Dictionnaire du dopage – La trenbolone, un stéroïde anabolisant pour bovins que la France a tranquillement refilé aux hommes pendant 20 ans !

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malgré l’absence d’essais cliniques préalables !

Ce stéroïde anabolisant a été commercialisé chez l’homme de 1972 à 1975 et après interruption de 4 ans et changement d’identité de 1980 à 1997

Retiré du marché en septembre 1997 sur recommandation de l’Agence du médicament pour détournement de l’AMM par certains professionnels de santé.

Fichier TRENBOLONE enrichi et actualisé

Aujourd’hui, ce stéroïde anabolisant est toujours source de controverse car une possible contamination accidentelle par de la viande est admises par les instances.

Un jeune sprinteur américain, Erryon Knighton, âgé de 20 ans, star du 200 m en devenir, a été hors compétition testé positif à la trenbolone le 26 mars 2024.

Bien que suspendu provisoirement par l’Agence antidopage américaine – Usada), on a appris le 20 juin suivant qu’il avait été blanchi par la Commission antidopage au prétexte que la contamination à son insu par de la viande avait été démontrée et que Knighton n’avait commis aucune faute ou négligence.

  • synthétisée en 1963,
  • commercialisée en 1972,
  • prohibée en compétition par la France depuis 1989,
  • retirée du marché pharmaceutique français en 1997,
  • inscrite pour la 1re fois sur la liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA) le 1er janvier 2004
  • première détection dans l’Hexagone en 2011
  • en 2026, la trenbolone est classée dans la section S1.1 stéroïdes anabolisants androgène (SAA). Elle est interdite en et hors compétition et fait partie des substances non spécifiées

Signalons à tous les consommateurs inconscients que la trenbolone agresse spécialement les reins et majore ‘’triple XXL’’ l’agressivité (rage des stéroïdes).

En fichier joint : Fiche du Dictionnaire du dopage sur la trenbolone, actualisée et enrichie

Pour en savoir plus – Blog JPDM – Dictionnaire du dopage – Fiches actualisées et enrichies en 2026

Dictionnaire du dopage – Les anti-inflammatoires, ces médicaments autorisés qui dopent les sportifs… mais qui font disqualifier les chevaux de compétition ! AINS – Substances légales devenue la norme – publié le 07 mars 2026

Dictionnaire du dopage – Ammoniaque : l’inhalation qui déclenche éveil instantané et concentration maximale. L’ammoniaque en solution aqueuse de gaz ammoniac est un stimulant du système nerveux central avec effet instantané – publié le 21 mai 2026

Dopage – La Ritaline®, puissant psychostimulant, était autorisée aux Enhanced Games, ces Jeux « optimisés » revendiquant l’amélioration de la race humaine – Retour sur le méthylphénidate, un proche parent des amphétamines, qui a commencé sa carrière sportive notamment dans le peloton cycliste des années 1960 à 1974 – publié le 31 mai 2026.

Dopage – La Ritaline, puissant psychostimulant, était autorisée aux Enhanced Games, ces Jeux « optimisés » revendiquant l’amélioration de la race humaine

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Retour sur le méthylphénidate, un proche parent des amphétamines, qui a commencé sa carrière sportive, notamment dans le peloton cycliste des années 1960 à 1974

Après une longue éclipse, le méthylphénidate réapparaît sur le marché en 1996. Très vite, la Ritaline® s’invite dans le sport de haut niveau. Plusieurs stars américaines se retrouvent alors sous les projecteurs pour en avoir utilisé :

  • Justin Gatlin (athlétisme, 100 m)
  • Simone Biles (gymnastique)
  • Michael Phelps (natation)

Leur ligne de défense est identique : tous trois sont diagnostiqués TDAH (trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité) et disposent d’une AUT leur permettant de prendre de la Ritaline®. C’est le paradoxe du sport officiel : on peut s’y doper légalement grâce aux AUT, véritable dopage institutionnalisé.

