Dopage ton histoire – Centenaire du Tour de France 1925. En ce temps-là, à quoi carburaient les Géants de la route ?

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Dès les premières compétitions cyclistes organisées pendant le dernier quart du XIXe siècle, les stimulants et autres substances revigorantes d’aide à la performance étaient consommés.

Nous proposons de détailler les pharmacies des cracks de la pédale. Pour ce faire, nous nous appuyons sur les textes publiés il y a un siècle. Ces textes sont issus de l’environnement immédiat de 1925.

Tour de France ton histoire – Centenaire du Tour 1925.

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Contribution à la connaissance de tous les acteurs, des suiveurs et des conditions de course il y a un siècle (document exclusif et unique)

Sont abordés les différents aspects de la plus grande épreuve cycliste au monde avec documents d’époque et illustrations.

C’était il y a un siècle…

  • Podium,
  • Parcours,
  • Chiffres (partants, arrivants, néophytes, abandons…),
  • Réglementation,
  • Innovations,
  • Etat-major de l’organisation,
  • Presse (envoyés spéciaux sur la course),
  • A-côtés /Autour du Tour et, bien sûr,
  • Dopage (témoignages des contemporains)

Ce document sur le Tour de France 1925 présente divers aspects de cette course emblématique, incluant le podium, le parcours, les statistiques, la réglementation, les innovations, l’organisation, la couverture médiatique, ainsi que les témoignages sur le dopage [ce dernier thème fera l’objet d’un prochain article exclusif sur les drogues de la performance de l’époque]. Ce contenu s’étend sur douze pages et révèle de nombreuses informations méconnues.

En fichier joint (PDF) : TOUR DE FRANCE 1925 (19e édition)

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

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Dopage – SNUS (nicotine) : une substance efficace sur la performance sportive

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Mais toujours en liste d’attente dans le Code mondial antidopage, donc sans risque de sanction pour les consommateurs

L’usage du SNUS est parfaitement connu et très répandu depuis des décennies dans de nombreux sports mais ses effets stimulants et cognitifs sur la sphère mentale des compétiteurs sont toujours mésestimés par l’Agence mondiale antidopage (AMA)

Rappelons que le Snus contient de la nicotine, un stimulant cérébral

– améliorant l’énergie mentale,

– inhibant l’appétit et la douleur,

– augmentant l’anabolisme protidique (effet anabolisant),

– boostant la rapidité des réponses sensorielles, visuelles, motrices.

– facilitant la mise en action en augmentant la fréquence cardiaque et la libération du glucose.

le tout caractérisant les aptitudes dopantes d’une substance.

D’ailleurs depuis 2012 l’Agence mondiale antidopage a inscrit la nicotine sur sa liste d’attente (programme de surveillance) mais cette présence risque de s’éterniser car les labos ne peuvent pas faire la différence entre fumer une à deux cigarettes et se doper à la nicotine.

TWEETS (parus sur X) JPDM

Dopage Football – Affaire MBappé – Dans Le Figaro, un témoin proche d’un International Bleu, explique l’attraction des footeux pour la Suède : les femmes sont plus discrètes qu’ailleurs mais ils trouvent aussi plus facilement dans les pays nordiques du SNUS, un stimulant à base de nicotine.

Dopage Football – Depuis 1920 la nicotine fait partie de la panoplie dopante des footeux. Le Gallois Bill Meredith, 48 fois international (il l’était encore à plus de 45 ans) chiquait du tabac pendant les matchs. A l’époque, prendre un truc pour se sublimer n’était pas réglementé.

Dopage Football – L’AMA ne fait jamais d’étude sur la réalité dopante d’un produit mais seulement sur la fiabilité de la détection. Ainsi, en liste rouge on trouve des molécules inefficaces mais détectables (DHEA, TMZ) donnant droit de 2 à 4 ans de suspension. Ineptie XXL !

Dopage Football – De même il existe de nombreuses substances dopantes efficaces mais non listées dans le Code car difficiles à détecter telles la nicotine, la caféine, les hormones thyroïdiennes, etc.

