Dopage ton histoire – 60 ans de scandales : la presse a fait du fléau un sujet impossible à enterrer (1)

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Désormais, je proposerai régulièrement des citations d’auteurs, journalistes, antidopeurs, experts indépendants, sportifs, dirigeants ou coachs qui se sont exprimés sur le dopage. Des voix d’hier et d’aujourd’hui, tirées de mes lectures de l’actualité médico‑sportive comme des archives oubliées. Pour saisir les mécanismes du fléau n° 1 du sport, il faut écouter ceux qui l’ont vu, subi, combattu ou justifié. En clair : on ne connaît vraiment le dopage que lorsqu’on connaît son histoire.

Depuis que la lutte antidopage a officiellement émergé au milieu des années 1960 – lois française et belge en 1965, UCI en 1967, CIO en 1968 – la presse a trouvé un filon inépuisable. Le dopage est devenu un sujet vendeur, un aimant à lecteurs. Et, décennie après décennie, les scandales se sont enchaînés, chacun plus spectaculaire que le précédent.

  • 1966 – Tour de France : premiers contrôles, première fronde. Grève pédestre à Bordeaux, Anquetil en chef de file.
  • 1967 – Mont Ventoux : Tom Simpson s’effondre et meurt, image fondatrice de l’histoire moderne du dopage.
  • 1978 – Alpe d’Huez : Michel Pollentier, maillot jaune fraîchement conquis, démasqué pour substitution d’urine grâce à une poire « propre ».
  • 1988 – Séoul : Ben Johnson, star absolue du 100 m, positif au stanozolol. Déchéance immédiate.
  • 1998 – Affaire Festina : un soigneur intercepté avec un arsenal dopant. Virenque et toute l’équipe expulsés du Tour. Un séisme.
  • 2003 – Balco : laboratoire américain fournissant des produits indétectables à Marion Jones, Tim Montgomery et d’autres.
  • 2005 – Armstrong : L’Équipe révèle six échantillons positifs à l’EPO lors d’analyses rétrospectives du Tour 1999. Le Texan perd ses sept titres.
  • 2014 – Sotchi : système de substitution de flacons orchestré par la Russie. Sanctions massives, bannissement prolongé.
  • 2019 – Aderlass : réseau international de dopage sanguin impliquant cyclistes, fondeurs, biathlètes…

Ces affaires ont nourri la presse, mais aussi alimenté un débat permanent entre deux camps irréconciliables : d’un côté, les instances antidopage –  AMA, ITA, CIO, TAS… – toujours plus nombreuses, mais dont l’efficacité reste dérisoire (<1 % de contrôles positifs) ; de l’autre, une armée d’adeptes du « coup de pouce » chimique, convaincus que la performance moderne ne peut s’en passer.

Quand on connaît le dopage, on ne peut ignorer aucune publication sur le sujet. Sur ce blog, je propose donc une série de citations – anciennes ou récentes – issues d’auteurs emblématiques des controverses qui traversent ce thème explosif. Certaines seront commentées par moi-même (JPDM). Vous pourrez, vous aussi, réagir, contester, compléter.

Au fil de mes lectures, je publierai régulièrement ces extraits. Ils ne reflètent pas forcément mon opinion, mais ils éclairent un débat qui, lui, ne s’éteint jamais.

En fichier joint (PDF) – Document n° 1 : Citations sur le fléau du dopage à travers la presse

Tour de France 1968 – Historique/Archives : la 55e édition, inventaire complet

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Après l’affaire Festina en 1998, les organisateurs promettaient dès la prochaine Grande Boucle du « Renouveau », de la « Révolution » !

Même scénario qu’en 1968 – après la mort de Tom Simpson sur le Mont Ventoux en 1967 – l’année suivante, on rebaptisait l’épreuve : « Tour de la santé », « de la Désintoxication », « de la Libération », « des Hommes nouveaux », « de l’Avenir ». Une avalanche de slogans destinés à sauver l’image d’un sport secoué par le dopage. Mais pour régler le problème, il fallait autre chose que des mots, des mesures réelles, efficaces, courageuses. Dans un premier temps, à l’aune de six décennies de lutte antidopage, c’est de clarifier la réalité du dopage sur les plans de l’équité et de la santé.

