclisme – Rayon lecture – Petit-Breton – Gentleman cycliste par David Guénel

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Lucien Petit-Breton, natif de Plessé, est le premier cycliste à doubler la mise comme lauréat du Tour de France en 1907-1908. Et même en 1906, Lucien Mazan (son nom de naissance) avait terminé 1er des poinçonnés, c’est-à-dire qu’il avait effectué les 4 545 km sans la possibilité de changer de machine, un exploit remarquable compte tenu de l’état des routes hexagonales au début du XXe siècle.

Le plus dommageable pour l’appréciation du travail personnel de Guénel, c’est qu’il a copié à 90% le bouquin de l’excellent Roger Bastide, journaliste à L’Equipe puis au Parisien Libéré qui avait publié le sien : ‘’Petit-Breton, la belle époque du cyclisme’’, en 1985. Bastide est décédé en 1999. Pas grand monde pouvait faire la comparaison entre son ouvrage et celui de Guénel publié 35 ans après.

Par ailleurs, à aucun moment – pas une seule fois – Roger Bastide n’est cité dans les 272 pages du texte de Guénel. L’ancien journalistes du Parisien Libéré n’a droit qu’à une ligne dans la bibliographie de Guénel.

CONTROVERSE

Un énième bouquin de plus consacré au Tour de France et à l’un de ses géants, ‘’pompé’’ sur un écrivain-prédécesseur, ce qui ne l’empêche pas d’être encombré d’erreurs et de fautes mais en raison du manque de place, elles n’ont pas été toutes répertoriées, loin de là. Finalement cet ouvrage signé David Guénel n’apporte que très peu d’infos inédites à la connaissance de la carrière du 5e vainqueur de la Grande Boucle.

En fichier joint : Quelques erreurs relevées dans Petit-Breton gentleman cycliste de David Guénel publié en 2020 aux éditions Publishroom Factory

Post-it – Très prochainement, nous publierons dans ce blog la fiche complète de Lucien Petit-Breton, lauréat des Tours de France 1907 et 1908

Dopage – Idée reçue : l’argent, cause n° 1 du dopage ? Faux !

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En réalité, c’est « Rien que la gagne », « Tout pour la gagne » qui motive les compétiteurs à traquer les gains marginaux autorisés puis illicites. Tous ne franchissent pas les clous mais, chez beaucoup, la recherche des honneurs pousse au fruit défendu.

Hiérarchie des causes : compétition et médiatisation font la course en tête

Causes du dopage : la hiérarchie

C’est la rivalité entre sportifs qui pousse à l’usage des substances illicites. Les drogues de la performance, en raison de leur efficacité, incitent elles-mêmes au dopage des adversaires convaincue que les autres en croquent. Mais, comme le but ultime est d’être reconnu pour ses prouesses auprès de sa famille, de ses amis, des supporteurs, la médiatisation en soutien de la compétition forme un couple efficace pour basculer dans le dopage.

En revanche, un ton en-dessous, l’argent, l’encadrement médico-technique (qui a déjà goûté au fruit défendu) et la lutte antidopage (substances indécelables) sont des potentialisateurs prédominants.

Enfin, il ne faut pas mésestimer d’autres potentialisateurs secondaires (voir liste ci-dessous)

La triche et le mensonge étant consubstantiels à l’homme, les beaux discours des instances antidopage luttant et préconisant la tempérance resteront sans effet.

