Dictionnaire du Dopage – 53 bobards sur la triche biologique médiatisée par des pseudos

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À l’attention de tous les imposteurs de la dope, ceux qui :

  • pérorent sur les amplificateurs artificiels de performance sans en comprendre une seule molécule,
  • n’ont jamais mis les pieds dans une fac de médecine, de pharma, de bio, de physio ou de nutrition, mais s’autorisent pourtant à parler comme s’ils détenaient la vérité scientifique.

Ecrire ou parler sur le dopage exige rigueur, nuance, présence sur le terrain, expertise, publications dans des revues professionnelles.

Lire les articles de L’Equipe, du Monde, d’Ouest-France ou de Sud-Ouest est totalement insuffisant pour penser que l’on connaît toutes les facettes du sujet.

Même des ministres des Sports – anciens ou actuels – n’ont aucune légitimité pour s’exprimer sur le dopage et pourtant ils causent à tort et à travers.

Avec la profusion des substances illicites (des centaines) et des règlements longs comme le bras (des centaines de pages), communiquer sur le dopage est devenu un vrai métier. Même des médecins sans formation aucune sur le sujet se croient autorisés à balancer des contrevérités. Exemples récents avec RTL et Sud-Ouest.

Visiblement dans les médias, la compétence n’est pas un prérequis.

Chronique du dopage – « 3 no-shows ce n’est pas du dopage » ! La preuve du contraire !

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Les tests inopinés effectués sur la base des localisations quotidiennes fournies par les sportifs eux-mêmes ont pour seul objectif de traquer les adeptes d’amplificateurs artificiels de performance.

Or, quasiment dans 100% des cas, on entend la défense inaudible de ceux qui ont été épinglés pour 3 manquements, affirmer sans sourciller : « Ce n’est pas du dopage mais seulement des obligations administratives de localisation ».

Cette défense aujourd’hui éculée rejoint la catégorie des faux arguments niant le dopage comme la phrase : « J’ai passé des dizaines de tests négatifs, c’est bien la preuve que je suis clean ». L’ont ainsi déclaré – sans convaincre même les plus naïfs de leurs supporters – Lance Armstrong (cyclisme – 500 tests tous négatifs), Marion Jones (athlétisme – 160 tests) ) Sergio Ramos (football – 300 tests), etc.

Les no‑shows ADAMS sont en train de devenir la nouvelle parade des tricheurs.

La gymnaste roumaine Ana Barbosu, médaillée olympique 2024 et multi‑médaillée européenne, rejoint la longue liste de celles et ceux qui jurent que « ce n’est pas du dopage ». Pourtant, disparaître pile au moment d’un contrôle inopiné ou faire le mort derrière sa porte n’a qu’un objectif : laisser passer le temps où urine et sang trahiraient une cure de produits interdits.

Rappelons que jusqu’au début des années 2000, une absence de présentation à un test antidopage (ou un refus) équivalait à un contrôle positif avec une suspension équivalente.

Depuis 2009, trois manquements en 18 mois valent un test positif. La règle est retoquée en 2015 sur une période de 12 mois. 3 manquements entraînent une suspension de 12 à 24 mois.

Beaucoup ont compris la combine : deux absences par an, des excuses folkloriques (sonnette cassée, téléphone en mode avion, boules Quies…), et tout le monde regarde ailleurs. Merci à l’AMA pour ce règlement aussi permissif qu’inefficace.

Et quand un athlète martèle son innocence ou exhibe une collection de contrôles négatifs, cela suscite souvent plus de doutes que de certitudes. La crédibilité ne s’affirme pas, elle se démontre.

Autre angle mort : les no‑shows touchent presque exclusivement les sports individuels. Athlé, cyclisme, natation, gymnastique… En revanche, silence total dans les sports collectifs : football, rugby, basket, handball. Deux poids, deux mesures qui interrogent sérieusement la cohérence de la lutte antidopage.

Un contrôle positif prouve un dopage. Trois manquements, eux, installent une suspicion maximale de protocole illicite. Ana Barbosu a participé aux plus grandes compétitions : elle ne peut plus invoquer l’inexpérience administrative.

Finalement, après 17 ans d’existence réglementaire, 3 no-show induisent plus sérieusement une suspicion légitime de dopage à l’encontre du contrevenant.

