Football – Helenio Herrera, un adepte des pastilles atomiques

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Dans L’Equipe du 27 mai, Vincent Duluc retrace la carrière du premier entraîneur français, Helenio Herrera dit Il Mago (le Magicien), vainqueur de la C1 avec l’Inter Milan en 1964. A la tête du même club, il récidivera en 1965. Dans l’excellent papier de Duluc, ce dernier rappelle que la supériorité de l’Inter surnommée « La Machine de guerre » s’accompagnait de rumeurs évoquant l’influence des amphétamines.

EQUIPE - HERRERA (1)    EQUIPE - HERRERA (2)

L’Equipe, 27 mai 2016

Si l’on en croit la presse sportive de la fin des années 1940 – soit près de vingt ans avant les deux finales remportées contre le Real Madrid (3-1) en 1964 et Benfica (6-1) en 1965 – H-H (son deuxième surnom) était un adepte des « pastilles atomiques » autrement dit des amphets. Ainsi, dans l’hebdomadaire Sprint, Henry Berne, le responsable de la rubrique « Le match de la vie sportive » s’intéresse aux produits ergogènes facilitant la performance : « Les footballeurs russes prennent du sucre de raisin, comme doping avant chaque match. Le rendement de ce stimulant s’est avéré très efficace. Mais les « pastilles atomiques » que l’entraîneur du Stade Français, Helieno Herrera, fait absorber à ses poulains ne semblent  pas avoir les mêmes propriétés chimiques, bien que ce dernier se montre satisfait du résultat obtenu. Le brun Helieno se lamentait il y a quelque temps sur la méforme de ses internationaux André Grillon et Jean Grégoire. Le moral de ces joueurs à quelques jours d’une rencontre internationale méritait d’être remonté. Ces deux vedettes du Stade Français souffraient moralement de constater, eux-mêmes, cette méforme physique. Herrera, en véritable sorcier, résolut de remonter la mécanique. Et, au cours d’un entraînement, il fit ingurgiter à ces deux joueurs des pastilles soi-disant pourvues de qualités extraordinaires et mirifiques. Pendant la guerre, les Américains auraient utilisé ce produit pour doper les pilotes effectuant des missions importantes [NDLR : il s’agit bien sûr des amphétamines]. Et immédiatement, le stimulant porta ses fruits. Grillon comme Grégoire se déclarèrent enchantés et promirent de récidiver pour mystifier la « forme ».

D’aucuns prétendent maintenant que ces « pastilles atomiques » ne seraient que de simples « boules de gomme ». Autrement dit, et si cette dernière information se révèle exacte, Herrera serait un adepte de l’autosuggestion. Il nous rappelle un peu ces docteurs à qui il suffit de dire à leurs malades qu’ils sont bien portants pour qu’immédiatement ces derniers recouvrent la santé. »

SPRINT

Sprint, 1947, n° 106, 24 novembre, p 2

Commentaires JPDM : il est peu probable que H-H, tel était le surnom de l’entraîneur du Stade Français, n’est utilisé que l’autosuggestion afin de booster le mental de ses joueurs. En 1947, depuis déjà plusieurs années, les amphétamines (le dopant n° 1 de l’époque) avaient pénétré les aires de jeu et elles étaient connues comme nettement plus performantes que de simples « boules de gomme ». D’ailleurs, en 1961, deux joueurs de l’Inter de Milan, club avec lequel H-H remporta consécutivement deux Coupes d’Europe des clubs champions en 1964 et 1965, l’accuseront de les avoir dopés. Ces derniers ne faisaient pas référence à de simples bonbons à la boule de gomme.

L’Equipe traite les blessures par-dessus la jambe

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Les connaissances des journalistes du quotidien sportif sont, sur tout ce qui concerne la traumatologie et la physiologie des footballeurs et autres compétiteurs, du niveau du « Café des Sports ». Exemples.

BAR DES SPORTS (3)

« Mathieu s’en va aussi » – L’Equipe du 29.05

JEREMY MATHIEU Jérémy Mathieu

« Le Barcelonais n’avait pas ménagé ses efforts pour disputer sa première compétition internationale, le grand objectif de sa fin de carrière : blessé au genou face à la Russie (4-2), le 29 mars dernier, il avait préféré se faire retirer entièrement le ménisque plutôt que de suturer pour intégrer les 23. Quitte à boiter à soixante-dix ans. »

Le mot entièrement est de trop puisque depuis 40 ans, on ne retire plus un ménisque dans sa totalité. L’un des derniers footballeurs à avoir subi une méniscectomie totale est Michel Platini en avril 1977 (ménisque interne gauche).