Dopage. Paradoxe – Pogba, Sinner, Stockholm (ville plaisir pour les footeux). Le 1er, Paul, condamné à 18 mois d’arrêt pour DHEA inefficace sur la performance ; le 2e Jannik, blanchi pour un anabolisant performant ; les 3e font le plein de Snus (nicotine, un stimulant hors règlement)

Dopage. La nicotine depuis des années envahit le sport. En 2011, pour le laboratoire suisse antidopage, sur 2 200 tests omnisports, 23% sont positifs. En 2009, lors des Championnats du monde de hockey, la nicotine est présente dans 53% des tests. Depuis 2012 et son inscription en liste d’attente, les instances de la lutte antidopage ne communiquent plus.

Montrer avant les grands évènements (Tour de France, Jeux olympiques, Championnats du monde) qu’elle maîtrise la situation grâce à la presse-lige mais, en réalité, l’enjeu est de ne pas attraper grand monde pour ne pas dézinguer les valeurs du sport. Le 1% de cas positif satisfait tout le monde.

Dopage – Pourquoi les footballeurs préfèrent la Suède : discrétion et SNUS, un stimulant cérébral

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Snus : nicotine en sachet humide placé contre la gencive

Dans Le Figaro, un témoin proche d’un International Bleu, explique l’attraction des footeux pour la Suède : les femmes sont plus discrètes qu’ailleurs mais ils y trouvent aussi plus facilement du SNUS, un stimulant à base de nicotine

Rugby – Depuis les années 2000, la cocaïne étend sa progression sur les pelouses du Top XIV et la Pro D2 du ballon ovale

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De multiples témoignages font état de l’entrée de la poudre blanche dans le milieu rugbystique depuis déjà de nombreuses années.

Dès 2002, un international français, Pieter De Villiers, avait été testé positif à la cocaïne alors qu’il s’entraînait dans une salle de muscu de l’Aquaboulevard de Paris.

Qui a pu imaginer une telle réglementation dans laquelle la prise de cocaïne est tout à fait autorisée en dehors des matchs ?

Les sportifs l’on bien compris : l’excuse de la prise de cocaïne dans un cadre festif en dehors d’un match, n’expose à aucune sanction alors qu’un contrôle non-négatif en compétition expose à 4 ans de mise à l’écart des terrains.

Le président de la Fédération française de rugby, Florian Grill, commence à s’en inquiéter et de façon audible réclame auprès de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) plus de contrôles inopinés sur cette substance.

Mais l’instance elle-même, soumise au règlement de l’AMA, n’est pas en mesure de mettre en place ces contrôles.

ou alors il faut que cela se fasse sous l’égide de World Rugby comme l’a fait le cyclisme (UCI) avec le tramadol, un puissant antalgique, interdit seulement dans les courses cyclistes depuis le 1er mars 2019 en tant que risque pour la santé.

Depuis le 1er janvier 2024, l’AMA – pour l’ensemble des fédérations – a enfin inscrit le tramadol en liste rouge comme dopant.

Pour éradiquer l’extension de l’épidémie de cocaïne dans le rugby et toutes les autres spécialités sportives, il faut interdire la poudre blanche en permanence.

Pour rappel, en 2003, l’UCI interdisait la coke en et hors compétition.

En 2024, elle a dû se soumettre au pouvoir omnipotent de l’AMA qui ne pourchasse la cocaïne qu’en compétition !

