Rugby – Depuis les années 2000, la cocaïne étend sa progression sur les pelouses du Top XIV et la Pro D2 du ballon ovale

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De multiples témoignages font état de l’entrée de la poudre blanche dans le milieu rugbystique depuis déjà de nombreuses années.

Dès 2002, un international français, Pieter De Villiers, avait été testé positif à la cocaïne alors qu’il s’entraînait dans une salle de muscu de l’Aquaboulevard de Paris.

Qui a pu imaginer une telle réglementation dans laquelle la prise de cocaïne est tout à fait autorisée en dehors des matchs ?

Les sportifs l’on bien compris : l’excuse de la prise de cocaïne dans un cadre festif en dehors d’un match, n’expose à aucune sanction alors qu’un contrôle non-négatif en compétition expose à 4 ans de mise à l’écart des terrains.

Le président de la Fédération française de rugby, Florian Grill, commence à s’en inquiéter et de façon audible réclame auprès de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) plus de contrôles inopinés sur cette substance.

Mais l’instance elle-même, soumise au règlement de l’AMA, n’est pas en mesure de mettre en place ces contrôles.

ou alors il faut que cela se fasse sous l’égide de World Rugby comme l’a fait le cyclisme (UCI) avec le tramadol, un puissant antalgique, interdit seulement dans les courses cyclistes depuis le 1er mars 2019 en tant que risque pour la santé.

Depuis le 1er janvier 2024, l’AMA – pour l’ensemble des fédérations – a enfin inscrit le tramadol en liste rouge comme dopant.

Pour éradiquer l’extension de l’épidémie de cocaïne dans le rugby et toutes les autres spécialités sportives, il faut interdire la poudre blanche en permanence.

Pour rappel, en 2003, l’UCI interdisait la coke en et hors compétition.

En 2024, elle a dû se soumettre au pouvoir omnipotent de l’AMA qui ne pourchasse la cocaïne qu’en compétition !

Quelques tweets JPDM récents pour éclairer le problème : Rugby et cocaïne

  •  La lutte antidopage est en grande partie responsable de l’extension de ce stimulant en milieu sportif puisque dès 2004 le Code mondial ne l’interdit qu’en compétition. D’où déduction des pros de l’effort : bonus, la coke n’est pas prohibée en dehors des matchs.
  • Compte tenu que la cocaïne disparaît des urines 48 h après la dernière ligne, ils la consomment après le match pour booster la 3e mi-temps alcoolisée mais aussi pour augmenter les jours suivants les charges d’entraînement du lundi au jeudi.
  • Ainsi le samedi ou le dimanche suivant, les joueurs seront négatifs au contrôle d’après-match. Si les sportifs sont testés positifs en semaine de façon inopinée, ils ne seront ni signalés à leur club ni sanctionnés.
  • En revanche, si le résultat analytique anormal a lieu après un match, ils pourront toujours s’en sortir en plaidant la consommation festive. Or, depuis le 1er janvier 2021, la cocaïne émarge dans la catégorie des substances d’abus.
  • Cela signifie que si le sportif peut prouver que son utilisation s’est produite hors compétition sans intention d’améliorer son rendement, la suspension sera de 3 mois, voire 1 mois s’il accepte de suivre un programme de réhabilitation.
  • Au final, consommer de la coke en 3e mi-temps ou à l’entraînement pendant plusieurs jours, le joueur risque zéro sanction. S’il est testé positif après une partie et qu’il avance l’excuse que c’est dans un cadre festif, la peine sera non dissuasive.
  • Au lieu de 4 ans de suspension pour dopage à la cocaïne, si l’excuse de l’usage festif est bien ficelée avec témoins, c’est 3 mois, voire 1 seul en faisant acte de contrition !
  • Cette réglementation interdisant la poudre blanche seulement le jour du match a forcément était initiée par un esprit dérangé appartenant au camp du dopage avec pour effet collatéral de pousser à la dérive sportive actuelle.
  • Solliciter l’AFLD pour faire des tests inopinés hors des matchs ne peut se concevoir dans le cadre de la lutte antidopage puisque contraire au Code mondial. Il faut que la Fédération française de rugby (FFR) réglemente la cocaïne comme un problème de santé en permanence et y ajoute des sanctions dissuasives.
  • Pour sortir du marasme, les présidents de la FFR et celui de World Rugby doivent trouver du soutien auprès des n° 1 d’autres Fédés emblématiques – foot, tennis, athlé – afin d’imposer à l’AMA que la réglementation permissive à l’entraînement soit abrogée. C’est pas gagné !

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

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Dopage ton histoire – Six violations des règles : les mécomptes de Kim Andersen

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Récemment, nous avions montré que les tricheurs consommateurs de testostérone pris au contrôle antidopage ne pouvaient plus invoquer une sécrétion naturelle. Cette avancée due à un nouveau test dit rapport isotopique C13/C12, a été officiellement admise en 1999.

A la suite de cet article, nous avons reçu le commentaire de Hervé Mathurin, ancien journaliste à Sud-Ouest, spécialisé dans e cyclisme [envoyé spécial sur le Tour de France de 1980 à 2004 (25)] et rugby :

Dopage – Le couple Leonardo Piepoli-Dr José Ibarguren Taus, un binôme au passé sulfureux engagé par l’équipe Movistar

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Les relations sont trop consanguines entre les cyclistes, les directeurs sportifs et les médecins de la performance pour qu’enfin un véritable renouveau voit le jour.

Récemment, selon le quotidien espagnol El Pais, l’équipe Movistar – pilier du World Tour – lors d’un mercato stupéfiant, a recruté un couple au passé trouble vis-à-vis des règles antidopage : « La formation espagnole s’offre les services du docteur José Ibarguren, qui officialise depuis une dizaine d’années chez Deceuninck-Quick Step, tandis que Leonardo Piepoli – qui a connu Ibarguren au sein de la sulfureuse Saunier Duval – a été nommé au poste d’entraîneur. »

Dopage – Piepoli exclu du Tour de France 2008 pour contrôle positif à l’EPO-Cera, vient d’être recruté comme directeur sportif par le Team Movistar

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Une fois de plus, la triche est récompensée grâce à… l’Union cycliste internationale (UCI) et ses règles mal ficelées

Les anciens consommateurs de substances illicites ont plus de chance de rebondir après leur carrière sportive en obtenant un poste de directeur sportif, de manageur ou de consultant TV alors que ceux qui ont respecté les règles rament à contre-courant pour décrocher un poste équivalent.

Cyclisme – Dorénavant l’UCI interdit la parade à la fringale alors que le traqueur métabolique de glycémie a déjà fait le Tour de France 2020, notamment avec l’équipe Jumbo-Visma

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A priori, sauf pour pour les diabétiques de type 1

Récemment, le 13 juillet, le site Cyclism’Actu s’est fait l’écho du refus de l’Union cycliste internationale d’autoriser le monitoring de la glycémie en course « jugeant que ce genre d’amélioration pousserait le cyclisme à suivre la voie de la Formule 1 ».

Allo Docteur – Cyclosport Magazine, 2021, n° 144, mars-avril, p 50
L’Avis du Doc – Running Attitude, 2021, n° 218, mars, p 68