En 2026, plus personne ne mord à l’hameçon. Les réseaux sociaux s’enflamment dès qu’un géant écrase la concurrence. Rappelons-le : c’est la compétition qui pousse les athlètes à se sublimer. Sans analyses toxicologiques solides, réalisées par des laboratoires performants, croire à l’éradication du dopage relève de l’illusion.

En 2026, le système reste bancal : les laboratoires détectent des substances que les sportifs ne prennent pas ou plus, et les sportifs consomment des produits que les laboratoires ne cherchent pas ou ne dépistent pas. Résultat : on active des contrôles nocturnes pour coincer les tricheurs… sans succès.

Mon expérience de la haute compétition cycliste m’a toujours confirmé une chose : ce n’est pas le dopage qui distingue les cadors. Depuis des décennies, tout le peloton est médicalisé. La vraie différence se joue ailleurs : dans le potentiel physiologique de chacun, associé à un mental XXL.

Les études solides que j’ai menées ces dernières années sur la longévité des Géants du Tour de France vont dans le même sens : elles démontent le cliché d’un dopage destructeur pour la santé. Les anciens du Tour vivent plus longtemps — de plusieurs années — que les hommes de la population française générale.

Pour autant, sur le plan éthique, renoncer à la lutte antidopage serait une erreur. Le sport de compétition repose sur des règles. Un cycliste ne peut pas prendre le départ du Tour avec un vélo à assistance électrique ; de la même manière, le dopage — parce qu’il agit directement sur les performances physiques — doit rester interdit.

Le problème, c’est que le système actuel semble incapable de maîtriser véritablement le phénomène. Il faut placer à la tête de l’instance mondiale des personnes qui ont un CV béton sur le dopage, pas des juristes qui maîtrisent les arcanes du pouvoir mais ignorent tout des substances illicites, de la physiologie de l’effort et des soins aux sportifs. En réalité, ils n’y connaissent rien.

En fichier joint (PDF) – Tour de France 1968 : document complet sur la 55e édition

Tour de France ton histoire – La casse osseuse des Géants de la Route…

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Quand le bitume devient l’adversaire…

L’une des disciplines les plus riches en traumatismes parmi les sports à haut risque, aux côtés de la boxe, du football, du football américain, du rugby ou encore des sports équestres.

À l’exception de la MotoGP, le cyclisme est probablement l’un des sports où les chutes revêtent une dimension aussi particulière : elles se produisent sur la route, avec un cycliste situé à environ 1,60 mètre du sol, contre à peine 1 mètre pour un motard.

  • La fracture du fémur, qui concerne 15,6 % des vainqueurs du Tour de France – soit 10 coureurs sur les 64 vainqueurs différents recensés de 1903 à 2026 – une donnée particulièrement marquante. Dans les autres sports à risque traumatique, cette proportion reste inférieure à 3 %.
  • Même constat pour la clavicule : aucune autre activité sportive professionnelle n’atteint une proportion comparable aux 54,7 % observés chez les vainqueurs du Tour de France.

Aujourd’hui, nous proposons une liste, non exhaustive, de ces coureurs du Tour de France qui, malgré une fracture, ont trouvé les ressources physiques et mentales nécessaires pour poursuivre leur route jusqu’au terme de la Grande Boucle.

Des histoires qui illustrent, sans doute mieux que de longs discours, la résistance hors norme dont font preuve les coureurs engagés sur la plus grande course cycliste du monde en juillet.

En fichier joint (PDF) : Coureurs fracturés et qui poursuivent jusqu’à Paris

Tour de France 1949/1952 – Fausto Coppi trône au 26e rang de la « Liste Glorieuse » d’Henri Desgrange

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Fausto Coppi domine haut la main les 36e et 39e éditions du Tour de France, malgré la présence de son adversaire intime, Gino Bartali, mais aussi de plusieurs autres cadors de l’époque : Jean Robic, Ferdi Kübler, Hugo Koblet et Louison Bobet.

À la manière de Tadej Pogačar, numéro 1 mondial des années 2020, Fausto Coppi révèle très tôt des aptitudes hors normes. Dès l’âge de 20 ans, il remporte le Tour d’Italie 1940 alors qu’il n’est encore que simple équipier de Gino Bartali au sein de l’équipe Legnano.

L’Homme de Fer, surnom de Bartali, déjà vainqueur du Giro en 1936 et 1937 et deuxième en 1939, terminera cette édition 1940 à la 9e place, à 46 min 09 s de son gregario Coppi.