Le 24 mai 2026, les Enhanced Games poussent cette logique à son extrême : le dopage, encadré par des médecins, y est non seulement autorisé mais encouragé. Parmi les substances de la liste rouge de l’AMA, les 42 athlètes engagés en athlétisme, haltérophilie et natation pouvaient choisir entre quatre grandes familles de produits. Selon les chiffres fournis par les organisateurs, 62 % d’entre eux ont utilisé des psychostimulants, notamment l’Adderall® (sels d’amphétamines) et la Ritaline®, deux médicaments habituellement prescrits pour le TDAH.

Depuis longtemps, on sait que les amphétamines — et en particulier le méthylphénidate — ont un effet paradoxal : calmantes à faible dose, ce qui explique leur usage chez l’enfant dès 6 ans, mais stimulantes et dopantes à dose plus élevée. La Ritaline® est d’ailleurs interdite en compétition depuis les premières listes officielles de 1966, classée parmi les pipéridines apparentées aux amphétamines.

Le méthylphénidate apparaît pour la première fois noir sur blanc dans la liste publiée par la Fédération française de cyclisme le 26 juin 1969. Deux ans plus tard, le 17 mai 1971, le CIO l’intègre à son tour dans sa nomenclature des substances prohibées.

Index des sigles utilisés – AUT : Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques – CIO : Comité international olympique – TDAH : trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

Dictionnaire du dopage – Les anti-inflammatoires, ces médicaments autorisés qui dopent les sportifs… mais qui font disqualifier les chevaux de compétition !

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AINS – Substances légales devenues la norme

d’autant plus qu’ils ont de nombreux effets collatéraux et répondent ainsi à deux occurrences sur trois pour figurer ipso facto dans la liste des illicites :

  • Effets sur la performance.
  • Dangereux pour la santé du consommateur.

Les AINS sont autorisés par le Code mondial chez l’Homme alors que les autorités hippiques et les fédérations de courses les interdisent depuis des décennies chez le cheval de compétition.

La crédibilité de l’Agence mondiale antidopage (AMA) est de plus en plus remise en question.

Compétition mondiale par excellence, les Jeux olympiques exercent une pression considérable sur les athlètes. À ce niveau, la quête de performance absolue devient un puissant moteur… y compris pour recourir à des amplificateurs artificiels, souvent interdits.

Les Jeux olympiques encouragent indirectement le dopage. Et pourtant, ce sont leurs propres organisateurs qui pilotent la lutte antidopage.

La situation frôle l’absurde : c’est un peu comme si le patron d’une entreprise était aussi son délégué syndical.

Être sélectionné aux Jeux représente déjà une réussite exceptionnelle. Mais pour y parvenir, puis pour y briller, les athlètes cherchent les fameux gains marginaux capables de faire la différence. Or ces gains figurent bien souvent sur la liste des produits interdits.

Première ambition : se qualifier.
Deuxième objectif : entrer dans les huit finalistes, ceux dont le nom restera gravé dans les livres de résultats.

Mais quand il s’agit de monter sur le podium, la pression atteint son paroxysme. À ce niveau, le dopage devient une pratique largement répandue — à une condition essentielle : ne pas se faire prendre.

Les organisateurs des Jeux olympiques et des grandes compétitions internationales se défendent naturellement de favoriser ce phénomène. C’est humain.

Mais ce sont pourtant ces mêmes institutions qui, avec l’AMA et l’ITA, dirigent la lutte antidopage.

Le résultat ? Des statistiques dérisoires : chaque année, moins de 1 % des athlètes contrôlés sont déclarés positifs.

Faut-il en conclure que les sportifs sont devenus miraculeusement vertueux ? Ou bien que les laboratoires antidopage ne recherchent pas — ou ne détectent pas — les substances réellement utilisées ?

Ces chiffres arrangent évidemment les instances sportives. Car si le taux réel de tricheurs atteignait des niveaux comparables à ceux observés dans d’autres domaines de la société — fraude aux examens, travail dissimulé, vente de tabac aux mineurs — les Jeux olympiques et leurs valeurs proclamées pourraient vaciller.

À cela s’ajoute un angle mort : certaines substances ne sont pas considérées comme dopantes alors qu’elles sont massivement consommées dans le sport de haut niveau.

C’est notamment le cas des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Dans de nombreuses disciplines — football, handball, rugby, tennis — leur usage est quasi banal.

