Tour de France en data – Une lecture inédite de l’exploit cycliste

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Les statistiques rares qui reclassent les performances et révèlent la vraie hiérarchie du Tour.

On commence par les sommets les plus inaccessibles, puis on descend vers des performances moins mythiques… mais toujours remarquables.

DOCUMENT EXCLUSIF

Entrer dans le cercle des cinq vinqueurs du Tour à cinq reprises, c’est l’équivalent cycliste des 14 sommets de plus de 8 000 mètres gravis par les cinq premières stars des ascensions extrêmes entre 1970 et 2000. Une élite minuscule.

Boucler 10 Tours de France sans abandon, c’est un exploit réservé à 88 stakhanovistes de la pédale. Pour mesurer la rareté du geste, rappelons que de 1903 à 2026, 5 443 coureurs ont pris au moins une fois le départ de la Randonnée de Juillet. Parmi eux, 3 653 ont réussi à terminer la Boucle au moins une fois. Rien que ça, c’est déjà un monde.

Mais terminer 10 fois, c’est une autre galaxie : 88 sur 3 653, soit 2,4 %. Un cercle fermé, réservé aux véritables marathoniens du Tour.

Dans le club des cinq vainqueurs du Tour, un seul a atteint la barre mythique des 10 Tours complets : Miguel Indurain. Les autres géants plafonnent juste en dessous :

  • Jacques Anquetil : 6
  • Bernard Hinault : 7
  • Eddy Merckx : 7
  • Tadej Pogačar : 7

Le Slovène, toujours en activité, peut encore rejoindre le cercle des 10.

Au-delà des clubs des 5 et des 88, d’autres chiffres tout aussi étonnants émergent dans le tableau joint. Le Tour, c’est une mine de données, un terrain où les statistiques racontent une histoire aussi épique que la course elle-même.

En fichier joint (PDF) : Tour de France – Des chiffres remarquables, des plus rares aux plus accessibles

Tour de France 2026 – Les dynasties du peloton – Ces familles qui roulent d’une génération à l’autre

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La Grande Boucle reste la plus grande course cycliste au monde. Elle attire une armée de médias et un public massif, surtout sur les pentes de l’Alpe d’Huez : on parle de 600 000 spectateurs répartis sur les 21 virages.

Mais derrière ce décor géant, un phénomène bien moins connu persiste depuis 1903 : les dynasties cyclistes. Des familles entières ont traversé les générations — grands‑pères, pères, fils, frères, jumeaux — et se sont succédé dans le peloton, édition après édition.

Ces stats JPDM mettent en lumière ces lignées qui ont façonné l’histoire du Tour.

En fichier joint : Dynasties cyclistes

POUR EN SAVOIR PLUS – Autres liens sur les chiffres méconnus du TDF 2026 (Blog JPDM)

Tour de France ton histoire – Au fil des 113 éditions, 88 Géants de la Route se sont distingués pour avoir réussi à terminer au moins dix Grandes Boucles. Certains ont même enchaîné ces dix rotations sans interruption, année après année. Certains ont même enchaîné ces dix rotations sans interruption, année après année – publié le 28 juillet 2026

Tour de France 2026 – Alpe d’Huez : un record de plus pour Tadej Pogacar

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Mise à jour des datas sur l’ascension de l’Alpe d’Huez

Article publié le 24 octobre 2026 après la présentation du Tour le 23 octobre 2025

En fichiers joints (PDF) : Dossiers Alpe d’Huez + l’Alpe d’Huez en dates et chiffres

Tour de France – Watts : des comparaisons à la louche !

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Laurent Heurtois

Spécialiste datas et optimisation de la performance (ergonomie, biomécanique), a travaillé chez Wattbike France, un importateur d’ergomètres

QUESTION DU Dr JPDM :

Yoann Offredo, ancien coursier aujourd’hui consultant sur France Télévisions, évoque, suspicieux, l’ascension du Tourmalet dans laquelle Tadej Pogacar a maintenu une puissance de 6,7 watts par kilo de poids corporel [La Dépêche, 09.06.]

