Commentaires de l’actualité médico-sportive et du dopage en quelques tweets JPDM (réseau X)

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TENNIS – Propos de Nick Kyrgios sur l’affaire Jannik Sinner

08.10.2024

  • Tennis dopage – Affaire Sinner – Nick Kyrgios, toujours à l’arrêt, envisage de reprendre la compétition à l’occasion de l’Open d’Australie soit 579 jours après son dernier match. Il a quand même balancé un scud au n° 1 mondial : « Je ne joue qu’avec des joueurs propres »
  • Tennis dopage – Mais Nick, avez-vous déjà rencontré un joueur vraiment propre ? Peu probable puisque les sportifs de haut niveau sont médicalisés à 100% en raison des douleurs inflammatoires provoquées par la multitude des impacts de balle et des coups de raquette.
  • Tennis dopage – Certains joueurs consomment plusieurs comprimés avant de jouer une partie. Ce qu’ils ne font pas pour aller au cinéma ou regarder leurs adversaires à la TV. Toutes ces médications sont des aides à la performance définissant la conduite dopante
  • Tennis dopage – Affaire Sinner – Pourquoi l’AMA a interjeté appel ? Le milliardième de gramme de clostébol décelé dans les urines de Sinner ne permet pas d’éliminer la suspicion de dopage. En revanche, il y a bien négligence puisque sur la boite figure le logo ‘’Dopage’’.

AGENCE MONDIALE ANTIDOPAGE – L’arnaque des no-shows

  • Dopage  – L’AMA toujours dans la manipulation de l’information. A propos de l’Agence russe antidopage (Rusada), l’instance mondiale estime que cette dernière au vu des nombreux no-shows débusqués chez les athlètes russe, joue malgré tout la transparence !
  • Dopage – Le défaut de localisation est plus attractif pour un sportif puisqu’il risque, pour 3 manquements, au maximum deux ans de suspension alors que, épinglé lors d’un test positif inopiné, il prendrait quatre ans. A moins d’être débile, l’athlète a compris l’intérêt du no-show.

  • Dopage – Le système des no-shows c’est la porte ouverte au dopage dissimulé. Sans explication crédible, il en faut 3 en une année pour risquer une sanction. Au début de la lutte antidopage 1970-1990, ne pas se présenter à un contrôle coûtait le même tarif qu’un test positif.
  • Dopage – L’AMA affirme lutter contre la triche, pourtant les sportifs devraient remercier le brillant esprit de l’instance qui a inventé cette clause des 3 no-shows dans l’année leur permettant ainsi de filouter légalement, esquivant ainsi une sanction plus lourde.

Dopage – Suspension de Paul Pogba. Analyse du scandale DHEA

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De 4 ans en première instance, la mise à l’écart est passée à 18 mois pour une substance sans effet sur la performance, connue depuis les années 1980-1990, à l’époque aux résultats bidonnés par des scientifiques avides de gloire, amplifiés par la presse grand public et certains people. Les effets miraculeux annoncés ont fait plouf quelques années plus tard.

Le manque de cohérence entre les juridictions antidopage est inacceptable au plan du sérieux de la lutte avec en plus l’impact négatif sur la vie des sportifs. Décryptage.

PITCH

Le joueur de la Juventus Turin a été contrôlé positif à la DHEA, une substance produite naturellement par la glande surrénale et qui fait partie des stéroïdes androgéniques.

Elle est en liste rouge depuis 1998 mais détectable seulement depuis 2009 (avec un 1er cas positif enregistré). Le résultat analytique anormal (RAA) de l’international français champion du monde 2018, est survenu à la suite d’un match de série A où il était resté sur le banc. C’était le 20 août 2023.

Le tribunal antidopage italien l’a sanctionné de 4 ans de suspension sans tenir compte de la défense du joueur qui indiquait avoir pris aux Etats-Unis, un complément alimentaire prescrit par un médecin ami, en ignorant qu’il renfermait une substance prohibée en et hors compétition.

Paul Pogba dit La Pioche. Milieu de terrain international depuis 2013, 91 sélections, champions du monde 2018

Paul Pogba ayant interjeté appel devant le tribunal arbitral du sport (TAS), ce dernier le 04 octobre 2024, réduit la sanction à 18 mois.

La Pioche, très heureux à l’annonce de la décision d’appel, a publié dans la foulée sur son compte X sa photo, crampons aux pieds avec le commentaire suivant : « Enfin, le cauchemar est terminé. Suite à la décision du TAS, je peux maintenant envisager le jour où je pourrai de nouveau poursuivre mes rêves. J’ai toujours affirmé que je n’avais jamais enfreint consciemment les règlements de l’AMA (Agence mondiale antidopage) lorsque j’ai pris un complément nutritionnel qui m’avait été prescrit par un médecin et qui n’affecte, ni n’améliore la performance des athlètes masculins (… ) Cette période a été extrêmement éprouvante pour moi car tout ce pour quoi j’ai travaillé si dur a été mis en suspens (…) J’ai tellement hâte de revenir sur le terrain ».

