Tour de France – Stats – Paul Seixas engagé à 19 ans 9 mois sur la 113e édition, a suscité une amplification médiatique notable !

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Pendant des heures, les chaînes télé ont récité en boucle le même mantra : « Vous vous rendez compte, il n’a que 19 ans ! »

Rappelons qu’au même âge, 19 ans 8 mois, le Normand Jacques Anquetil dominait déjà les professionnels aguerris dans les grands contre‑la‑montre.

Par exemple, le 27 septembre 1953, sur les 140 km clm du Grand Prix des Nations, il écrase la course : le deuxième finit à 6’41’’.

D’autre part, durant des décennies, les jeunes champions étaient tenus à l’écart du Tour de France pour deux raisons : le service militaire, souvent long, et la sélection olympique, réservée aux amateurs. Les Fédérations bloquaient donc les passages chez les pros afin de préserver leurs candidats aux médailles potentielles.

Cas emblématique : Paul Seixas

Photo : AFP/VNA/CVN

Paul Seixas 19 ans 10 mois 2 jours à l’arrivée du Tour de France 2026

Le Français Paul Seixas, né le 24 septembre 2006, au départ de la 113e édition le 04 juillet 2026, est le plus jeune des 184 partants et des 158 arrivants à Paris. Il termine 4e pour son 1er Tour et 2e meilleur jeune derrière le Mexicain Isaac Del Toro.

Par ailleurs, si le Lyonnais est le plus jeune concurrent à participer à la Grande Boucle depuis 1937, lors de la 31e édition, le Français Adrien Cento est le plus jeune des 96 au départ : 19 ans 4 mois (né le 04.03.1918). Il abandonnera lors de la 5e étape Belfort-Lons-le-Saunier.

Pourquoi les néophytes (1er Tour de France), ces dernières années, sont-ils de plus en plus performants ?

  • Terminer un Tour de France représente une motivation pour une distinction au sein de la corporation cycliste elle-même mais bien sûr aussi auprès de leurs supporteurs.
  • La majorité passe dans des centres de formation, notamment celui de l’UCI à Aigle en Suisse.
  • Préparation médico-physiologique optimisée : entraînement (plus de haute intensité, moins de sorties basées sur les bornes sans programme précis, stages en altitude), nutrition (glucides, protéines, lipides au gramme près), récupération (active), procédés (chambre d’altitude, pressothérapie, cryothérapie…)
  • Ils sont de mieux en mieux sélectionnés avant d’être lancés dans la Grande Boucle. Certains parmi eux ‘’en préparation’’ se sont déjà frottés aux deux autres Grands Tours (Giro et Vuelta) et ont même remporté des étapes.

Tour de France en data – Une lecture inédite de l’exploit cycliste

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Les statistiques rares qui reclassent les performances et révèlent la vraie hiérarchie du Tour.

On commence par les sommets les plus inaccessibles, puis on descend vers des performances moins mythiques… mais toujours remarquables.

DOCUMENT EXCLUSIF

Entrer dans le cercle des cinq vinqueurs du Tour à cinq reprises, c’est l’équivalent cycliste des 14 sommets de plus de 8 000 mètres gravis par les cinq premières stars des ascensions extrêmes entre 1970 et 2000. Une élite minuscule.

Boucler 10 Tours de France sans abandon, c’est un exploit réservé à 88 stakhanovistes de la pédale. Pour mesurer la rareté du geste, rappelons que de 1903 à 2026, 5 443 coureurs ont pris au moins une fois le départ de la Randonnée de Juillet. Parmi eux, 3 653 ont réussi à terminer la Boucle au moins une fois. Rien que ça, c’est déjà un monde.

Mais terminer 10 fois, c’est une autre galaxie : 88 sur 3 653, soit 2,4 %. Un cercle fermé, réservé aux véritables marathoniens du Tour.

Dans le club des cinq vainqueurs du Tour, un seul a atteint la barre mythique des 10 Tours complets : Miguel Indurain. Les autres géants plafonnent juste en dessous :

  • Jacques Anquetil : 6
  • Bernard Hinault : 7
  • Eddy Merckx : 7
  • Tadej Pogačar : 7

Le Slovène, toujours en activité, peut encore rejoindre le cercle des 10.

Au-delà des clubs des 5 et des 88, d’autres chiffres tout aussi étonnants émergent dans le tableau joint. Le Tour, c’est une mine de données, un terrain où les statistiques racontent une histoire aussi épique que la course elle-même.