A partir des années 1980, les spécialistes ont compris que pour préserver au maximum le devenir de l’articulation du genou (arthrose), il fallait pratiquer « une méniscectomie la plus partielle possible ». Depuis une quinzaine d’années, on suture les lésions méniscales localisées chez un sujet jeune. Dans le cas de Jérémy Mathieu, il a subi une ablation partielle de la zone abimée (mobile) mais comme d’habitude il n’est pas précisé par le rédacteur si c’est le ménisque interne ou externe..

MENISQUES

Les ménisques interne et externe du genou

« Tsonga les pleurs du mal » – L’Equipe du 29.05

 TSONGA Jo Wilfried Tsonga

« Contraint à l’abandon après s’être à nouveau blessé à l’adducteur droit J.W Tsonga a quitté Roland-Garros… »

Les muscles adducteurs de la cuisse sont au nombre de quatre : le grand adducteur, le moyen (ou long) adducteur, le petit adducteur et le muscle pectiné. On sait exactement par échographie ou IRM l’adducteur touché et on précise alors lequel. Si on ne le connaît pas, on écrit blessé aux adducteurs droit ou gauche suivant le côté. Mais en aucun cas, on écrit ‘’blessé à l’adducteur droit’’. Dans un compte rendu médical, on ne trouvera jamais une telle expression. Pour sortir de l’impasse, il faut vraiment qu’un professionnel de la traumatologie sportive briefe l’ensemble de la rédaction de L’Equipe. Si rien ne bouge, cela prouve que l’information au lecteur n’est pas la priorité du quotidien sportif.

ADDUCTEURS

Les 4 muscles adducteurs de la cuisse

L’Equipe –  »L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie »

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Un journaliste sportif a pour mission numéro un de commenter et d’expliquer aux lecteurs les performances du corps. Or, la lecture de L’Equipe montre qu’il est anormalement carencé sur la question. Prenons trois types de blessures fréquentes dans les sports d’équipe, d’autant qu’avec l’Euro de foot elles vont faire l’actualité : les ligaments croisés et les ménisques des genoux ainsi que la confusion entre contracture et lésion musculaire.

Les croisés – Il y en deux par genou : un antérieur (LCAE), un postérieur (LCP)

Pour se rompre les deux croisés en même temps, il faut percuter un camion ! Difficile à imaginer sur un terrain de foot. Le croisé antérieur est 10 fois plus touché que le postérieur. De la même manière, il est exceptionnel que l’on se fracture les deux jambes d’un coup sur un tacle ! Donc, pour cette lésion, on doit écrire : un tel s’est blessé au ligament croisé antérieur (LCAE) du genou droit ou gauche mais on n’écrit pas que le footballeur ’’X’’ s’est rompu les croisés du genou.

Les ménisques – Là aussi, ils sont deux par genou : un externe (latéral) et un interne. L’interne est plus souvent touché (81%) que l’externe (19%).

POIROTL’Equipe, 04.05.2016

Cela a son importance de préciser quel est le ménisque impliqué car la récupération est beaucoup plus longue pour l’externe. Christophe Dugarry et Bernard Lama peuvent confirmer que la lésion du ménisque externe peut demander plusieurs mois avant de pouvoir retrouver les pelouses.

Amalgame entre contracture et lésion musculaire.

Contracture : détérioration de la commande neuromusculaire sans lésion des fibres,

Lésions musculaires (un contingent plus ou moins important de fibres est déchiré) : élongation, claquage, déchirure.

L’Equipe du 15.05.2016 : Dan Carter « juste avant la mi-temps, j’ai ressenti une contracture ». Laurent Labit (entraîneur  du Racing) : « priant que le mollet de son ouvreur n’ait pas saigné »

Ligaments croisés des genoux

L’Equipe, 21.05.2016

P 21 Aurélie Kaci indisponible plusieurs mois « victime d’une rupture du ligament croisé d’un genou » (il y a deux ligaments croisés par genou. Il faut préciser lequel)

L’Equipe, 30.03.2016, p 31 – « après une rupture des ligaments croisés » Quel genou ? Quel ligament ?)