Alors peut-on se fier aux chiffres des watts pour évaluer la puissance développée et le niveau de performance du Slovène ?

Pas sûr ! En tout cas, le point de vue de Laurent Heurtois émet un gros doute.

En fichier joint (PDF) – Le texte de Laurent Heurtois

Tour de France/Physiologie – La surchauffe s’invite sur la Grande Boucle

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Comprendre ce qu’il faut faire pour ne pas cramer

Les échanges de chaleur entre le corps humain et le milieu extérieur se font selon quatre mécanismes principaux :

1 –  CONDUCTION (*)

Les échanges de chaleur s’établissent entre la peau et les matériaux avec lesquels elle est en contact (vêtements, chaussures, objets tenus : guidon, bidon, éponge, glaçons). Ils se font toujours de la surface la plus chaude vers la surface la plus froide. Une fois les températures égalisées, ce mécanisme cesse d’agir.

2 –  CONVECTION (*)

Les échanges thermiques s’établissent entre la surface cutanée et les molécules d’air ambiant qui viennent à son contact. Ainsi, les courants d’air, si faibles soient-ils, en « léchant » l’épiderme entraînent avec eux une partie de la chaleur corporelle. En roulant à 45 km/h, les molécules chaudes se volatilisent.

3 –  RADIATION OU RAYONNEMENT (*)

Le corps humain irradie de la chaleur sous forme de rayons infrarouges. Lorsque le sportif se trouve dans une ambiance dont la température est inférieure à la sienne, ce qui est généralement le cas en hiver, il y a perte de chaleur par rayonnement de l’organisme vers l’extérieur. Cependant, pour éviter l’hémorragie calorique inévitable sous nos climats tempérés où il est rare que le thermomètre atteigne 37° C – sauf en ce moment sur la 113e édition de la Grande Boucle – le corps possède un recours efficace : le refroidissement de la peau. Lorsque la température ambiante s’abaisse, l’irrigation sanguine de la peau diminue considérablement notamment au niveau des pieds et des mains. Ainsi, notre enveloppe cutanée se refroidit et diffuse moins de chaleur dans le milieu ambiant. Par conséquent, quand on dit que notre température corporelle tourne autour de 37° C, cela concerne uniquement la température centrale et non celle de la peau (température cutanée au niveau des mains : 30,7° pour les femmes ; 32,2° pour les hommes).

A l’inverse, si la température de l’air dépasse celle du corps, ce dernier emmagasine de la chaleur sous forme de rayonnement. C’est le cas depuis plusieurs jours su la route du Tour.

4 –  ÉVAPORATION  (***)

Pour éviter la surchauffe lorsque le soleil « tape » ou lors d’un effort intense, le corps fait appel principalement à l’évaporation. Ce mécanisme de dissipation de chaleur ne devient particulièrement efficace que si les gouttes de sueur s’évaporent. L’air sec est plus favorable que l’air humide.

(***)  Degré d’efficacité lorsqu’il fait chaud, voire très chaud. D’où l’intérêt d’associer à l’hydratation du corps par voie orale, les aspersions d’eau à travers le casque, la nuque, les extrémités et les cuisses.

Tour de France ton histoire – Paul Seixas, dossard 51, va-t-il être boosté par ce numéro qui a réussi à quatre lauréats de la Grande Boucle ?

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Pour la 113e édition de la Grande Boucle, le Français Paul Seixas, n° 51, au plan de la renommée prendra-t-il la roue des quatre ‘’ 51’’, tous cadors dorés de la Randonnée de juillet ?

  • Eddy Merckx, 1969
  • Luis Ocana, 1973
  • Bernard Thévenet, 1975
  • Bernard Hinault, 1978
  • et depuis 48 ans… plus rien !

