Trop d’erreurs. Trop d’approximations sur le vélo. Trop de confusions et de lacunes historiques, notamment concernant le Tour de France.
Proposer à la vente un ouvrage aussi truffé de fautes relève, au mieux, de la négligence, au pire, d’un profond manque de respect envers les lecteurs.
Douze auteurs ont contribué à ce livre, publié par Hatier — un éditeur qui semble pourtant ignorer les bases du cyclisme, au point de laisser paraître un tel concentré d’erreurs sans la moindre vérification sérieuse.
Le concept
Paru fin 2024 aux éditions Hatier (collection Play Bac), L’Année à bloc – La Passion du vélo propose, sous forme de fiches quotidiennes, un parcours d’infos cyclistes à lire pendant l’année 2025.
Depuis trois ans, j’anime sur ma page Facebook un quiz consacré au cyclisme en général et au Tour de France en particulier. À partir de juin 2025, j’y ai intégré les erreurs relevées dans L’Année à bloc. Elles sont désormais rassemblées dans un article de blog, classées par date de parution.
La sélection présentée ici comporte 13 corrections détaillées. Neuf autres, plus brèves, figurent dans une rubrique « En vrac ». Et malgré ces 22 rectifications, la liste des inexactitudes est loin d’être close.
Amis lecteurs, passionnés de cyclisme et de la Grande Boucle, ces erreurs et leurs correctifs — appuyés sur des sources fiables — vous permettront au moins d’enrichir et de consolider vos connaissances.
Reste une question : quelles sont les méthodes éditoriales de Hatier pour publier un tel ouvrage ? Miser sur la méconnaissance ou la naïveté des lecteurs ne saurait constituer une ligne éditoriale acceptable.
À mes yeux, une seule destination pour ce livre : la poubelle jaune.

Fichiers joints (PDF)
- L’Année à bloc – 13 questions/réponses sur Facebook : Jean Pierre Demondenard
- Des erreurs en vrac


Bonjour,
Pour info il s agit plutôt de l éditeur Play Bac , collection année à bloc diffusé par Hatier
Cordialement
Commentaire d’un lecteur :
Il ne faut plus se faire d’illusions sur la qualité des publications actuelles. Je collabore à un magazine digitale flamand WAAIERS (depuis quelque temps nous sortons aussi une traduction en français, mais de qualité linguistique moyenne, par manque de temps et de main d’oeuvre nous devons partiellement nous fier à une traduction automatique par WORD).
Nous y relevons fréquemment des erreurs trouvées dans des livres ‘modernes’, d’autres publications et la presse. Une première conclusion: les journalistes actuels (et certains auteurs) ne vérifient plus rien et prennent trop souvent pour argent comptant ce que leur raconte un ancien coureur. Mais il y a plus dérangeant. Lors du dernier Tour de France nous avions remarqué un nombre d’erreurs graves lors de la transmission en direct d’une étape sur la télévision flamande. Nous essayons toujours d’être corrects et nous en avions informé le journaliste responsable avant d’en aviser nos lecteurs. Sa réaction était surprenante : il était désolé des erreurs, mais pour le direct, ils n’ont pas la possibilité de vérifier (ce que je comprends) et il s’était basé sur les informations procurées par les organisateurs (ce que je comprends également).
Et je vous assure, ce n’étaient pas des erreurs anodines. J’en cite quelque- unes des plus flagrantes. Roger Rivière n’avait pas pu participer au Tour de France 1961 à cause d’un accident de voiture (en réalité, le Stéphanois lors de la 14e étape du TDF 1960, dans la descente d’un col, a fait une chute de 15 mètres). Dans le Tour 1964 pendant la fameuse étape de l’Envalira, Anquetil qui aurait rejoint Poulidor pendant l’ascension pour le lâcher ensuite dans la descente. Je laisse de côté les moins grosses comme Anquetil aurait porté le maillot jaune dans le Tour 61 du début à la fin (non, Darrigade a été le premier maillot jaune, Anquetil ne l’avait dans sa possession que le soir après la 2e demi-étape clm) et Poulidor n’a pas pu faire le Tour 1961 parce qu’Anquetil se serait opposé à sa sélection (non, Poulidor, avec son directeur sportif Antonin Magne, avait préféré refuser la sélection pour ne pas être au service du Normand).
Toutes ces informations erronées venaient de la brochure mise à disposition de la presse. Si même les organisateurs manquent de respect pour l’histoire de leur propre course que pouvons-nous attendre d’écrivains et d’éditeurs ?
Patrick Feyaerts, rédacteur WAAIERS, https://waaierstijdschrift.be/waaiers-francais/