L’Equipe, 07.04.2016 – « Les croisés pour Mory Koné » Quel genou ? Quel ligament ?

LES CROISES L’Equipe, 07.04.2016

Ménisques

L’Equipe, 03.05.2016 – « Lésion au niveau de son ménisque du genou droit »Quel ménisque : interne ou externe ?

L’Equipe, 04.05.2016« Jefferson Poirot opéré du ménisque gauche » – Lequel : interne ou externe ?

L’Equipe, 07.05.2016« Trémoulinas met un terme à sa saison après avoir été victime du ménisque externe du genou gauche » Pour une fois c’est correct !

L’Equipe, 08.05.2016« Jérémy Mathieu blessé au ménisque gauche » Lequel : interne ou externe ?

L’Equipe, 09.05.2016« Opération du genou droit » mais la veille L’Equipe écrit le gauche.

L’Equipe, 23.05.2016 – « L’ancien bordelais s’est blessé au ménisque gauche » Lequel : interne ou externe ?

BOUFAL L’Equipe, 03.05.2016

Ces différents exemples – et encore ce ne sont qu’un faible échantillon – tirés du journal L’Equipe, montrent que cette publication n’est pas relue par un sachant alors qu’elle se targue d’apprendre à ses lecteurs l’anatomie du corps humain.

ECORCHE Illustration parue dans L’Equipe du 24 février 2016 

On constate que celui qui a légendé l’écorché n’a pas étudié l’anatomie même élémentaire. Il écrit ischio-jambiers au pluriel. Effectivement il y a plusieurs muscles ischio-jambiers. Pour la même raison, il doit écrire adducteurs avec un S (4 adducteurs par cuisse) ainsi que ménisques (2 par genou), ligaments croisés (2 par genou), malléoles (2 par cheville), ligaments externes de la cheville (3 par cheville). Lorsqu’on signale une blessure sur un membre, il faut préciser le ménisque en cause (interne ou externe), le ligament croisé touché (antérieur ou postérieur), et. Les suites opératoires ne sont pas les mêmes suivant l’élément lésé.

 Aujourd’hui, L’Equipe et la presse pour une grande part sont plus dans le créneau de la désinformation que dans celui de l’info.

Hyperthermie et médicaments

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Faisant suite au texte sur chaleur + effort physique + amphétamine ou la ‘’trilogie infernale’’, à l’attention des pratiquants de compétition ou de loisir, nous le complétons avec la liste des drogues les plus à risque en cas de surchauffe thermique (température de l’air et degré hygrométrique élevés). Si, pour une raison quelconque, vous prenez des médicaments prescrits ou non par un praticien, informez votre médecin référent que vous pratiquez un sport de plein air ou non à haute dépense énergétique.

Liste des drogues les plus à risque en cas de surchauffe thermique

La température corporelle est déterminée par un thermostat siégeant au niveau du noyau préoptique de l’hypothalamus antérieur. Elle résulte d’un équilibre entre les processus de thermogenèse ou production de chaleur (métabolisme, activité musculaire) et de thermolyse ou évacuation de la chaleur (perspiration cutanée, sudation, expiration). La fièvre désigne une hyperthermie en réponse à un dérèglement du thermostat, sous l’effet de cytokines leucocytaires (IL-1, TNF, IL-6, interférons) appelées « pyrogènes endogènes » qui stimulent la synthèse de prostaglandine E2 au niveau de l’hypothalamus. Il en résulte diverses manifestations métaboliques, neurovégétatives et somatiques à l’origine d’un syndrome fébrile où l’élévation de la température ne représente qu’un symptôme. Le syndrome fébrile doit être différencié du syndrome hyperthermique qui témoigne d’une faillite des mécanismes de thermorégulation par excès de production et/ou défaut de dissipation de chaleur. Compte tenu de ces données physiopathologiques certains médicaments, par le biais de leurs propriétés pharmacologiques ou par celui des effets secondaires qu’ils entraînent, peuvent être responsables de la survenue de troubles liés aux températures extrêmes. L’hyperthermie provoquée par un médicament peut survenir par deux mécanismes : un effet sur les mécanismes physiologiques de thermorégulation (refroidissement) et/ou une augmentation de la production de chaleur (thermogenèse).

