Sur l’ensemble de l’histoire du Tour, seules 58 nations ont vu au moins un de leurs coureurs participer à la Grande Boucle depuis 1903. Autrement dit, à peine un quart des pays affiliés à l’Union cycliste internationale (UCI) ont déjà accédé à ce niveau.
Cette stagnation contraste avec l’image globale du Tour.
À partir de ce samedi 4 juillet, la 113e édition s’élance de Barcelone et sera diffusée dans 190 pays. Pourtant, malgré cette exposition mondiale, le cyclisme professionnel peine à s’étendre. Depuis six ans, aucune nouvelle nation parmi les 203 fédérations membres de l’UCI n’a envoyé un coureur au départ de la Ronde de Juillet.
Un chiffre résume parfaitement cette inertie : 27 nations au départ chaque année depuis 2021, sans la moindre variation. La mondialisation du cyclisme, elle, semble rester dans les roues.




Je me demandais si le développement du vélo de route dans un pays dépend de la qualité du revêtement des routes et le faire en toute sécurité. En Afrique, je suppose que la pratique du vélo de route n’est pas facile. Mais je me trompe peut-être.
Dr JPDM – Je pense que la principale raison c’est le coût du vélo, de l’équipement (cuissard, casque, chaussures , cales, etc.) et de l’engagement dans les courses cyclistes (parcourir des dizaines de kms, voire des centaines, parfois uniquement pour participer)
Aujourd’hui, pour le haut niveau (pro), il faut compter minimum 10 000 euros pour l’achat d’un vélo de route, sans oublier la maintenance des pneus (dans les catégories de jeunes, les parents doivent aussi débourser des sommes très conséquentes pour un vélo compétitif).
Dans certains pays d’Afrique, les infrastructures routières sont d’un niveau équivalent aux routes européennes. Chris Froome a commencé sa carrière pro en Afrique du Sud en 2007 (Konica Minolta). Ses premières années de cyclisme, il les a effectuées au Kenya.