Rugby – Des centaines de « pleureuses » en crampons attaquent World Rugby en justice…

Par défaut

Motif surréaliste – Commotions cérébrales : les bodybuildés réclament aux instances le mode d’emploi du tampon !

En accusant World Rugby de ne pas avoir expliqué à ces armoires à glace qu’un impact frontal à pleine vitesse en se prenant au moins 90 kilos dans la tronche, ça secoue la boîte crânienne !

Tant que l’objectif de la plupart des joueurs de rugby, notamment du pack, sera d’amoindrir l’adversaire, de l’affaiblir physiquement, les commotions cérébrales feront toujours partie des statistiques sur la dangerosité du ballon ovale.

Procès pour absence de notice sur les collisions violentes !

Le collectif des commotionnés attaque aujourd’hui les instances du rugby, estimant ne pas avoir été suffisamment informé ni protégé contre les risques de ces atteintes cérébrales.

Pour moi, ils se trompent de cible. C’est kafkaïen. Va‑t‑on imaginer des boxeurs poursuivant leur fédération pour ne pas avoir été prévenus qu’un direct du droit peut les mettre K.-O. et abîmer leur cerveau, immédiatement ou à force de chocs répétés ?

Casse et accidentologie céphalique du rugby : articles, thèses, livres… tous la dénonce dès 1969

Ce débat n’a rien de nouveau. Dès 1975 — il y a plus de cinquante ans — les dirigeants du rugby étaient déjà pointés du doigt. Une enquête de La Dépêche du Midi (20–25 janvier 1975), appuyée sur une thèse de médecine soutenue en 1972, alertait sur la multiplication des traumatismes crâniens et cervicaux. Le journaliste René Mauries, figure du sport en Midi‑Pyrénées, s’appuyait sur les travaux de Jean Andrieu, rugbyman de haut niveau passé par le Stade Toulousain et Graulhet, et auteur d’une thèse au titre limpide : Traumatismes du crâne et du rachis cervical chez le rugbyman. L’enquête rappelait aussi les nombreux accidents touchant des joueurs emblématiques, dont Benoît Dauga (63 sélections). Le quatrième volet était sans ambiguïté : « Les dirigeants premiers coupables ».

Pour montrer que l’accidentologie céphalique ne date pas du professionnalisme (1995), nous avons rassemblé cinquante références françaises de 1904 à 1995. Toutes alertent, avec constance, joueurs, staffs, clubs et instances sur la traumatologie craniocérébrale du rugby. Ces références figurent en pièce jointe.

  • La notion de « commotion du cerveau » n’a rien de moderne : elle apparaît en français en 1480. Ambroise Paré, au XVIᵉ siècle, en fixe le concept médical.
  • Aux XXᵉ et XXIᵉ siècles, les recherches explosent, notamment dans le sport.
  • En 1983, le Dr Jacques Mombet — pilier médical du rugby français — publie Médecine du rugby. Sur 162 pages, seules deux sont consacrées au diagnostic des commotions sur le terrain. C’est maigre, révélateur, presque un aveu.

Le rugby, sport de combat : tout le monde est complice

Ce qui favorise les commotions, ce n’est pas seulement le jeu : c’est le système entier.

  • Dopage massif (stéroïdes, hGH, SARMs…) : plus de poids, plus de puissance, donc des impacts plus violents et des risques accrus.
  • Poids démesurés : un joueur d’1,80 m à 120 kg est soit anabolisé, soit en surpoids. Dans les deux cas, danger sanitaire majeur.
  • Captagon® omniprésent (1960–1990) : psychotonique puissant, il dopait l’agressivité et alimentait les batailles rangées.
  • Tolérance générale : clubs, staffs, joueurs, instances… personne ne s’est vraiment préoccupé du dopage pendant ces « trente glorieuses ».
  • Contrôles rarissimes et prévenus à l’avance : résultat, zéro positif alors que presque tout le monde carburait.

Pendant cette période, la presse spécialisée publiait régulièrement des dossiers « casse‑cous ». Que faisait la Fédération française de rugby ? Pas grand‑chose. Le duo Laporte–Simon, pourtant issu des pelouses de combat, n’a pas inversé la tendance.

La violence était intégrée, normalisée, maquillée par des euphémismes : « agressivité maîtrisée », « engagement contrôlé », « impact régulé », « intensité canalisée ». Pendant que les morts et les commotions s’accumulaient depuis 1904, le milieu du rugby restait dans le déni.

Des penseurs l’avaient anticipé :

  • Arthur Schopenhauer, philosophe allemand : « La plus grande sottise de l’homme est d’échanger sa santé contre n’importe quel autre avantage. »
  • Albert Einstein, physicien américain : « Peu d’hommes sont capables d’exprimer une opinion qui diffère des préjugés de leur milieu. »

Finalement, tout le monde est complice. Les joueurs, eux, sont les premiers responsables des traumatismes et des commotions – c’est leur corps qui percute, leur tête qui encaisse. Mais autour d’eux, toute la galaxie du rugby – clubs, staffs, dirigeants, arbitres – se contente d’être responsable… à minima, dans une passivité coupable. Pour sortir de l’ornière, il ne suffit pas de pointer World Rugby. Tous ceux qui vivent du rugby devraient avoir à répondre devant un tribunal, pas seulement l’instance internationale.

En fichiers joints (PDF) – Citations violence

Dopage – Dans le rugby aussi on carbure au lourd ! Mais pas grand-monde en parle…

Par défaut

Aphiwe Dyantyi, l’ailier international sud-africain aux treize sélections avec les Springboks, après quatre ans de suspension pour dopage aux engrais musculaires, retrouve les terrains dans la franchise des Sharks.

