Comprendre ce qu’il faut faire pour ne pas cramer
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Echanges de chaleur entre le corps humain et l’ambiance environnante. Décryptage de l’adaptation de la clime corporelle face aux coups de chaud
Les échanges de chaleur entre le corps humain et le milieu extérieur se font selon quatre mécanismes principaux :
1 – CONDUCTION (*)
Les échanges de chaleur s’établissent entre la peau et les matériaux avec lesquels elle est en contact (vêtements, chaussures, objets tenus : guidon, bidon, éponge, glaçons). Ils se font toujours de la surface la plus chaude vers la surface la plus froide. Une fois les températures égalisées, ce mécanisme cesse d’agir.
2 – CONVECTION (*)
Les échanges thermiques s’établissent entre la surface cutanée et les molécules d’air ambiant qui viennent à son contact. Ainsi, les courants d’air, si faibles soient-ils, en « léchant » l’épiderme entraînent avec eux une partie de la chaleur corporelle. En roulant à 45 km/h, les molécules chaudes se volatilisent.
3 – RADIATION OU RAYONNEMENT (*)
Le corps humain irradie de la chaleur sous forme de rayons infrarouges. Lorsque le sportif se trouve dans une ambiance dont la température est inférieure à la sienne, ce qui est généralement le cas en hiver, il y a perte de chaleur par rayonnement de l’organisme vers l’extérieur. Cependant, pour éviter l’hémorragie calorique inévitable sous nos climats tempérés où il est rare que le thermomètre atteigne 37° C – sauf en ce moment sur la 113e édition de la Grande Boucle – le corps possède un recours efficace : le refroidissement de la peau. Lorsque la température ambiante s’abaisse, l’irrigation sanguine de la peau diminue considérablement notamment au niveau des pieds et des mains. Ainsi, notre enveloppe cutanée se refroidit et diffuse moins de chaleur dans le milieu ambiant. Par conséquent, quand on dit que notre température corporelle tourne autour de 37° C, cela concerne uniquement la température centrale et non celle de la peau (température cutanée au niveau des mains : 30,7° pour les femmes ; 32,2° pour les hommes).
A l’inverse, si la température de l’air dépasse celle du corps, ce dernier emmagasine de la chaleur sous forme de rayonnement. C’est le cas depuis plusieurs jours su la route du Tour.
4 – ÉVAPORATION (***)
Pour éviter la surchauffe lorsque le soleil « tape » ou lors d’un effort intense, le corps fait appel principalement à l’évaporation. Ce mécanisme de dissipation de chaleur ne devient particulièrement efficace que si les gouttes de sueur s’évaporent. L’air sec est plus favorable que l’air humide.
(***) Degré d’efficacité lorsqu’il fait chaud, voire très chaud. D’où l’intérêt d’associer à l’hydratation du corps par voie orale, les aspersions d’eau à travers le casque, la nuque, les extrémités et les cuisses.