Première instance et défense de Paul Pogba

A priori, en première instance, le tribunal italien a considéré que Pogba avait été testé positif avec une substance interdite en et hors compétition, que la DHEA figurait en toutes lettres sur la liste du Code mondial de l’Agence mondiale antidopage (AMA) et que le joueur n’avait pas respecté la règle de la Responsabilité objective qui implique que tout sportif de compétition est responsable des substances que l’on trouve dans ses prélèvements. N’ayant pas vérifié la composition du complément alimentaire, il était de facto fautif d’où la sanction maximale de 4 ans pour ce genre de substance.

En appel, le TAS, après les explications du joueur, a admis que le complément nutritionnel n’avait pas été utilisé dans un but de performance, d’où la réduction de la mise à l’écart ‘’Hors stade’’ de 4 ans à 18 mois.

Le produit pris par Paul Pogba : une arnaque délivrée par une gynécologue-obstétricienne

En contradiction avec cette défense le Daily Mail a révélé que le produit consommé par Pogba était commercialisé par une société américaine de bien-être ‘’10X Health Systems’’.

Or, le complément incriminé ‘’10X Alpha’’ lui a été prescrit par une docteure-amie de Miami où il passait régulièrement des vacances. Sauf que le médecin en question est une gynécologue-obstétricienne spécialiste des hormones féminines et masculines et que le complément alimentaire en cause dans le contrôle positif est – selon la notice – capable de favoriser  le développement musculaire, booster les capacités physiques mais aussi d’augmenter la production de testostérone.

C’est bien sûr une arnaque même si la molécule ’10 X Alpha’’ a été ingurgité dans un but d’amélioration du rendement musculaire alors qu’elle n’a aucun effet validé par une expertise effectuée par un sachant reconnu. En vérité, la défense du joueur ne me choque pas puisqu’aucune étude scientifique n’a démontré qu’elle pouvait être efficace pour doper un sportif.

Une substance connue depuis les années 1980-1990 aux effets bidonnés

Dans les années 1980-1990, la DHEA était très prisée, notamment chez les séniors en tant que soi-disant hormone de jouvence grâce à un marketing médiatique bien orchestré et relayé par quelque people de l’époque. Aujourd’hui, et ce depuis des années, la DHEA est totalement passée de mode et a même pris la direction des oubliettes.

Deux faits percutants démontrent la réalité de cette absence d’effets sur la forme des 3e âge et, a fortiori, sur les athlètes de haut niveau.

  • Aucune étude scientifique de consensus au monde n’a démontré que la DHEA modifiait les aptitudes d’un sportif. Si par extraordinaire, l’AMA en possède une, pourquoi ne pas la présenter ? L’affaire Paul Pogba aurait été close immédiatement.
  • Mais surtout, culturistes et autres gros bras, les plus grands consommateurs de stéroïdes anabolisants, n’utilisent jamais la DHEA pour atteindre les podiums et performer.

Compte tenu que la DHEA est inefficace sur les ‘’vieux’’ et les sportifs qui s’entraînent quotidiennement, elle n’a aucune justification à figurer dans la liste rouge de l’AMA. Qui plus est avec le qualificatif de ‘’substance non spécifié’’ indiquant par là que c’est un produit lourd imposant en première décision une suspension de 4 ans.

In fine, en raison de l’absence d’effet sportif de la DHEA, on ne peut reprocher à Paul Pogba la moindre négligence mais au contraire c’est l’AMA qui devrait être poursuivie pour avoir inscrit cette substance dans la liste rouge sans vérification de ses effets supposés sur la performance.

L’Agence mondiale antidopage, une institution irresponsable et déconsidérée, malheureusement toute-puissante même dans ses dérives :

  • substances inefficaces abusivement inscrites en liste rouge – DHEA et trimétazidine (TMZ), …
  • substances dopantes non listées et donc utilisées sans risque de contrôle positif),
  • etc.

En résumé : l’AMA est une institution irresponsable d’interrompre pendant plusieurs mois, voire années, la carrière d’un sportif pour une substance inefficace. Cela relève de l’abus de pouvoir, entériné sans broncher par tous les pays signataires du Code mondial antidopage permettant aux membres de l’AMA de parader avec leurs résultats dérisoires voisins de 1% alors que pour le reste des activités humaines, le pourcentage des tromperies dépasse 50%.

EPILOGUE – Déjà plus d’un an sans pouvoir jouer ni avoir le droit de s’entraîner dans une structure officielle (gymnase, terrain de foot…) et, cerise sur le gâteau, son club La Juventus Turin n’en veut plus. Merci l’AMA !

