Antidopage – Défense pro domo peu convaincante de Martial Saugy, récent retraité, ancien directeur du laboratoire suisse d’analyse du dopage (LAD) basé à Lausanne

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Ou l’art de transformer des défaites en… victoires

SYNTHESE – Je ne suis pas biologiste/directeur d’un laboratoire d’analyses agréé par l’Agence mondiale antidopage (AMA) pour lutter contre les dérives du sport; je ne méconnais certainement pas les difficultés que doivent être les recherches permanentes sur les nouvelles molécules pour tenter d’éradiquer le fléau des aides illicites à la performance.

En revanche, je connais l’historique du dopage et ses relations  »intimes » avec le monde du sport et du cyclisme en particulier. Je ne reproche donc pas à Martial Saugy ses carences analytiques mais de les transformer… en victoires ! Je ne peux que réagir à ses propos puisque, à l’heure de prendre sa retraite, il nous sort trois grosses sornettes :

  • Il a été confronté à l’un des types les plus dopés de la planète [Lance Armstrong] FAUX
  • Les laboratoires antidopage ne sont pas en échec mais c’est l’organisation des contrôles qui l’est FAUX
  • Le sport est plus propre aujourd’hui que dans les années 1990-2000 FAUX

Dopage – Sans langue de bois sur la piste du meldonium et du cannabis avec les Jeux olympiques en toile de fond.

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Deux infos révélées le 13 juillet méritent un commentaire : l’une sur un gymnaste multimédaillé contrôlé positif au meldonium, un produit facilement détectable depuis son introduction dans la liste en 2016 et l’autre sur la présence du cannabis dans la liste des produits dopants.

Un imprudent, un maladroit ou un… imbécile ?

Oleg Verniaiev, un gymnaste ukrainien champion olympique en titre aux barres parallèles, récemment, s’est fait prendre au meldonium, un produit synthétique exclusivement exogène et pour cette raison facilement détectable. On sait depuis 5 ans, date de son introduction dans le Code mondial mais aussi le test positif de Maria Sharapova – la tenniswoman russe – ainsi qu’à la même période l’épidémie de cas détectés dans les pays de l’Est, qu’il fallait en 2021 être suicidaire pour se doper au meldonium.