Deux ans plus tard, en pleine Seconde Guerre mondiale et sans entraînement spécifique, Coppi porte, le 7 novembre 1942, sur la piste du Vigorelli à Milan, le record de l’heure à 45,848 km/h. Une performance que les meilleurs spécialistes de son époque considèrent alors comme quasiment imbattable.

Il faudra attendre treize ans avant qu’un autre champion ose s’attaquer à ce record. Jacques Anquetil échoue une première fois, le 23 octobre 1955, avec 45,175 km/h, puis une deuxième fois le 25 juin 1956, avec 41,260 km/h. Trois jours plus tard, le 29 juin, il parvient finalement à dépasser Coppi en portant le record à 46,159 km/h.

Comme Tadej Pogacar, le Campionissimo aimait s’extraire du peloton pour s’installer seul en tête et maintenir son effort pendant de nombreux kilomètres jusqu’à l’arrivée.

Selon Pierre Chany, journaliste de référence du cyclisme, cette capacité à aller au bout de ses échappées solitaires constitue même une caractéristique exceptionnelle de Coppi : « Il est rigoureusement vrai que Fausto Coppi, une fois évadé de la meute, ne fut jamais rejoint par ses poursuivants dans la période comprise entre 1946 et 1954, aussi vrai que le mètre-étalon déposé au Pavillon de Breteuil mesure cent centimètres. » [Arriva Coppi, éd. La Table Ronde, 1960, 259 p., p. 15]

Fort de l’expérience accumulée au cours d’une carrière professionnelle commencée en 1940, Coppi, dix-sept ans plus tard, à l’automne de son parcours, reconnaissait d’ailleurs sans détour ce qu’il considérait comme sa principale erreur de jeunesse : « Je ne me lancerais plus dans ces interminables échappées qui ont marqué le début de mon activité pro. J’éviterai de gagner des courses avec plusieurs minutes d’avance. C’est un effort insensé qui ne rime à rien. L’essentiel est de figurer au palmarès. » [Le Miroir des Sports, 1957, n° 648, 26 août, p. 17]

Dès 1942, Fausto Coppi évolue dans un cyclisme professionnel marqué par l’usage des amphétamines, alors largement répandues dans le contexte de la guerre et des opérations militaires. Il a recours à ces psychotoniques, réputés favoriser la performance physique, et en consomme notamment sept comprimés lors de son record de l’heure.

Lors d’une interview accordée à la RAI en 1952, il reconnaît consommer ce type de produits chaque fois qu’il court.

Parallèlement, Coppi porte une attention particulière à l’entraînement et à la nutrition. Après sa mort, notamment dans les années 1960 puis encore dans les années 1990, certains journalistes français le présenteront comme l’un des grands précurseurs de la modernisation du cyclisme : travail derrière derny, nutrition, position sur la machine, qualité du matériel – notamment les boyaux – ou encore importance accordée au sommeil.

Cette lecture a parfois conduit à attribuer l’explosion des vitesses de course à ces seules innovations, en laissant au second plan une autre dimension de sa pratique : le recours aux produits dopants, notamment aux amphétamines. Il convient de rappeler que, durant la carrière de Coppi, le dopage n’était pas encore interdit par la réglementation sportive comme il le sera par la suite.

En 2026, cette dimension apparaît désormais explicitement dans la biographie de Coppi sur Wikipédia. L’encyclopédie en ligne consacre un intertitre aux « Apports de Coppi dans le sport cycliste : diététique, technique, entraînement, dopage », ce qui témoigne de l’intégration de cette dimension dans la présentation contemporaine du champion [consulté le 18 septembre 2026].

Signalons les chiffres de sa pleine activité ayant impacté les dernières années de compétition du crack italien qui ne participait qu’à des critériums ne dépassant pas… 45 km.

À l’acmé de sa carrière, entre 1946 et 1954, on relève ainsi :

  • 50 victoires en solitaire ;
  • 3 000 kilomètres parcourus seul en tête ;
  • 192 kilomètres : sa plus longue échappée solitaire ;
  • 14 minutes : son plus large écart à l’arrivée sur son suivant immédiat.