THERMOREGULATION CHALEUR

Médicaments ayant un effet sur la thermorégulation

Les neuroleptiques tendent à perturber l’initiation de la thermorégulation.

Au niveau périphérique, un certain nombre de médicaments s’opposent aux mécanismes physiologiques de déperdition de chaleur, à savoir la vasodilatation capillaire et la sudation :  les catécholamines,  les sympathomimétiques

Parallèlement la sudation (transpiration) est limitée par l’effet des substances anticholinergiques comme :

. l’atropine,

. les antidépresseurs tricycliques,

. les antihistaminiques,

. les antiparkinsoniens anticholinergiques,

. les anticholinergiques antispasmodiques,

. les neuroleptiques : l’effet a été démontré pour les phétothiazines.

Principales causes du « syndrome hyperthermique »

Production excessive de chaleur

¨        Hyperthermie d’effort

¨        Etat de mal convulsif

¨        Delirium tremens

¨        Syndrome malin des neuroleptiques

¨        Hyperthermie maligne des anesthésiques

¨        Intoxications : salicylés, amphétamines (ecstasy), cocaïne, éphédrine,

¨        Thyrotoxicose (surdose d’hormones thyroïdiennes : bodybuilding)

Dissipation insuffisante de chaleur

 ¨        Déshydratation ++

¨        Sujets trop couverts (style K-Way)

¨        Anticholinergiques

¨        Syndrome malin des neuroleptiques

¨        Alcool (inhibe l’hormone antidiurétique et par ricochet augmente la diurèse)

Enfin, certaines substances empêchent l’adaptation cardiaque en réaction à la vasodilatation, à savoir augmentation du rythme cardiaque et du début systolique. Ce sont : les bêtabloquants, les diurétiques

 Médicaments augmentant le risque de survenue d’une pathologie

liée à la surchauffe

CORYDRANECorydrane® : association d’amphétamine et d’aspirine

Médicaments altérant la fonction hypothalamique (avec production excessive de chaleur) Médicaments provoquant une hypovolémie Médicaments altérant la perception de chaleur Médicaments altérant la réponse cardiovas-culaire
amphétamines ⊕ (1)

anesthésiques- anticholinergiques antidépresseurs   tricycliques sédatifs antihistaminiques antiparkinsoniens cocaïne ⊕ éphédrine ⊕ (2) IMAO  (type B) ⊕ lithium neuroleptiques salicylés (aspirine) sérotoninergique :  fluoxétine (Prozacâ)

– alcool ⊕

– ARA2   (hypotenseurs)

– dérivés nitrés  (trinitrine)

– diurétiques ⊕

– IEC (hypotenseurs)

 

Association médicamenteuse contenant notamment des diurétiques hypokaliémiant

 

alcool ⊕

hypnotiques

opiacés (morphine,

héroïne) ⊕

sédatifs

alphabloquants

antiarythmiques

bêtabloquants ⊕

calcium bloqueurs

 

      ⊕  Substances figurant sur la liste du Code mondial antidopage

(1)   exemples : le Danois Knud Enemark (JO 1960, décédé lors de l’épreuve du 100 km clm/équipes), le Français Jean Malléjac (malaise et hospitalisation faisant suite à une insolation dans la montée du Ventoux lors du Tour 1955), le Luxembourgeois Charly Gaul (abandon Tour de France 1957), le Britannique Tom Simpson (décédé dans le Ventoux le 13 juillet 1967)

(2)   exemple : le joueur de baseball Steve Bechler (USA)

 

 

 »Avoir la certitude que les autres ne prennent rien » !