Trimétazidine (TMZ) : 44 tweets JPDM sur cette molécule star des expertises antidopage depuis 2014

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Pendant 50 ans – de 1964 à 2014 – inconnue des enquêtes sur la présence de la TMZ dans les pharmacies sportives.

Depuis, la TMZ fait parler d’elle à travers les têtes d’affiche suivantes :

  • Sun Yang, nageur chinois, triple champion olympique
  • E. Khadjiev, lutteur français, 3e au championnat du monde 2019
  • K. Valieva, patineuse russe, championne olympique à Pékin 2022
  • Chine, 23 nageurs contaminés et blanchis par l’Agence mondiale antidopage. Devant cette clémence, tollé de l’Usada
  • Russie, Jeux paralymiques de Sotchi 2014. Plusieurs cas positifs chez les handicapés ‘’effacés’’ par G. Rodchenkov, le patron du laboratoire antidopage russe

TWEETS JPDM sur la trimétazidine (publiés sur X) (@DeMONDENARD)

ACTUALITE – 15 septembre 2024

Dopage actualité – Trimétazidine (TMZ).  Substance améliorant soi-disant l’énergétique myocardique d’un cardiaque, commercialisée en France dès 1964 par le laboratoire Servier sous le nom de Vastarel (Preductal en Russie), ajoutée à la liste de l’AMA seulement en 2014. 50 ans de latence !

Dopage – Non parce que la TMZ est efficace sur la performance – aucune étude n’a été menée par l’Agence mondiale pour le vérifier – mais parce qu’elle était utilisée par les sportifs notamment du bloc de l’Est et surtout facilement détectable dans les urines permettant de doper les statistiques.

Dopage – Abracadabrantesque : les anti-inflammatoires, les antalgiques, l’aspirine, la caféine qui, eux, sont efficaces, sont utilisés en masse par les sportifs – plusieurs médocs par jour – et pourtant ils ne sont pas en liste rouge.

Dopage – Finalement, la profession de foi de l’AMA de protéger la santé des sportifs et lutter pour un sport propre est une escroquerie XXL et surtout les médias restent complices de cette imposture.

Dopage – Paradoxe improbable. La TMZ, une substance inefficace sur la performance sportive est en passe d’être plus médiatisée dans les pages sportives que l’EPO, les stéroïdes anabolisants et l’hormone de croissance.

Lutte antidopage – La grande imposture de l’AMA, une réalité aveuglante au fil des années

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L’Agence mondiale antidopage, depuis sa création en 1999 et cinq ans plus tard sa mainmise sur la liste des substances illicites, a libéralisé le dopage : la preuve en cinq points.

Dopage – La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, nommée en janvier prochain au comité exécutif de l’AMA, n’a jamais, à ce jour, publié la moindre étude sur le survoltage artificiel.

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Pourtant, cette étonnante promotion n’interpelle toujours pas la presse sportive… complice passive d’une imposture.

L’Agence mondiale antidopage (AMA) continue de recycler les ministres des Sports françaises. Après Valérie Fourneyron c’est au tour de Roxana Maracineanu. Avec cette désignation, la compétence de la lutte antidopage mondiale continue un peu plus de se décrédibiliser.

Cette nouvelle nomination démontre parfaitement l’entre soi des instances mais surtout le peu de sérieux de l’AMA qui n’hésite pas à intégrer à son comité exécutif des incompétents (es) puissance XXL.

Antidopage – Défense pro domo peu convaincante de Martial Saugy, récent retraité, ancien directeur du laboratoire suisse d’analyse du dopage (LAD) basé à Lausanne

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Ou l’art de transformer des défaites en… victoires

SYNTHESE – Je ne suis pas biologiste/directeur d’un laboratoire d’analyses agréé par l’Agence mondiale antidopage (AMA) pour lutter contre les dérives du sport; je ne méconnais certainement pas les difficultés que doivent être les recherches permanentes sur les nouvelles molécules pour tenter d’éradiquer le fléau des aides illicites à la performance.

En revanche, je connais l’historique du dopage et ses relations  »intimes » avec le monde du sport et du cyclisme en particulier. Je ne reproche donc pas à Martial Saugy ses carences analytiques mais de les transformer… en victoires ! Je ne peux que réagir à ses propos puisque, à l’heure de prendre sa retraite, il nous sort trois grosses sornettes :

  • Il a été confronté à l’un des types les plus dopés de la planète [Lance Armstrong] FAUX
  • Les laboratoires antidopage ne sont pas en échec mais c’est l’organisation des contrôles qui l’est FAUX
  • Le sport est plus propre aujourd’hui que dans les années 1990-2000 FAUX