  • Argent
  • Dopage et lutte antidopage (substances indécelables, non recherchées,  borderlines aboutissant à des contrôles négatifs sans signification)
  • Encadrement (entraîneurs, directeurs sportifs, ex-athlètes de haut niveau – tous ayant plus ou moins étaient personnellement confrontés à la dope -, médecins, soigneurs, clubs, parents)

Cadences infernales, efforts surhumains; Dirigeants/Instances (CIO, FFC, FIFA, TDF, UCI, IAAF…); Message ‘’mou’’ des instances. Exemple : la triche est peu répandue; Milieu (loft); Nationalisme; Organisateurs; Reconnaissance officielle (médaille olympique, athlète de l’année, proche d’un homme politique emblématique); Légion d’honneur; Sponsors

Tour de France – Rayon lecture -« 100 Français dans l’histoire du Tour de France de 1903 à nos jours »

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Par un trio de journaliste de Sud-Ouest, Hevé Mathurin, Jean-Caude Felon, Julien Duby

Des bourdes, des fautes et des approximations à la pelle sur le Monument N° 1 du cyclisme et sur ses serviteurs


57 erreurs ! Oui, 57 !

Des dates d’état civil erronées.
Des nombres de victoires faux.
Des participations inexactes.
Des photos doublées pour illustrer deux coureurs différents avec le même cliché.
Des légendes fantaisistes.
Et même… un négatif publié tel quel.

Pour un « beau livre » illustré de 141 pages, c’est beaucoup. Beaucoup trop.

Comment les 100 cyclistes sélectionnés — dont la majorité est encore en vie — peuvent-ils se réjouir de figurer dans cet ouvrage face à leurs proches et à leurs supporters ?

Les trois auteurs ne sont pourtant pas des novices. Envoyés spéciaux à de multiples reprises sur le Tour, deux d’entre eux comptent plus de vingt éditions au compteur. On pouvait attendre rigueur et précision. Alors que s’est-il passé ? Copier-coller d’ouvrages déjà truffés d’erreurs, reproduites d’année en année ?
Confiance excessive dans des souvenirs non vérifiés ?
Course contre la montre éditoriale sans contrôle des sources ni relecture sérieuse ?

Et l’éditeur ? Méconnaissance du sujet ? Absence de relecteur spécialisé, alors qu’il existe de véritables historiens de la Grande Boucle ? Quant au travail iconographique, il laisse lui aussi perplexe.

Le plus inquiétant n’est pas là. Signé par trois journalistes chevronnés, témoins de décennies d’épopée du Tour, ce livre risque de devenir une référence. Et donc de servir de base à d’autres ouvrages. Avec, à la clé, une propagation et une amplification des erreurs.

Au final, le sentiment est amer. Les lecteurs de Sud-Ouest se retrouvent avec un ouvrage approximatif vendu 30 euros.

Dans ce flot de bévues, un seul point mérite d’être souligné : le traitement du dopage. Les auteurs mentionnent clairement ceux qui ont été liés aux pratiques interdites — Jean Malléjac, Cyrille Guimard, Laurent Brochard, Armand De Las Cuevas, Jacky Durand, Luc Leblanc, Laurent Jalabert, Pascal Lino, Pascal Simon, Richard Virenque — et distinguent ceux reconnus comme épargnés : Christophe Bassons, Charly Mottet, David Moncoutié.

Sur 57 erreurs relevées, une trentaine ont été détaillées et sourcées, notamment les plus emblématiques. Pour un ouvrage consacré au Monument n°1 du cyclisme, l’approximation ne peut pas être une option.

Fichier joint en PDF : « 100 Français dans l’histoire du Tour de France de 1903 à nos jours » – les erreurs relevées par JPDM

Cyclisme – Rayon lecture – L’Année à bloc (éd. Hatier), un ouvrage promis au top 10 des publications les plus médiocres !

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Trop d’erreurs. Trop d’approximations sur le vélo. Trop de confusions et de lacunes historiques, notamment concernant le Tour de France.


Proposer à la vente un ouvrage aussi truffé de fautes relève, au mieux, de la négligence, au pire, d’un profond manque de respect envers les lecteurs.

Douze auteurs ont contribué à ce livre, publié par Hatier — un éditeur qui semble pourtant ignorer les bases du cyclisme, au point de laisser paraître un tel concentré d’erreurs sans la moindre vérification sérieuse.

Le concept

Paru fin 2024 aux éditions Hatier (collection Play Bac), L’Année à bloc – La Passion du vélo propose, sous forme de fiches quotidiennes, un parcours d’infos cyclistes à lire pendant l’année 2025.