Sans langue de bois, avec l’exigence de rendre compte des faits, différents aspects sont abordés :

  • Check-up (état-civil, morpho-physiologique, staff médico-technique, parcours sportif, professions d’origine)
  • Rayon palmarès (épreuves datées de 1939 à 1959)
  • Rayon incidents de parcours (blessures, problèmes de santé et ‘’sorties’’ de route)
  • Rayon hygiène, entraînement, alimentation
  • Rayon soins et dopage
  • Rayon idée reçue de la presse, notamment française, sur le novateur de l’entraînement, de la nutrition, de l’organisation d’une équipe performante (un seul leader et des équipiers à son service exclusif) ce qui était vrai mais occultant de A à Z son apport majeur aux amplificateurs artificiels de performance alors que Coppi ne s’en cachait pas.
  • Rayon triche autre que dopage
  • Rayon énigme sur la transmission d’un bidon entre Bartali et Coppi (Tour de France 1952)
  • Rayon mémoire : courses ‘’naming’’, stèles et plaques commémoratives
  • Rayon lectures : pour tout savoir sur Fausto Coppi dit Le Héron
  • Livres, documents, hors-séries (46 références)
  • Articles de presse : textes et interviews (69 références)

Actualité médico-sportive/dopage – Commentaires et analyses sur les dernières affaires concernant les acteurs des enceintes sportives (5)

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Dans ce n° 5, du 19 septembre 2021, nous abordons trois thèmes concernant le cyclisme :

  • La casse du fémur est une spécificité du vélo. Décryptage.
  • En raison de la vitesse de déplacement du cycliste, la canicule est moins pénible que de rouler sous des températures négatives.
  • L’étude des TDF – des plus jeunes face aux plus vieux finishers depuis 1903 à aujourd’hui – montre que sur les 113 éditions, le plus âgé domine le plus jeune 65 fois, soit dans la proportion de 57,5%

N° 5 : 19 septembre 2026

Tour de France ton histoire – Les vainqueurs du Tour : héros, légendes… et fémurs explosés !

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Le chiffre de 15,6% porte sur les lauréats de la Grande Boucle car cette population réduite est la plus documentée par les médias. L’étude sur l’ensemble des pros – des milliers de coureurs – serait impossible.

Mon expertise de médecin du sport, spécialiste du cyclisme pendant cinq décennies, m’a permis de constater que cette fracture était omniprésente parmi les amateurs qui dépassent les 10 000 km d’entraînement par an (collision routière, pertes d’adhérence sous la pluie, etc.)

Les lauréats du Tour et leurs adversaires directs (30 000 à 40 000 km/an) ont :

  • Des milliers d’heures de course et d’entraînement,
  • Des pelotons denses (chutes collectives)

Les lauréats du Tour et leurs adversaires directs ont :

  • 10 à 15 ans de carrière professionnelle, voire plus,
  • 70 à 100 jours de course par an,
  • 800 à 1 200 courses cumulées.
  • Impact direct du fémur sur le bitume lors d’une chute latérale avec perte d’adhérence de la roue arrière sans décrochage automatique du pied chaussé, fixé à la pédale,
  • Choc direct : bordures, trottoirs, mobilier urbain, glissières,
  • L’un des dix TDF s’est fracturé le fémur en raison d’un bidon éjecté au passage d’un gendarme couché, le TDF roula alors sur l’objet.
  • Collision d’un véhicule à pleine vitesse. Dans la série des 10 TDF, sur 64 lauréats du Tour, 3 ont été victimes d’un engin motorisé (bus, voitures) à l’entraînement, soit 30%.

Interprétation

  • Le fémur est l’os le plus solide du corps humain.
  • Une fracture nécessite un traumatisme majeur avec percussion sur le macadam ou un mobilier urbain (gendarme couché, coussin berlinois, etc.). Dans les autres sports avec chute de 1 à 2 mètres de hauteur, les sportifs tels les cavaliers de concours complet et les jockeys ne tombent pas sur le bitume. Les motards qui chutent, eux, glissent le plus souvent sur la chaussée pendant plusieurs mètres sans percussion directe sur la zone trochantérienne.
  • Que 15,6% des vainqueurs du Tour de France aient subi cette fracture signifie que le cyclisme professionnel est l’in des sports les plus traumatiques en termes de fractures graves.

LA CLAVICULE : l’autre fracture du cycliste du Tour de France – 35 vainqueurs sur 64 (54,7%)

Mais le cycliste est également exposé à d’autres fractures, notamment la plus courante : la cassure de la clavicule à la suite d’une chute sur l’épaule avec contact sur le bitume.

