Dictionnaire du dopage – Les anti-inflammatoires, ces médicaments autorisés qui dopent les sportifs… mais qui font disqualifier les chevaux de compétition !

Par défaut

AINS – Substances légales devenues la norme

d’autant plus qu’ils ont de nombreux effets collatéraux et répondent ainsi à deux occurrences sur trois pour figurer ipso facto dans la liste des illicites :

  • Effets sur la performance.
  • Dangereux pour la santé du consommateur.

Les AINS sont autorisés par le Code mondial chez l’Homme alors que les autorités hippiques et les fédérations de courses les interdisent depuis des décennies chez le cheval de compétition.

La crédibilité de l’Agence mondiale antidopage (AMA) est de plus en plus remise en question.

Compétition mondiale par excellence, les Jeux olympiques exercent une pression considérable sur les athlètes. À ce niveau, la quête de performance absolue devient un puissant moteur… y compris pour recourir à des amplificateurs artificiels, souvent interdits.

Les Jeux olympiques encouragent indirectement le dopage. Et pourtant, ce sont leurs propres organisateurs qui pilotent la lutte antidopage.

La situation frôle l’absurde : c’est un peu comme si le patron d’une entreprise était aussi son délégué syndical.

Être sélectionné aux Jeux représente déjà une réussite exceptionnelle. Mais pour y parvenir, puis pour y briller, les athlètes cherchent les fameux gains marginaux capables de faire la différence. Or ces gains figurent bien souvent sur la liste des produits interdits.

Première ambition : se qualifier.
Deuxième objectif : entrer dans les huit finalistes, ceux dont le nom restera gravé dans les livres de résultats.

Mais quand il s’agit de monter sur le podium, la pression atteint son paroxysme. À ce niveau, le dopage devient une pratique largement répandue — à une condition essentielle : ne pas se faire prendre.

Les organisateurs des Jeux olympiques et des grandes compétitions internationales se défendent naturellement de favoriser ce phénomène. C’est humain.

Mais ce sont pourtant ces mêmes institutions qui, avec l’AMA et l’ITA, dirigent la lutte antidopage.

Le résultat ? Des statistiques dérisoires : chaque année, moins de 1 % des athlètes contrôlés sont déclarés positifs.

Faut-il en conclure que les sportifs sont devenus miraculeusement vertueux ? Ou bien que les laboratoires antidopage ne recherchent pas — ou ne détectent pas — les substances réellement utilisées ?

Ces chiffres arrangent évidemment les instances sportives. Car si le taux réel de tricheurs atteignait des niveaux comparables à ceux observés dans d’autres domaines de la société — fraude aux examens, travail dissimulé, vente de tabac aux mineurs — les Jeux olympiques et leurs valeurs proclamées pourraient vaciller.

À cela s’ajoute un angle mort : certaines substances ne sont pas considérées comme dopantes alors qu’elles sont massivement consommées dans le sport de haut niveau.

C’est notamment le cas des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Dans de nombreuses disciplines — football, handball, rugby, tennis — leur usage est quasi banal.

Les rares enquêtes disponibles sont éloquentes :

  • 91 % des footballeurs en consomment,
  • environ 50 % des trailers et des handballeurs,
  • jusqu’à 100 % des joueurs de football américain.

Une question simple se pose alors :
pourquoi les AINS sont-ils interdits dans les courses hippiques et les sports équestres… mais autorisés chez les sportifs humains ?

On attend toujours une réponse claire.

En revanche, les mêmes institutions dénoncent avec vigueur le projet des Enhanced Games, où le dopage serait assumé et réglementé. Leur principal argument : le risque d’une catastrophe sanitaire pour les athlètes.

Pourtant, aucune démonstration solide n’a établi que le dopage réduisait la longévité des sportifs.

Pour aller plus loin

Pour comprendre l’ampleur de la consommation d’anti-inflammatoires dans le sport de compétition et leur rôle possible dans la performance, nous vous proposons de consulter la fiche actualisée et enrichie du Dictionnaire du dopage.

Dopage – Retour du Pervitin, une métamphétamine ayant joué un rôle majeur dans la victoire des Allemands sur la France lors de la guerre de 1939-1940

Par défaut

Ce produit, ensuite, a fréquenté les stades de foot et les épreuves cyclistes des années 1950-1960.

DOPAGE – Dico des idées reçues : les amphétamines ça ne marche pas… Pour trancher, Anquetil et Fignon donnent leur point de vue

Par défaut

L’un remporte cinq Tours de France et deux Tours d’Italie, l’autre deux Tours de France et un Tour d’Italie. Le second estimait  »qu’elles n’avaient jamais bousculé la hiérarchie », le premier qu’elles lui donnaient – dans l’effort solitaire – un avantage de plus de… 3 minutes sur 86,6 kilomètres !

Rappelons que pendant leurs carrières respectives (Anquetil de 1953 à 1969 et Fignon de 1982 à 1993), le Normand démontrait que, sur lui-même, le rendement d’un cycliste était amélioré par les amphets alors que le Parisien, après sa carrière, dénonce l’inefficacité de ces mêmes produits pour transformer un second couteau en premier de cordée.

Dictionnaire du dopage du Dr JPDM – Fiche inédite sur la mestérolone, une substance prohibée par le Code mondial antidopage.

Par défaut

Lire, notamment, la partie « Principales affaires » consacrée aux cas positifs

Dans le but de compléter le Dictionnaire du dopage paru aux éditions Masson en 2004, et compte tenu qu’il n’est pas prévu de publier une nouvelle édition dans l’immédiat, nous proposons la fiche inédite sur la mestérolone.

Dr Jean-Pierre de Mondenard – Dictionnaire du Dopage, éd. Masson, 2004

C’est le cas positif de la joueuse de tennis ukrainienne Dayana Yastremska qui m’a incité à rédiger les caractéristiques de ce stéroïde anabolisant androgène (SAA).

Dictionnaire du dopage – Fiche inédite et complète sur la trenbolone, un engrais musculaire prohibé chez les sportifs de compétition

Par défaut

En fichier PDF : Fiche sur la substance : trenbolone

DICO DU DOPAGE – Substance TRENBOLONE

 

Editions Masson, 2004, 1 337 pages

 

 

 

Dictionnaire du dopage, éditions Masson 1991 et réédition en 2004

Par défaut

dico-1                         dico-2

             édité en 1991                                                               réédition en 2004                 

Régulièrement, nous sommes sollicités par des étudiants, journalistes, chercheurs ou tout simplement passionnés de sport mais pas seulement des résultats et des performances qui souhaitent consulter ou se procurer le Dictionnaire du dopage.

A ce jour, il est épuisé chez l’éditeur et indisponibles sur Amazon. Néanmoins, on peut le consulter dans toutes les bonnes bibliothèques universitaires.

A titre d’information, le Dictionnaire du dopage paru en 2004 aux éditions Masson est une 2e édition très augmentée du Dictionnaire des substances et procédés dopants en pratique sportive publié chez le même éditeur en 1991. Ce dernier fait 280 pages et celui de 2004, 1237 pages. Afin d’illustrer l’intérêt historique de ces ouvrages, nous présentons dans ce blog quelques commentaires de presse ou autre écrits au moment de leur sortie en libraire. L’ensemble des journalistes, médecins et experts ont surtout été impressionnés par la somme d’informations présentées. Curieusement, aucun retour du côté de la lutte antidopage officielle mais, en vérité, je ne suis pas déçu car je m’y attendais « un peu beaucoup ».

dictionnaire-des-substances

dictionnaire-des-substances