Rugby nostalgie – Avant, le rugby était un jeu dans lequel le physique avait un faible impact sur la fréquence des commotions cérébrales

Par défaut

Les accidents parfois dramatiques étaient dus le plus souvent à des faits de jeu : plaquages  »cathédrale » ou à l’horizontale, tête en avant mais aussi mêlées

France-Ecosse, le 3e match du Tournoi des Six Nations, qui devait avoir lieu le dimanche 28 février à Paris – reporté pour cause de Covid-19 – aurait pu nous permettre de vérifier si cette tendance des « courts-circuits cérébraux » se maintenait. Ce n’est que partie remise puisque les matches vont continuer à s’enchaîner avec des joueurs de plus en plus athlétiques, massifs et rapides

BLOG JPDM – Autres liens à consulter sur l’hyperdensité musculaire des rugbymen versus commotions cérébrales
  • Rugby – Dopage : la suspicion légitime colle parfaitement aux gabarits des Springboks – publié le 9 septembre 2019
Rugby – Dopage : la suspicion légitime colle parfaitement aux gabarits des Springboks – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)
  • Rugby – Coupe du monde : les bulldozers sud-africains ont écrasé les tanks anglais – publié le 5 novembre 2019
Rugby – Coupe du monde : les bulldozers sud-africains ont écrasé les tanks anglais – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)
  • Rugby – L’impact du physique a boosté la fréquence des commotions cérébrales…Le Tournoi des 6 Nations qui débute demain avec Italie-France à Rome – une confrontation grandeur nature – va nous permettre de vérifier si cette tendance se maintient. – publié le 05 février 2021
Rugby – L’impact du physique a boosté la fréquence des commotions cérébrales… – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

Le rugby : est-il un sport avec des  »valeurs » ou un combat de rue encensé par la presse sportive ?

Par défaut

L’Equipe du 11 février revient sur le match France-Irlande 1982 remporté 22-9 par le XV de France sur la pelouse du Parc des Princes. Victoire qui lui évitera la cuillère de bois mais pas les critiques sur sa façon de concevoir le sport. Alors qu’actuellement des pages entières sont consacrées aux commotions cérébrales et à leurs conséquences sur l’avenir mental des joueurs, le quotidien sportif hexagonal glorifie les joueurs dont le seul objectif est de balancer des coups plus ou moins sournois à l’adversaire !

RUGBY-L'EQUIPE

Question de marrons…

 C’est la mémoire de Jean-François Imbernon, l’un des acteurs de ce France-Irlande, qui est sollicitée pour faire revivre ce combat où il est souvent question de « marrons ». Déjà, le titre « Sur ses côtes à pieds joints » montre l’étendue du peu de respect de l’adversaire et des lois du jeu. Une grande partie de l’interview concerne les coups tordus, défendus, pour faire mal. Rappelons qu’à l’époque, le médecin de l’équipe de France distribuait à ses ouailles du Captagon®, une amphétamine qui facilitait l’agressivité et la violence.

On est en 2016 et on glorifie toujours de tels comportements.

Si les joueurs veulent taper sur leurs adversaires, qu’ils prennent donc une licence à la Fédération de boxe, de catch, de sumo ou de MMA…

La première notion que l’on devrait apprendre aux compétiteurs et aux journalistes sportifs c’est le respect du corps. On constate dans l’entretien qu’Imbernon joue la rencontre avec une cheville en vrac,  donc déjà lui-même ne respecte en rien son corps qui est pourtant son partenaire n° 1 pour toute une vie alors comment peut-il respecter celui de l’adversaire ? Au final, le plus désolant – le mot est faible – c’est que le journaliste – lui-même à l’abri des coups – glorifie sans vergogne la castagne.

Le rugby joué avec de tels instincts et une telle mentalité ne m’intéresse pas. Et pourtant on nous ‘’gonfle’’ à longueur d’ouvrages, d’interviews et d’articles sur les valeurs du rugby.

Des valeurs abstraites

A la tirade pour le moins naïve de Bernard Lapasset, ancien président de la FFR (Fédération française de rugby) de décembre 1991 à mai 2008 : « Si nous avons quelque chose à vendre, ce sont nos valeurs. D’autant que nous sommes dans l’air du temps. La solidarité, le respect des autres et des règles, la générosité sont d’actualité. Les chefs d’entreprise s’identifient de plus en plus à ces valeurs-là », je préfère celle de l’animateur de RMC Sports mais aussi international à quatre reprises, Vincent Moscato, qui n’est pas dupe de la nature humaine : « Mais il n’y a pas plus de valeurs au rugby qu’ailleurs ! Le rugby, c’est la vie, c’est une question de pouvoir. Le nombre de trahisons qu’il y a dans ce sport est égal au football ou ailleurs. Dans le rugby, c’est le jeu qui a de la valeur. Mais les hommes… pas plus qu’ailleurs ! Simplement, le jeu a une telle valeur d’exigence, de combat, que des fois, il déteint sur les hommes et leur donne quelques vertus. »

Visiblement, le JEU n’avait pas imprégné à la fois Jean-François Imbernon – le deuxième ligne de Perpignan entre 1972 et 1985 et 23 fois international entre 1976 et 1983 – auteur des propos et Philippe Pailhories, l’envoyé spécial de l’Équipe qui les avait recueillis.

Au final, ce qui nous dérange n’est pas que les rugbymen se tapent dessus à bras raccourcis mais que les plumitifs les mettent en valeur comme des actes commis par « des hommes, des vrais ! »