Depuis trois ans, j’anime sur ma page Facebook un quiz consacré au cyclisme en général et au Tour de France en particulier. À partir de juin 2025, j’y ai intégré les erreurs relevées dans L’Année à bloc. Elles sont désormais rassemblées dans un article de blog, classées par date de parution.

La sélection présentée ici comporte 13 corrections détaillées. Neuf autres, plus brèves, figurent dans une rubrique « En vrac ». Et malgré ces 22 rectifications, la liste des inexactitudes est loin d’être close.

Amis lecteurs, passionnés de cyclisme et de la Grande Boucle, ces erreurs et leurs correctifs — appuyés sur des sources fiables — vous permettront au moins d’enrichir et de consolider vos connaissances.

Reste une question : quelles sont les méthodes éditoriales de Hatier pour publier un tel ouvrage ? Miser sur la méconnaissance ou la naïveté des lecteurs ne saurait constituer une ligne éditoriale acceptable.

À mes yeux, une seule destination pour ce livre : la poubelle jaune.

Fichiers joints (PDF)

  • L’Année à bloc – 13 questions/réponses sur Facebook : Jean Pierre Demondenard
  • Des erreurs en vrac

Tennis/Dopage – Substitution d’urine sous la douche, un classique omnisport de la triche

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L’ITIA, Agence antidopage du tennis, demande aux joueurs (ses) de se doucher en restant à la vue de leur accompagnateur ou escorte…

En avril 2025, l’Agence antidopage du tennis (ITIA) édicte une nouvelle règle pour les contrôles :

« L’ITIA et l’ITF ont travaillé d’arrache-pied pour faire en sorte que les douches qui suivent les matchs puissent constituer un retard admissible pour les contrôles antidopage, en particulier lorsque l’absence de douche peut avoir un effet préjudiciable sur la santé et le bien-être d’un joueur. Cependant, prendre une douche n’est pas un droit. Pour cette raison, l’ITIA demande gentiment aux joueurs de se doucher en restant bien à la vue de l’accompagnateur qui les observe à tout moment. Si un joueur ne se sent pas à l’aise sur le fait d’être surveillé durant sa douche, nous suggérons d’examiner s’il est nécessaire de prendre une douche avant de fournir l’échantillon de contrôle antidopage. Le fait de ne pas rester à la vue de l’accompagnateur sera pris extrêmement au sérieux par l’ITIA. »  [communiqué du 18 avril 2025]

Il est clair que cette mesure n’a pas été prise à la légère en raison de plusieurs cas suspects de tentative de substitution d’urine, sous la douche, un lieu où il est plus facile d’’enfumer’’ le (la) contrôleur (se).

Selon le site Motoclismo : « L’Agence internationale d’intégrité du tennis (ITIA) a émis des directives strictes concernant le comportement des joueurs subissant des tests de dopage, soulignant l’importance de maintenir la visibilité du chaperon à tout moment, même pendant des moments apparemment privés comme la douche. Toute déviation de ce protocole ne sera pas prise à la légère, l’ITIA étant prête à infliger de sévères pénalités à ceux qui osent désobéir. »

Depuis les premiers contrôles antidopage, au mitan des années 1960, les sportifs face à cette mesure – alors qu’ils sont pour la plupart soignés avec des substances illicites – étant inexpérimentés face à cet examen vont se faire épingler par la patrouille avec un test positif. Par exemple, lors de la première année des prélèvements en 1966, pour l’ensemble des fédérations, le pourcentage de cas positifs atteint 32,5%. Sur le Tour de France 1966, on comptabilise 50% de positifs.

Très rapidement, grâce à la substitution d’urine, les sportifs vont s’adapter, notamment sur le Tour de France 1967 (43%), 1968 (1,3%), 1969 (4,5%), 1970 (0%).

La lutte antidopage va crier victoire, interprétant ces chiffres comme la démonstration que les cyclistes respectent le règlement en écartant les substances illicites.

