Dictionnaire du Dopage – 53 bobards sur la triche biologique médiatisée par des pseudos

Par défaut

À l’attention de tous les imposteurs de la dope, ceux qui :

  • pérorent sur les amplificateurs artificiels de performance sans en comprendre une seule molécule,
  • n’ont jamais mis les pieds dans une fac de médecine, de pharma, de bio, de physio ou de nutrition, mais s’autorisent pourtant à parler comme s’ils détenaient la vérité scientifique.

Ecrire ou parler sur le dopage exige rigueur, nuance, présence sur le terrain, expertise, publications dans des revues professionnelles.

Lire les articles de L’Equipe, du Monde, d’Ouest-France ou de Sud-Ouest est totalement insuffisant pour penser que l’on connaît toutes les facettes du sujet.

Même des ministres des Sports – anciens ou actuels – n’ont aucune légitimité pour s’exprimer sur le dopage et pourtant ils causent à tort et à travers.

Avec la profusion des substances illicites (des centaines) et des règlements longs comme le bras (des centaines de pages), communiquer sur le dopage est devenu un vrai métier. Même des médecins sans formation aucune sur le sujet se croient autorisés à balancer des contrevérités. Exemples récents avec RTL et Sud-Ouest.

Visiblement dans les médias, la compétence n’est pas un prérequis.

Le carnaval des imposteurs et des dérives de la communication

Par défaut

On a vu récemment François Hollande à l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), accompagné de Michel Cymes – un médecin ORL à temps très partiel, son activité principale étant la télévision. Curieusement, les deux ‘’marcheurs’’ n’ont pas été vus au Salon de la Randonnée (17-20.03) ni au Salon mondial Body Fitness dit de la forme et du bien-être (18-20.03), pourtant beaucoup plus adaptés aux aptitudes physiques de Hollande que l’Institut de la performance du Bois de Vincennes où se trouve une partie de l’élite du sport français.

CYMES 2

François Hollande accompagné de son  »conseiller santé » Michel Cymes, à l’INSEP le mardi 29 mars 2016

Qu’un médecin ORL – Michel Cymes – qui n’a certainement jamais soigné un quelconque sportif (du dimanche ou de haut niveau) – donne des recommandations de santé au chef de l’Etat en lui ‘’prescrivant’’ un podomètre et des conseils d’activité physique, laisse pantois et s’apparente à l’époque où dans le Tour de France des médecins obstétriciens-gynécologues s’occupaient des géants de la route, dont l’un en tant que médecin-chef pendant trois ans et le deuxième dans l’équipe médicale attachée au peloton de 1975 à 1978, période de Bernard Thévenet.. La direction du Tour de l’époque l’avait viré au prétexte qu’il ne soignait à l’année que… des femmes ! Les patrons de la course avaient quand même attendu quatre ans pour s’en apercevoir. Signalons pour l’anecdote que ce médecin était surnommé Gros Doigt dans son milieu professionnel.

GYNECOUn gynécologue à l'écoute sur la route du Tour

Rappelons aussi le cas de ce radiologue qui a été lors des matchs internationaux, le médecin responsable de l’équipe de France de rugby de 1972 à 1991.

JEAN PENE

Si on suit cette dérive, lorsque vous avez une entorse de la cheville consultez un ami dermatologue ou pour un tennis-elbow prenez rendez-vous chez un copain proctologue ! Ce comportement étonnant renvoie au service militaire où le caporal interpelle la section :

–       Qui sait jouer de la trompette ?

–       Moi, monsieur dit timidement l’un des appelés

–       Parfait, lui répond le gradé, tu vas récurer les ch… de toute la caserne !

Rappelons que l’efficacité de l’art médical l’est d’autant plus si le patient consulte un praticien qui traite à longueur d’année son problème (de nombreux médecins ont fait leur crédo du principe de Peter !)

On vit vraiment une époque où l’imposture est érigée en système mais ce qui surprend encore plus c’est l’absence de réaction des journalistes et des responsables médicaux (syndicat des médecins du sport, ordre des médecins)..