L’étude sur les lauréats du Tour de France de 1903 à 2026 dénombre 35 vainqueurs sur 64 victimes d’une fracture de la clavicule, soit 54,7% !

Il faut ajouter que certains de ces 35 TDF ont été victimes de leur clavette plusieurs fois.

Les instances (UCI, organisateurs) doivent prendre des mesures efficaces pour limiter l’hécatombe

Tous ces chiffres montrent bien que le cycliste pro est surexposé à la casse osseuse et ce depuis toujours.

Il est grand temps que les experts se réunissent pour repenser l’organisation des courses cyclistes en terme du nombre de partants, de sprints massifs, d’obstacles urbains et de géométrie des vélos.

En fichier joint : Liste des fractures du fémur et du bassin chez les lauréats du Tour de France de 1903 à 2026

Rugby – Des centaines de « pleureuses » en crampons attaquent World Rugby en justice…

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Motif surréaliste – Commotions cérébrales : les bodybuildés réclament aux instances le mode d’emploi du tampon !

En accusant World Rugby de ne pas avoir expliqué à ces armoires à glace qu’un impact frontal à pleine vitesse en se prenant au moins 90 kilos dans la tronche, ça secoue la boîte crânienne !

Tant que l’objectif de la plupart des joueurs de rugby, notamment du pack, sera d’amoindrir l’adversaire, de l’affaiblir physiquement, les commotions cérébrales feront toujours partie des statistiques sur la dangerosité du ballon ovale.

Procès pour absence de notice sur les collisions violentes !

Le collectif des commotionnés attaque aujourd’hui les instances du rugby, estimant ne pas avoir été suffisamment informé ni protégé contre les risques de ces atteintes cérébrales.

Pour moi, ils se trompent de cible. C’est kafkaïen. Va‑t‑on imaginer des boxeurs poursuivant leur fédération pour ne pas avoir été prévenus qu’un direct du droit peut les mettre K.-O. et abîmer leur cerveau, immédiatement ou à force de chocs répétés ?

Casse et accidentologie céphalique du rugby : articles, thèses, livres… tous la dénonce dès 1969

Ce débat n’a rien de nouveau. Dès 1975 — il y a plus de cinquante ans — les dirigeants du rugby étaient déjà pointés du doigt. Une enquête de La Dépêche du Midi (20–25 janvier 1975), appuyée sur une thèse de médecine soutenue en 1972, alertait sur la multiplication des traumatismes crâniens et cervicaux. Le journaliste René Mauries, figure du sport en Midi‑Pyrénées, s’appuyait sur les travaux de Jean Andrieu, rugbyman de haut niveau passé par le Stade Toulousain et Graulhet, et auteur d’une thèse au titre limpide : Traumatismes du crâne et du rachis cervical chez le rugbyman. L’enquête rappelait aussi les nombreux accidents touchant des joueurs emblématiques, dont Benoît Dauga (63 sélections). Le quatrième volet était sans ambiguïté : « Les dirigeants premiers coupables ».

Pour montrer que l’accidentologie céphalique ne date pas du professionnalisme (1995), nous avons rassemblé cinquante références françaises de 1904 à 1995. Toutes alertent, avec constance, joueurs, staffs, clubs et instances sur la traumatologie craniocérébrale du rugby. Ces références figurent en pièce jointe.

  • La notion de « commotion du cerveau » n’a rien de moderne : elle apparaît en français en 1480. Ambroise Paré, au XVIᵉ siècle, en fixe le concept médical.
  • Aux XXᵉ et XXIᵉ siècles, les recherches explosent, notamment dans le sport.
  • En 1983, le Dr Jacques Mombet — pilier médical du rugby français — publie Médecine du rugby. Sur 162 pages, seules deux sont consacrées au diagnostic des commotions sur le terrain. C’est maigre, révélateur, presque un aveu.

Le rugby, sport de combat : tout le monde est complice

Ce qui favorise les commotions, ce n’est pas seulement le jeu : c’est le système entier.

  • Dopage massif (stéroïdes, hGH, SARMs…) : plus de poids, plus de puissance, donc des impacts plus violents et des risques accrus.
  • Poids démesurés : un joueur d’1,80 m à 120 kg est soit anabolisé, soit en surpoids. Dans les deux cas, danger sanitaire majeur.
  • Captagon® omniprésent (1960–1990) : psychotonique puissant, il dopait l’agressivité et alimentait les batailles rangées.
  • Tolérance générale : clubs, staffs, joueurs, instances… personne ne s’est vraiment préoccupé du dopage pendant ces « trente glorieuses ».
  • Contrôles rarissimes et prévenus à l’avance : résultat, zéro positif alors que presque tout le monde carburait.