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Récemment, dans L’Express.fr du 16 avril 2016, Jeff Novitsky, l’agent fédéral du gouvernement américain chargé d’enquêter sur le dopage sportif – c’est lui qui s’est ‘’occupé’’ du cycliste Lance Armstrong, de l’athlète Marion Jones et du joueur de baseball Barry Bonds – a remis dans l’actualité le postulat que les sportifs étaient prêts à arrêter de tricher à la seule condition qu’ils soient sûrs que leurs adversaires ne fraudent pas : « J’ai réalisé de 100 à 150  entretiens avec des athlètes dopés et je leur ai toujours posé cette question. 9 fois sur 10, leurs réponses renvoient à la notion de croyance : ‘’J’ai choisi de le faire car je ne croyais pas à la propreté de mes concurrents’’, ‘’parce que je croyais que mes coéquipiers le faisaient’’ ou ‘’je ne croyais pas que les instances de mon sport s’en soucieraient.’’ »

Le but ultime de la compétition est de pouvoir se valoriser sur sa performance. C’est-à-dire que pour exister, il faut atteindre le podium, voire ses proches alentours (Top 10). Or, tous les athlètes pensent que leur vainqueur n’est pas plus fort qu’eux-mêmes mais « à un truc de plus ».

A partir de cette analyse, le dopage devient une quête permanente d’autant plus qu’il n’est pas difficile de se booster s’en se faire prendre (substances indécelables, borderlines, masquantes). Des éventuels problèmes de santé provoqués par les drogues de la performance ne les rebutent pas. La seule chose qui pourrait les faire changer de comportement serait qu’ils soient sûrs à 100 pour cent qu’ils concourent à armes égales, c’est-à-dire sans que leurs adversaires puissent se sublimer en toute impunité. Plusieurs spécialistes arrivent à la même conclusion que Jeff Novitsky.

NOVITSKY

                                                         Jeff Novitsky

CITATIONS : AVOIR LA CERTITUDE QUE LES AUTRES NE PRENNENT RIEN

 Jacques Marchand (FRA), journaliste à L’Equipe de 1955 à 1976 : « Les coureurs eux-mêmes sont effrayés, ils ont été entraînés dans le cercle empoisonné, avec la mauvaise raison : ‘’Nous nous dopons pour ne pas être désavantagés par rapport à ceux qui se dopent’’. Ils accepteraient de cesser, s’ils avaient la garantie que tout le monde cesse. » [Le Miroir des Sports, 21.10.1965]

Dr Philippe Miserez (FRA), médecin du Tour de France de 1971 à 1981 : « Tous sont au courant des catastrophes physiologiques que peut entraîner le dopage et notamment l’abus des corticoïdes. Cela ne les émeut pas. Ils consentiraient, éventuellement, à cesser d’en prendre, si tout le monde en faisait autant. Puisque ce n’est pas le cas, ils continuent. Un avenir grabataire ou peuplé de cannes anglaises et de chaises roulantes ne les effraye pas. Chacun est persuadé que « lui » saura s’arrêter à temps. Le seul argument qui les touche directement est le spectre d’une probable impuissance sexuelle. A la moindre défaillance, ils cessent leur « traitement » et accourent chez le médecin. » [Le Figaro, 23.01.1979]

Philippe Miserez  Dr Philippe Miserez

 Dr Jean-Pierre de Mondenard, médecin du sport depuis 1973 : « Les sportifs, dans leur majorité, sont pour les contrôles à condition d’être certains que ceux qui se dopent soient pris et sanctionnés à coup sûr. Malheureusement, cette certitude réclamée par les sportifs et les entraîneurs n’est pas envisageable dans un avenir proche. » [La Recherche, supplément au n° 245, juillet-août 1992, p 896]

 Howard Payne (GBR), lanceur de marteau, entraîneur d’haltérophilie, université de Birmingham : « La presque totalité des athlètes auxquels j’ai parlé accueillerait avec joie les examens antidoping s’ils étaient certains qu’aucun médicament n’y échapperait. Dans l’ensemble, les sportifs veulent se débarrasser des stéroïdes. » [in « La Médecine sportive. Prévention – entraînement – alimentation – soins » de Gabe Mirkin .– Montréal (CAN), Les Éditions de l’Homme, 1981. – 322 p (p 160)]

 

 

« Ne marche pas quand il fait chaud »…

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En réalité, c’est l’association effort physique-chaleur et amphets qui provoque les ratés du moteur !

Qualifié par les experts comme étant le meilleur grimpeur de l’histoire de la Grande Boucle, le Luxembourgeois Charly Gaul adorait le froid, la pluie et… les amphétamines. Ces dernières le terrassaient lorsqu’il faisait chaud et le sublimaient lorsque la froidure s’abattait sur la course.

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