Hinault se met à jour avec l’histoire du Tour 1986 ! On attend qu’il fasse de même avec le dopage …

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Dans L’Equipe du 19 juillet, on apprend enfin que Bernard Hinault n’a pas favorisé la victoire de Greg LeMond en 1986 mais qu’il l’a combattu pour tenter une 6e victoire sur le Tour.

Le signataire de l’article, Philippe Brunel, révèle que sur lequipe.fr, L’Equipe Explore audio le Breton « confesse qu’il avait effectivement cherché à évaluer LeMond afin de savoir s’il était digne ou pas de gagner le Tour. ‘’Oui, c’est vrai, je ne lui ai pas donné le Tour’’ admet le Breton qui, sur le tard, se met à jour avec l’histoire. »

 

hinault et lemond

Greg Lemond dans la roue de Bernard Hinault dans le Tour 1986

 

 Par la même occasion, on aurait aimé que le reporter de L’Equipe soit un peu plus journaliste en aidant Hinault à se mettre à jour sur les drogues de la performance qu’il aurait consommé durant sa carrière.

On espère qu’il ne lui faudra pas autant de temps pour avouer, qu’à Raymond Poulidor qui, alors qu’il a rangé son vélo de compétition depuis fin 1977, a concédé seulement quatre décennies plus tard lors de l’émission de France 2 « Cash Investigation » du 27 juin dernier, qu’il avait pris du Maxiton (une amphétamine, substance prohibée depuis 1966)

poulidor

Raymond Poulidor

Poulidor a-t-il fauté ? La question est toujours en suspens alors que l’on vient de fêter ses 80 ans

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POULIDOR 3

Raymond Poulidor, l’Eternel second qui, en réalité, sur l’ensemble de sa carrière professionnelle poursuivie de 1960 à 1977 (18 saisons) a terminé beaucoup plus souvent premier (181 victoires) que deuxième (92 fois) vient de fêter ses 80 ans le 15 avril 2016.

Pour mémoire le Quadragêneur (surnom signé Antoine Blondin) n’est pas né à St-Léonard-de-Noblat en Haute-Vienne où il habite toujours mais à Masbaraud-Mérignat, un petit village du département de la Creuse. Pendant sa période de cycliste de haut niveau, le dopage a souvent défrayé la chronique du peloton. Dès 1966, Poulidor inaugure le premier contrôle antidopage sur le Tour de France. C’était au terme de l’étape reliant Royan à Bordeaux le 28 juin. Ensuite, il a vécu l’effondrement de Tom Simpson sur les pentes du Ventoux le 13 juillet 1967. Puis, c’est la Grande Boucle 1968 –  en réaction au décès du Britannique surnommée par les organisateurs Le Tour de la Santé – et pour bien enfoncer le clou, le départ se fera de la station thermale Vittel. En 1969, au Giro, c’est l’exclusion d’Eddy Merckx pour contrôle positif à une amphétamine. Cinq ans plus tard en 1974, une ‘’épidémie’’ de cas positifs à un stimulant jusqu’alors indécelable décime les cadors du peloton. En 1977, rebelote. Une nouvelle affaire d’un produit jusqu’alors indétectable, touchant 90% du peloton, devient repérable dans les urines. Résultat des courses : 14 gros poissons tombent dans les mailles du filet des gardiens de l’éthique.

Pendant ses 18 ans de carrière, le nom de Poulidor n’a jamais fait la une du dopage ni dans les médias cyclistes et encore moins dans les organes de presse nationaux. Est-ce à dire qu’il a toujours roulé à ‘’l’eau de source’’ ? Oui, si l’on en croit les résultats – tous négatifs – des quelques 200  contrôles subis. Malheureusement, une analyse vierge de substances prohibées, depuis le début de la lutte en 1965, n’est la preuve de rien du tout !

Au final, on ne peut se baser que sur les propres commentaires de l’homme sans maillot jaune ainsi que de quelques témoignages d’autres cyclistes contemporains. Avec les écrits sur le dopage listés ici et recueillis depuis les débuts du Limougeaud pendant tout son parcours de cycliste professionnel mais aussi longtemps après sa retraite des pelotons, chers lecteurs de ce blog, la balle est dans votre camp pour vous faire une opinion.

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