En fichier joint (PDF) : Tour de France – Des chiffres remarquables, des plus rares aux plus accessibles

Tour de France 1903/2025 – 112 éditions en chiffres collationnés par JPDM (2e série)

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Des stats remarquables et exclusives afin d’améliorer ses connaissances sur cette compétition mythique et unique

Affiche colorée avec le texte 'TOUR DE FRANCE 2025' et 'STOP CHIFFRES REMARQUABLES 2e SÉRIE Dr JPDM'.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com – Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT – 2e série – Tour de France – Des stats remarquables

Les statistiques certifiées par les états civils confirment que la longévité des cyclistes du Tour de France n’est pas obviée par le dopage

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Exemple des participants à l’édition 1947 où les amphétamines font partie des soins courants du peloton

Récemment, un lecteur de ce blog nous a adressé un commentaire mettant en doute l’affirmation de ma part que le dopage n’influençait ni la durée d’une carrière, ni la durée de vie d’un cycliste du Tour de France.

Courrier du lecteur : « Les statistiques restent des chiffres, et comme vous le savez on peut faire dire aux chiffres, ou leur donner une orientation ou un biais selon les résultats auxquels on veut arriver ! Ainsi dans les études concernant les décès elles sont forcément fausses du fait que lors de décès il n’y a quasiment jamais d’autopsie, encore moins dans le milieu amateur. Si je me réfère à mon environnement proche, il ne reste pas beaucoup de coureurs avec qui j’ai pu courir durant de nombreuses années, dans mon ancien club (200 licenciés) je suis le seul à avoir dépassé 75 ans…….! Dans les générations plus jeunes, nombreux sont ceux qui ont des problèmes cardiaques (la même année 4 décès en compétition et aucune autopsie dont mon ancien président de club …! Vous comprendrez mon scepticisme. » – Y.G

REPONSES Dr JPDM – Faisant suite à votre commentaire sur l’effet du dopage non négatif sur la longévité et votre scepticisme que je ne partage pas, je propose plusieurs réflexions et une étude statistique objective. Je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises : je ne crois pas aux statistiques sauf celles que j’établis moi-même grâce à de nombreux documents d’état civils incontournables.

Les autopsies

Toutes celles pratiquées dans l’environnement immédiat du décès d’un cycliste mort jeune, la plupart du temps, ne sont pas pertinentes. Ainsi, plusieurs substances disparaissent rapidement des liquides biologiques : hormone de croissance, EPO….

En revanche, un certain nombre de molécules sont détectables dans les cheveux (voir tableau) mais encore faut-il que la demande en soit faite au médecin-légiste par le procureur ou un membre très proche de la famille.

Rappelons que seuls les décès sur la voie publique ainsi que les soupçons de crimes sont justiciables d’une autopsie.

L’exemple non pertinent d’un club de 200 licenciés

D’écrire « Si je me réfère à mon environnement proche, il ne reste pas beaucoup de coureurs avec qui j’ai pu courir durant de nombreuses années, dans mon ancien club (200 licenciés) je suis le seul à avoir dépassé 75 ans », visiblement ce club a été victime d’une épidémie mortelle.

A ma connaissance, en France, aucune étude statistique ne montre que seulement 0,5% d’une population de 200 sujets n’a atteint 75 ans. Par ailleurs ‘’pas beaucoup’’ et un seul vivant à l’âge de 75 ans démontre que ce genre d’argument ne peut être pris en compte.  On attend sans trop y croire la vérification par les états civils. Y avait-il dans cette population des cyclistes de haut niveau avec plusieurs milliers de kilomètres annuels ? Quelle fut leur hygiène de vie durant les années précédant leur décès (prise de poids importante, alcool, tabagisme, sédentarité ?).

Certains, pour expliquer que la longévité des cyclistes est amputée par le dopage, se base sur trois cas isolés qui ont ces dernières années défrayé la chronique, c’est ce qu’on appelle dans le jargon scientifique une statistique au pifomètre, donc anecdotique.

Une étude sérieuse doit d’abord sélectionner une cohorte bien identifiée

TOUR DE FRANCE 1947 – A titre d’exemple la longévité statistique (à partir de documents officiels d’état civil) des 100 coureurs –

La durée moyenne de leur vie est de 81 ans 6 mois. A la même époque – années 1950 – en comparant avec les footballeurs et les rugbymen internationaux, on constate que les cyclistes au plan de la longévité sont plus performants :

Dans Santémagazine.fr du 29 juillet 2024, Olivier Rabin (OR) – un représentant de l’industrie pharmaceutique basé au siège de l’Agence mondiale antidopage (AMA) à Montréal – qui n’a jamais soigné un seul sportif – donne son avis non autorisé sur les dangers du dopage :

Q : Pourquoi le dopage est-il dangereux pour la santé ?

