Quand la dérobade (absence volontaire) devient un indice plus parlant que n’importe quel prélèvement.
Les tests inopinés effectués sur la base des localisations quotidiennes fournies par les sportifs eux-mêmes ont pour seul objectif de traquer les adeptes d’amplificateurs artificiels de performance.
Or, quasiment dans 100% des cas, on entend la défense inaudible de ceux qui ont été épinglés pour 3 manquements, affirmer sans sourciller : « Ce n’est pas du dopage mais seulement des obligations administratives de localisation ».
Cette défense aujourd’hui éculée rejoint la catégorie des faux arguments niant le dopage comme la phrase : « J’ai passé des dizaines de tests négatifs, c’est bien la preuve que je suis clean ». L’ont ainsi déclaré – sans convaincre même les plus naïfs de leurs supporters – Lance Armstrong (cyclisme – 500 tests tous négatifs), Marion Jones (athlétisme – 160 tests) ) Sergio Ramos (football – 300 tests), etc.
Témoignages : « No-shows, ce n’est pas du dopage », c’est bien sûr un gros bobard ! La preuve par 9


LINKEDIN – Dr JPDM – 12.05.2026
Les no‑shows ADAMS sont en train de devenir la nouvelle parade des tricheurs.
La gymnaste roumaine Ana Barbosu, médaillée olympique 2024 et multi‑médaillée européenne, rejoint la longue liste de celles et ceux qui jurent que « ce n’est pas du dopage ». Pourtant, disparaître pile au moment d’un contrôle inopiné ou faire le mort derrière sa porte n’a qu’un objectif : laisser passer le temps où urine et sang trahiraient une cure de produits interdits.
Rappelons que jusqu’au début des années 2000, une absence de présentation à un test antidopage (ou un refus) équivalait à un contrôle positif avec une suspension équivalente.
Depuis 2009, trois manquements en 18 mois valent un test positif. La règle est retoquée en 2015 sur une période de 12 mois. 3 manquements entraînent une suspension de 12 à 24 mois.
Beaucoup ont compris la combine : deux absences par an, des excuses folkloriques (sonnette cassée, téléphone en mode avion, boules Quies…), et tout le monde regarde ailleurs. Merci à l’AMA pour ce règlement aussi permissif qu’inefficace.
Et quand un athlète martèle son innocence ou exhibe une collection de contrôles négatifs, cela suscite souvent plus de doutes que de certitudes. La crédibilité ne s’affirme pas, elle se démontre.
Autre angle mort : les no‑shows touchent presque exclusivement les sports individuels. Athlé, cyclisme, natation, gymnastique… En revanche, silence total dans les sports collectifs : football, rugby, basket, handball. Deux poids, deux mesures qui interrogent sérieusement la cohérence de la lutte antidopage.
Un contrôle positif prouve un dopage. Trois manquements, eux, installent une suspicion maximale de protocole illicite. Ana Barbosu a participé aux plus grandes compétitions : elle ne peut plus invoquer l’inexpérience administrative.
Finalement, après 17 ans d’existence réglementaire, 3 no-show induisent plus sérieusement une suspicion légitime de dopage à l’encontre du contrevenant.
TWEETS Dr JPDM – 20.08.2026
- Chronique du dopage/athlé – Cyréna Samba-Mayela, vice-championne olympique du 100 m haies Paris 2024, risque 2 ans d’arrêt pour 3 manquements en 12 mois à ses obligations de localisation (N-S). Son agent tonne que Samba n’a jamais fait l’objet d’un contrôle antidopage positifs, ce n’est qu’un problème administratif.
- Or, les obligations de localisation sont destinées justement à épingler les dopés qui profitent de la règle des 3 absences pour se charger à l’insu des contrôleurs. Si on refuse un test, on prend 4 ans de suspension et là il faut 3 absences pour ne risquer que 2 ans. Chercher l’erreur !
- Enfumer les lecteurs, jouer les victimes ne change rien : s’esquiver 3 fois c’est s’exclure soi-même. Le but des N-S est d’attraper ceux qui utilisent stéroïdes anabolisants, Sarms, peptides mimétiques, microdoses nocturnes, transfusions autologues, produits expérimentaux. Rien que ça !
- La règle des 3 N-S vise les dopés qui se planquent pour éviter les contrôles surprise. Avant 2009, un seul manquement valait un test positif. Les plus futés jouent avec 2 N-S par an, pour le 3e ils sont présents. Le compteur repart à zéro tous les 12 mois.
- D’ailleurs, la fréquence des manquements à la localisation via le système Adams fait feu de tout bois et est en passe de supplanter les chiffres des tests positifs. Depuis 2009, les N-S font partie des règles antidopage. L’excuse de la difficulté à se localiser ne tient pas la route.
- Curieusement, 3 N-S n’entraînant pas de suspension immédiate en attendant la fin de la procédure alors que le refus d’un contrôle provoque aussitôt l’arrêt des compétitions. Au final, la règle des N-S est très laxiste par rapport aux possibilités de dopage induites.
- Communiquer que 3 N-S n’est pas du dopage est faux puisque le but n° 1 du système des localisations est d’épingler les tricheurs en pleine phase de cure. Pour être efficace, cette dernière demande entre 15 jours et 3 semaines, période où le dopé est incandescent.

