Tadej Pogacar victime d’une commotion cérébrale : le vrai impact est parfois invisible
La commotion cérébrale n’est pas simplement un coup sur la tête : c’est un mouvement violent du cerveau dans la boîte crânienne




Tadej Pogacar victime d’une commotion cérébrale : le vrai impact est parfois invisible
La commotion cérébrale n’est pas simplement un coup sur la tête : c’est un mouvement violent du cerveau dans la boîte crânienne




Bilans et conséquences
Le quintuple lauréat du Tour de France en passe de remporter la Vuelta, seul Grand Tour manquant à son palmarès, lors de la 8e étape reliant Puçol à Xeraco le 29 août, sans enjeu pour lui, chute à une trentaine de kilomètres de l’arrivée.
Pris de vertiges en se relevant, Pogacar comprend immédiatement qu’il ne peut repartir et monte dans l’ambulance. Transporté à l’hôpital de Barcelone, le bilan traumatique est lourd :
@TADEJPOGACAR
Publié par Tadej lui-même sur Instagram
A noter que pour un selfie l’image est inversée : c’est bien le côté gauche qui a été touché lors de la chute.
Lorsqu’une star du sport est victime d’un problème de santé, le public veut toujours en savoir plus que le communiqué de presse publié. D’où l’intérêt de décrypter précisément ce bilan traumatologique, de l’analyser et de le commenter avec un regard médical réel.
En tant que spécialiste de longue date en traumatologie du sport et médecin dans les épreuves cyclistes de renom, je propose mon analyse sur deux lésions majeures : la fracture de la clavicule, blessure emblématique du cyclisme, et la commotion cérébrale qui n’est jamais un simple coup sur la tête !

























« Mathieu s’en va aussi » – L’Equipe du 29.05
« Le Barcelonais n’avait pas ménagé ses efforts pour disputer sa première compétition internationale, le grand objectif de sa fin de carrière : blessé au genou face à la Russie (4-2), le 29 mars dernier, il avait préféré se faire retirer entièrement le ménisque plutôt que de suturer pour intégrer les 23. Quitte à boiter à soixante-dix ans. »
Le mot entièrement est de trop puisque depuis 40 ans, on ne retire plus un ménisque dans sa totalité. L’un des derniers footballeurs à avoir subi une méniscectomie totale est Michel Platini en avril 1977 (ménisque interne gauche).
A partir des années 1980, les spécialistes ont compris que pour préserver au maximum le devenir de l’articulation du genou (arthrose), il fallait pratiquer « une méniscectomie la plus partielle possible ». Depuis une quinzaine d’années, on suture les lésions méniscales localisées chez un sujet jeune. Dans le cas de Jérémy Mathieu, il a subi une ablation partielle de la zone abimée (mobile) mais comme d’habitude il n’est pas précisé par le rédacteur si c’est le ménisque interne ou externe..
Les ménisques interne et externe du genou
« Tsonga les pleurs du mal » – L’Equipe du 29.05
« Contraint à l’abandon après s’être à nouveau blessé à l’adducteur droit J.W Tsonga a quitté Roland-Garros… »
Les muscles adducteurs de la cuisse sont au nombre de quatre : le grand adducteur, le moyen (ou long) adducteur, le petit adducteur et le muscle pectiné. On sait exactement par échographie ou IRM l’adducteur touché et on précise alors lequel. Si on ne le connaît pas, on écrit blessé aux adducteurs droit ou gauche suivant le côté. Mais en aucun cas, on écrit ‘’blessé à l’adducteur droit’’. Dans un compte rendu médical, on ne trouvera jamais une telle expression. Pour sortir de l’impasse, il faut vraiment qu’un professionnel de la traumatologie sportive briefe l’ensemble de la rédaction de L’Equipe. Si rien ne bouge, cela prouve que l’information au lecteur n’est pas la priorité du quotidien sportif.

Les 4 muscles adducteurs de la cuisse