Les rares enquêtes disponibles sont éloquentes :

  • 91 % des footballeurs en consomment,
  • environ 50 % des trailers et des handballeurs,
  • jusqu’à 100 % des joueurs de football américain.

Une question simple se pose alors :
pourquoi les AINS sont-ils interdits dans les courses hippiques et les sports équestres… mais autorisés chez les sportifs humains ?

On attend toujours une réponse claire.

En revanche, les mêmes institutions dénoncent avec vigueur le projet des Enhanced Games, où le dopage serait assumé et réglementé. Leur principal argument : le risque d’une catastrophe sanitaire pour les athlètes.

Pourtant, aucune démonstration solide n’a établi que le dopage réduisait la longévité des sportifs.

Pour aller plus loin

Pour comprendre l’ampleur de la consommation d’anti-inflammatoires dans le sport de compétition et leur rôle possible dans la performance, nous vous proposons de consulter la fiche actualisée et enrichie du Dictionnaire du dopage.

Dopage – Retour du Pervitin, une métamphétamine ayant joué un rôle majeur dans la victoire des Allemands sur la France lors de la guerre de 1939-1940

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Ce produit, ensuite, a fréquenté les stades de foot et les épreuves cyclistes des années 1950-1960.

DOPAGE – Dico des idées reçues : les amphétamines ça ne marche pas… Pour trancher, Anquetil et Fignon donnent leur point de vue

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L’un remporte cinq Tours de France et deux Tours d’Italie, l’autre deux Tours de France et un Tour d’Italie. Le second estimait  »qu’elles n’avaient jamais bousculé la hiérarchie », le premier qu’elles lui donnaient – dans l’effort solitaire – un avantage de plus de… 3 minutes sur 86,6 kilomètres !

Rappelons que pendant leurs carrières respectives (Anquetil de 1953 à 1969 et Fignon de 1982 à 1993), le Normand démontrait que, sur lui-même, le rendement d’un cycliste était amélioré par les amphets alors que le Parisien, après sa carrière, dénonce l’inefficacité de ces mêmes produits pour transformer un second couteau en premier de cordée.

Dictionnaire du dopage du Dr JPDM – Fiche inédite sur la mestérolone, une substance prohibée par le Code mondial antidopage.

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Lire, notamment, la partie « Principales affaires » consacrée aux cas positifs

Dans le but de compléter le Dictionnaire du dopage paru aux éditions Masson en 2004, et compte tenu qu’il n’est pas prévu de publier une nouvelle édition dans l’immédiat, nous proposons la fiche inédite sur la mestérolone.

Dr Jean-Pierre de Mondenard – Dictionnaire du Dopage, éd. Masson, 2004

C’est le cas positif de la joueuse de tennis ukrainienne Dayana Yastremska qui m’a incité à rédiger les caractéristiques de ce stéroïde anabolisant androgène (SAA).

Dictionnaire du dopage, éditions Masson 1991 et réédition en 2004

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             édité en 1991                                                               réédition en 2004                 

Régulièrement, nous sommes sollicités par des étudiants, journalistes, chercheurs ou tout simplement passionnés de sport mais pas seulement des résultats et des performances qui souhaitent consulter ou se procurer le Dictionnaire du dopage.

A ce jour, il est épuisé chez l’éditeur et indisponibles sur Amazon. Néanmoins, on peut le consulter dans toutes les bonnes bibliothèques universitaires.

A titre d’information, le Dictionnaire du dopage paru en 2004 aux éditions Masson est une 2e édition très augmentée du Dictionnaire des substances et procédés dopants en pratique sportive publié chez le même éditeur en 1991. Ce dernier fait 280 pages et celui de 2004, 1237 pages. Afin d’illustrer l’intérêt historique de ces ouvrages, nous présentons dans ce blog quelques commentaires de presse ou autre écrits au moment de leur sortie en libraire. L’ensemble des journalistes, médecins et experts ont surtout été impressionnés par la somme d’informations présentées. Curieusement, aucun retour du côté de la lutte antidopage officielle mais, en vérité, je ne suis pas déçu car je m’y attendais « un peu beaucoup ».

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