Sauf qu’en 2019, Thibaut Pinot avec le 51 était en passe de remporter l’épreuve mais, victime d’un claquage à la cuisse à deux jours de l’arrivée, il dut abandonner et a vu s’évanouir son rêve de s’adjuger la Colossale épreuve.

Tour de France 2026 – Antisurchauffe : l’équipe Visma porte un maillot noir malgré les fortes chaleurs annoncées

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Pourquoi le maillot noir de Visma en 2026, de Sky de 2010 à 2018 et de Tudor depuis 2023, n’est pas pénalisant face à la surchauffe de l’été ?

Depuis 1906, les scientifiques à juste raison en l’état actuel des connaissances, expliquent que les couleurs claires, notamment le blanc, sont plus adaptées face à l’intensité du rayonnement solaire.

2010 – Décryptage de la bascule vers le noir

L’Equipe.fr du 02 juillet, fait tout un article pour expliquer la justification par la cellule performance de l’équipe batave du choix de la couleur noire :

« Nous avons mené, nous dit Mathieu Heijboer, le directeur de la performance chez Visma/Lease a bike, de nombreux tests dans des chambres thermiques où le rayonnement solaire est simulé. Ces tests nous ont permis d’observer la vitesse à laquelle la température monte sous une chemise. Nous avons également effectué des tests avec des mannequins capables de transpirer. Tous les résultats indiquent que le choix du tissu-est plus important que sa couleur. »

Valentin Lachaux, le rédacteur de L’Equipe.fr, résume : « Les fans peuvent être rassurés, Jonas Vingegaard ne devrait normalement pas être pénalisé par sa tenue. Et le maillot jaune pâle, lui, n’est en tout cas pas tombé aux oubliettes puisqu’il sera utilisé lors des jours de repos. »

Sauf que dès 2010, le team Sky (Bradely Wiggins et Chris Froome) ont déjà couru avec des maillots noirs réfléchissant à la fois les radiations thermiques (IR) tout en bloquant les radiations UV. Ce double effet est obtenu grâce à Coldblack® technologie.

Donc déjà connu depuis 2010 (16 ans) laissant supposer que le journaliste de L’Equipe.fr a zappé l’équipe Sky pendant sa période faste (6 victoires finales au TDF) qui était vêtue d’un maillot de couleur noire de 2010 à 2018

  • 2010-2011     : maillot noir avec bande bleue
  • 2012-2017    : le noir reste la couleur dominante avec quelques variations (bandes bleues plus larges et touche de blanc)
  • 2018               : dernière année du maillot noir avant le changement de sponsor.

Pour en savoir plus sur la révolution Coldblack® maillot noir antisurchauffe, je propose une fiche technique qui faisait le point sur cette avancée, publiée par mes soins dans Cyclosport magazine d’août-septembre 2014.

Cyclosport magazine, 2014, n° 99, août-septembre

Que ce soit en 1924 et de 1946 à 1951 sur le Giro, de 1930 à 1947 sur le Tour de France, les maillots noirs en laine et/ou en coton étaient une entrave sérieuse à la performance. D’où la disparition de cette couleur jusqu’en 2010 et la révolution Coldblack® Technologie.

POUR EN SAVOIR PLUSBLOG JPDM – Autres liens sur surchauffe de l’air et effort physique prolongé

  • Tour de France ton histoire – Canicule : attention à la surchauffe boostée par la compétition. Aspersions et ablutions, deux techniques efficaces limitant la montée des degrés corporels – publié le 29 juin 2019
  • Jeux olympiques de Paris – La surchauffe va perturber les épreuves et les entraînements programmés dans Paris et sa région. Alerte aux méfaits des médicaments associés à de fortes contraintes thermiques. L’été, en plus des athlètes olympiques, il y a de très nombreuses personnes qui continuent à se maintenir en forme en courant, pédalant ou en jouant au tennis – publié le 31 juillet 2024.

Tour de France ton histoire – L’édition 2026 confirme une tendance lourde : la mondialisation du cyclisme profesionnel stagne !

