Cyclisme – Entraînement spécifique : le vélo à assistance électrique (VAE) remplace la moto

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Le Mythe – alias le pygmalion de Lance Armstrong, à l’état civil Michele Ferrari – s’est invité dans les commentaires sur la réalité de la présence des vélos avec assistance électrique (VAE) dans le peloton professionnel en activité. Il témoigne qu’ils ont été utilisés en course depuis 2005 mais il ajoute une précision intéressante : « Certains professionnels en ont chez eux pour remplacer l’entraînement derrière véhicule motorisé (moto, vespa, mobylette, quad, auto…) » Ce type de préparation derrière engin motorisé est connu depuis les années Coppi (un cador italien des années 1950 ayant révolutionné l’entraînement), il a pour objectif de rouler à des allures voisines voire plus rapides que celles de la compétition tout en ayant un rythme de pédalage élevé alors que seul dans le vent ou même en groupe cet exercice d’intensité est forcément limité dans le temps.

FERRARI

                                                 Dr Michele Ferrari

Au final, cette révélation du Dottore tend à confirmer que les VAE sont beaucoup plus nombreux que la chronique cycliste voudrait nous le faire croire et que cet outil autorisé en dehors des compétitions permet de s’entraîner à des intensités plus élevées qu’en solitaire ou même en équipe.

Paris-Roubaix – Cavendish trop chétif pour espérer le podium…

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Dans L’Equipe du 06 avril, Rolf Aldag – un ancien professionnel de 1990 à 2005 (16 saisons), 10 participations au Tour de France – un grand gabarit lui-même (1,91 m – 75 kg) mais aussi patron de Mark Cavendish chez Dimension Data, estime le coureur britannique avec « son petit gabarit peut être un atout pour passer les pavés. Il peut aussi profiter de son agilité acquise sur la piste ». 

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 Le Cav avec sa morphologie de 1,75 m-70 kg a peu d’espoir de figurer un jour sur le podium de l’Enfer du Nord. Pour l’édition 2016, il a pris la 30e place à 7’12 du lauréat l’Australien Mathew Hayman (1,90 m pour 82 kg). Un coureur courtaud sur un petit vélo est beaucoup moins stable sur les pavés qu’un grand lourd et costaud. Les derniers vainqueurs gaulés comme Cavendish remontent aux années 1980. C’était une autre époque, révolue depuis la victoire de l’Ukrainien André Tchmil (1,76 m/67 kg) en 1993.

CAVENDISH

 

Mark Cavendish, 30e de

Paris-Roubaix 2016

 

 

 

PARIS-ROUBAIX – Les grands gabarits sur le haut du pavé

Dans Cyclosport Magazine, à partir de l’étude du poids, de la taille et de l’âge des lauréats de Paris-Roubaix, nous avions publié en mai 2014 un dossier : « Pourquoi les « hors gabarits » font la cours en tête ? » Vous avez probablement suivi comme moi le final de cette édition époustouflante réservée aux hommes forts. A 20 km de l’arrivée, ils ne sont plus que cinq qui vont se tirer la bourre jusqu’au vélodrome. Le vainqueur, Mathew Hayman, mesure 1,90 m pour 82 kg ; le 2e, Tom Boonen, déjà lauréat à quatre reprises, culmine à 1,92 m pour 82 kg ; le troisième Sep Van Marcke atteint 1,90 m pour 77 kg ; le quatrième Ian Stannard lui aussi fait 1,90 pour 80 kg ; le cinquième est le maigrichon de la bande puisque ses chiffres sont effectivement plus modestes : 1,81 m pour 74 kg.

HAYMAN 1                        Mathew Hayman, vainqueur

                         de Paris-Roubaix 2016

 Pour confirmation, si on fait la moyenne des paramètres morphologiques et de l’âge des gagnants de 2001 à 2016, on peut dresser le portrait-robot du vainqueur de la Pascale : il mesure au moins 186,4 cm, pèse 78,9 kg et est âgé de 30 ans 3 mois. Mathew Hayman associant 15 participations (l’expérience) et ces trois critères (taille, poids, âge) pour performer sur les pavés de Paris-Roubaix avait indiscutablement les atouts pour atteindre le podium. Par ailleurs, ce n’est pas pour demain que les moins de 70 kg déboucheront en tête à Roubaix. Le dernier vainqueur sous ce chiffre – Andrei Tchmil : 67 kg – remonte à 1994.

PARIS-ROUBAIX – Morphotype des 47 derniers lauréats

Poulidor a-t-il fauté ? La question est toujours en suspens alors que l’on vient de fêter ses 80 ans

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POULIDOR 3

Raymond Poulidor, l’Eternel second qui, en réalité, sur l’ensemble de sa carrière professionnelle poursuivie de 1960 à 1977 (18 saisons) a terminé beaucoup plus souvent premier (181 victoires) que deuxième (92 fois) vient de fêter ses 80 ans le 15 avril 2016.

Pour mémoire le Quadragêneur (surnom signé Antoine Blondin) n’est pas né à St-Léonard-de-Noblat en Haute-Vienne où il habite toujours mais à Masbaraud-Mérignat, un petit village du département de la Creuse. Pendant sa période de cycliste de haut niveau, le dopage a souvent défrayé la chronique du peloton. Dès 1966, Poulidor inaugure le premier contrôle antidopage sur le Tour de France. C’était au terme de l’étape reliant Royan à Bordeaux le 28 juin. Ensuite, il a vécu l’effondrement de Tom Simpson sur les pentes du Ventoux le 13 juillet 1967. Puis, c’est la Grande Boucle 1968 –  en réaction au décès du Britannique surnommée par les organisateurs Le Tour de la Santé – et pour bien enfoncer le clou, le départ se fera de la station thermale Vittel. En 1969, au Giro, c’est l’exclusion d’Eddy Merckx pour contrôle positif à une amphétamine. Cinq ans plus tard en 1974, une ‘’épidémie’’ de cas positifs à un stimulant jusqu’alors indécelable décime les cadors du peloton. En 1977, rebelote. Une nouvelle affaire d’un produit jusqu’alors indétectable, touchant 90% du peloton, devient repérable dans les urines. Résultat des courses : 14 gros poissons tombent dans les mailles du filet des gardiens de l’éthique.

Pendant ses 18 ans de carrière, le nom de Poulidor n’a jamais fait la une du dopage ni dans les médias cyclistes et encore moins dans les organes de presse nationaux. Est-ce à dire qu’il a toujours roulé à ‘’l’eau de source’’ ? Oui, si l’on en croit les résultats – tous négatifs – des quelques 200  contrôles subis. Malheureusement, une analyse vierge de substances prohibées, depuis le début de la lutte en 1965, n’est la preuve de rien du tout !

Au final, on ne peut se baser que sur les propres commentaires de l’homme sans maillot jaune ainsi que de quelques témoignages d’autres cyclistes contemporains. Avec les écrits sur le dopage listés ici et recueillis depuis les débuts du Limougeaud pendant tout son parcours de cycliste professionnel mais aussi longtemps après sa retraite des pelotons, chers lecteurs de ce blog, la balle est dans votre camp pour vous faire une opinion.

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