Dopage – Le clostébol, un stéroïde anabolisant souvent administré par voie cutanée fait parler de lui

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En épinglant Jannik Sinner, le n° 1 mondial du tennis, mais pas que lui…

Des tweets du Dr JPDM qui font le tour de la question sur ce produit illicite qui plombe les sportifs, notamment les tennismen italiens. Des basketteurs, des footballeurs, des tennismen… se font épingler avec comme excuse une contamination fortuite par une crème ou un spray commercialisés dans la péninsule sous le nom de Trofodermin et destinés à accélérer la cicatrisation d’une plaie

ACTUALITE du 21 septembre 2024 – TWEETS Dr JPDM

Dopage actualité – Stefano Battaglino, tennisman italien 760e mondial en juillet 2022, est testé positif au mois de septembre suivant au clostébol – le stéroïde anabolisant trouvé dans les urines de Jannik Sinner. Ce dernier a été blanchi alors que Battaglino a pris 4 ans par le TAS.

  • Dopage actualité – Battaglino soutenait que la contamination était due au massage d’un kiné lors d’un tournoi au Maroc. Sauf que le joueur n’a pas réussi à retrouver le masseur démontrant sa bonne foi. Le TAS s’est basé sur l’absence de preuve soutenant la contamination involontaire.
  • Dopage actualité – Rappelons que le clostébol est prohibé depuis 1980 et quelque soit la voie d’administration, notamment cutanée. Que cette dernière excuse par contamination transdermique est avancée depuis 1998 chez un footeux italien avec le même produit Trofodermin que Sinner.
  • Dopage actualité – Le clostébol a été hyper médiatisé en 2016 par le cas de la skieuse de fond norvégienne Th. Johaug, multimédaillée, qui a mis en cause une crème pour les lèvres. C’était encore le Trofodermin italien. Le TAS malgré cette excuse lui avait infligé 18 mois ferme.
  • Dopage actualité -D’autres cas se sont accumulés depuis, notamment en Italie. Or, sur la boîte de Trofodermin (spray et crème) commercialisée dans la péninsule figure un logo hypervisible matérialisé par le mot doping entouré et barré de rouge !
  • Dopage actualité – Compte tenu de l’ancienneté de cette cause de contamination devenue virale et du logo doping, aucune 1re instance ne devrait mollir, sinon un long processus d’appel superflu débouchera inévitablement sur une audience devant le TAS avec la sanction prévue un stéroïde anabolisant.
  • Dopage actualité – Le clostébol, comme la testostérone, administrés par voie cutanée, st des dopants appréciés en raison de leur diffusion progressive n’entraînant que des traces au niveau des analyses. Seul l’examen capillaire peut distinguer contamination ou dopage.
  • Dopage actualité – En raison du packaging très clair de cette crème, certains sportifs et leur staff doivent de toute urgence suivre un cursus lecture de rattrapage ou alors la crème Trofodermin n’est-elle pas une excuse bidon pour les gogos de l’AMA ?
  • Dopage actualité – Triste époque pour la lutte antidopage où l’AMA se trouve confrontée à la trimétazidine – inefficace – et au Clostébol en crème. En revanche, la transfusion sanguine autologue et les 16 substances dopantes autorisées du programme de surveillance sont disponibles.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

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EN FICHIER JOINT – AUTRES TWEETS JPDM sur le clostébol

Trimétazidine (TMZ) : 44 tweets JPDM sur cette molécule star des expertises antidopage depuis 2014

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Pendant 50 ans – de 1964 à 2014 – inconnue des enquêtes sur la présence de la TMZ dans les pharmacies sportives.

Depuis, la TMZ fait parler d’elle à travers les têtes d’affiche suivantes :

  • Sun Yang, nageur chinois, triple champion olympique
  • E. Khadjiev, lutteur français, 3e au championnat du monde 2019
  • K. Valieva, patineuse russe, championne olympique à Pékin 2022
  • Chine, 23 nageurs contaminés et blanchis par l’Agence mondiale antidopage. Devant cette clémence, tollé de l’Usada
  • Russie, Jeux paralymiques de Sotchi 2014. Plusieurs cas positifs chez les handicapés ‘’effacés’’ par G. Rodchenkov, le patron du laboratoire antidopage russe

TWEETS JPDM sur la trimétazidine (publiés sur X) (@DeMONDENARD)

ACTUALITE – 15 septembre 2024

Dopage actualité – Trimétazidine (TMZ).  Substance améliorant soi-disant l’énergétique myocardique d’un cardiaque, commercialisée en France dès 1964 par le laboratoire Servier sous le nom de Vastarel (Preductal en Russie), ajoutée à la liste de l’AMA seulement en 2014. 50 ans de latence !

Dopage – Non parce que la TMZ est efficace sur la performance – aucune étude n’a été menée par l’Agence mondiale pour le vérifier – mais parce qu’elle était utilisée par les sportifs notamment du bloc de l’Est et surtout facilement détectable dans les urines permettant de doper les statistiques.

Dopage – Abracadabrantesque : les anti-inflammatoires, les antalgiques, l’aspirine, la caféine qui, eux, sont efficaces, sont utilisés en masse par les sportifs – plusieurs médocs par jour – et pourtant ils ne sont pas en liste rouge.

Dopage – Finalement, la profession de foi de l’AMA de protéger la santé des sportifs et lutter pour un sport propre est une escroquerie XXL et surtout les médias restent complices de cette imposture.

Dopage – Paradoxe improbable. La TMZ, une substance inefficace sur la performance sportive est en passe d’être plus médiatisée dans les pages sportives que l’EPO, les stéroïdes anabolisants et l’hormone de croissance.

Dopage – Rien n’arrête les consommateurs d’amplificateurs artificiels de performance…

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Ni les surdoses ou les cocktails de médocs illicites, ni l’âge avant 18 ans, ni lorsqu’on atteint 50 voire… 90 ans !

Dans notre société hypermédiatisée on devient ‘’quelqu’un’’ parce que l’on a son nom dans le journal ou que l’on passe à la télé.

Dès 1965, le Dr Robert Boncour dénonçait cette recherche compulsive des drogues de la réussite impliquée dans les impératifs de dépassement qui ne concernait pas que les sportifs mais l’ensemble de la société.

Avec le cas de ce jeune snowboarder américain de 17 ans, positif deux fois à 7 produits dopants différents, substances pas tellement distinctes puisque toutes destinées à booster les récepteurs aux androgènes anabolisants.

A cet âge, la notion de risque est complètement opaque. Le mot santé ne figure pas dans leur dictionnaire mental. On est fort, en pleine santé et le danger – voire la mort – n’est pas perceptible face à la gloire et aux gains potentiels.

Afin de contribuer à la connaissance du dopage XXL hors des frontières de l’entendement, nous vous proposons trois fichiers sans qu’ils soient exhaustifs :

  • Cocktails, surdoses et overdoses : consommateurs hors limites,
  • Enfants de 12 ans jusqu’à 18 ans : les records de précocité,
  • Vétérans âgés (eux aussi).