Quelques tweets JPDM récents pour éclairer le problème : Rugby et cocaïne

  •  La lutte antidopage est en grande partie responsable de l’extension de ce stimulant en milieu sportif puisque dès 2004 le Code mondial ne l’interdit qu’en compétition. D’où déduction des pros de l’effort : bonus, la coke n’est pas prohibée en dehors des matchs.
  • Compte tenu que la cocaïne disparaît des urines 48 h après la dernière ligne, ils la consomment après le match pour booster la 3e mi-temps alcoolisée mais aussi pour augmenter les jours suivants les charges d’entraînement du lundi au jeudi.
  • Ainsi le samedi ou le dimanche suivant, les joueurs seront négatifs au contrôle d’après-match. Si les sportifs sont testés positifs en semaine de façon inopinée, ils ne seront ni signalés à leur club ni sanctionnés.
  • En revanche, si le résultat analytique anormal a lieu après un match, ils pourront toujours s’en sortir en plaidant la consommation festive. Or, depuis le 1er janvier 2021, la cocaïne émarge dans la catégorie des substances d’abus.
  • Cela signifie que si le sportif peut prouver que son utilisation s’est produite hors compétition sans intention d’améliorer son rendement, la suspension sera de 3 mois, voire 1 mois s’il accepte de suivre un programme de réhabilitation.
  • Au final, consommer de la coke en 3e mi-temps ou à l’entraînement pendant plusieurs jours, le joueur risque zéro sanction. S’il est testé positif après une partie et qu’il avance l’excuse que c’est dans un cadre festif, la peine sera non dissuasive.
  • Au lieu de 4 ans de suspension pour dopage à la cocaïne, si l’excuse de l’usage festif est bien ficelée avec témoins, c’est 3 mois, voire 1 seul en faisant acte de contrition !
  • Cette réglementation interdisant la poudre blanche seulement le jour du match a forcément était initiée par un esprit dérangé appartenant au camp du dopage avec pour effet collatéral de pousser à la dérive sportive actuelle.
  • Solliciter l’AFLD pour faire des tests inopinés hors des matchs ne peut se concevoir dans le cadre de la lutte antidopage puisque contraire au Code mondial. Il faut que la Fédération française de rugby (FFR) réglemente la cocaïne comme un problème de santé en permanence et y ajoute des sanctions dissuasives.
  • Pour sortir du marasme, les présidents de la FFR et celui de World Rugby doivent trouver du soutien auprès des n° 1 d’autres Fédés emblématiques – foot, tennis, athlé – afin d’imposer à l’AMA que la réglementation permissive à l’entraînement soit abrogée. C’est pas gagné !

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Commentaires de l’actualité médico-sportive et du dopage en quelques tweets JPDM (réseau X)

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TENNIS – Propos de Nick Kyrgios sur l’affaire Jannik Sinner

08.10.2024

  • Tennis dopage – Affaire Sinner – Nick Kyrgios, toujours à l’arrêt, envisage de reprendre la compétition à l’occasion de l’Open d’Australie soit 579 jours après son dernier match. Il a quand même balancé un scud au n° 1 mondial : « Je ne joue qu’avec des joueurs propres »
  • Tennis dopage – Mais Nick, avez-vous déjà rencontré un joueur vraiment propre ? Peu probable puisque les sportifs de haut niveau sont médicalisés à 100% en raison des douleurs inflammatoires provoquées par la multitude des impacts de balle et des coups de raquette.
  • Tennis dopage – Certains joueurs consomment plusieurs comprimés avant de jouer une partie. Ce qu’ils ne font pas pour aller au cinéma ou regarder leurs adversaires à la TV. Toutes ces médications sont des aides à la performance définissant la conduite dopante
  • Tennis dopage – Affaire Sinner – Pourquoi l’AMA a interjeté appel ? Le milliardième de gramme de clostébol décelé dans les urines de Sinner ne permet pas d’éliminer la suspicion de dopage. En revanche, il y a bien négligence puisque sur la boite figure le logo ‘’Dopage’’.

AGENCE MONDIALE ANTIDOPAGE – L’arnaque des no-shows

  • Dopage  – L’AMA toujours dans la manipulation de l’information. A propos de l’Agence russe antidopage (Rusada), l’instance mondiale estime que cette dernière au vu des nombreux no-shows débusqués chez les athlètes russe, joue malgré tout la transparence !
  • Dopage – Le défaut de localisation est plus attractif pour un sportif puisqu’il risque, pour 3 manquements, au maximum deux ans de suspension alors que, épinglé lors d’un test positif inopiné, il prendrait quatre ans. A moins d’être débile, l’athlète a compris l’intérêt du no-show.

  • Dopage – Le système des no-shows c’est la porte ouverte au dopage dissimulé. Sans explication crédible, il en faut 3 en une année pour risquer une sanction. Au début de la lutte antidopage 1970-1990, ne pas se présenter à un contrôle coûtait le même tarif qu’un test positif.
  • Dopage – L’AMA affirme lutter contre la triche, pourtant les sportifs devraient remercier le brillant esprit de l’instance qui a inventé cette clause des 3 no-shows dans l’année leur permettant ainsi de filouter légalement, esquivant ainsi une sanction plus lourde.