Le biais dans cette interprétation valorisant l’efficacité des contrôles s’appelle la substitution d’urine mais aussi un nombre conséquent de substances indécelables.

Le remplacement des urines contenant le produit illicite par celles d’un tiers n’est pas aussi rare qu’on pourrait le penser même aujourd’hui dans toutes les spécialités sportives, notamment le tennis. Une poire en caoutchouc ou un sachet d’urine dissimulé pour les cyclistes dans le cuissard, sous l’aisselle, un préservatif dans le vagin ou le rectum sont des techniques courantes dans tous les sports.

C’est le Dr Pierre Dumas, médecin-chef du Tour de France de 1955 à 1967 et de la Fédération française de cyclisme, qui témoigne à deux reprises de l’efficacité présumée de la lutte antidopage en occultant la tricherie bien huilée des sportifs lors du recueil des urines.

1.  « Lors des premières enquêtes faites depuis une dizaine d’années, et des recherches des stimulants dans les urines, nous retrouvons une proportion d’utilisateurs d’environ 60 %. Depuis la publication de la loi et l’application des règlements, ce chiffre est tombé l’an dernier à 30 % et cette année, lors des derniers contrôles (équipes de France amateurs, Tour de l’Avenir, les premiers de la Course des Nations), il n’a plus été retrouvé de traces de stimulants, et pourtant l’équipe de France amateurs a glané tous les titres de la Course des Nations qui s’est courue à plus de 47 km/h. Le récent exploit de Ferdinand Brake, qui, en se soumettant au contrôle, a pu démontrer que le record était possible sans recourir à l’emploi de produits stimulants. »  
[in « Pourquoi une loi sur le doping en France ? », Vie méd., 1968, 49, spécial 2, juin, pp 49-57]

2.  « Il y a cinq ans, la proportion d’utilisateurs de stimulants de type amphétaminique était de 30% (en Italie : championnats amateurs 46,6% en 1961, championnats professionnels de football : 22%). En 1972, sur près de mille contrôles, la proportion a été ramenée à 2,6%. Ces chiffres démontrent qu’il est possible de réagir contre cette pratique dangereuse : ‘’le doping’’ mais pour cela, il fallait d’abord prendre conscience du problème et de ses dangers, passer par un stade répressif tout en l’associant à l’éducation et à la propagande. Nous devons ici remercier la presse qui nous a beaucoup aidés. Le succès de cette campagne est dû aux efforts du secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, en particulier au directeur des Sports, le colonel Marceau Crespin, au chef du Bureau médical, le docteur Henri Périé, à la compréhension de la FFC, des dirigeants et pratiquants et surtout au dévouement bénévole des médecins fédéraux. » [Gazette médicale de France, 1973, 80, n° 4, 26 janvier, p 503]

« Le docteur Pierre Dumas, responsable du contrôle antidopage, nous avait donné trois ans pour voir disparaître le doping du Tour de France. Il a tenu parole. Il n’y a plus de contrôle positif et la peur de la sanction est devenue le commencement de la sagesse. Une bataille semble avoir été gagnée et le moins que l’on puisse dire est bien qu’on le doit aux efforts patients et persévérants d’un service médical jeune et dynamique, bien pénétré de la question et dont la compétence s’affirme chaque Tour d’avantage. » [La Dépêche du Midi, 07.07.1973]

Effectivement, dès 1970, les cas positifs étaient proches de zéro, cela n’a pas changé puisqu’en 2024, les stats de l’AMA sont inférieures à 1% (0,85).

On comprend pourquoi le tennis en surveillant la douche de façon pointilleuse, essaie de faire obstacle à la substitution d’urine.

Pour que le contrôle sous la douche soit performant, il faut que les accompagnateurs soient du même sexe que le sportif et expérimentés. Ne pas avoir d’état d’âme face à la célébrité du sportif soumis au contrôle de visu.