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Sur l’ensemble de l’histoire du Tour, seules 58 nations ont vu au moins un de leurs coureurs participer à la Grande Boucle depuis 1903. Autrement dit, à peine un quart des pays affiliés à l’Union cycliste internationale (UCI) ont déjà accédé à ce niveau.

Cette stagnation contraste avec l’image globale du Tour.

À partir de ce samedi 4 juillet, la 113e édition s’élance de Barcelone et sera diffusée dans 190 pays. Pourtant, malgré cette exposition mondiale, le cyclisme professionnel peine à s’étendre. Depuis six ans, aucune nouvelle nation parmi les 203 fédérations membres de l’UCI n’a envoyé un coureur au départ de la Ronde de Juillet.

Un chiffre résume parfaitement cette inertie : 27 nations au départ chaque année depuis 2021, sans la moindre variation. La mondialisation du cyclisme, elle, semble rester dans les roues.

Tour de France 2026 : Alpe d’Huez et Ballon d’Alsace en double, Butte Montmartre en triple

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L’organisateur, au mépris des limites physiologiques du corps, a fait sien le slogan olympique « Citius, Altius, Fortius » (plus vite, plus haut, plus fort), une injonction perverse qui, sous couvert d’excellence, légitime la course au podium à tout prix — et donc au dopage. Même si l’on sait d’expérience que c’est la lutte entre les acteurs qui potentialise la difficulté du parcours. Mais la compétition encadrée par les spectateurs pousse au dépassement…

Affiche du Tour de France 2026, indiquant 30 cols, un record de dénivelé positif de 54 450 m.

Le parcours du Tour de France 2026, dévoilé le 23 octobre dernier, confirme une tendance forte : la multiplication des ascensions difficiles, parfois répétées sur une même étape ou sur deux étapes consécutives. Les coureurs devront ainsi affronter deux arrivées à l’Alpe d’Huez — même si seule la célèbre montée des 21 virages sera au programme, la seconde étant précédée par l’exigeant col de Sarenne (1 999 m). Autre défi : le Ballon d’Alsace, gravi à deux reprises, et une dernière étape avec trois passages par la Butte Montmartre.

Cette pratique, qui consiste à faire grimper les coureurs plusieurs fois le même col, n’est pas nouvelle. Dès 1913, lors de la 11e édition du Tour, le Ballon d’Alsace était déjà au menu deux fois de suite : d’abord en fin de 12e étape (Genève-Belfort), puis au début de la 13e (Belfort-Longwy). Une particularité peu connue – ignorée même par les historiens et sites dédiés au cyclisme mais aussi par les organisateurs actuels – alors que la double ascension de 1914, elle, est bien répertoriée dans les archives. Il faudra ensuite attendre 1964 pour voir réapparaître ce procédé, avec une ascension d’envergure le Port d’Envalira (2 407 m) lors des 13e et 14e étapes.

Vue panoramique d'une route sinueuse dans une vallée montagneuse, typique des parcours de montagne du Tour de France.

Le Port d’Envalira, déjà 2 ascensions en 1964

Depuis, tous les grands cols ont eu droit à leur « double dose » :

  • Tourmalet (1974, 2010)
  • Alpe d’Huez (1979, 2013, 2026)
  • Glandon (1983)
  • Aubisque (1985)
  • Envalira (1964, 1997)
  • Croix de Fer (2015)
  • Ventoux (2021)
  • Galibier (2011, 2022)
  • Ballon d’Alsace (1913, 1914, 2026)

Cette accumulation de difficultés, qui ne concerne pas que le Tour mais aussi le Giro et la Vuelta, interroge certains acteurs de la Grande Boucle. Pourtant, l’histoire montre que l’innovation — ou la répétition — font partie de l’ADN de la course.

Infographie présentant les défis d'altitude du Tour de France 2026, mentionnant les ascensions difficiles et le nombre croissant de cols depuis 1979.

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT – Tour de France : cols et côtes passés 2 fois lors d’étapes consécutives ou lors de la même étape)