  1. Chronique du dopage/athlé – Cyréna Samba-Mayela, vice-championne olympique du 100 m haies Paris 2024, risque 2 ans d’arrêt pour 3 manquements en 12 mois à ses obligations de localisation (N-S). Son agent tonne que Samba n’a jamais fait l’objet d’un contrôle antidopage positifs, ce n’est qu’un problème administratif.
  2. Or, les obligations de localisation sont destinées justement à épingler les dopés qui profitent de la règle des 3 absences pour se charger à l’insu des contrôleurs. Si on refuse un test, on prend 4 ans de suspension et là il faut 3 absences pour ne risquer que 2 ans. Chercher l’erreur !
  3. Enfumer les lecteurs, jouer les victimes ne change rien : s’esquiver 3 fois c’est s’exclure soi-même. Le but des N-S est d’attraper ceux qui utilisent stéroïdes anabolisants, Sarms, peptides mimétiques, microdoses nocturnes, transfusions autologues, produits expérimentaux. Rien que ça !
  4. La règle des 3 N-S vise les dopés qui se planquent pour éviter les contrôles surprise. Avant 2009, un seul manquement valait un test positif. Les plus futés jouent avec 2 N-S par an, pour le 3e ils sont présents. Le compteur repart à zéro tous les 12 mois.
  5. D’ailleurs, la fréquence des manquements à la localisation via le système Adams fait feu de tout bois et est en passe de supplanter les chiffres des tests positifs. Depuis 2009, les N-S font partie des règles antidopage. L’excuse de la difficulté à se localiser ne tient pas la route.
  6. Curieusement, 3 N-S n’entraînant pas de suspension immédiate en attendant la fin de la procédure alors que le refus d’un contrôle provoque aussitôt l’arrêt des compétitions. Au final, la règle des N-S est très laxiste par rapport aux possibilités de dopage induites.
  7. Communiquer que 3 N-S n’est pas du dopage est faux puisque le but n° 1 du système des localisations est d’épingler les tricheurs en pleine phase de cure. Pour être efficace, cette dernière demande entre 15 jours et 3 semaines, période où le dopé est incandescent.

Tour de France 2026 – Bilan des pseudo-connaissances de certains journalistes de L’Equipe

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Les années passent, les erreurs restent. Et trois contrevérités continuent de prospérer dans les colonnes du quotidien sportif.

  • Non, Henri Desgrange n’a jamais écrit qu’en 1905 le Ballon d’Alsace fut « le premier col franchi par les Géants de la Route ».
  • Non, Albert Londres n’a jamais lancé l’expression « Les Forçats de la route » le 27 juin 1924 à Coutances pour Le Petit Parisien.
  • Non, le dopage d’avant 1990 n’était ni « artisanal » ni « folklorique ». Les faits : dès 1960, la testostérone circule dans le peloton (Gastone Nencini, perfusion dans chaque bras). À la fin des années 1960, les corticoïdes remplacent les amphétamines et resteront indétectables jusqu’en 1999. En 1976, une transfusion homologue permet à un coureur de gagner trois grandes étapes de montagne et de finir sur le podium du général.

Pourtant, L’Équipe recycle ces fables depuis des lustres. La lecture des éditions du 4 au 27 juillet 2026, consacrées au 113e Tour, en offre une démonstration éclatante.

Deux citations résument parfaitement le problème : « Ce n’est pas tant ce que les journalistes ignorent qui pose problème, c’est tout ce qu’ils savent et qui n’est pas vrai. » « L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie. »

Depuis son passage au format tabloïd, le 18 septembre 2015, L’Équipe est devenue une caricature de lui‑même, loin du journal des années 60, surtout pendant le Tour.

En 1960, année du sacre de Gastone Nencini, la rédaction mobilise : 14 envoyés spéciaux, 4 photographes, 1 dessinateur. En 2026, pour la 113e édition : 8 envoyés spéciaux, 2 photographes, 0 illustrateur. La moitié des effectifs… pour un prix qui, lui, n’a cessé de grimper.

Évolution du prix de L’Équipe

1960 : 0,35 NF 2026 :

  • 2,60 € du mardi au vendredi
  • 2,70 € dimanche et lundi
  • 4 € le samedi

Correction inflation (réelle)

AnnéePrix réelPrix 2026Multiplicateur
Mardi–vendredi0,64 €2,60 €× 4,1
Dimanche–lundi0,64 €2,70 €× 4,1

En clair : l’inflation a été multipliée par 4 dans le prix du journal (inflation 12 %, hausse du journal 48 %). Une augmentation massive… pour un contenu devenu famélique, saturé de publicités pour l’alcool, notamment dans le magazine.

En fichier joint (PDF) – Les manques de L’Equipe, juillet 2026

POUR EN SAVOIR PLUS – BLOG JPDM – Autres liens sur les carences d’information à répétition de L’Equipe lorsqu’elle traite la pharmacologie, la traumatologie ou l’anatomie des sportifs mais aussi l’historique du cyclisme

Dopage – Le fléau numéro un du sport de compétition est avant tout une question de substances pharmaceutiques. Tout le reste c’est de l’habillage. Or, les journalistes, les juristes, les avocats, les dirigeants n’y connaissent strictement rien sur les médicaments de la performance. Et pourtant, ils se répandent dans les médias en donnant leur avis d’où la profusion d’erreurs, de contrevérités, d’âneries confortant les tricheurs dans leur dérive – publié le 14 novembre 2024

Tour de France ton histoire – Un somnifère soi-disant ‘’parfaitement inoffensif’’ selon le journaliste anonyme, envoie quand même Jean Robic au tapis et le pousse à l’abandon alors que Biquet est candidat à la victoire finale du Tour de France 1953. Cette histoire se déroule en 1953 et démontre déjà que l’ignorance de la presse sur les soins des sportifs a toujours été abyssale, due à la carence des connaissances des plumitifs sur tout ce qui concerne le corps à l’effort – publié le 18 novembre 2024

Tour de France 2025 – Les carences technico-historiques des médias sur le Grande Boucle et ses serviteurs. Le Parisien et L’Equipe épinglés pour leurs mastics à répétition sur les Géants du Tour ainsi que sur leur ignorance criarde sur l’histoire de la Grande Boucle – publié le 05 août 2025