Pièces jointes (PDF):

1.  Substitution d’urine : les étapes

2.  La réglementation

3.  Chronologie des subterfuges

4.  C’est pour un contrôle : 3 douches sur la sellette.

ALERTE !

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A toux ceux (celles) qui me suivent sur ce blog :

Victime d’une usurpation d’identité (ma boîte mail piratée) vous recevez peut-être un message « de ma part » vous sollicitant pour m’envoyer de l’argent.

Surtout n’y répondez pas. C’est bien sûr une escroquerie

Merci à vous tous de continuer à lire mon blog pour être informé de l’actualité médico-sportive traitée à la façon JPDM.

Dopage – Le sexe masculin au rapport : des histoires étonnantes où le pénis devient une aide pour performer dans les enceintes sportives

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Le sexe masculin, instrument et / ou témoin du dopage ?

Quatre situations différentes où le pénis a joué un rôle comme amplificateur de performance

Cas les plus emblématiques

  • Selon le média allemand Bild, repris par lequipe.fr, certains sauteurs à ski auraient recours à des injections à base d’acide hyaluronique in situ pour agrandir leur sexe dans le but de porter une combinaison avec un entrejambe le plus bas possible.
  • Ce truquage permet d’avoir une plus grande surface de tissu dans l’entrejambe et donc de voler plus longtemps. Selon la revue scientifique ’’Frontiers’’, un ajout de 2 cm à la combinaison permet d’allonger de 5,8 m la distance du saut. Si c’est vraiment le cas, on peut le qualifier de dopage technologique.
  • Selon la Fédération internationale de ski, aucune preuve ne permet d’affirmer que des sauteurs à ski ont eu recours à un élargissement du pénis. De même, les sauteurs français sont sceptiques. Mais selon l’adage : pas de fumée sans feu, pourquoi pas ?
  • Rappelons que par rapport aux méthodes de triche saugrenues, au mitant des années 1970, les nageurs ouest-allemands ont expérimenté en marge des JO de Montréal, l’insufflation rectale de 1,8 litre d’air pour booster la flottabilité. L’affaire tourna court par manque d’efficacité.

Contamination sexuelle lors d’un rapport non protégé. Cela se fait le plus souvent à l’insu de l’athlète. L’amant, lui aussi sportif, se dope sans prévenir son amie. Ce cas non exceptionnel porte le nom de contamination par fluides corporels.

  • Le gadget pour homme – faux pénis – fait son apparition dans les alcôves antidopage au mitan des années 1990. Avec cet appareil destiné à enfumer le médecin officiel, le sportif le remplit à l’avance d’urine propre puis le transvase à l’insu lors du contrôle.
  • Mike Tyson, le célèbre boxeur, dans sa biographie (2014) raconte avoir utilisé ce subterfuge en 2000 avant un combat contre L. Savarese. Adepte de la cocaïne et de l’herbe, pour ne pas se faire épingler, Tyson avait utilisé un faux pénis rempli de l’urine saine d’un assistant.

  • Le basketteur Lamar Odom, ancien joueur des Lakers, a avoué lui aussi dans sa bio avoir utilisé un faux pénis (kit disponible sur internet) en 2004. Grâce à cette astuce, Lamar a été sélectionné pour les Jeux d’Athènes où les Etats-Unis ont obtenu la médaille de bronze.
  • L’athlète italien Devis Licciardi, en 2013, à la fin de l’épreuve du 10 km route des championnats d’Italie, lors du test urinaire suivant l’épreuve, a été surpris en train d’utiliser un faux pénis. Il a été suspendu 3 ans par le Comité olympique italien (Coni).
  • Cinéma – il faut sauver le sergent Horwath – En 2005, les démêlés avec la justice de l’acteur Tom Sizemore (qu’on a vu notamment jouer dans le rôle du sergent Horwath dans « Il faut sauver le soldat Ryan ») égaient les colonnes des journaux people aux Etats-Unis. Non content de flanquer des volées à sa chère et tendre (laquelle a fait quelques séjours derrière les barreaux pour avoir dirigé un réseau de prostitution), il vient de gagner à son tour la prison pour avoir tenté de tricher lors d’une analyse d’urine, la police le soupçonnant de se droguer. Sizemore, que Hollywood avait rayé de ses tablettes, n’avait pas trouvé mieux que d’utiliser pour ce contrôle… un pénis artificiel ! Il n’y a pas que les sportifs qui pratiquent le tour de passe-passe de la substitution d’urine. (Dr JPDM) – [Front du dopage, Sport et Vie, n° 92, septembre-octobre, 2005]