Doping – Paul Pogba’s suspension. Analysis of the DHEA scandal

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Paul Pogba saw his suspension reduced to 18 months by the CAS after initially being sanctioned for 4 years for taking DHEA, a substance with no proven effect on performance. The player’s defense raises questions about the legitimacy of the World Anti-Doping Agency’s (WADA) red list, calling into question its power and decisions.

Two striking facts demonstrate the reality of this lack of effects on the fitness of senior citizens and, a fortiori, on high-level athletes.

– No scientific consensus study in the world has demonstrated that DHEA modifies the abilities of an athlete. If by some extraordinary chance, WADA has one, why not present it? The Paul Pogba case would have been closed immediately.

– But above all, bodybuilders and other musclemen, the biggest consumers of anabolic steroids never use DHEA to reach the podiums and perform.

Given that DHEA is ineffective on « old people » and athletes who train daily, it has no justification to appear on the WADA red list. What’s more, with the qualifier « unspecified substance » indicating that it is a heavy product imposing a 4-year suspension in the first decision.

WADA is an irresponsible and discredited institution, unfortunately all-powerful even in its excesses:

– ineffective substances abusively included in the red list – DHEA and trimetazidine (TMZ), …

– doping substances not listed and therefore used without risk of positive control,

– etc.

In summary: WADA is an irresponsible institution to interrupt an athlete’s career for several months, or even years, for an ineffective substance. This is an abuse of power, ratified without hesitation by all the signatory countries of the World Anti-Doping Code, allowing WADA members to parade around with their paltry results of around 1%, while for the rest of human activities, the percentage of deception exceeds 50%.

Dopage – Suspension de Paul Pogba. Analyse du scandale DHEA

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De 4 ans en première instance, la mise à l’écart est passée à 18 mois pour une substance sans effet sur la performance, connue depuis les années 1980-1990, à l’époque aux résultats bidonnés par des scientifiques avides de gloire, amplifiés par la presse grand public et certains people. Les effets miraculeux annoncés ont fait plouf quelques années plus tard.

Le manque de cohérence entre les juridictions antidopage est inacceptable au plan du sérieux de la lutte avec en plus l’impact négatif sur la vie des sportifs. Décryptage.

PITCH

Le joueur de la Juventus Turin a été contrôlé positif à la DHEA, une substance produite naturellement par la glande surrénale et qui fait partie des stéroïdes androgéniques.

Elle est en liste rouge depuis 1998 mais détectable seulement depuis 2009 (avec un 1er cas positif enregistré). Le résultat analytique anormal (RAA) de l’international français champion du monde 2018, est survenu à la suite d’un match de série A où il était resté sur le banc. C’était le 20 août 2023.

Le tribunal antidopage italien l’a sanctionné de 4 ans de suspension sans tenir compte de la défense du joueur qui indiquait avoir pris aux Etats-Unis, un complément alimentaire prescrit par un médecin ami, en ignorant qu’il renfermait une substance prohibée en et hors compétition.

Paul Pogba dit La Pioche. Milieu de terrain international depuis 2013, 91 sélections, champions du monde 2018

Paul Pogba ayant interjeté appel devant le tribunal arbitral du sport (TAS), ce dernier le 04 octobre 2024, réduit la sanction à 18 mois.

La Pioche, très heureux à l’annonce de la décision d’appel, a publié dans la foulée sur son compte X sa photo, crampons aux pieds avec le commentaire suivant : « Enfin, le cauchemar est terminé. Suite à la décision du TAS, je peux maintenant envisager le jour où je pourrai de nouveau poursuivre mes rêves. J’ai toujours affirmé que je n’avais jamais enfreint consciemment les règlements de l’AMA (Agence mondiale antidopage) lorsque j’ai pris un complément nutritionnel qui m’avait été prescrit par un médecin et qui n’affecte, ni n’améliore la performance des athlètes masculins (… ) Cette période a été extrêmement éprouvante pour moi car tout ce pour quoi j’ai travaillé si dur a été mis en suspens (…) J’ai tellement hâte de revenir sur le terrain ».

Première instance et défense de Paul Pogba

A priori, en première instance, le tribunal italien a considéré que Pogba avait été testé positif avec une substance interdite en et hors compétition, que la DHEA figurait en toutes lettres sur la liste du Code mondial de l’Agence mondiale antidopage (AMA) et que le joueur n’avait pas respecté la règle de la Responsabilité objective qui implique que tout sportif de compétition est responsable des substances que l’on trouve dans ses prélèvements. N’ayant pas vérifié la composition du complément alimentaire, il était de facto fautif d’où la sanction maximale de 4 ans pour ce genre de substance.

