Tour de France 2026 – Bilan des pseudo-connaissances de certains journalistes de L’Equipe

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Les années passent, les erreurs restent. Et trois contrevérités continuent de prospérer dans les colonnes du quotidien sportif.

  • Non, Henri Desgrange n’a jamais écrit qu’en 1905 le Ballon d’Alsace fut « le premier col franchi par les Géants de la Route ».
  • Non, Albert Londres n’a jamais lancé l’expression « Les Forçats de la route » le 27 juin 1924 à Coutances pour Le Petit Parisien.
  • Non, le dopage d’avant 1990 n’était ni « artisanal » ni « folklorique ». Les faits : dès 1960, la testostérone circule dans le peloton (Gastone Nencini, perfusion dans chaque bras). À la fin des années 1960, les corticoïdes remplacent les amphétamines et resteront indétectables jusqu’en 1999. En 1976, une transfusion homologue permet à un coureur de gagner trois grandes étapes de montagne et de finir sur le podium du général.

Pourtant, L’Équipe recycle ces fables depuis des lustres. La lecture des éditions du 4 au 27 juillet 2026, consacrées au 113e Tour, en offre une démonstration éclatante.

Deux citations résument parfaitement le problème : « Ce n’est pas tant ce que les journalistes ignorent qui pose problème, c’est tout ce qu’ils savent et qui n’est pas vrai. » « L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie. »

Depuis son passage au format tabloïd, le 18 septembre 2015, L’Équipe est devenue une caricature de lui‑même, loin du journal des années 60, surtout pendant le Tour.

En 1960, année du sacre de Gastone Nencini, la rédaction mobilise : 14 envoyés spéciaux, 4 photographes, 1 dessinateur. En 2026, pour la 113e édition : 8 envoyés spéciaux, 2 photographes, 0 illustrateur. La moitié des effectifs… pour un prix qui, lui, n’a cessé de grimper.

Évolution du prix de L’Équipe

1960 : 0,35 NF 2026 :

  • 2,60 € du mardi au vendredi
  • 2,70 € dimanche et lundi
  • 4 € le samedi

Correction inflation (réelle)

AnnéePrix réelPrix 2026Multiplicateur
Mardi–vendredi0,64 €2,60 €× 4,1
Dimanche–lundi0,64 €2,70 €× 4,1

En clair : l’inflation a été multipliée par 4 dans le prix du journal (inflation 12 %, hausse du journal 48 %). Une augmentation massive… pour un contenu devenu famélique, saturé de publicités pour l’alcool, notamment dans le magazine.

En fichier joint (PDF) – Les manques de L’Equipe, juillet 2026

POUR EN SAVOIR PLUS – BLOG JPDM – Autres liens sur les carences d’information à répétition de L’Equipe lorsqu’elle traite la pharmacologie, la traumatologie ou l’anatomie des sportifs mais aussi l’historique du cyclisme

Dopage – Le fléau numéro un du sport de compétition est avant tout une question de substances pharmaceutiques. Tout le reste c’est de l’habillage. Or, les journalistes, les juristes, les avocats, les dirigeants n’y connaissent strictement rien sur les médicaments de la performance. Et pourtant, ils se répandent dans les médias en donnant leur avis d’où la profusion d’erreurs, de contrevérités, d’âneries confortant les tricheurs dans leur dérive – publié le 14 novembre 2024

Tour de France ton histoire – Un somnifère soi-disant ‘’parfaitement inoffensif’’ selon le journaliste anonyme, envoie quand même Jean Robic au tapis et le pousse à l’abandon alors que Biquet est candidat à la victoire finale du Tour de France 1953. Cette histoire se déroule en 1953 et démontre déjà que l’ignorance de la presse sur les soins des sportifs a toujours été abyssale, due à la carence des connaissances des plumitifs sur tout ce qui concerne le corps à l’effort – publié le 18 novembre 2024

Tour de France 2025 – Les carences technico-historiques des médias sur le Grande Boucle et ses serviteurs. Le Parisien et L’Equipe épinglés pour leurs mastics à répétition sur les Géants du Tour ainsi que sur leur ignorance criarde sur l’histoire de la Grande Boucle – publié le 05 août 2025

Livres de sport – Les forçats du plagiat… en boucle !

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Les compilateurs (journalistes, scientifiques, spécialistes autoproclamés…) adeptes des plagiats ont tendance à privilégier les informations qui vont dans le sens de leurs hypothèses (biais de confirmation) en oubliant sciemment de mentionner le nom du véritable auteur du texte  »pompé ».

A plusieurs reprises, il m’est arrivé de constater que des résultats d’études personnelles publiées sous mon nom étaient repris par d’autres qui, sans vergogne, s’en attribuaient la paternité. Ou alors comme Claude Joseph, l’auteur de Dopage dans le milieu cycliste paru récemment, reproduisait un commentaire du Dr JPDM signé par un autre.