OR : Si la prise de stimulants, d’EPO ou d’anabolisants augmente les performances des athlètes, elle réduit aussi souvent leur espérance de vie. Le 13 juillet 1967, en pleine étape du Tour de France, le cycliste britannique Tom Simpson s’écroule sur les pentes du mont Ventoux, terrassé par l’abus d’amphétamines et la forte chaleur. Il avait 36 ans. La quête de la performance se transforme parfois en piège mortel pour les athlètes… 

Pour valider un concept erroné, on continue à se référer à Tom Simpson, décédé du dopage sur le Tour il y a… 57 ans. Mais depuis, jusqu’au Tour 2024, aucun Géant de la Route n’est mort du dopage pendant l’épreuve

Tom Simpson, 29 ans et non 36 comme indiqué par M. Rabbin, avait consommé des amphétamines pour escalader le Ventoux (1 897 m) au cours de la 13e étape Marseille-Carpentras du Tour 1967.

Au départ de la cité phocéenne, ils sont 104 coureurs. Cinq, en plus du Britannique décédé, vont abandonner. Ce qui est un chiffre courant dans une étape de montagne d’autant plus que la température est élevée, la pente longue et raide. La plupart des coursiers de l’époque carburent aux amphétamines et pas qu’un peu !

Une semaine après le décès de Simpson en Avignon, un contrôle antidopage effectué au terme de la 20e étape au Puy de Dôme détecte deux positifs aux amphets : l’Espagnol Julio Jimenez et le Français Désiré Letort. Visiblement, le décès de leur camarade ne les avait pas ‘’refroidi’’.

Finalement, la vraie question qu’un expert indépendant et objectif doit se poser : pourquoi Simpson fait-il une défaillance mortelle en raison de la prise de stimulants alors que l’ensemble du peloton carbure au même produit sans que cela pose un problème particulier ?

La véritable raison du décès de Simpson

Ce qu’ignore Rabin c’est qu’au pied du Géant de Provence, l’Anglais a absorbé une ½ bouteille de Cognac Bisquit. C’est donc la conjonction de l’hyperthermie liée à la chaleur, à l’effort, à la prise de Tonédron® (amphet.) ainsi qu’à l’alcool qui a provoqué le collapsus cardiovasculaire mortel.

Combien de coureurs sont-ils morts sur le Tour de France, en course, à cause du dopage ? UN seul sur 5 305 qui ont pris le départ depuis 1903, soit 0,019%.

C’est un chiffre beaucoup plus bas que les résultats pathétiques des statistiques annuelles de l’AMA qui, bon an mal an, tourne autour de 1% de positifs. On peut montrer l’absurdité des commentaires de Rabin en comparant le cas Simpson, le bouc émissaire du dopage, avec les 6 cyclistes du Tour de France, toujours sur les 5 305, qui sont devenus centenaires, dont l’un le 19 juillet dernier a fêté ses 104 ans. On se rapproche beaucoup de la réalité en concluant que même sous amphets, le cyclisme de compétition est favorable à la longévité.

CONSTAT : la lutte antidopage se justifie uniquement sur la composante éthique / tricherie.

Une étude scientifique confirme que les cyclistes vivent en moyenne plus longtemps que la population générale. Ce travail a été publié sous l’autorité de la Société européenne de cardiologie, le 03 septembre 2013. Le journaliste scientifique du Nouvel Obs en témoigne :

Tour de France 2022 – Bilan exclusif et calibré de la 109e édition. « Les chiffres JPDM » : un plus pour analyser et comprendre la Grande Boucle

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Il est courant de dire qu’il y a – selon la formule du romancier Max Twain – trois sortes de mensonges : « Les mensonges, les sacrés mensonges et les… statistiques ». Etant complètement d’accord avec cette métaphore, je ne crois qu’à mes propres chiffres.

Antidopage – Contrairement à la communication triomphante des instances – l’AMA en tête et ses satellites – la traque des tricheurs n’est pas à la hauteur du fléau

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A Strasbourg, le 4 novembre dernier, le docteur Jean-Pierre de Mondenard en a documenté toutes les carences. 

Colloque de Strasbourg des 4 et 5 novembre 2021 : des critiques du sport – Controverses interdisciplinaires

Durée de vie – Il y a 100 ans, le cyclisme de haut niveau boostait beaucoup mieux la santé que le rugby et le foot

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La preuve par les documents d’état civil.

Pour les décennies suivantes, les stats montrent que le cyclisme garde son avantage

Récemment, le 14 avril dernier, nous avons présenté dans ce blog une étude inédite et exclusive sur la longévité des Géants de la route du Tour 1921, ceux qui étaient en actifs il y a 100 ans

Antidopage – L’AMA : sa seule arme, c’est la méthode Coué…

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Les gros mensonges des statistiques

A l’approche des Jeux de Tokyo, CIO et AMA communiquent à tout va sur le programme antidopage « le plus vaste jamais mis en place ». Cela fait au moins quarante ans que les deux instances (CIO depuis 1968 et AMA à partir de 2004) nous leurrent sur l’efficacité de leur action :