En appel, le TAS, après les explications du joueur, a admis que le complément nutritionnel n’avait pas été utilisé dans un but de performance, d’où la réduction de la mise à l’écart ‘’Hors stade’’ de 4 ans à 18 mois.

Le produit pris par Paul Pogba : une arnaque délivrée par une gynécologue-obstétricienne

En contradiction avec cette défense le Daily Mail a révélé que le produit consommé par Pogba était commercialisé par une société américaine de bien-être ‘’10X Health Systems’’.

Or, le complément incriminé ‘’10X Alpha’’ lui a été prescrit par une docteure-amie de Miami où il passait régulièrement des vacances. Sauf que le médecin en question est une gynécologue-obstétricienne spécialiste des hormones féminines et masculines et que le complément alimentaire en cause dans le contrôle positif est – selon la notice – capable de favoriser  le développement musculaire, booster les capacités physiques mais aussi d’augmenter la production de testostérone.

C’est bien sûr une arnaque même si la molécule ’10 X Alpha’’ a été ingurgité dans un but d’amélioration du rendement musculaire alors qu’elle n’a aucun effet validé par une expertise effectuée par un sachant reconnu. En vérité, la défense du joueur ne me choque pas puisqu’aucune étude scientifique n’a démontré qu’elle pouvait être efficace pour doper un sportif.

Une substance connue depuis les années 1980-1990 aux effets bidonnés

Dans les années 1980-1990, la DHEA était très prisée, notamment chez les séniors en tant que soi-disant hormone de jouvence grâce à un marketing médiatique bien orchestré et relayé par quelque people de l’époque. Aujourd’hui, et ce depuis des années, la DHEA est totalement passée de mode et a même pris la direction des oubliettes.

Deux faits percutants démontrent la réalité de cette absence d’effets sur la forme des 3e âge et, a fortiori, sur les athlètes de haut niveau.

  • Aucune étude scientifique de consensus au monde n’a démontré que la DHEA modifiait les aptitudes d’un sportif. Si par extraordinaire, l’AMA en possède une, pourquoi ne pas la présenter ? L’affaire Paul Pogba aurait été close immédiatement.
  • Mais surtout, culturistes et autres gros bras, les plus grands consommateurs de stéroïdes anabolisants, n’utilisent jamais la DHEA pour atteindre les podiums et performer.

Compte tenu que la DHEA est inefficace sur les ‘’vieux’’ et les sportifs qui s’entraînent quotidiennement, elle n’a aucune justification à figurer dans la liste rouge de l’AMA. Qui plus est avec le qualificatif de ‘’substance non spécifié’’ indiquant par là que c’est un produit lourd imposant en première décision une suspension de 4 ans.

In fine, en raison de l’absence d’effet sportif de la DHEA, on ne peut reprocher à Paul Pogba la moindre négligence mais au contraire c’est l’AMA qui devrait être poursuivie pour avoir inscrit cette substance dans la liste rouge sans vérification de ses effets supposés sur la performance.

L’Agence mondiale antidopage, une institution irresponsable et déconsidérée, malheureusement toute-puissante même dans ses dérives :

  • substances inefficaces abusivement inscrites en liste rouge – DHEA et trimétazidine (TMZ), …
  • substances dopantes non listées et donc utilisées sans risque de contrôle positif),
  • etc.

En résumé : l’AMA est une institution irresponsable d’interrompre pendant plusieurs mois, voire années, la carrière d’un sportif pour une substance inefficace. Cela relève de l’abus de pouvoir, entériné sans broncher par tous les pays signataires du Code mondial antidopage permettant aux membres de l’AMA de parader avec leurs résultats dérisoires voisins de 1% alors que pour le reste des activités humaines, le pourcentage des tromperies dépasse 50%.

EPILOGUE – Déjà plus d’un an sans pouvoir jouer ni avoir le droit de s’entraîner dans une structure officielle (gymnase, terrain de foot…) et, cerise sur le gâteau, son club La Juventus Turin n’en veut plus. Merci l’AMA !