Pendant cette période, la presse spécialisée publiait régulièrement des dossiers « casse‑cous ». Que faisait la Fédération française de rugby ? Pas grand‑chose. Le duo Laporte–Simon, pourtant issu des pelouses de combat, n’a pas inversé la tendance.

La violence était intégrée, normalisée, maquillée par des euphémismes : « agressivité maîtrisée », « engagement contrôlé », « impact régulé », « intensité canalisée ». Pendant que les morts et les commotions s’accumulaient depuis 1904, le milieu du rugby restait dans le déni.

Des penseurs l’avaient anticipé :

  • Arthur Schopenhauer, philosophe allemand : « La plus grande sottise de l’homme est d’échanger sa santé contre n’importe quel autre avantage. »
  • Albert Einstein, physicien américain : « Peu d’hommes sont capables d’exprimer une opinion qui diffère des préjugés de leur milieu. »

Finalement, tout le monde est complice. Les joueurs, eux, sont les premiers responsables des traumatismes et des commotions – c’est leur corps qui percute, leur tête qui encaisse. Mais autour d’eux, toute la galaxie du rugby – clubs, staffs, dirigeants, arbitres – se contente d’être responsable… à minima, dans une passivité coupable. Pour sortir de l’ornière, il ne suffit pas de pointer World Rugby. Tous ceux qui vivent du rugby devraient avoir à répondre devant un tribunal, pas seulement l’instance internationale.

En fichiers joints (PDF) – Citations violence

Tour de France – Stats – Paul Seixas engagé à 19 ans 9 mois sur la 113e édition, a suscité une amplification médiatique notable !

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Pendant des heures, les chaînes télé ont récité en boucle le même mantra : « Vous vous rendez compte, il n’a que 19 ans ! »

Rappelons qu’au même âge, 19 ans 8 mois, le Normand Jacques Anquetil dominait déjà les professionnels aguerris dans les grands contre‑la‑montre.

Par exemple, le 27 septembre 1953, sur les 140 km clm du Grand Prix des Nations, il écrase la course : le deuxième finit à 6’41’’.

D’autre part, durant des décennies, les jeunes champions étaient tenus à l’écart du Tour de France pour deux raisons : le service militaire, souvent long, et la sélection olympique, réservée aux amateurs. Les Fédérations bloquaient donc les passages chez les pros afin de préserver leurs candidats aux médailles potentielles.

Cas emblématique : Paul Seixas

Photo : AFP/VNA/CVN

Paul Seixas 19 ans 10 mois 2 jours à l’arrivée du Tour de France 2026

Le Français Paul Seixas, né le 24 septembre 2006, au départ de la 113e édition le 04 juillet 2026, est le plus jeune des 184 partants et des 158 arrivants à Paris. Il termine 4e pour son 1er Tour et 2e meilleur jeune derrière le Mexicain Isaac Del Toro.

Par ailleurs, si le Lyonnais est le plus jeune concurrent à participer à la Grande Boucle depuis 1937, lors de la 31e édition, le Français Adrien Cento est le plus jeune des 96 au départ : 19 ans 4 mois (né le 04.03.1918). Il abandonnera lors de la 5e étape Belfort-Lons-le-Saunier.

Pourquoi les néophytes (1er Tour de France), ces dernières années, sont-ils de plus en plus performants ?

  • Terminer un Tour de France représente une motivation pour une distinction au sein de la corporation cycliste elle-même mais bien sûr aussi auprès de leurs supporteurs.
  • La majorité passe dans des centres de formation, notamment celui de l’UCI à Aigle en Suisse.
  • Préparation médico-physiologique optimisée : entraînement (plus de haute intensité, moins de sorties basées sur les bornes sans programme précis, stages en altitude), nutrition (glucides, protéines, lipides au gramme près), récupération (active), procédés (chambre d’altitude, pressothérapie, cryothérapie…)
  • Ils sont de mieux en mieux sélectionnés avant d’être lancés dans la Grande Boucle. Certains parmi eux ‘’en préparation’’ se sont déjà frottés aux deux autres Grands Tours (Giro et Vuelta) et ont même remporté des étapes.