Erection inattendue. Lors du recueil des urines après une épreuve d’endurance (cyclisme, ski de fond, marathon), l’officiel chargé du test peut constater que le sportif présente une érection notable, déroutante dans ces circonstances d’après-course, signant la prise d’amphétamines !

Témoignage du Dr JPDM –

Il y a plus de cinq décennies, un coureur néerlandais spécialiste des courses d’un jour, remportait sous un chaud soleil, une classique de fin de saison. Comme le règlement l’imposait, les trois premiers et deux coureurs tirés au sort devaient se présenter au contrôle antidopage (aujourd’hui la règle est un peu différente). Dans les grandes courses organisées par la société du Tour de France, cette investigation se déroulait habituellement à l’abri des regards indiscrets, dans une caravane réservée à cet effet et située aux abords de la ligne d’arrivée.

A notre grand étonnement – nous étions le médecin mandaté pour le prélèvement des liquides biologiques – le vainqueur se présenta emmitouflé d’un anorak style vainqueur de l’Everest alors qu’il faisait plus de 20 degrés. Nous l’invitons à satisfaire à l’opération en le prévenant que seules seront prises en compte les urines provenant réellement de sa vessie. Cette mise en garde était loin d’être superflue dans la mesure où le garçon avait déjà eu dans le passé quelques difficultés avec le contrôle médical et son accoutrement laissait présager quelques manœuvres sournoises !

Alors qu’en course, devant les caméras de télévision, il arrosait sans retenue et sans complexes les objectifs braqués sur la scène, toujours acrobatique, des routiers se livrant, tout en roulant, à l’opération pipi, là, avec pour seuls témoins le médecin et le contrôleur UCI (Union cycliste internationale), il invoque sa pudeur et sa timidité à opérer de visu. Uriner d’accord mais en tournant le dos, tel est son credo.

Insistance énergique de notre part, petit ballet autour de lui pour tenter d’y voir quelque chose derrière les pans de son harnachement et le flacon qui se remplit silencieusement, sans le bruit caractéristique du jet frappant les parois du récipient en verre. Bien entendu, manœuvre classique du falsificateur, l’urine s’écoulait de la tubulure d’une petite poire en caoutchouc cachée dans les plis de son cuissard. Deuxième surprise de cette expertise qui n’en manquait pas, et preuve accablante de son dopage, il présentait une superbe et incontrôlable érection tout à fait typique d’une consommation d’amphétamines !

Il fut déclassé et sanctionné lourdement pour fraude caractéristique au contrôle antidopage. Comme nous l’avons dit plus haut, il avait déjà eu dans le passé maille à partir avec les tests d’urine.  En effet, quelques années auparavant, après avoir remporté une épreuve italienne de renom, il avait réussi, au moment du contrôle, à transvaser avec son système, dans le flacon officiel… les urines de son soigneur.

A son grand étonnement, il fut déclaré positif. Explication de texte : l’épouse de son serviable compagnon avoua qu’il arrivait à son mari de prendre des produits dopants pour combattre la fatigue des heures de route qu’il accomplissait au volant de sa voiture. Pour la compétition incriminée, il était parti de Belgique, avait traversé de nuit, en voiture, tout le nord-est de la France, la Suisse et, bien sûr, n’avait pas failli à la tradition en se « chargeant » au maximum pour ne pas s’assoupir au volant.

Epilogue : notre invétéré tricheur avait été évidemment exclu de la première place.